Il fait parler de lui partout dans le monde, ce changement climatique. C’est aujourd’hui, pour la première fois en Argentine, à l’occasion d’un Congrès international réunissant plus de 100 experts, qu’ont été présentés les résultats des enquêtes scientifiques à ce sujet.

Et les conclusions des rapports sont sans appel. Le réchauffement inexorable du Globe pourrait entraîner, dans les 50 prochaines années, et peut être même avant, la disparition de milliers de petits glaciers situés au niveau de la Patagonie continentale et de la Terre de Feu. Les conséquences du changement climatique entraîneront également une réduction significative des grandes masses de glace que sont aujourd’hui les célèbres glaciers Perito Moreno et Upsala.

Photo : Sebastian Matias Alvarez Alvarez

C’est la première fois que les résultats des enquêtes scientifiques sur le réchauffement de la Planète sont présentés dans un débat se déroulant sur le sol argentin. Il s’agissait du « III Congrès International sur le Changement Climatique et le Développement Durable », qui a eu lieu toute cette semaine  à la Universidad Nacional de La Plata (UNLP).

L’avertissement sur la fonte des glaciers continentaux a été lancé par Jorge Rasson, docteur en Sciences Naturelles et en Géologie. Cela fait déjà de nombreuses années que le spécialiste étudie les effets du changement climatique en Patagonie. Rabassa a appuyé sa démonstration sur le recul des glaces depuis 1850 par de nombreuses photographies très parlantes, qui n’avaient jusque là jamais été présentées devant un auditoire aussi large. «  En un seul été, le glacier Perito Moreno a perdu 14 mètres d’épaisseur », a assuré le scientifique. Et cette fonte inexorable aura bientôt des conséquences significatives sur les ressources hydriques et sur le tourisme de la région.

Ce congrès a donc été l’occasion, pour les experts, de s’unir d’une seule voix pour déclarer aux organismes, institutions, Etats et entreprises « il est temps de changer, pour garantir le bien être des générations futures ».

Source : Glaciares patagónicos: podrían desaparecer en apenas 50 años