Pour la plupart, notre connaissance à Sarmiento s’arrête à l’une des principales artère de la ville (la rue Sarmiento, parallèle à la fameuse Avenue Corrientes), sa statue dans le quartier Microcentro ou bien encore son effigie sur les billets de 50 Pesos Argentins. Mais ce n’est pas anodin si on a donné à cet homme tant de symboles en son honneur. Allez, venez lire ce petit article pour impressionner vos amis et vos parents la prochaine fois que vous passerez dans la rue ou devant la statue de cet homme (sculptée par Rodin) qui a joué un rôle clef dans l’histoire de l’Argentine !

Domingo Farmiento Sarmiento – Roberto Fiadone

 Enfance et influence

Né le 15 Février 1811, d’une famille très modeste, dans la banlieue très pauvre de San Juan, à l’Est de l’Argentine, Sarmiento est rapidement poussé, par son père et son oncle, à s’instruire. Il commence par exemple à lire dès ses 4 ans. C’est très tôt surtout pour l’époque.  Sa demande de bourse d’étude pour étudier à Buenos Aires étant refusé il est contraint de rester en Province. Il ne peut rester à San Juan car après l’indépendance de l’Argentine, la ville fut quelque peu isolée et sujette à la guerre civile. Son premier contact avec l’école sera dans la Province de San Luis à San Francisco del Monte del Oro dans une école crée par son oncle.

Son attirance future pour les valeurs démocratiques et libérales lui viendront de ses lectures sur l’histoire de la Grèce et de la Rome antique pendant qu’il aidait ses parents à tenir une boutique à San Juan. Mais les combats incessants entre libéraux (contre le gouvernement en place) et les troupes du « Caudillo » Juan Manuel De Rosas, le pousse à s’engager vers les libéraux. Quand De Rosas établit la dictature en 1835, il s’exila au Chili. Il travailla comme professeur et journaliste quand il écrivit son très célèbre « Facundo, civilizacion y barbarie ». Une oeuvre engagée pour dénoncer le régime dictatoriale de Rosas.

 Voyage en Europe et retour en Argentine

Devenu directeur général d’un établissement de renom à Santiago, il est envoyé trois ans plus tard par le gouvernement chilien aux Etats Unis et en Europe pour connaitre le système éducatif de ces pays. Il sera émerveillé par le système éducatif européen et surtout celui français. Il écrira d’ailleurs un livre pour en parler. C’est grâce à ce voyage qu’a émergé chez lui l’idée d’éducation publique, gratuite et laïque.

L’année 1852 sera déterminante pour lui car elle symbolisera sa rupture avec sa femme et la chute de De Rosas. Ainsi après des années d’exil il retourne dans son pays natal, l’Argentine. Le retour de la République est proclamée 10 ans plus tard en 1862 et il sera nommé ministre de 1864 à 1868.

Les apports de Sarmiento à la présidence de l’Argentine

Mais Sarmiento est un ambitieux et après seulement 4 ans au sein du gouvernement il devient le 7ème président de l’histoire de l’Argentine (1868-1874). Très rapidement, il est adulé par son pays tout entier. Il ouvre le pays à l’éducation de masse et à la mise au pas des sempiternels Caudillos qui ont tristement marqué son enfance. Il est impossible de recenser toutes les mesures qu’il a entreprises pour son pays mais on peut en citer les principales.

    • Apport de valeurs démocratiques en Argentine
    • Scolarisation des enfants et accès à l’éducation pour les femmes
    • Moderniser le réseau ferroviaire argentin
    • Instauration d’un système postal
    • Instauration de plus de 5000 kilomètres de lignes télégraphiques
    • Révision des codes militaires et de commerce

Ecole à Buenos Aires- Wikipédia

Un figure de la littérature

Les apports de Sarmiento au service de l’Argentine ne s’arrêtent pas seulement à ses mesures et décisions prises au cours de sa présidence. En effet, on retient également de lui l’apport d’un grand nombre d’œuvres littéraires (d’où ses nombreuses facettes). Par exemple dans son célèbre Facundo de 1845, il manifeste sa sympathie à l’égard de la valeur traditionnelle de la figure du gaucho au même titre que les écrivains de l’époque  Esteban Echevarria, José Hernandez ou encore Leopold Lugones.

Sa fin de vie est par contre beaucoup plus difficile. En effet, bien qu’adulé au début de son mandat, il est très critiqué pour son bilan présidentiel. En effet, les coûts de ses réformes sont astronomiques (bien que nécessaires) et ses décisions militaires sont critiquées. On lui reproche par exemple de ne pas s’être battu contre le Chili pour la conservation du détroit de Magellan.

Il fut cible d’un attentat manqué en 1873 et meurt à Asunción en 1874 d’une crise cardiaque. Même si à l’époque il fut une figure décriée, on considère de nos jours qu’il s’agit d’une des plus importantes icône de l’histoire de l’Argentine.

Voilà, vous êtes incollable sur cette figure de l’histoire argentine et vous pourrez désormais impressionner tout votre entourage.


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