Les élections présidentielles du 25 octobre arrivent à grands pas ! A Buenos Aires, les rues sont tapissées d’affiches politiques des différents concurrents et les médias vous bombardent de vidéos affichant des candidats promettant tous monts et merveilles pour l’Argentine de demain !  Mais pas facile de s’y retrouver entre les différents partis et les promesses des candidats ! Nous vous avons concocté un petit résumé du programme des 6 concurrents à la présidentielle d’octobre !

Daniel Scioli

C’est l’actuel gouverneur de la province de Buenos Aires, et il fait partie des candidats favoris pour la présidentielle. Issu du même parti que l’actuelle présidente Cristina de Kirchner, le Front pour la Victoire, Daniel Scioli s’inscrit globalement dans la lignée de la politique précédente, mais s’en écarte sur certains points. La position politique de Scioli est double puisqu’il compte à la fois sur les votes des « pro K » (pro Kirchner) et sur ceux des Argentins moins kirchnéristes. Ce qui est sûr, c’est que Cristina surveille de près la campagne de Scioli et fait en sorte que son programme ne dévie pas de la lignée Kirchner. Scioli compte mettre l’accent sur la croissance économique, le plein emploi, la distribution juste des revenus de l’Etat et l’amélioration de la qualité de vie des Argentins. Il est perçu comme un peu plus libéral que Cristina concernant la dette, les importations et l’accès aux devises étrangères.

Source : Wikipedia

Mauricio Macri

Mauricio Macri est lui aussi un candidat favori, il est issu du parti Cambiemos, parti qui gouverne actuellement la ville de Buenos Aires. Pendant 12 années, il a été le président du club de football Boca Juniors, ce qui l’a rendu très populaire auprès des Argentins. Fils d’un riche et célèbre entrepreneur argentin, Macri est issu d’un milieu très aisé et a reçu une éducation élitiste ! Les classes populaires le perçoivent comme un candidat de droite souhaitant réduire le rôle de l’Etat et donner plus de poids au Big Business argentin. Afin de convaincre cet partie de l’électorat, Macri promet cependant de maintenir les aides sociales et de conserver les nationalisations de la présidence de Kirchner. Il se présente comme plus libéral que Scioli, promettant d’assouplir le protectionnisme, et de favoriser les investissements extérieurs. Parmi ses propositions sociales, on peut citer la lutte contre le narcotrafic et le développement des provinces du Nord de l’Argentine.

Source : Wikipedia

Sergio Massa

Sergio Massa appartient au parti du Frente Renovador et a créé avec le maire de Córdoba l’alliance UNA « Unidos para una nueva Argentina » pour sa candidature aux élections d’octobre. Massa est directement lié au parti kirchnériste. Il fut membre du gouvernement Kirchner notamment de 2008 à 2009 en tant que chef de cabinet des ministres sous la présidence de Cristina. Il compte mettre l’accent sur l’accès au logement, le système de santé, la sécurité et l’amélioration de la compétitivité de l’économie argentine.

Source : Wikipedia

Margarita Stolbizer

Margarita Stolbizer a fondé le parti GEN en 2007 (Generación para un encuentro nacional) et est membre de la coalition de gauche Frente Amplio Progresistas.  Le slogan de cette femme politique ? ¡Que ganen las ideas! Des idées, Margarita en a plein, et elles sont progressistes. Stolbizer veut s’attaquer à des problèmes de fond en Argentine comme la sécurité, l’éducation, la corruption et le narcotrafic. Concernant la corruption, Margarita souhaite développer la transparence dans le secteur public en introduisant notamment un contrôle des citoyens et en réformant les systèmes de contrôles déjà existants. En ce qui concerne le narcotrafic, Stolbizer souhaite s’attaquer à la racine du problème, non uniquement au consommateur final.

Margarita Stolbizer – Source : Santiago Russo

Nicolas del Caño

Nicolas del Caño est issu du parti Frente de Izquierda y trabajadores, l’équivalent du Front de gauche en France. Son programme électoral en quelques mots ? Défense des travailleurs, lutte contre les feminicides et défense de l’égalité des genres (renforcement du programme #Niunamenos), soutien à l’éducation. Sur le plan économique, nationalisations et refus de paiement de la dette extérieure.  De Caño s’affiche comme anti-capitaliste et anti-mondialiste.

Adolfo Rodríguez Saá

Saá est membre du Partido Justicialista. Il fut désigné par l’assemblée législative Président de la République au moment de la crise argentine de 2001. Il résolut la suspension de paiements de la dette extérieure avec les créanciers privés et annonça la mise en circulation d’une nouvelle monnaie, l’argentino, qui ne vit finalement jamais le jour. Son gouvernement ne dura que 7 jours suite à des oppositions politiques  qui le poussèrent à démissionner. En 2006, il fut élu membre du parlement du Mercosur. Il se présente à la présidentielle comme un candidat péroniste « authentique » contrairement à Scioli, appartement au parti kirchneriste du Front pour la Victoire.

Lutte contre la pauvreté, contre le narcotrafic, développement de l’accès au logement, à l’éducation… ces promesses reviennent beaucoup dans les programmes électoraux des 6 candidats. En ce qui concerne l’économie du pays, tout peut changer après les élections de dimanche prochain ! 


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