A voir – A Faire : Visiter la Casa Rosada monument emblématique

Nous avons visiter pour vous le monument le plus importants de la captiale : La casa Rosada. La Casa Rosada (Maison Rose) est le siège du Pouvoir Exécutif d’Argentine. Elle est située au centre de la ville de Buenos Aires,  face à la Plaza de Mayo. Elle arbore une surprenante couleur rose, soulignée par les éclairages rose vif qui s’allument dès la tombée de la nuit. Contrairement au Palais de l’Elysée qui n’est ouvert qu’une seule fois dans l’année lors des journées du Patrimoine, la Casa Rosada est bien plus accessible à visiter. Siège du gouvernement argentin, il vous surprendra par sa beauté architecturale éclectique et ses sublimes patios qui rappellent ceux d’Andalousie.

Extérieur de la Casa Rosada : Equinoxe – Santa Mollicone

Un peu d’histoire

C’est logiquement au coeur de la ville que se situe le siège du pouvoir exécutif de Buenos Aires. Un lieu stratégique par tradition puisqu’en 1594 déjà, s’y trouvait la forteresse royale de Don Baltasar d’Autriche, au sommet des berges du Rio de la Plata. Après la révolution de 1810, le président Rivadavia lance une rénovation et remplace l’entrée par une porte néoclassique. De cet édifice ne subsiste quasiment rien. En effet, il fut détruit pour y construire, dans les années 1850, le siège du gouvernement, que le président Domingo Faustino Sarmiento ordonne de peindre en rose. D’après la légende, il souhaitait ainsi symboliser l’union des deux partis qui s’opposèrent pendant plus de 50 ans. Le rouge des Fédéralistes et le blanc (ou bleu pâle) des Unionistes.

Les architectes

Quelques années plus tard, il commande à l’architecte suédois Carlos Kihlberg le palais des Postes sur la partie du terrain restée libre. Une idée qui eut pour conséquence de laisser l’autre bâtiment décrépir et donc devenir inapte à accueillir le plus haut degré de prestige du gouvernement. Un autre architecte suédois, Enrique Aberg, est donc chargé de rénover l’édifice. De plus, en 1884, le président Luis Saenz Pena commande à l’Italien Francisco Tamburini de réunir les deux bâtiments. C’est pour cela que l’architecture de ce batiment est si particulier. Car de nombreux architectes y ont apporté leur touche à des époques différentes. Ces interventions successives ont ainsi créé un ensemble architectural d’une étonnante variété de styles. Le batiment combinant des éléments de diverses origines : façade italianisante, loggias, mansardes, fenêtres…

D’ailleurs, c’est au balcon de la façade principale que le couple Perón (Juan et Evita Perón) faisait ses discours aux foules. C’est également de ce palais que le président De La Rua a piteusement fui en hélicoptère en 2001. Aujourd’hui, ce joli palais de style italien reste le siège du gouvernement. Mauricio Macri s’y rend presque chaque jour pour s’occuper des affaires du pays.

Extérieur de la Casa Rosada de nuit : Equinoxe – Santa Mollicone

Visite de la Casa Rosada 

Vous serez surement surpris de découvrir que la visite de la Casa Rosada inclut presque toutes les pièces les plus importantes ! Seul le bureau et le balcon présidentiel n’est pas accessible au public. Ceci étant on les voit et vous découvrirez tout le reste ! Vous commencerez votre visite dans l’imposant hall d’entrée où commencent les visites. Ensuite vous monterez l’escalier des journalistes. Baptisé comme cela car il mène à la salle de Presse où le Président Argentin se rend pour annoncer certaines décisions importantes.

Dans le même secteur vous découvrirez la galerie des idoles populaires de l’Argentine. Tous ceux qui ont fait la gloire de l’Argentine ! La partie la plus importante de la visite est le patio des Palmiers qui tient son nom de ses arbres qui ornent le patio. A noter qu’il reste un seul palmier qui date de la construction du bâtiment, les autres ayant été plantés après.

