Les chiffres sont impressionnants : la grève des bus long courrier dure depuis 5 jours et a déjà affecté, jusqu’à hier soir, dimanche, plus de 352 000 voyageurs. Le trafic routier est arrêté dans toute l’Argentine, isolant toutes les villes et rendant le transport interurbain impossible. Les grévistes comptent bien obtenir ce qu’ils réclament!

Source – Photo : jhonny.hunter

Les revendications des grévistes

Mobilisés depuis jeudi, les grévistes revendiquent une hausse des salaires de 23% dictée aux entreprises de transport par le Ministère du Travail, mais le gouvernement affirme ne pas pouvoir financer cette augmentation. Les travailleurs demandent aussi la mise en place d’une clause permettant un ajustement des prix en fonction des chiffres de l’inflation.

Les entreprises de transport ne peuvent mettre en oeuvre cette hausse sans l’aide du gouvernement, car cette augmentation se ferait ressentir sur les prix de vente, ce qui causerait de sérieux dommages aux entreprises concernées, qui se retrouveraient avec des prix au-dessus de la moyenne du marché. Les grévistes demandent donc que l’Etat les aide en prenant en charge certains frais relatifs au transport, comme par exemple les tickets pour les personnes à mobilité réduite.

Les terminaux de bus sont déserts, les guichets fermés et les écrans d’information éteints. Les voyageurs désespérés attendent que la circulation reprenne pour pouvoir continuer leur voyage ou rentrer chez eux.

Des voyageurs bloqués

Les villes n’étant plus reliées par voie terrestre, la majorité des voyageurs subit cette grève et se retrouve bloquée sans pouvoir continuer son périple à travers l’Argentine. En plus des gênes logistiques que cela entraîne, les touristes se voient refuser le remboursement du montant de leurs titres de transport, mais également la reprogrammation de leur voyage. Il n’est pas rare de voir des voyageurs couvrir de longues distances, qui représentent une dizaine d’heures de bus, en faisant du stop.

Des parlementations sont en cours

Plusieurs rencontres entre les différentes parties ont eu lieu jusqu’à maintenant, mais aucun accord n’a encore été trouvé. Dimanche, les entreprises de transports se sont vues condamnées à payer une amende pour la gêne occasionnée. Aujourd’hui, lundi 6 mai, à 10h, une réunion est organisée par le gouvernement, afin de trouver des solutions à ce problème et de lever cette grève qui paralyse le pays.

La grève continuera pour une durée indéterminée, au grand désespoir des voyageurs.