A quelques jours de Noël à Buenos Aires !

Difficile à croire si vous n’avez pas l’habitude des grandes chaleurs pendant la période de Noël mais nous sommes à exactement 4 jours de Noël ! Croyez-moi ce n’est pas parce que la neige et que les températures glaciales ne sont pas au rendez-vous qu’on ne célèbre pas Noël en Argentine, bien au contraire ! Et il serait bien dommage que vous ne profitiez pas des traditions locales et des animations de Noël ! Alors nous allons vous faire un petit récapitulatif de tout cela !

Le Père Noël – Pixabay

Comment célèbre-t-on Noël en Argentine ?

Il faut savoir que, parmi les pratiquants, l’argentine compte pas moins de 88% de catholiques ce qui en fait un des pays les plus catholique au monde ! Rappelons par la même occasion que le pape actuel est argentin. Il fut, pour l’anecdote, le premier pape de l’histoire venant du continent américain. Ainsi, le poids de la religion et des cérémonies religieuses ont une place très importante en Argentine. Par conséquent vous ne serez pas surpris d’apprendre que Noël est une fête particulièrement célébrée dans le pays.

Généralement Noël se passe en famille (le 24 au soir ou le 25 pendant midi). Il est cependant fréquent que les plus jeunes après le repas du 24 se rendent dans des bars ou en boite de nuit. Chose très peu courante en France. Il faut savoir que beaucoup de personnes de l’hémisphère Nord n’hésitent pas à se rendre en Argentine pour passer Noël. En revanche les Argentins ont tendance à fuir Buenos Aires et se rendent vers Mar Del Plata ou en Uruguay (vers Punta Del Este). Vous remarquerez que la capitale sera bien plus calme pendant les fêtes.

Quelles sont les traditions et coutumes pendant Noël ?

Globalement, on retrouve d’importants points communs entre la façon de célébrer Noël en France et en Argentine. C’est le cas par exemple du sapin de Noël, la chaussette rouge au pied du sapin, les cadeaux… Au niveau du repas, étant donné les températures, des plats froids sont prévus. On retrouve d’une manière générale du poulet, de la bavette, un asado classique, de la dinde, du turrones une confiserie proche du nougat à base d’amande, des fruits secs, une salade de fruits, des glaces.

Si vous vous rendez à un repas plus élaboré dans ce cas vous aurez la chance de manger du lechon (cochon de lait), du cordero (agneau), au four ou à la parilla ou encore un Vitel thonné, un plat fait de filet de veau cuit avec des légumes (carottes, céleri, oignons) dans de l’eau bouillante accompagné d’une sauce au thon et à l’anchois. On mange aussi de la bondiola (partie de longe de porc). On peut également savourer du Centolla (crabe royal de Patagonie), mais c’est beaucoup plus rare !

En accompagnement vous pourrez déguster une ensalada rusa. Il s’agit d’un mélange de pommes de terre, carottes, fèves et mayonnaise. En boisson le vin rouge est souvent de rigueur. Pour trinquer à minuit, on utilise souvent du champagne ou du cidre. Les empanadas peuvent également être servies. Les desserts varient entre de la salade de fruit et de la glace, idéales pour leur fraîcheur, le pan dulce (brioche aux fruits secs qui vient d’Italie) à la confiture, le turrón (spécialité espagnole à base de nougat), le budín (sorte de quatre quarts) et les fruits secs sont aussi typiques de la période de Noël.

Le Turrón, une des spécialité culinaire de Noël – Pixabay

Où célébrer Noël à Buenos Aires ?

Avant le jour officiel de Noël il existe divers lieux pour profiter de l’ambiance de Noël ! Le plus célèbre d’entre eux est sans aucun doute le Parque Navideño ! Au programme vous pourrez jusqu’au 24 Décembre profiter de shows musicaux, participer à la loterie, gagnez des jeux, faire une photo avec le Père Noël. De même vous aurez l’occasion de visiter le village des lutins, lieu dans lequel les lutins se reposent après avoir travaillé pour le Père Noël. En semaine le Parque Navideño (Plaza Intendente Seeber, Palermo) sera ouvert de 12h à 20h alors que le week-end il sera ouvert dès 10h jusqu’a 22h !

A noter que vous pourrez aussi profiter de l’ambiance générale de la ville avec les nombreuses décorations (rue Corrientes, Flo Rida…) qui ornent les boutiques pour les achats de Noël ! Si vous devez encore acheter vos cadeaux nous vous conseillons les “Galerias Pacificos” qui sont décorées aux couleurs de Noël pour l’occasion ! Pour profiter de l’ambiance vous pourrez également aller dans les restaurants le 25 Décembre (à Palermo ou Recoleta) ou bien encore passer votre soirée de Noël dans les hôtels. En effet il s’agit d’une pratique très courante à Buenos Aires. En revanche il faut penser absolument à réserver avant dans ce cas là. Pour plus de détails, n’hésitez pas à cliquer ici.

