Cela fait désormais depuis presque une semaine (le Vendredi 17 Novembre) que le sous-marin San Juan S42 est porté disparu et que de nombreux spécialistes donnent des versions différentes sur les raisons de cette disparition. Vous êtes passé à côté de cette information ? On vous donne dans cet article tous les détails de cette mystérieuse disparition qui enflamme les médias dans le monde entier !

Un sous-marin – Navy Live

Le contexte de cette disparition

Le sous-marin San Juan est un sous-marin militaire argentin. Il était parti le 7 Novembre depuis Mar del Plata  (son port de rattachement) pour rejoindre Ushuaïa où il a passé trois jours avant d’entamer son voyage retour. Au moment de sa disparition il effectuait des exercices de surveillance maritime dans la zone touristique de Puerto Madryn. Ville connue pour être la porte d’entrée de la Péninsule de Valdés. Le sous-marin mesure 65 mètres de long, peut aller à une vitesse maximale de 25 nœuds et compte 44 marins à bord.

Les recherches ne cessent de s’intensifier depuis qu’il a été déclaré disparu le vendredi 17 Novembre. A vrai dire il n’a plus donné de nouvelles depuis le Mercredi 15 Novembre mais comme le précise Jean-Louis Vichot, ancien commandant de forces maritimes françaises, un sous-marin militaire doit donner des nouvelles toutes les 48h. Si aucune nouvelle n’a été donné au delà des 48h, le sous-marin est alors porté disparu.

Mais où est-il donc aujourd’hui ?

Une des plus grosse incertitude que nous avons pour le moment et que nous ne savons pas si le sous-marin est à la surface ou bien en profondeur. Un sous-marin est plus apte à rester en profondeur qu’à la surface. Néanmoins s’il atteint des profondeurs trop importantes (au-delà de 1000 mètres), il n’y aurait presque aucune chance de retrouver l’équipage vivant. Quoiqu’il en soit il existe de nombreuses hypothèses différentes.

       1. Une simple perte de communication avec le sous-marin en profondeur

Il s’agirait de l’hypothèse la plus probable selon Jean-Louis Vichot. Dans ce cas là il faudrait retrouver le San Juan S-42 très prochainement et ne pas rééditer la catastrophe du Koursk en 2000, un sous-marin nucléaire qui avait eu un problème de communication. Les forces maritimes l’avaient malheureusement retrouvé trop tard. Attention toutefois la situation était différente puisque le Koursk comptait 2 fois plus de marins (donc moins d’air et de nourriture) et il y avait eu une explosion à son bord rendant la survie presque impossible. Cette piste possède cependant une incohérence. En cas de perte de communication, une balise de détresse aurait dû être remontée à la surface. Or pour le moment rien a été trouvé.

       2. Le sous-marin soit en surface avec aucun moyen de communication.

Il s’agirait de la situation la plus souhaitable. Ceci étant les nombreuses patrouilles aériennes (les forces françaises entre autres) qui survolent la zone de disparition du San Juan n’ont rien trouvé pour le moment. Même si les conditions climatiques n’ont pas rendu les recherches optimales, la situation devrait prochainement s’améliorer. Mais pour le moment toutes les recherches à la surface de la mer sont tombées à l’eau.

        3. Un accident fatal (de n’importe quel type que ce soit) du sous-marin.

Hypothèse la moins souhaitable bien entendu. On a découvert récemment qu’au cours du dernier appel avec sa base, le sous-marin avait signalé une avarie. Ceci étant ce problème technique ne présentait aucun danger sur le San Juan. Ainsi cette avarie aurait-elle engendré un problème plus grave ou bien justement serait-elle uniquement à l’origine de la perte de communication du sous-marin ? En outre, la piste terroriste, elle, est clairement à mettre à l’écart étant donné qu’aucune revendication n’a été reçue et qu’il n’y aurait pas de raison de la part des terroristes de vouloir faire couler un sous-marin argentin.

Puerto Madryn, le dernier lieu où on a eu des informations sur le sous-marin – Pablo Nivon

Une course contre la montre ! 

Dans le cas où le sous marin serait encore en profondeur à quelques centaines de mètres il s’agirait en effet d’une véritable course contre la montre ! Selon Jean-Louis Vichot il ne serait plus que question de jours. Même s’il s’agit de marins expérimentés qui connaissent les attitudes à adopter dans ce cas de figure ils manqueront néanmoins rapidement d’air. En effet il ne disposerait d’une autonomie que de 7 jours en oxygène.

Ainsi tout est mis en oeuvre pour retrouver au plus vite ce sous-marin. En effet, un incroyable élan de solidarité est en train de prendre forme puisque ce sont pas moins de 11 pays qui ont affirmé leur soutien matériel à l’Argentine. On retrouve les Etats-Unis, l’Angleterre, l’Espagne, le Chili, l’Allemagne, La Norvège (qui avait donc connu la disparition du Koursk en 2000), l’Uruguay, le Pérou, la Colombie et la France. Malheureusement les recherches ont été retardées par des conditions climatiques très difficiles aux alentours de la Péninsule de Valdés avec des vagues pouvant attendre parfois 7 mètres de haut. Pas facile de retrouver un sous-marin sensé être discret dans des conditions aussi difficiles.

Si pendant la journée de samedi on avait pensé retrouver le sous-marin  grâce aux sonars des navires il ne s’agissait finalement pas de l’empreinte acoustique d’un navire. Ceci étant Jean-Louis Vichot reste véritablement optimiste et pense vraiment qu’il y a des raisons d’y croire. Espérons que cette histoire n’était qu’une goutte d’eau dans la mer !

[FLASH INFO] Le Jeudi 23 Novembre à 14h15 heure argentine, on apprend qu’une explosion aurai été à l’origine de la disparition du sous-marin argentin. Ne le cachons pas il s’agit d’une très mauvaise nouvelle. Ceci étant, pour l’instant le sous-marin n’a pas été retrouvé donc il est trop tôt pour affirmer la disparition des 44 marins.

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