Après des années de silence, l’Eglise argentine finit par collaborer aux recherches sur les enfants volés de la dictature. Après une rencontre avec le Pape Fransisco, les Grand-Mères de la Place de Mai voient un nouvel espoir naître et se sentent soutenues.

Source – Photo : blmurch

Une demande de vive voix faite au Pape

Le 24 avril 2013 la fameuse association des Grands-Mères de la Place de Mai s’est directement adressée au Pape Fransisco, lors d’une audience qui a eu lieu au Vatican. La Présidente de l’ONG, Estela de Carlotto, a demandé, lors d’un bref entretien avec le nouveau pape, d’intercéder en leur faveur pour que l’Eglise ouvre ses archives afin d’avoir l’opportunité de recolleter de nouvelles informations quant aux enfants volés sous la dictature argentine (1976 – 1983). Le Pape Fransisco lui a répondu, alors, qu’elle pouvait « compter sur lui ». Elle lui a également remis un dossier complet concernant les disparitions et une liste d’actions nécessaires à la réalisation de sa promesse.

Des nouvelles informations disponibles

Mercredi 31 Juillet 2013, la nouvelle est tombée et l’espoir se fait plus grand pour ces grand-mères en quête de vérité. En effet, l’Eglise argentine s’est engagée à collaborer, en ouvrant ses archives, aux recherches sur les disparus et les enfants volés de la dictature. Jose Maria Arancedo, président de la conférence épiscopale argentine, a rencontré les représentantes de l’ONG des Grand-Mères de la Place de Mai et leur a assuré le soutien de l’Eglise quant à leurs recherches.

Depuis plus de 35 ans, cette association de femmes, de mères, recherche de façon acharnée les personnes disparues sous la dictature, surtout les petits-enfants qui ont été adoptés illégalement par d’autres familles. Aujourd’hui, environ 400 enfants n’ont pas encore été identifiés sur un total d’approximativement 500 nés dans des prisons clandestines. Pendant des années, l’Eglise est restée silencieuse à ce sujet, mais aujourd’hui un espoir est né. Les grand-mère demandent l’accès aux registres de baptême des enfants disparus et aux archives du Mouvement Familial Chrétien, impliqué dans ces adoptions. Ces femmes recherchent plus leurs petits-enfants que les coupables de ces adoptions.

Un grand pas a été fait, ce qui permettra d’approfondir les recherches de de développer de nouvelles pistes.