Avec tout cela, croyez-moi, vous passerez un très joyeux Noël ! 


 

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Les 5 sublimes lieux d’Argentine qui ont inspiré Saint-Exupéry pour le Petit Prince

Plus besoin de présenter Antoine de Saint-Exupéry, écrivain, notamment du Petit Prince, Pilote de guerre ou encore de Vol de Nuit. Le Français a toute une partie de sa vie liée à l’Argentine, pays qui l’aura marqué autant dans sa carrière d’aviateur que d’écrivain. Ainsi pour la rédaction de son dernier ouvrage Le Petit Prince (“El Principito” en espagnol), nous avons désormais la certitude qu’il s’est très clairement inspiré de différents lieux d’Argentine. Des lieux qu’il a découvert lorsque Saint-Exupéry était pilote pour la compagnie Latécoère (future Aéropostale) lors de ses vols en Amérique du Sud. Zoom sur ces 5 lieux sublimes qui ont inspiré l’aviateur :

Le ciel argentin à la Péninsule de Valdés si bien connu de Saint-Exupéry – Pablo Nivon

1 – Concordia (Province Entre Ríos)

Concordia est une ville précisément à la frontière entre l’Argentine et l’Uruguay dans la Province d’Entre Ríos. Elle est séparée de la ville uruguayenne de Salto par le fleuve Uruguay. La ville est connue pour ses nombreux thermes qu’elle abrite et son très bon repère pour la pêche. Mais pour Saint Exupéry ce n’était rien de tout cela. S’il se rendit dans cette ville ce fut par accident. En effet, alors pilote de l’Aéropostale il fut victime d’une panne et dû s’arrêter en urgence.

Il fit par hasard la rencontre d’une famille française, résidente du Palais San Carlos à Concordia. Cette famille avait deux enfants et aurait inspiré le personnage principal du Petit Prince. Il y a par ailleurs dans le centre de la ville une statue représentant le Petit Prince. Le renard aurait également été inspiré du renard que possédait cette famille.

2 – Buenos Aires

Saint-Exupéry débarque en 1929 à Buenos Aires pour un séjour de 15 mois. Il vivra dans l’immeuble Galeria Güemes, rue Florida à Buenos Aires. Ouvert au public, vous pourrez y admirer une maquette de son avion ainsi que beaucoup de reproductions de photos et de documents d’archives. Beaucoup de détails de décors mentionnés dans son livre le petit Prince seront inspirés de son logement à Buenos avec par exemple sa salle de bain et la baignoire.

3 – La Péninsule de Valdés 

Il rencontra sa femme à l’Alliance Francaise et ils décidèrent de se rendre plus au Sud du Pays. Ils découvrirent ainsi la Péninsule de Valdés. Saint-Exupéry sera émerveillé par ces paysages grandioses dont par exemple l’île aux oiseaux (qui a la forme d’un chapeau). Certains trouveront ce rapprochement entre la Péninsule de Valdés et le Petit Prince tiré par les cheveux et pourtant ce qui va suivre est véridique !

Lorsque l’on regarde l’île aux oiseaux depuis la côte, on peut remarquer une fine partie de la mer entre cette île et la côte. Ce cours d’eau aurait inspiré Saint Exupéry pour la représentation du boa mangeant l’éléphant. L’éléphant qui est représenté par l’île et la côte. On vous a mis une image en dessous pour que vous visualisiez mieux. Quelle imagination quand même !

Explication avec l’île aux oiseaux – Pinterest et Pablo Nivon

4 – Ostende (province de Buenos Aires)

Faisons désormais un petit arrêt…Ostende, petite ville touristique de la côte atlantique qui se trouve à quelques dizaines de kilomètres au nord de Mar Del Plata. Il y a vécu une partie de sa vie et d’ailleurs le “Viejo Hotel Ostende” a conservé de très nombreux meubles et documents d’archives. Des rumeurs laissent penser que ce serait dans cette ville qu’il aurait trouvé la plus célèbre de ses phrases “S’il-te-plait dessine moi un mouton”.

5 – Morón (quartier de Buenos Aires)

C’est dans ce quartier de Buenos Aires que l’on trouve le fameux musée national de l’Aéronautique. Dans ce musée on y trouve justement un des tout premier avion de l’Aéropostale piloté par Saint-Exupéry ou encore Jean Mermoz. Vous devinez que c’est cet avion qui aurait inspiré l’avion de Saint Exupéry qui tombe en panne dans le désert du Sahara.

A noter qu’on retrouve aussi des similitudes avec des paysages de Patagonie dans Le Petit Prince. Ceci étant c’est plutôt dans son oeuvre Vol de Nuit (1931) qu’il se serait inspiré des paysages patagons.

Ainsi vous connaissez désormais l’origine des lieux et des personnages mentionnés dans le livre Le Petit Prince qui est par ailleurs le deuxième ouvrage le plus traduit au monde après la Bible.


