Si vous avez déjà écouté de la musique folklorique argentine, vous aurez sûrement remarqué le son d’une percussion inconnue en France. En effet, le son du bombo est caractéristique de la musique traditionnelle de ce pays. Argentine-info vous dévoile les secrets de cet instrument emblématique.

Bombo Leguero

Bombo legüero . Source Wikimedia.

Origine du Bombo

Le bombo legüero est un instrument percussif populaire du folklore argentin originaire de la province de Santiago del Estero. Il doit son nom à la caractéristique qu’il est censé avoir, c’est-à-dire être capable d’être entendu même à une lieue de distance. Le musicien qui se spécialise dans cet instrument s’appelle un bombisto.

La grosse caisse a eu d’autres utilisations que la musique : pour transmettre des signaux, des informations, et même comme élément de mesure. En effet, traditionnellement dans le nord-ouest de l’Argentine (surtout dans la province de Santiago del Estero), on traçait les limites des terres des gauchos en fonction de la distance à laquelle on pouvait écouter le son du bombo, (c’est-à-dire, dans des conditions favorables, sur plus de deux lieues).

Son utilisation à l’heure actuelle

Le Bombo Legüero est l’un des instruments principaux et élémentaires de tout groupe folklorique. Les notes profondes et graves de ce membranophone (dont le son est produit par la vibration d’une membrane) sont le guide classique pour la mesure de tout style folklorique qui est interprété, qu’il s’agisse de chacareras, de zambas, de vidalas ou de malambos. Ce sont les deux sons du bombo qui donnent le rythme de base des différentes danses. En effet les musiciens frappent alternativement le centre de la peau et le bord de la caisse. Cela permet d’obtenir deux notes différentes à la fois de par leur hauteur et leur timbre. Ainsi le bombisto apporte davantage de relief au frappé du rythme de base.

Bombo Leguero

Bombo legüero. Source Wikipedia

Sa construction

Le bombo est constitué d’un corps cylindrique en bois, aux extrémités duquel sont étalées deux membranes de cuir de mouton ou de chèvre, qui sont cousues sur le bord. Une tige de bois court autour du périmètre de chaque pièce, la fixe alors au corps. On place un lien en zigzag entre les deux tiges ou anneaux pour maintenir les peaux tendues. Le musicien peut régler leur tension au moyen d’anneaux de cuir qui relient deux liens. On frappe le bombo à l’aide de deux maillets.

Le corps de la grosse caisse est fait de kapok, de saule, de cardon ou d’arbres locaux qui, une fois travaillés, sont difficiles à cataloguer. La fabrication du corps est une tâche très difficile car il faut creuser le tronc de l’arbre jusqu’à ce qu’il atteigne une épaisseur d’environ un centimètre, c’est pourquoi les fabrications en série de ces pièces ont intégré l’utilisation du contreplaqué.

Vous pourrez découvrir le son et la manière de jouer du Bombo ici.

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