Continuez votre visite en découvrant  la salle des scientifiques, une importante salle de réunion de la Casa Rosada mais aussi les anciens quartiers pour le Vice-président argentin, l’incroyable ascenseur présidentiel, l’escalier Français nom donné en l’honneur d’un tableau offert par le gouvernement français pour rendre hommage à Saint-Martin mort en France en 1850. Ou encore l’incroyable salon Blanco où se tiennent des réceptions et des cérémonies particulières. Comme par exemple les passations de pouvoir.

En bref vous ne vous ennuierez pas dans cette visite. Et si vous voulez en découvrir plus, n’hésitez pas à vous rendre au Museo de la Casa de Gobierno. Situé en dessous de la Casa Rosada vous y découvrirez l’histoire et les objets ayant appartenu aux présidents argentins ! Des expositions culturelles peuvent y avoir lieu.

 

Intérieur de la Casa Rosada : Equinoxe – Santa Mollicone

Comment faire pour visiter la Casa Rosada 

La Casa Rosada se situe au 50 Rue Balcarce dans le quartier Microcentro. Il n’est cependant pas possible de se rendre directement à la porte de la Casa Rosada pour la visiter. Il faut obligatoirement réserver auparavant pour pouvoir y entrer.  Les réservations se font seulement 15 jours maximum en avance par internet en cliquant ici.

Il est possible de la visiter tous les samedis et tous les dimanches. Des visites sont organisés toutes les 15 minutes de 10h à 17h. A noter qu’il existe des visites guidées en Anglais à 12h30 et 14h30 le Samedi et le Dimanche. Les autres visites ce font en espagnole. La visite guidée dure environ 45 minutes.

Le jours de la visite vous devrez montrer votre justificatif de réservation que vous recevrez dans es minutes suivant votre réservation sur internet. Important chaque personnes participant à la visite devra montrer son passeport ou DNI avant de rentrer dans la Casa Rosada. Enfin, il vous est demandé d’arriver un minimum de 20 minutes avant l’horaire choisi. A noter que si vous vous rendez avant l’heure il vous sera  possible d’intégrer un groupe ayant un horaire plus tôt.

Attention la Casa Rosada se réserve le droit de modifier ou d’annuler les visites. Les horaires mentionnés dans cet article sont susceptibles de changer !

Informations générales

Où ? Balcarce 50, Plaza de Mayo
Quand ? Visites guidées et gratuites les samedis, dimanches et jours fériés, de 10h à 18h en espagnol, anglais.
Combien ? Entrée gratuite sous réservation


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Martín Miguel de Güemes, une icône de l’histoire argentine

Je pense que le nom de Güemes vous est familier tellement on peut voir un nombre important de rues, parcs ou statues à l’effigie de cet homme. Mais vous êtes vous déjà demandé quel était ce personnage et l’impact qu’il a pu avoir dans l’histoire ? Rassurez-vous on vous dit tout maintenant et vous pourrez désormais vous vanter devant vos amis la prochaine fois que vous aurez l’occasion de parler de cette icône argentine.

Güemes – Wikimédia Commons

Un homme plein d’idées et de convictions 

Si l’on connait surtout Saint-Martin comme étant un des grands artisans de l’indépendance de l’Argentine, le général Güemes fut également un personnage essentiel dans ce processus pour son pays. Il est né à Salta en 1785. Dans cette ville, Güemes reçoit une très bonne éducation de par sa famille et son précepteur. Il suit surtout des études en rapport avec l’agriculture mais se dirige ensuite assez rapidement vers des études militaires par nécessité. En effet, la Province de Salta où Güemes est né est particulièrement touchée par d’importantes rébellions. L’un des principaux chefs rebelle était Túpac Amaru, un chef de guerre indien.

Ainsi il est finalement envoyé dès l’âge de 14 ans à Buenos Aires pour commencer son entrainement militaire. Il livre sa première bataille à l’âge de 21 ans contre les invasions anglaises. Il fut un des acteurs majeurs de la fameuse bataille de Suipacha (dans l’actuel Bolivie) en tant que chef de l’escadron. Cette bataille est entrée dans l’histoire puisque ce fut la toute première des forces révolutionnaires contre les troupes royalistes. Cela a eu un impact excessivement important sur le moral des troupes révolutionnaires et sur celui de Güemes.