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Top des plus étranges superstitions en Argentine

Les superstitions sont des croyances qui portent sur des forces occultes et surnaturelles. Chaque pays a ses propres superstitions mais quelles sont celles spécifiques à l’Argentine ? Les argentins sont très superstitieux : un exemple ? Maradona, le fameux joueur de foot argentin entrait toujours sur le terrain avec son pied droit, il faisait aussi le signe de croix et des prières au cours du match ! Et il n’est pas le seul : voici une petite sélection des pratiques les plus étranges !

Chiffre 13 – Source : El almacén de fotografías libres

Famille

Il existe en Argentine la légende du “lobizón“. Dans une famille, le 7ème fils qui naîtrait (aucune fille au milieu) se transformerait en loup garou. Cette étrange superstition a été inventée par les gauchos. Pour éviter cette tragédie, la légende dit que cet enfant devrait être adopté par le président.

Nourriture et boisson

Gnocchis – Source : Wikipedia

Une des grandes superstitions du pays est relative au “Día de Noquís“, chaque 29 du mois. La superstition veut qu’en mettant de l’argent sous son assiette de gnocchis, cela apporterait la santé pour le mois suivant.

Une autre superstition concernant la nourriture repose sur le fait de manger de la pastèque en même temps qu’un verre de vin rouge. Cela donnerait de très très grande douleur à l’estomac pouvant même mener à la mort.

De plus, concernant le sel, le passer de mains en mains amènerait à se battre : il faut donc le poser sur la table avant que l’autre personne puisse elle même se servir (de même pour des ciseaux).

Donner un maté froid à un homme signifie que l’on veut couper toute relation.

Enfin, lorsque l’on renverse du vin sur la table, s’en mettre un peu sur le front est signe de bonne fortune !

Les transports

Ticket de bus – Source : Flickr

Si vous payez en pièce à bord d’un colectivo (bus argentin), le chauffeur vous donnera un ticket sur lequel sont inscrits des chiffres. Il est dit que si ces chiffres forment un anagramme, c’est à dire les mêmes chiffres à l’endroits et à l’envers (par exemple : 1,2,3,2,1), vous aurez beaucoup de chance !

Date du calendrier : le mardi 13

Un dicton en espagnol sur le mardi 13 est le suivant : “En martes 13 ni te cases ni te embarques, ni de tu casa te apartes” (“le mardi 13 ne te maries pas, n’embarques pas, et ne sors pas de chez toi”). La superstition concernant ce jour du calendrier est très forte et entreprendre quoique ce soit ce jour là serait une mauvaise idée. Le 13 porterait malheur car dans les croyances catholiques, Judas serait la 13 ème personne à table lors du dernier repas du Christ. Quant au mardi, la superstition viendrait de l’origine étymologique du mot mardi : “mars”, dieu de la guerre. Ce serait donc le symbole de la destruction et de la violence…

Et bien d’autres…

Le Gauchito Gil

Les sanctuaires de ce Gaucho Gil se trouvent tout le long des routes en Argentine. Cette figure religieuse serait là en effet pour vous éviter des accidents sur la route. Il est donc le protecteur des voyageurs et automobilistes !

Le Calafate

Cette superstition repose sur un fruit qui se trouve dans le Sud de la Patagonie. En effet, la légende veut que si vous mangez ce fruit, vous retournerez à cet endroit : “el que come Calafate, siempre vuelve.”

Le “Mal de Ojo”

Comme dans d’autres pays, le mauvais œil est une superstition selon laquelle le regard d’une personne peut créer de nombreux malheurs, la maladie ou la mort. On dit que pour éviter de l’avoir, il faut mettre un bracelet de couleur rouge…

Logement

Selon une légende d’ici, construire sa maison sous un “ombú”, un arbre de la région, est signe de malchance, car beaucoup de branches tombent de cet arbre.

Dans le campo, si un cheval est blessé et que la blessure est attaquée par les vers, on dit qu’il faut lui accrocher un crapaud autour du cou pour le soigner. Cette légende s’applique aussi sur des humains, approcher un crapaud près d’une personne la guérirait.

Pour l’expression « toucher du bois », il faut toucher du bois mais cela ne marche pas de toucher du bois avec des pattes (ex : une table en bois ne marche pas mais une porte oui !).

Enfin, on peut passer le balais un vendredi mais pas jeter la poubelle !

Anniversaire

En Argentine, il porte malheur de souhaiter un joyeux anniversaire avant le jour J ou de célébrer l’anniversaire avant sa date officielle !

Vêtements

En Argentine, si vous mettez un t-shirt ou un polo à l’envers : la superstition dit que vous recevrez un cadeau.


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Mais qui est ce fameux Gaucho Gil?

Si vous avez voyagé un peu sur les routes argentines, vous avez sûrement rencontré des sanctuaires composés de bandelettes de tissu rouge, de petites statues ou même de petites bougies. Vous ne vous-êtes jamais demandé ce que cela pouvait représenter? Ils sont à l’éfigie d’un certain Gaucho Gil et seraient-là pour vous protéger sur la route. Présentation de cette figure religieuse argentine.

