Carnets de voyage (Diarios de motocicleta), long métrage du Brésilien Walter Salles, interprété par le Mexicain Gael Garcia Bernal, relate le périple de deux Argentins à travers l’Amérique du Sud, en 1952.

Le scénario repose sur le journal que Guevara a tenu tout au long du voyage, qui mena les deux jeunes gens de Buenos Aires à Caracas, via la Patagonie, le Chili et le Pérou. Au fil des rencontres, des injustices sociales et de la misère, le voyage transformera radicalement Ernesto Guevara. Carnets de voyage est un film plein d’humanité.

Le film a été favorablement accueilli par le public et la critique. Il a remporté de nombreux prix!

Source – Allociné

Fiche d’identité

Date de sortie : 8 septembre 2004 (2h 06min)
De : Walter Salles
Avec : Gael García Bernal, Rodrigo De la Serna, Mercedes Morán plus
Genres : Historique, Drame
Nationalités : Américain, Argentin, Brésilien, Péruvien, Chilien

Synopsis

Le 4 janvier 1952, deux Argentins, Alberto Granado, biochimiste de presque 30 ans, et Ernesto Guevara, âgé de 23 ans et bientôt diplômé de médecine, quittent Buenos Aires pour un long périple à travers l’Amérique du Sud qui doit leur faire traverser l’Argentine, le Chili, le Pérou, la Colombie et atteindre Caracas en 4 mois et demi, à temps pour l’anniversaire de Granado.  Ils débutent leur périple sur une vieille moto baptisée “La Vigoureuse” (La Poderosa en espagnol) datant de 1939.

Au fil de leur périple, les deux jeunes gens se retrouveront confronté avec la réalité sociale et politique des différents pays visités altère la perception que les deux amis ont du continent. Cette expérience éveillera de nouvelles vocations associées à un désir de justice sociale. À l’issue de ce voyage, chacun tracera son chemin, Ernesto «Che» Guevara choisissant celui qui le conduira à la révolution, aux côtés de Fidel Castro.

Distinctions

Récompenses

  • Festival de Cannes 2004
    Prix François-Chalais (récompense décernée à un film voué aux valeurs du journalisme)
    Prix du jury œcuménique (récompense décernée par un jury indépendant)
    – Éric Gautier (directeur de la photographie) obtient le Prix Vulcain de l’artiste technicien pour son travail sur le film.
  • Festival de San Sebastián – Prix du public en 2004.
  • Prix du public au Festival international du film norvégien de 2004.
  • Oscar de la meilleure chanson originale pour Al otro lado del río de Jorge Drexler en 2005.
  • BAFTA Awards du meilleur film en langue étrangère et de la meilleure musique de film en 2005.
  • Prix Goya de la meilleure adaptation en 2005.
  • Independent Spirit Awards de la meilleure photographie et de la meilleure révélation masculine (Rodrigo de la Serna) en 2005.
  • Prix ACE du meilleur acteur (Gael García Bernal), du meilleur réalisateur et du meilleur second rôle masculin (Rodrigo de la Serna) en 2005.

Nominations

  • Prix du cinéma européen du meilleur film non-européen en 2004.
  • Oscar du meilleur scénario adapté en 2005.
  • Golden Globe du meilleur film étranger en 2005.
  • BAFTA Awards du meilleur film, du meilleur scénario adapté, du meilleur acteur (Gael Garcia Bernal), du meilleur second rôle masculin (Rodrigo de la Serna) et de la meilleure photographie en 2005.
  • César du meilleur film étranger en 2005.
  • Satellite Awards du meilleur film étranger et du meilleur acteur (Gael Garcia Bernal) en 2005.
  • Critics Choice Award du meilleur film étranger en 2005.
  • Independent Spirit Award du meilleur réalisateur en 2005.
  • Chlotrudis Award du meilleur scénario adapté en 2005.
  • Prix ACE du meilleur film en 2005.

Les critiques

Le Figaroscope :

“Ce voyage initiatique car ce périple fut vraiment un événement déterminant dans la vie du Che est plutôt un superbe récit d’aventures, des plaines de l’Argentine aux rives de l’Amazone en passant par les neiges de la Cordillère des Andes. Une belle oeuvre humaniste, simple et généreuse.”

Le Monde :

“La chevauchée initiatique et picaresque d’un futur héros nommé Ernesto Guevara. Pour mener son film à bien, Walter Salles doit se tenir en équilibre entre deux pièges : exagérer la banalité du voyage de Guevara et Granado ; faire planer sur tout son récit l’ombre lourde du martyre du Che. Plutôt que d’éluder ces tentations, il les assume crânement, passant de séquences comiques à des moments prémonitoires comme on en trouve dans les biographies de grands hommes.”


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