Une figure majeure du processus d’indépendance de l’Argentine

En effet ce dernier est désormais prêt à se battre jusqu’à la fin pour son pays. Ainsi à l’âge de 23 ans il décide de retourner dans sa ville d’origine. Salta, bien entendu ! Il fut à l’origine des premières révolutions à Salta : une des première ville à se rebeller. Güemes est ensuite envoyé à Buenos Aires pour indiscipline et sera également l’un des artisan de la révolution de Mai 1810. Il se battra au côté du général Saint Martin.

Son travail fut tellement reconnu et admiré qu’il devint ensuite le tout premier gouverneur de la province de Salta. Il fut élu par le vote des Salteños sans l’accord de Buenos Aires. Ceci étant, son élection fut gravement contestée par le cabildo de Jujuy ce qui a conduit à d’importantes contestations à Salta même. Toute la durée à la tête de sa gouvernance aura été le théâtre d’oppositions et de rebellions des provinces aux alentours contre son pouvoir. A la suite d’une balle qu’il reçut pendant une bataille, Güemes fut victime d’hémophilie. Ainsi il mourut de cela en 1821 à l’âge de 35 ans seulement.

Une reconnaissance encore intacte de nos jours 

Plaza 9 de Julio à Salta – Santa Molliconne

Si déjà, il était particulièrement apprécié par une très grande majorité des argentins, la reconnaissance qu’il peut avoir dans son pays est encore relativement immense. S’il était aimé c’était aussi bien pour sa droiture, ses qualités militaires que pour son empathie envers son peuple. En effet, Güemes était reconnu pour le fait qu’il aidait souvent les pauvres lorsqu’il était gouverneur de Salta.

Afin de rendre hommage à sa politique et le courage qu’il a pu avoir par le passé, de nombreuses rues et édifices (galeries Güemes à Microcentro à Buenos Aires par exemple) portent encore son nom. De même on retrouve une statue en son honneur au nord de Palermo à Buenos Aires et une autre à Salta. C’est d’ailleurs à Salta où on retrouve aussi le musée Historico del Norte (ancien lieu du Cabildo de Salta) qui raconte plus en détail l’histoire de la ville et de cet homme. Une place importante de la ville est également à son nom.

Enfin si vous vous demandez pourquoi le 17 Juin est un jour férié en Argentine, c’est bel et bien en hommage à la mort de cet homme qui mourut le 17 Juin 1821. Maintenant vous savez tout sur l’histoire et l’impact qu’il a pu avoir dans l’histoire de l’Argentine. A vous d’épater vos amis la prochaine fois que vous passerez devant une statue de Güemes !


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Les Incas, une civilisation mythique qui a marqué l’Argentine !

Il s’agit d’une des civilisations ayant le plus marqué l’histoire de l’Amérique latine et pourtant elle n’aura perduré que 3 siècles et demi. C’est tout le paradoxe de cette civilisation qui encore de nos jours continue d’attirer de nombreuses questions et d’étonnements sur ses étranges traditions. Zoom sur cette civilisation qui aura également marqué l’histoire de l’Argentine ! Zoom sur la civilisation INCA !

Village Inca à Tilcara – Gaëtan Flipo

Les origines de cette civilisation

Il faut remonter au début du 13ème siècle pour voir les origines de cette civilisation chargée d’histoire. Manco Cápac et Mama Ocllo auraient laissé le Lac Titicaca pour aller fonder la capitale de leur civilisation dans la vallée de Cuzco dans l’actuel Pérou, à la demande de leur Dieu, le Soleil. Il s’agirait à ses débuts d’une petite tribu guerrière qui résidait dans la partie Sud du Pérou.

Cuzco qui deviendra la capitale de la civilisation Inca. Rapidement cette civilisation se développe grâce à un mode de fonctionnement vraiment révolutionnaire pour l’époque. Ils avaient par exemple développé un système administratif et politique. En effet l’Empire Inca était divisé en 4 régions elles-mêmes divisées en provinces. A leur apogée les Incas se sont étendus du nord de l’Equateur (avec une petite partie en Colombie) jusqu’à Santiago au Chili (en passant par Mendoza en Argentine). Si l’Empire Inca a réussi à se développer rapidement, c’est avant tout grâce à sa faculté à avoir réussi à intégrer la multiplicité socioculturelle des différentes tribus qui la composaient.