Le Gaucho Gil

Gaucho Gil plus connu sous le nom d’Antonio Mamerto Gil Núñez est une célèbre figure religieuse argentine. Objet de dévotion surtout dans le Nord-Est du pays, il est né en 1840 à Pay Ubre (non loin de la ville de Mercedes dans la région de Corrientes). Chaque année, le 8 janvier (date de sa mort lors de l’année 1878) des milliers de pèlerins se rendent sur sa tombe située à 8 kms de Mercedes et apportent de nombreuses offrandes en tout genre (cigarettes, alcools, photos, bonbons…).

Sanctuaire Gauchito Gil au bord de route – Wikimedia Commons

La légende

Réputé pour sa générosité et son aide envers les pauvres Gaucho Gil a été surnommé le « Robin des bois Argentin ». Nombreuses histoires populaires se racontent à propos du fabuleux destin de cet homme. Voici la plus répandue, mais on ne vous en garantis pas sa véracité…

La légende raconte que ce gaucho travailleur rural tomba éperdument amoureux d’une veuve. Cette dernière était même prête à tout quitter pour lui. Ceci valut au Gaucho Gil la haine des frères de la veuve et du chef de la police locale, qui avait courtisé cette même femme. À la vue des nombreuses menaces qui planaient sur lui, Gil préféra laisser le champ libre. Il partit donc combattre dans la Guerre de la Triple Alliance (1864-1870)  contre le Paraguay. Dès son retour, il s’engagea dans le Parti libéral de Corrientes afin de combattre dans la guerre civile contre le parti d’opposition. Il finit par déserter.

Finalement capturé, il fut pendu par le pied à un arbre et tué la gorge tranchée. La légende raconte alors qu’au moment de sa mise à mort, le gaucho Antonio Gil a déclaré à son bourreau que si il le tuait, son fils tomberait très malade. Il devrait donc prier au nom de Gil pour lui sauver la vie. Après l’exécution du Gauchito Gil, le bourreau apprend la maladie de son fils. Il se sent donc dans l’obligation d’invoquer Gil dans ses prières, puis quelques mois plus tard son fils condamné guérit miraculeusement. Depuis, Antonio Gil est considéré comme une figure religieuse. Tout le village construisit donc un sanctuaire qui n’a pas cessé de grandir jusqu’à ce jour…

Offrandes sur la tombe du Gaucho Gil – Viajeros

Les traditions

Le culte du Gaucho Gil a dépassé les frontières de la province de Corrientes. Les provinces del Chaco, de Santa Fe, de Córdoba, de Mendoza et de Buenos Aires le vénèrent également. On observe des sanctuaires le long des routes caractérisés par  des bandes de tissus rouges. Il est le protecteur des voyageurs et automobilistes.

Si vous vous trouvez dans la région de Corrientes durant le mois de janvier rendez vous sur sa tombe. Les milliers de fidèles présents vous feront vivre un moment intense ! En effet, le sanctuaire du  Gauchito Gil est l’un des plus populaires et vénéré du pays. La tradition fait qu’il faut déposer près de sa tombe une bougie rouge et écrire un voeux sur un ruban de la même couleur. En espérant que le Gauchito Gil le réalise!  Le Gauchito Gil n’est pas reconnu par l’église, car  il s’agit d’un « saint profane », mais il reste adoré pour un grand nombre d’Argentins car il est à la fois un ami, un frère, un être de justice, un sauveur et un intermédiaire devant Dieu.

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Buenos Horror Story : légendes horrorifiques …

Buenos Aires, capitale d’Argentine, est pleine de résidences à l’architecture impressionnante. Mais parfois derrière une belle architecture se cache aussi des légendes urbaines qui vont vous faire frissonner… Ce sont des lieux qui existent réellement, vous allez pouvoir vous y promener et vous laissez submerger par ces légendes… Bienvenue dans le Buenos Horror Story

PalacioBichos

Palacio de los Bichos – Photo : Wikipédia

El Palacio de los Bichos

Commençons notre petit tour avec le Palacio de los Bichos, historiquement riche en amour, tragédie et mystère. Tout commence fin XIXème lorsque Rafael Giordano et sa famille, de riches italiens, décidèrent de partir pour le rêve américain.

Bien installé dans Buenos Aires, les échanges commerciaux fleurissent et la richesse de Giordano grandit également. Leur fille débute des études de médecine comme le souhaitait son père, mais finit par se diriger vers le Conservatoire, car le piano l’intéressait beaucoup plus. Elle y rencontra l’amour de sa vie, Angel Lemos, violoniste. En 1911, ils décidèrent de se marier. Giordano, très enthousiaste, leur fit construire un château de 5 étages pour qu’ils puissent y vivre.

