La pièce de théâtre de María Elena Walsh est a été jouée pour les vacances d’hiver au théâtre de la Ribera (La Boca). Le spectacle propose une grande variété de chansons classiques du répertoire de l’écrivaine. Quant a Virginia Lago, actrice de cinéma, théâtre et télévision, elle dirige l’œuvre destinée aux petits comme aux plus grands.

Source – Photo : Eric Lon

La pièce ?

“La farolera” s’est jouée pour la première fois au théâtre Ateneo et fut déclarée d’Interêt Culturel pour la Legislature de la ville de Buenos Aires. En 2012, elle s’est jouée dans la salle Casacuberta du théâtre San Martín et cette année, elle ferme le 34ème festival International de Théâtre de Manizales en Colombie. Maintenant, le Complexe Théâtral de Buenos Aires nous offre la possibilité d’etre en contact avec l’univers veritablement magique de María Elena Walsh et celui d’une de ses pièces les plus mémorables. L’écrivaine de “Tutu Marambá” et d’autres classiques de la littérature juvénile argentine, a écrit un conte basé sur sa chanson : “La farolera”, et a donné le même nom a sa pièce de théâtre.

Quelle est l’histoire ?

L’histoire se passe dans un village nommé Chaupinela, qui a le malheur d’être très sombre dû a l’épais feuillage de ses arbres. Comme il n’y a pas de lumière, les gens ne lisent pas, n’écrivent pas, et ne vont pas a l’école. À la sortie de Chaupinela, il existe une barrière, séparant le village d’une caserne militaire : un régiment interdit la traversée aux gens du village. Dans cette petite ville obscure, nait Aniceta, une enfant curieuse, très curieuse. Le petit oiseau « Pepeluis », qui lui a voyagé aux abords de la frontière, l’aidera à trouver la lumière. Il lui enseignera entre autres à la créer grâce a des vers luisants.

Aniceta fabriquera donc des lampes, d’où son surnom « Farolera ». La petite fille décide ensuite d’abandonner Chaupinela pour aller chercher la lumière, loin derrière la forêt, bien que cela soit interdit. L’oiseau Pepeluis l’accompagne durant son voyage. Arrivée a la caserne, le colonel la voit, la laisse passer et tombe immédiatement amoureux d’elle, bien qu’il ait l’ordre de lui couper la tete. Et la fin ? Et bien, vous la connaîtrez en allant voir la piece!

On l’a essayée pour vous

Des chansons, des enfants les yeux grands ouverts, attentifs a la moindre petite feuille d’arbre tombant des arbres de la scène. Des chorégraphies simplistes mais joyeuses. Une troupe d’acteurs ne se prenant pas au serieux, tres humoristiques, habillés de facon excentrique avec des habits typiques. Pour une française ne connaissant pas encore parfaitement tous les attraits de la langue espagnole, les chansons aux refrains entrainants et aux rythmes dansants m’ont fait rentrer « dans la danse » et dans la culture folklorique argentine.

Veritable conte « de fée » pour les enfants, veritable conte initiatique et critique pour les adultes, avec une morale bien trempée. En effet, Aniceta, prodige qui amène la lumière a son peuple, est-elle une sorte de « philosophe argentine », symbole de la rébellion et de la révolution populaire, telle les Lumières francaises qui voulait éclairer le peuple ? Nous ne vous en dirons pas plus. En famille, seul ou en couple, cette pièce dure environ 1h30 et se devore d’elle-même, et on ne voit pas le temps passer. À vous ensuite de faire votre propre interprétation !

Quoi : “La Farolera”, pièce de théâtre tirée du conte du même nom, de Maria Elena Walsh
Quand : Vacances d’hiver.
Oú : Teatro de la Ribera, Av. Pedro de Mendoza, 1821