Au niveau des caractéristiques de cet empire, le Quechua était la langue officielle. Ceci étant, on dénombrait pas moins de 20 dialectes différents. Au niveau des croyances les Incas vouaient une véritable adoration au soleil qui était comme un Dieu. D’ailleurs c’est ce soleil inca qui est représenté sur le drapeau argentin. Pour remercier les dieux, ils sacrifiaient des enfants au sommet des montagnes. Sur un plan économique, ils s’enrichissent grâce à l’agriculture et une organisation très hiérarchisée. En effet il s’agit d’un système très étatique puisque c’est l’Etat qui possédait les terres et qui ensuite les redistribuait à son peuple.

L’apogée de l’Empire Inca jusqu’à sa chute

Beaucoup comparent élogieusement l’empire Inca au Romain au niveau de l’impact qu’il a pu avoir sur le continent même si ce dernier a duré bien plus longtemps que l’Inca et que les différences entre les deux civilisations restent importantes. Même s’il est excessivement difficile d’estimer encore de nos jours le nombre d’habitants qu’il y a pu avoir sous l’Empire Inca, on estime son nombre entre 3 et 16 millions. Les plus précises estimations penchent pour plus de 12 millions. Ce chiffre est vraiment colossal pour l’époque.

On considère qu’elle a eu la plus formidable armée de l’Amérique pré-colombienne. Avoir une grosse armée était nécessaire car parfois l’approbation d’une tribu à se joindre se faisait également par la force. Une des plus belle réalisation faite par les Incas a été la construction d’une route humaine et commerciale. Son nom ? ‘El Qhapaq Ñan’. Cela vient du Quechua qui signifie ‘chemin principal’. Il s’agit d’une route de plus de 30 000 kilomètres qui partait du Sud-Ouest de la Colombie (à quelques kilomètres au sud de Cali) et qui s’arrêtait à Santiago au Chili.

Le Qhapaq Ñan – Wikimédia Commons

Rien ne semblait arrêter l’Empire Inca dans son expansion et son développement. C’est pourtant à l’arrivée des espagnols et plus précisément du général Pizarro en 1532 que ce fut la fin pour les Incas. Même s’ils étaient bien plus nombreux, ils étaient néanmoins moins bien équipés et organisés. Ce fut une terrible défaite pour les Incas qui ne représentaient plus qu’une population de 600 000 habitants après l’arrivée des espagnols. Beaucoup s’accordent à dire que sans l’arrivée des espagnols, l’Empire Inca se serait encore plus développé et aurait été un des plus puissant au monde.

Les traces de l’Empire Inca en Argentine

Les ruines de Quilmes – Flickr

Encore une fois, bien que connu, l’Empire Inca n’a pas longtemps marqué l’histoire de l’Argentine puisqu’ils n’ont traversé l’Argentine qu’en 1479 et se sont fait repousser par les espagnols qu’à partir de 1534. Ainsi ils sont restés sur le territoire argentin moins de 60 ans et malgré ce très faible temps passé en Argentine, on retrouve certains vestiges de leurs coutumes et cultures.

Si on retrouve principalement des traces de l’Empire Inca au nord de l’Amérique du Sud, toutefois certains sites en Argentine sont encore imprégnés de cette incroyable civilisation. C’est le cas surtout dans le Nord comme la Province de Tucuman, Jujuy ou encore Salta. Un des plus connus est le Pucará de Tilcara dans la province de Jujuy, un ancien village Inca dans la Quebrada de Humahuaca ou encore la cité sacrée de Quilmes dans la province de Tucumán.

C’est justement dans la Province de Salta qu’on a retrouvé 3 momies d’enfants incas. Elles avaient été sacrifiées au sommet de la montagne Llullaillaco, à la frontière entre le Chili et l’Argentine. C’est d’ailleurs le plus haut sommet au monde pour les sacrifices humains (6739 mètres d’altitude). Aujourd’hui on retrouve les momies de ces enfants sacrifiés au musée MAAM. Il se trouve au centre de Salta sur la place 9 de Julio. Au niveau de l’art et le mode de vie des Incas on peut retrouver cela au musée PAJCHA. Il est également à Salta à quelques mètres de la place Miguel de Güemes.

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Volcán, l’incroyable village soumis aux catastrophes naturelles !

