Née en 1902 à Moisés Ville, dans la Province de Santa Fé, Micaela, dit Mika Feldman Etchebéhère est une figure de l’histoire argentine. Meme si elle est plus connue pour ses actions en Europe, et particulièrement en Espagne. Venez donc découvrir la vie de cette révolutionnaire au parcours atypique !

Mika Feldman Etchebéhère

Mika Etchebéhère – Photo : Wikipédia

Biographie

Fille de juifs russes ayant fuit les pogroms (massacres des peuples juifs de Russie), Micaela Feldman, étudie l’odontologie à Buenos Aires. Lors de ses années universitaires, elle devient rapidement une militante active de divers groupes politiques communistes, anarchistes et socialistes. C’est dans ce cadre qu’elle rencontre celui qui deviendra son mari, Hipólito Etchebéhère, étudiant en ingénierie d’origine française.

En 1924, ils intègrent tous deux le parti communiste argentin (PCA). Cependant ils en sont exclus deux ans après du fait de leur opposition aux tendances stalinistes du parti et à leur sympathie affichée pour Trotski.

Le voyage en Europe et l’affirmation de son action politique

En 1931, le couple part pour l’Europe pour rejoindre des groupes révolutionnaires. Après plusieurs pays dont la France et l’Allemagne, Mika et Hipólito arrivent en Espagne en 1936. Au début de la guerre civile, ils rejoignent le POUM (Parti Ouvrier d’Unification Marxiste) qui lutte contre le général Franco. Malheureusement, un mois plus tard Hipólito meurt au combat, plongeant ainsi Mika dans un grand désarroi.

Eva Perón

Mika Etchebéhère – Photo : Wikipédia

 L’engagement dans l’Armée républicaine espagnole

Pourtant, Mika refuse de se laisser abattre et parvient à obtenir le grade de capitaine dans l’armée républicaine, grâce à son courage et à son humanitarisme. D’ailleurs, elle est la première femme (étrangère de sucroît) à occuper ce poste et à se faire une place dans ce milieu très masculin. C’est ce qui lui vaut donc le surnom de « Capitana ». Micaela demeure en Espagne jusqu’à la fin de la guerre, puis retourne à Paris et enfin à Buenos Aires jusqu’en 1946. Enfin, elle retourne vivre à Paris et continue de s’impliquer dans de nombreux évènements politiques. Par exemple elle soutient le mouvement de Mai 68.

Par ailleurs, en 1975, elle publie Ma guerre d’Espagne à moi, témoignage poignant de la guerre de 1936-39.

« Ce qui peut me rester de l’anarchisme, c’est mon incapacité à respecter les hiérarchies imposées et ma foi dans le cercle de l’égalité… »

Si vous voulez en apprendre plus sur la vie de Micaela Feldman Etchebéhère, vous pouvez lire la biographie publiée en 2012 Elsa Osorio, intutilée La Capitana.

 


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