José de San Martín est un général argentin né le 25 février 1778 à Yapeyú (province de Corrientes).
Surnommé ici en Argentine « El Libertador » et considéré comme le grand héros national, c’est l’un des principaux acteurs, avec Simon Bolívar et Bernardo O’Higgins, des prises d’indépendance sud-américaines. Retour sur sa vie en quelques étapes clés :

Jeunesse en Europe

Né en Argentine, San Martín passe sa jeunesse en Espagne. Il commence en 1789 une carrière militaire dans le régiment de Murcia et part combattre quelques temps en Afrique. Il obtient ses premiers faits d’arme et monte en grade en combattant le Portugal, l’Armée Révolutionnaire française puis l‘Armée Napoléonienne lorsque cette dernière envahit la péninsule en 1808.

Devenu Capitaine, il obtient de nombreux contacts par le réseau franc-maçon dont il fait partie et intègre une loge secrète complotant pour la libération des pays d’Amérique du Sud (Logia de los Caballeros Racionales). Il passe quelques temps à Londres en  1811 et prépare son retour en Amérique Latine.

Retour à Buenos Aires

Il rentre en Argentine en 1812 et ne se consacre plus qu’au mouvement indépendantiste. Il commande un groupe de cavalparticipe alors activement à la libération de plusieurs pays d’Amérique du Sud, alors possessions espagnoles.

Général José de San Martín

La bataille de San Lorenzo

C’est cette bataille qui propulse San Martín au rang de héros national et à la tête d’une armée de libération.

En janvier, on apprit à Buenos Aires qu’une escadre royaliste, dirigée par le corsaire Rafael Ruiz et le capitaine Juan Antonio Zabala, s’apprêtait à débarquer. Le 28 janvier, le triumvirat ordonna au colonel San Martin de protéger les côtes du Parana du débarquement royaliste. San Martín et ses grenadiers suivirent la progression de la flotte ennemie qui comptait 11 navires et environ 300 soldats. Les navires jetèrent l’ancre à San Lorenzo, petite ville située à 25 km au nord de Rosario et les Espagnols échangèrent des coups de feu avec les troupes de Caledonio Escalada, commandant militaire de la cité.

C’est dans la nuit du 2 février que les grenadiers de San Martin arrivèrent et se cachèrent dans le monastère qui dominait la ville de San Lorenzo. Au matin du 3 février les barques de l’expédition royaliste touchèrent terre et les Espagnols montèrent la falaise. La victoire fut acquise en quelques minutes. Les royalistes s’enfuirent par la falaise en abandonnant des armes, canons, fusils ainsi qu’un drapeau. La flotte vaincue s’en retourna à Montevideo et ne revint jamais sur le Parana. San Martin fit un retour triomphal à Buenos Aires.

Photo : Bataille de Maipu, pendant la reconquête du Chili - WikipédiaPhoto : Bataille de Maipu, pendant la reconquête du Chili – Wikipédia

Le libérateur

S’en suit la plus riche période de la vie de José : la campagne de libération des nations d’Amérique du Sud. Le territoire de l’Argentine est alors plus ou moins libéré et entre les mains des révolutionnaires, mais le roi d’Espagne, Ferdinand VII est de retour sur le trône en Europe suite à l’exil forcé de Napoléon et il a envoyé une immense armée en Amérique du Sud pour reconquérir les territoires rebellés. Le temps joue donc contre San Martín qui doit fortifier les positions du Sud avant que l’armée espagnole royaliste débarquée au Nord du sous-continent ne mate tous les courants révolutionnaires (Bolivar, O’Higgins).

Suite à quelques victoires et défaites mineures dans la région du Nord-Ouest Argentin, San Martín décide de lancer une grande offensive. Accompagné d’une armée de 5000 hommes, appelée l’armée des Andes, il traverse les Andes en 1817 et remporte deux batailles décisives contre les royalistes, à Chacabuco et à Maipú, assurant ainsi l’indépendance du Chili. Il se dirige ensuite vers le Pérou et à Lima, qui avait déjà été évacuée par l’armée espagnole, il proclame l’indépendance du pays en 1821.

Exil et mort

Cible de certaines personnalités et dégouté de la rivalité qui se crée entre fédéralistes et unionistes, San Martín décide de s’exiler en Europe en 1824. Il passe alors de nombreuses années avec son unique fille, Merceditas et meurt le 17 août 1850 en France, dans la petite ville de Boulogne-sur-Mer.

Photo : Mausolé de San Martín - Flickr MaxtdfPhoto : Mausolé de San Martín – Flickr Maxtdf

De nos jours

Il est maintenant honoré et respecté, particulièrement en Argentine, car on le considère comme un des héros des indépendances sud-américaines. Les places, rues et statues en l’honneur du personnage se comptent par dizaines dans toute l’Amérique du Sud.

Si vous voulez en apprendre plus sur San Martín et observer ses reliques, nous vous conseillons de visiter le MHN, le Museo Historico Nacional. On l’a visité, n’hésitez pas à découvrir nos impressions dans cet article.


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