Le 1er avril 1911 le mariage eut lieu, ce fut l’évènement le plus important de l’année. Mais vers 5h du matin, le drame arriva… La voiture les attendait de l’autre côté des rails car la route ordinaire était inondée, il était donc plus simple pour eux de traverser les rails. Les parents, ainsi que tous les invités se placèrent aux balcons pour les voir partir. La lumière de la lune était faible. Alors qu’ils traversèrent, un train les faucha à grande vitesse sous le regard de tous. Pour Giordano, le rêve se transforma en cauchemar. Ne voulant que personne séjourne dans le château, ils le clôturèrent à jamais.

1920, un fait étrange survint. Un voisin accusa un autre d’avoir de la musique trop forte mais ce n’était pas lui. Un an plus tard, ils se rendirent compte qu’elle venait du château. Quand le train passa comme il le fit des années auparavant, la musique s’arrêta directement. Aujourd’hui, l’édifice est devenu un spa. De par son histoire, le château est sur l’écusson de Villa del Parque …
Où ? Campana 3220/3234

Ushuaia

Torre del fantasma – Photo : Wikipédia

La Torre del Fantasma

Dirigeons-nous maintenant vers le quartier de la Boca. Dans l’avenue principale, vous verrez une maison avec une tour qui fait l’objet d’une légende étrange… Tout commence en 1910 avec la richissime Madame Auvert originaire de Catalogne. Elle décida de construire une maison avec l’architecte Guillermo Álvarez où elle vécut par la suite. Après un an sur place, Mme Aubert et ses servants déménagèrent mystérieusement à la campagne.

L’édifice fut divisé ensuite en plusieurs appartements où des immigrants et des artistes s’installèrent. Parmi eux, Clementina, une peintre, habitait au dernier étage. Elenora, une de ses amies journaliste, souhaitait faire un reportage sur sa carrière et elle prit des photos des peintures pour compléter son interview. Quelques jours plus tard, des cris se firent entendre et Clementina se jeta du balcon du dernier étage. Les mystères continuèrent … Sur les photos des peintures prise par Elenora, apparurent des lutins qui n’étaient pas sur le tableau d’origine, elle commença donc à enquêter sur la mort de son amie. Elenora rencontra Madame Auvert qui lui expliqua qu’elle vivait à l’époque avec des lutins mais qu’un jour ils devinrent incontrôlables et que la maison devint un enfer au quotidien. Elenora ne raconta pas sa rencontre au public car elle savait que personne n’allait la croire.

Aujourd’hui, on raconte que les habitants entendraient des pas venant de la tour. Des choses disparaissent à jamais ou sont retrouvées à des endroits différents … Le tableau non terminé de Clementina reste disparu, et selon la légende, les pas que l’on entend seraient son fantôme recréant sa carrière en vain. On dit que pour en finir avec ce maléfice, il faudrait retrouver le tableau caché et lui donner un coup de pinceau final.
Où ? Avenue Almirante Brown et la rue Wenceslao Villafañe 

Tigre

Lion – Photo : Flickr – Tambako The Jaguar

La Casa de los Leones

Terminons par la demeure qui se situe dans le quartier de Barracas au sud de Buenos Aires, quartier caractérisé par le travail de la viande et du cuir au XIXème siècle. Le quartier était un passage obligé pour les commerçants, notamment l’avenue Montes de Oca, qui est au cœur de nombreuses histoires et légendes mais aujourd’hui nous allons n’en voir qu’une.

La Casa de los Leones est de style français et son propriétaire Eustaquio Díaz Vélez était un fanatique des lions. A tel point qu’il en possédait en cage pour assurer la protection de sa maison car choisir des chiens étaient trop “basique” selon lui. Sa fille se maria avec un jeune homme d’une famille aisée, le mariage se passa dans la demeure. Pendant la cérémonie, l’un des lions n’était pas bien enfermé et lors du moment tant attendu de l’échange des anneaux … Le lion se rua sur le marié, ce qui le tua. La mariée, ne pouvant supporter la situation, se suicida.

Après cet incident, Díaz Vélez se débarrassa des lions et plaça des statues en mémoire de son gendre et de sa fille. Sur le parvis de la demeure vous pouvez voir une reconstitution de la scène avec les statues. Aujourd’hui, les habitants entendrait la nuit des cris et des pleurs. Les cris venant du marié et les pleurs de la mariée …
Où ? Av. Montes de Oca 110


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Contes et légendes d’Argentine : la naissance des Chutes d’Iguazú

De tous temps, l’amour a été considéré comme le sentiment le plus fort et le plus pur. Élément fondateur de nombreux contes et légendes, ce sentiment est aussi à l’origine de la très belle histoire guarani de la création des Chutes d’Iguazu. L’amour contrarié de Tarobá et Naipí, qui reflète bien le respect des indiens pour ce site hors du commun, est à l’origine de la création de ce qui est aujourd’hui l’une des sept merveilles naturelles du monde.

