Connaissez-vous le choripán ? Un indice, son nom est formé par « cho » reprenant le mot chorizo et « pán » car on parle bien d’un sandwich et pas n’importe lequel !

Qu’est ce que le choripán ?

Apparu dans la région de la pampa au XIXème siècle, les gauchos choisissaient de mettre de la viande grillée à l’intérieur d’un bout de pain afin de pouvoir manger et rester sur leur cheval mais depuis la recette a évolué. Désormais on ajoute à cette saucisse un peu de salsa criolla (sauce maison) et plus généralement une sauce appelée le chimichurri (légèrement épicée, elle est à base de piment, de thym et d’autres épices). Ce serait un sacrilège que de quitter la terre d’argent sans y avoir goûté ! Car en effet, en Argentine le choripán fait partie du folklore. Faisant fureur durant les matchs de football  ou les rassemblements politiques, sa consommation se fait dans la rue au près des nombreux stands montés sur roues se montant et se démontant à souhait. Autant vous dire que vous n’en trouverez pas dans des restaurants ou encore des snacks.

Photo – Source : Paul Keller

Pourquoi est-il menacé d’extinction ?

La municipalité de la province de Córdoba a décidé de faire appliquer une loi adoptée il y a dix ans de cela afin d’en contrôler et réguler la vente ambulante au près de plus de 180 stands. Selon les autorités, les conditions d’hygiènes et sanitaires ne peuvent pas être garanties. De ce fait, la ville de Córdoba interdit la présence des stands et la vente ambulante tous les jours de la semaine de 8h à 21h. Encore plus extrême, à Villa Carlos Paz (soit à 36 kilomètres de Córdoba) le maire a tout bonnement décidé d’interdire définitivement la vente de choripán.

 Quel avenir pour le choripán ?

Véritable fierté nationale bon nombre de vendeurs risquent de se retrouver sans emplois car ces petits sandwichs font fureur ! Alors certains ont décidé de prendre les devants et d’installer des stands « à la sauvage » près des sorties de discothèques et autres évènements. D’autres, ayant des économies ont décidé d’ouvrir des snacks et désormais de les vendre au comptoir (il y a quelques années de cela, s’eût été un sacrilège !). Et puis d’autres qui ont décidé de se reconvertir, désormais à la sortie des stades on se rue sur des hambugers ou des hot-dog, beaucoup moins folklorique…

En tout cas à nous cela nous a donné faim, affaire à suivre…