Si la Province de Jujuy est principalement connue pour ses richesses naturelles (quebradas, vallées, villages typiques…), elle fut récemment aussi célèbre pour ses catastrophes naturelles. En effet, ce fut le cas au mois de Janvier dernier, il y a tout juste un an, avec le petit village de Volcán victime d’une terrible coulée de boue. Passage obligé pour se rendre dans le Nord vers Salinas Grandes ou Humahuaca, ce village vous surprendra par la beauté de ses paysages et malheureusement par les importants chantiers suite à cette catastrophe.

Volcán – Commons Wikipédia

Volcán – un village maudit ?

Le village fut malheureusement la proie d’un terrible incident géologique ! En effet le 10 janvier 2017, une impressionnante coulée de boue venant de la montagne surprit ce paisible village de 1730 habitants. Les dégâts furent considérables avec une très grande partie du village complètement détruit. Ces incidents ont entraîné la mort de 4 personnes et l’évacuation de plus de 1000 habitants ! Encore 1 an après le désastre, le gouvernement local donne tous les moyens pour réparer cet incident.

Si cette inondation de boue peut paraître un pur hasard il se trouve que ce n’était pas la première fois que le village a été touché par une catastrophe naturelle. En effet le village est très régulièrement le sujet à d’importantes coulées. Ceci est dû aux montagnes qui encerclent la ville et aux importantes précipitations qui peuvent tomber. Il est important de préciser qu’il existe une saison des pluies dans cette province qui dure de fin décembre à début mars. Au cours de cette période certaines pistes deviennent impraticables.

Par ailleurs ces coulées de boue font énormément penser à des coulées de lave lors d’éruptions volcaniques. C’est d’ailleurs pour cela que la ville aurait gardé ce nom de Volcán. En plus de tout cela la ville est aussi bâtie sur une zone sismique. Heureusement, depuis la création du village en 1910, seules des petites secousses ont été ressenties.

Que faire à Volcán ?

Montagne des 7 couleurs à Purmamarca – Martine Nguyen

Il faut reconnaître que Volcán est loin d’être le village le plus intéressant pour profiter des paysages de la région. Ceci étant vous ne pourrez pas dire que vous n’êtes pas dépaysé. En effet, la plus grande ville proche est San Salvador de Jujuy mais elle se trouve quand même à plus d’une heure de route ! Ainsi la ville vit en autonomie de par l’élevage, l’agriculture et le tourisme. Vous pourrez vous promener sur les quelques rues qui constituent le centre ville avec sa toute petite Eglise et vous constaterez un certain mode de vie archaïque du village.
A la suite des inondations vous pourrez également constater l’importance des dégâts de ce désastre. Pour mieux s’en rendre compte n’hésitez pas à cliquez à regarder la vidéo ci-dessous :

Si vous souhaitez avoir un magnifique point de vue de Volcán vous pouvez aller à 5kms de la ville à la Laguna de Gronda. Un très bon moyen de vous rendre compte de la beauté de la région !

Vous cherchez à revenir avec un objet typique de la Province ? Nous pouvons vous conseiller la boutique artisanale qui se situe entre Volcán et Tumbaya. En effet, vous trouverez tout type de chose (céramique, vêtement, serviette, maté, friandise…). En bref, forcément quelque chose à votre goût !

Enfin, si vous êtes à Volcán, la dernière chose que l’on peut vous conseiller c’est de vous rendre davantage dans le Nord vers Purmamarca pour y découvrir ce village coupé du temps et sa célèbre Montagne des 7 couleurs. Voilà, l’objectif n’était pas d’en faire une montagne sur le village de Volcán étant donné qu’il s’agit, pour rappel, d’un passage obligé pour se rendre vers les destinations du Nord beaucoup plus connues. Ceci étant il est toujours intéressant d’avoir un petit rappel culturel sur les destinations où vous vous rendez.

Vous souhaitez vous rendre à Volcán et dans la Province de Jujuy, n’hésitez pas à nous contacter! L’Agence Equinoxe est spécialiste des voyages sur mesure depuis 1990.