Source – Photo : mamojo

Tarobá et Naipí : la naissance des Chutes d’Iguazú

Il y a longtemps, les tribus garanies vivaient en paix au bord de l’eau. Ils étaient heureux sur ces terres fertiles baignées par les eaux du fleuve Iguazú, habitées par le dieu M’Boi, fils de Tupá. Ce dernier avait la forme d’un monstrueux et gigantesque serpent, qui exigeait le sacrifice annuel de la plus belle jeune fille de la tribu en échange de sa protection. Donc, tous les ans, la plus belle des filles était noyée dans le fleuve. Cette cérémonie était très importante pour tous, et elle était marquée de nombreuses festivités auxquelles étaient conviées les tribus voisines.

Une année, ce fut Naipí, fille du grand chef Igobi, qui fût choisie pour être donnée en offrande à M’Boi, très heureux de recevoir ce sacrifice. Mais les choses ne sont pas si simples… Des tribus voisines vint un valeureux guerrier nommé Tarobá; il tomba instantanément amoureux de Naipí, à tel point qu’il décida d’aller parler à son père et aux anciens afin de la sauver d’une mort certaine. Ces derniers ne se laissèrent pas convaincre. Le sort de la jeune fille était scellé.

Tourmenté et désespéré, le jeune guerrier décida de l’enlever afin de la sauver. Il s’enfuiraient ensuite ensemble. Il attendit que la fête batte son plein, et au moment où le chef Igobi et le chaman buvaient la traditionnelle boisson appelée “cauim” et où les guerriers dansaient sans discontinuer, il prit Naipí par la main et la conduisit jusqu’à un canoë. Personne ne se rendit compte de la disparition de la jeune fille, à l’exception du terrible M’Boi qui observait la fête depuis le fleuve. Ce dernier, furieux, les poursuivit et sa colère fut si grande qu’il donna un grand coup de queue qui fit rompre le lit du fleuve en deux parties : l’une s’élevant très haut et l’autre s’effondrant dans les profondeurs de la terre. Il créa ainsi les Chutes d’Iguazú telles que nous les connaissons aujourd’hui. Les deux amoureux tombèrent dans les chutes et moururent.

Mais cela ne suffit pas à calmer la fureur du dieu M’Boi. Il décida alors d’un châtiment qui durerait toute l’éternité : il transforma Tarobá en un palmier qui s’incline sur la Garganta del Diablo comme s’il voulait toucher Naipí, transformée en roche, située au centre du fleuve, à l’endroit où le courant est le plus fort. Ainsi les amants pourraient se contempler pour l’éternité sans jamais se toucher. Ensuite, le dieu, content de lui, creusa une grotte derrière les chutes (La Garganta del Diablo) afin de veiller à ce que les amants ne s’unissent plus jamais. Mais la force de l’amour qui lie les deux jeunes amoureux essaye toujours de les faire se rencontrer. C’est pour cela que les jours de grand soleil apparaît un arc-en-ciel qui relie l’arbre à la pierre, permettant ainsi aux deux amants de s’unir, malgré le châtiment de M’Boi.

On raconte même que M’Boi, caché dans sa grotte, rit du sort des deux amants, mais que le bruit sourd des chutes masque son rire. C’est ainsi que les Guaranís auraient appris à écouter les rires et les pleurs de la nature.

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Origine du mot “Patagonie”

Magellan aurait dit: « Ah ! Patagon ! » c’est-à-dire « Grand-Pied » à cause de la taille des mocassins de l’Indien. Cette origine du mot « patagonie » est généralement acceptée sans autre interrogation.

La terre de la Patagonie a été décrite pour la toute première fois par Antonio Pigafetta, l’un des 18 survivants de l’expédition de Fernand de Magellan, en 1525.

Patagonie, alentours d’El Calafate – Source – Pablo Nivon

Etymologie

L’origine du nom de la région a été l’objet de plusieurs débats et recherches. En effet, dans le récit publié par Antonio Pugafetta fait référence à une rencontre avec un géant tout en signalant le fait que le capitaine, Fernand Magellan, appela les habitants de cette région Patagons. Des interprétations se sont développées autour de l’idée de grands pieds d’où la Terre des Grands Pieds (Tierra de Patagonies ou Patagonia) construite avec Pata (pied en espagnol). D’autres ont affirmé que ce nom a été donné à ces peuples indigènes car considérés comme incultes et rustres et, donc patán en espagnol, pataud en français, signifiant quelqu’un dont la personne et les manières sont lourdes.

On dit que Magellan, le navigateur portugais qui dirigea la première expédition dans cette région, leur donna ce nom parce que l’apparence des Tehuelche lui rappela Patagon, le monstre à tête de chien d’un roman espagnol du 16e siècle.

Région des Géants

À cette époque, la croyance général des européens était que la Patagonie était peuplée par des géants. Les cartes marines du Nouveau Monde ajoutaient parfois la légende regio gigantum (région des géants en latin) pour cette région. C’est à la fin du 18e siècle que le mythe des Géants Patagons prendra fin lorsque John Hawkesworth publia en 1773 un article qui, en se basant sur les récits des explorateurs, confirme que la population ne dépasse pas 2 mètres de hauteur, certainement pas de géants !


