L’équipe d’Argentine-info est partie à la rencontre de Olivier Magon, associé dans l’entreprise Vignes des Andes et directeur commercial de l’entreprise. Voici une interview sur l’entreprise qui a développé un ambitieux projet viticole dans une Finca de la province de Mendoza, à l’ouest de l’Argentine.

Vignes – Source : Wikipedia

Bonjour, pouvez-vous vous présenter ainsi que votre parcours ?

Je m’appelle Olivier Magon, je suis Français et installé en Argentine depuis le début des années 90. J’ai collaboré en tant qu’investisseur et directeur dans plusieurs entreprises en Argentine, au Brésil et en France, parmi lesquelles : le Restaurant Olsen, Futon Company et Mon Petit Art.

Ensuite, j’ai également été directeur commercial du groupe Usinor en Argentine et consultant en business développement pour plusieurs start-ups. J’ai fait mon service militaire avec Vincent Chevalier (président de Vignes des Andes), donc on se connaît bien ! C’est en mars 2016 que j’ai intégré le projet avec l’objectif de développer les ventes de Vignes des Andes sur le marché argentin et à l’export.

Finca Vignes des Andes – Source : Vignes des Andes

Est-ce que vous pouvez nous parler de l’entreprise Vignes des Andes ?

Le projet est né en 2007 et il a été fondé par 3 personnes Vincent Chevalier (président), Bruno Legrand (architecte) et Julio Tosti (directeur). C’est un projet viticole et immobilier sur un domaine de la province de Mendoza. Le plan initial consistait à diviser le terrain de 100 hectares en parcelles en conservant un espace pour un projet hôtelier au centre du domaine. Les parcelles disposent ainsi d’une partie plantée de vignes et une partie disponible pour construire une habitation. En 2010 ont commencé les premières plantations dans le domaine. En 2013, les premières vinifications ont eu lieu, principalement pour les associés et le vin a commencé à être commercialisé fin 2015.

Concernant la commercialisation des produits, ce sont les ventes en direct qui sont privilégiées, que ce soit en Argentine mais aussi en Europe. On se différencie ici de la majorité de nos concurrents qui approchent les différents marchés via des importateurs et/ou distributeurs. On est en train de développer d’autres pays comme le Paraguay ainsi que le Brésil et la Suisse.

Et vos produits ?

Notre gamme de vins est encore réduite (nous démarrons juste) et nous travaillons à l’agrandir. D’un autre côté, nous vendons des raisins à d’autres Bodega (comme Achaval Ferrer) qui vignifient leurs vins sous leur propre marque mais avec nos raisins. Les produits sont de très bonne qualité : du fait notamment de la zone dans laquelle est située la finca et du très bon traitement de la vigne. On a une ligne de vin rouge avec un Malbec et un Malbec Reserva, et très bientôt, un Blend Malbec / Petit Verdot ainsi qu’un Cabernet Sauvignon. Pour ce qui est du rosé on a le Rosé de Malbec et en blanc, un Sauvignon Blanc. Depuis peu on a décidé d’élargir notre gamme de produits en ajoutant une huile d’olive. Elle est élaborée avec les oliviers de la finca. Cette huile d’olive est elle commercialisée sous le nom d’Olivier des Andes.

Vins – Source : Vignes des Andes

Qui sont vos clients et comment peut-on acheter ?

En Argentine comme en France nous vendons à des restaurants, à quelques cavistes ainsi au’à travers le site Internet de Vignes des Andes. Nous nous chargeons de la logistique et livrons dans toute l’Argentine et dans toute l’Europe directement. Nos clients sont souvent des passionnés de vins et passionnés d’Argentine et notamment de la région de Mendoza. La finca va s’ouvrir de plus en plus à une clientèle touristique avec l’aménagement de l’hôtel dans le domaine ainsi que la construction des habitations.

L’actu de Vignes des Andes, vous pouvez nous en parler ?

On développe des événements autour de l’entreprise. Vignes des Andes est sponsor d’une association caritative qui s’appelle « Dame tu mano ». On organise aussi des dégustations de vins auprès de la communauté française notamment.

Travailler en Argentine a-t-il été compliqué dans le cadre du projet ? 

Ce n’est pas si facile car il faut sans cesse actualiser ses plans et idées car le contexte est instable. Pour Vignes des Andes par exemple, nous avions des investisseurs brésiliens intéressés. Avec le changement de gouvernement, ils ont eu peur d’investir en Argentine et le projet ne s’est finalement pas fait ! On a d’ailleurs encore des plaquettes écrites en portugais… Il faut donc constamment changer son fusil d’épaule sur la recherche d’investisseurs et cela prend du temps ! Mais on a fait des progrès : maintenant on a des produits à faire déguster, au départ c’était le désert !

Système d’arrosage – Source : Vignes des Andes

Quels sont vos projets pour le futur ?

Nous cherchons maintenant à étendre la présence commerciale des produits. En effet, le retour du marché est positif suite au lancement de la marque et des produits. Pour le projet hôtelier, qui avait été mis en parenthèse, on est actuellement à la recherche d’investisseurs. La construction de l’hôtel est prévue avec de nombreux services pour les touristes : Spa, Wine Bar, Restaurant, ainsi que des commodités pour les entreprises : salles de réunion, rétroprojecteurs, etc…. L’idée, c’est donc de croître et de se développer tout en restant fidèles à nos valeurs. Nous privilégions le terroir dans un endroit naturel de rêve !


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