 

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Visiter la Casa Rosada

Contrairement au Palais de l’Elysée qui n’est ouvert qu’une seule fois dans l’année lors des journées du Patrimoine, la Casa Rosada est bien plus accessible à visiter. Siège du gouvernement argentin, il vous surprendra par sa beauté architecturale éclectique et ses sublimes patios qui rappellent ceux d’Andalousie.

La Casa Rosada – Flavien Cousin

Comment visiter la Casa Rosada ?

La Casa Rosada se situe au 50 Rue Balcarce dans le quartier Microcentro. Il n’est cependant pas possible de se rendre directement à la porte de la Casa Rosada pour la visiter. Il faut obligatoirement réserver auparavant pour pouvoir y entrer.  Les réservations se font seulement 15 jours maximum en avance par internet en cliquant ici. Tout est entièrement gratuit !

Il est possible de la visiter tous les samedis et tous les dimanches toutes les tranches de 15 minutes de 10h à 17h. A noter qu’il existe des visites guidées en Anglais à 12h30 et 14h30  le Samedi et le Dimanche et en Portugais à 13h et à 14h45. Sinon la visite est en espagnole. La visite guidée dure environ 45 minutes.

Chose importante, vous devez absolument montrer votre justificatif de réservation une fois la réservation faite sur Internet. De même vous devez présenter une pièce d’identité valide par personne. Enfin, il vous est demandé d’arriver un minimum de 20 minutes avant l’horaire choisi. A noter que si vous vous rendez avant l’heure il vous sera  possible d’intégrer un groupe ayant un horaire plus tôt.

Attention la Casa Rosada se réserve le droit de modifier ou d’annuler les visites. Les horaires mentionnés dans cet article sont susceptibles de changer !

La Plaza Mayo où siège la Casa Rosada – Flavien Cousin

Qu’allez-vous découvrir dans la Casa Rosada ?

Vous serez surement surpris de découvrir que la visite de la Casa Rosada inclut presque toutes les pièces les plus importantes ! Seul le bureau et le balcon présidentiel n’est pas accessible au public. Ceci étant, vous découvrirez  tout le reste ! Vous commencerez votre visite dans l’imposant hall d’’entrée où commencent les visites. Ensuite vous monterez l’escalier des journalistes. Baptisé comme cela car il mène à la salle de Presse où le Président Argentin se rend pour annoncer au peuple certaines décisions importantes.

Dans le même secteur vous découvrirez la galerie des idoles populaires de l’Argentine. Tous ceux qui ont fait la gloire de l’Argentine ! La partie la plus importante de la visite est le patio des Palmiers qui tient son nom de ses arbres qui ornent le patio. A noter qu’il reste un seul palmier qui date de la construction du bâtiment, les autres ayant été plantés après.

Continuez votre visite en découvrant  la salle des scientifiques, une importante salle de réunion de la Casa Rosada mais aussi les anciens quartiers pour le Vice-président argentin, l’incroyable ascenseur présidentiel, l’escalier Français nom donné en l’honneur d’un tableau offert par le gouvernement français pour rendre hommage à Saint-Martin mort en France en 1850 ou encore l’incroyable salon Blanco où se tiennent des réceptions et des cérémonies particulières (passation de pouvoir par exemple).

En bref vous ne vous ennuierez pas dans cette visite et si vous voulez en découvrir plus, n’hésitez pas à vous rendre au Museo de la Casa de Gobierno, situé en dessous de la Casa Rosada pour découvrir l’histoire et les objets ayant appartenu aux présidents argentins ! Des expositions culturelles peuvent y avoir lieu.

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Pigüé, le village français en pleine Pampa argentine

On le sait, l’Argentine a connu une très forte vague d’immigration européenne au milieu du XIXème siècle dont les plus connues sont celles italiennes et espagnoles . Mais si vous êtes des habitués du blog, vous avez remarqué que nous avions également parlé, il y a quelque temps, de l’immigration belge dans la Province d’Entre-Rios et de l’immigration galloise dans le village de Gaiman. Ainsi aujourd’hui nous allons vous expliquer les débuts de l’immigration française sur le sol argentin. Et pas n’importe où puisque l’immigration française a débuté au beau milieu de la Pampa dans le village de Pigüé !