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Contes et légendes d’Argentine : Kospi, la naissance des fleurs

Originaires du sud de la Patagonie, le peuple indigène des tehuelches ont laissé des traditions, des mythes et des légendes dans ces endroits du sud de notre pays. Parmi eux, il y a une qui raconte la naissance des fleurs, la légende de Kospi.

Perito Moreno – Source : Pablo Nivon

Légende de Kospi, la naissance des fleurs

Il y a des milliers d’années, les plantes n’avaient pas de fleurs. À cette époque, vivait dans le sud de la Patagonie une belle jeune fille tehuelche nommée Kospi.

Un après-midi orageux, Karut (le tonnerre) la contempla à l’entrée du Kau (tente) de ses parents. Il l’a trouva tellement belle, que bien qu’il était rustique, sombre et brut, il tomba amoureux d’elle. Craignant que la jolie fille le rejette, il l’enleva et s’enfuit, grondant dans le ciel, jusqu’à se retrouver hors de la vue des parents terrifiée de la jeune fille. Il la cacha dans le fond d’un glacier.

Enfermée, la douleur était tellement grande que petit à petit elle se transforma en glace et se confondit avec le reste du glaicer. Plus tard, Karut vint la voir mais il ne put la retrouver, furieux il se mit à rugir de désespoir.

Son rugissement fut tellement fort qu’il atteignit l’océan et attira de nombreux nuages. Il se mit à pleuvoir et pleuvoir sur le glacier, jusqu’à le faire fondre complètement. Kospi se transforma en eau, descendit rapidement la montagne tel un torrent, pénétrant dans les vallées et imbibant les terres.

Au printemps, Kospi sentit le désir ardent de voir la lumière, de sentir la chaude caresse du vent et de contempler le ciel étoilé de la nuit. Elle gravit lentement les racine et la tige des plantes et sa jolie petite tête sauta sur les bouts des branches, sous la forme de pétales colorés … fleurs sont nés. Kospi réapparu sous la forme d’une belle fleur

Depuis ce jour, tout fut plus joyeux et plus beau dans le monde et, les pétales des fleurs furent appelées Kospi par les tehuelches.

Tehuelches

Aujourd’hui éteints, ils s’étendaient autrefois du Rio Negro à la Terre de Feu, soit l’intégralité de la Patagonie. Éternels rivaux des Mapuches, ils se sont livrés des guerres sanglantes, exacerbées par leur nature sauvage et tenace. Peuple festif et solidaire, les Telhueches se démarquent par leur grande taille, qui a d’ailleurs donné son nom à la Patagonie.


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Des OVNIS en Argentine !

Connaissez-vous la légende des Ovnis en Argentine ? Pourtant, c’est bien dans ce pays que l’on a rapporte le plus de témoignages sur l’apparition d’Ovni!

ovni - ufo III

Source Flickr – Emilio del Prado

Qu’est ce qu’un Ovni ? 

C’est un objet volant non identifié, cela désigne un phénomène aérien qu’un ou plusieurs témoins affirment avoir observé sans avoir pu l’identifier, ou encore une trace qui peut avoir été enregistrée par différents types de capteurs (caméra vidéo, appareil photo, radar, etc.) mais dont on ne connaît pas l’origine ou la nature exacte! Ce sont les Ufo (racine du mot « ufologue »), qui étudient le phénomène ovni. La discipline qui en découle est l’ufologie.

Les Ovnis en Argentine

Dans la province de Córdoba, Buenos Aires, la Pampa et Entre Ríos, ce sont des centaines de témoignages de personnes qui rapportent avoir vu des Ovnis dans le ciel, des lumières étranges, des traces non identifiables dans les champs… C’est pourquoi l’Argentine est devenu un haut lieu pour les ufologues du monde entier!
Le site le plus connu est Uritorco, c’est dans ce lieu que l’on recense l’une des plus grandes empreintes laissées par un objet volant non identifié dans les montagnes del Pajarillo (122 pieds de long par 64 de large)  le 9 Janvier 1986.

Après cette apparition mystérieuse, de nombreuses personnes ont témoignés avoir vu elles aussi des Ovnis, des traces étranges… Mais pour les ufologues cela venaient plus de l’imagination des gens et le prenaient donc peu au sérieux!

Les Scientifiques et les Ovnis

Pour certains scientifiques comme en 1999 où des chercheurs français ont parlés de présence casi-certaine d’une vie extra-terrienne prouvé par ces Ovnis tout de fois assez courant, cela ne vient pas de l’imaginaire des gens ; d’autres scientifiques cependant pensent que toutes ces traces ou encore ces Ovnis sont explicables ou le seront plus tard, car finalement très souvent après avoir vu des objets dans le ciel non identifiables il s’avérer que c’était des débris de satellites ou encore des pièces de fusée placé en orbite il y a quelques années de là. On a en tout cas, aucune preuve de présence extraterrestres pour le moment! La plupart des témoignages de gens sont tout simplement une imagination de leur esprit accentué en particulier par les films de sciences fictions! Cependant, des scientifiques travaillent tout de même sur le sujet!


