Une grande peinture murale contre la prostitution a été réalisée lors de l’avant-dernière journée de la Feria Internacional del Libro. Les auteures de cette fresque de 10 mètres de long ne sont autres que Gabriela Cabezón Cámara et Iñaki Echeverria, l’écrivaine et l’illustratrice du roman graphique Beya. Le Viste la Cara a Dios. (“Beya. Tu as vu le visage de Dieu”). De nombreux visiteurs touchés par le sujet ont également participé à la réalisation de la fresque. Retour sur cette illustration engagée.

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Photo – Source : Blmurch

Le Roman Beya

Un écrit poignant et violent, qui raconte l’histoire de Beya, une jeune femme séquestrée au sein d’un réseau de prostitution de la province de Buenos Aires, qui tente de conserver la part d’humanité qu’elle a en elle malgré la perdition de son propre corps et la souffrance qui lui est infligée. Un récit aussi désarmant qu’addictif, 100 pages de dessins en noir et blanc où les auteures dénoncent de façon lyrique, rythmée et vertigineuse le proxénétisme sous une forme de réécriture sordide du conte de la Belle au Bois Dormant …

Une lecture captivante qui laisse rarement indemne.

Du comic à la fresque….

A l’entrée de la Feria del Libro, une fresque de 10 x 1,20 mètres a été réalisée par les auteures de Beya autour du thème de la prostitution. Cette oeuvre possède deux faces : la première représentant de très grandes illustrations et textes de Gabriela Cabezón Cámara et Iñaki Echeverria, et au dos, une multitude de petits textes et dessins écrits par d’autres auteurs : des visiteurs de la feria ou des passants qui ont activement rejoint le projet afin de dénoncer les carences des actions à ce sujet au sein du pays. A travers des messages comme « Sin clientes no hay trata » (Sans clients, pas de traite), les participants souhaitent appeler à la réaction en inscrivant leur soutien sur une peinture, dont la grandeur symbolise un sujet qui ne doit pas être tabou, mais au contraire dénoncé haut et fort afin de susciter les réactions nécessaires.

Cette peinture murale est la première d’une série de huit oeuvres qui seront toutes exposées au Centre Culturel Recoleta.