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Mythes populaires argentins : El Duende

El Duende est un petit être maléfique légendaire, originaire de la province de Salta. Le nord ouest argentin est riche en légendes de la sorte, résultat d’un mélange de cultures : européennes certes depuis la colonisation mais surtout indiennes et inca. Mais passons directement à l’histoire du Duende !

Une poupée à l’effigie d’un Duende – somos2013

Le Duende commun

Il existe plusieurs types de Duende. Un Duende est une sorte de gnome ou de gobelin.

D’après la légende, avant de devenir des êtres surnaturels, les Duende étaient des enfants morts sans avoir été baptisés ou qui auraient été méchants envers leur mère. Le Duende est donc un petit être de la taille d’un enfant, il porte en permanence un grand sombrero sur la tête et peut pousser des cris monstrueux. Ses yeux sont haineux et il a des dents pointus. En plus d’avoir cet air monstrueux, la particularité du Duende est qu’il possède une main en fer et une autre en laine. Lorsqu’il rencontre des humains, il leur pose la question : “Avec quelle main veux-tu que je te frappe ?” À partir de cet instant, les versions divergent : selon certains, quelque soit la réponse du voyageur, le Duende le frappe avec son poing métallique, pour d’autre, il s’agit en fait d’un piège car le poing qui fait le plus mal est celui de laine, or il est évidemment toujours choisi. Malveillant, le duende aurait une prédilection pour les jeunes enfants même s’il ne refuse jamais de frapper un adulte.

Coquena 

Une célèbre représentation de Coquena 

Comme nous l’avons dit plus haut, il existe plusieurs sortes de Duende. Le duende commun est un être maléfique mais certains sont plus neutres voire bienveillants. Coquena est l’un des plus mystérieux. Il est le protecteur des animaux, en particulier des guanacos et des vigognes, considéré même par certains peuples comme les diaguitas comme le roi des guanacos. Il est doté de nombreux pouvoirs surnaturels : il court par exemple plus vite que tous les autres animaux, si vite qu’il évite même les balles des chasseurs. Il se présente souvent aux humains sous l’apparence d’un grand guanaco blanc ou d’un guanaco de feu. Il peut également prendre la forme d’un humain (à l’allure étrange : des yeux de pumas et un air très rustre) ou se transformer en vapeur pour fuir un danger (même s’il est suffisamment puissant pour ne pas avoir de véritable prédateur…).

Son attitude face aux hommes est partagé. Il protège et aime les bons bergers qui soignent leur bétail et les récompense en leur offrant des pièces d’or ou d’argent. Au contraire, il peut se montrer très violent contre les chasseurs, encore plus contre ceux qui utilisent des armes à feu. En cas de grande nécessité, un humain peut tuer un guanaco pour survivre et se nourrir mais il doit au préalable demander l’autorisation et la bénédiction de Coquena qui pourra même l’aider à revenir chez lui vivant. Le pire sacrilège pour offenser Coquena est de tuer un petit guanaco, cette croyance est si forte qu’il est encore considéré comme affreusement porte-malheur de tuer un bébé guanaco. Selon d’autres sources, Coquena serait également le gardien du trésor et des connaissances des incas. Il n’a pas toujours été considéré comme un Duende mais possède tout de même les deux mains caractéristiques des petits monstres : sa main de laine lui sert à caresser ses compagnons tandis qu’il punit les chasseurs irrespectueux de la nature avec son poing de fer.

El Pombero (autre version du mythe disponible dans cet article !) 

les végétaux et les oiseauxUne représentation du Pombero – taringa

Ce type de Duende est encore différent. El Pombero est foncièrement bienveillant. Il se cache dans les forêts pour ne pas se faire voir des humains. La légende veut que si un homme lui demande sa protection, il se faufile dans son sommeil à l’heure de la sieste et lui apporte bonne fortune. Comme son cousin, Coquena, El Pombero est une entité fortement liée à la nature. Plutôt que de protéger les gros animaux et le bétail, El Pombero a pour attribution des êtres sans défense. Contrairement à Coquena, il n’use jamais de la violence mais préfère faire fuir les chasseurs ou les hommes souhaitant souiller son domaine en les effrayant. Selon les endroits, il n’a pas la même forme, dans le Chaco, on dit, par exemple, que c’est un petit indien capable de se changer en arbre. À Missiones, il est décrit comme un homme grand et mince avec un gigantesque sombrero vissé sur la tête et ne se déplaçant jamais sans sa grande canne.

Une légende amusante qui n’est pas sans rappeler les gnomes ou les elfes des cultures germaniques. Et vous ? Oserez-vous provoquer la colère d’un de ces Duende ? Après tout, ce ne sont que des légendes !


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