Village de Pigüé – Commons Wikipédia

Les débuts de l’immigration française

1884 c’est l’année décisive pour l’immigration française en Argentine ! Même s’il y avait déjà avant des Français en Argentine (on en comptait pas moins de 4286 français avant 1884), l’immigration française en Argentine a connu un véritable boom en 1884. Mais que s’est-il donc passé lors de cette année là ? En fait, il faut remonter même plus précisément 3 ans plus tôt. En effet en 1881, Clément Cabanettes, jeune paysan de l’Aveyron, réussit en 1881 à convaincre 40 familles venues d’Espalion, Saint-Geniez d’Olt, Gabriac, Aurelle, Naucelle et d’autres communes d’Aveyron de s’installer dans la Pampa.

Ainsi, le 23 octobre 1884, les familles quittent Rodez par train et embarquent le 24 octobre sur le Belgrano, qui part de Bordeaux en direction de l’Amérique du Sud. Ils atteignent le Nouveau Monde et Buenos Aires le 30 novembre, puis Pigüé les 3 et 4 décembre. La Colonie des Aveyronnais a su devenir, malgré un départ difficile, l’une des plus prospères de la Pampa.

Les raisons de ce départ ont été principalement politiques, économiques et sociales. En effet, la France connaissait à la fin du XIXème un certain déclin des idées libérales ; des idées qu’on retrouve en Argentine à la fin du XIXème siècle. De même, au niveau économique beaucoup de français de zones rurales souffraient au niveau économique. Poussés par la misère et/ou animés d’un solide esprit d‘entreprise, ils sont partis à la fin du XIXème siècle pour l’Argentine où ils ont fondé Pigüé, petit village en pleine Pampa argentine dans la Province de Buenos Aires.

Gare de Pigüé d’où sont arrivés les premiers francais – Wikimédia Commons

Qu’en est-il de Pigüé aujourd’hui ?

Aujourd’hui la ville de Pigüé compte pas moins de 13 800 habitants. Elle a gardé une très importante empreinte de cette immigration française. En effet, on considère que 30 à 40% de la population a des origines languedociennes.
De nombreuses rues ont gardé des noms de la région de l’Aveyron comme la rue Rodez. De même, de nombreux habitants actuels de Pigüé continuent de parler et de comprendre l’occitan. A noter que le français est toujours enseigné dans les établissements à l’image du néerlandais dans certaines écoles de Villaguay (cf article “La Belgique et le rêve argentin“).

Par ailleurs chaque année une fête célébrée le 4 Décembre rend hommage à la diaspora aveyronnaise. Pigüé est la seule ville d’argentine fondée par des Français et ce fut la première à instaurer le service militaire dans le pays. Au fil des ans la colonie fut enrichie par l’arrivée de colons de toute l’Europe, pour en faire aujourd´hui une ville pleine de mélanges et riche en culture.

Si vous voulez visiter la Pampa Argentine, n’hésitez pas à contacter l’agence de voyages Equinoxe, spécialiste de vos voyages sur mesure.


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Cap sur le Cap Horn !

Découvert en 1616, le Cap Horn est depuis devenu un lieu mythique dans le monde entier ! Pourquoi mythique ? Parce le Cap Horn est considéré comme le point le plus austral de l’Amérique du Sud et qu’il est parmi tous les caps, celui le plus au Sud ! Il est également un lieu qui attire énormément l’attention c’est pourquoi nous vous proposons une exceptionnelle croisière en direction du Cap Horn ! Alors, serez-vous Cap à faire ce voyage qui fascine tellement de voyageurs ?

Cap Horn – Mar Australis

L’histoire du Cap 

On pourrait croire que ce Cap est un lieu sans aucune histoire étant donné que l’île n’a jamais été habitée et qu’elle ne fait qu’une superficie de 30 kilomètres carrés. Evidemment elle est connue pour son Cap qui est par ailleurs le plus haut sommet de l’île (425 mètres). Elle a été découverte en 1616 suite à une expédition financée par la Hollande et plus précisément par la ville de Hoorn qui a donc donné son nom au Cap.

Ensuite le Cap était principalement un point de passage commercial crucial pour les navires qui voulaient se rendre jusqu’en Asie depuis l’Europe. En effet, il faut savoir qu’à l’époque un navire qui devait se rendre de New York à Los Angeles faisait une boucle par l’Amérique du Sud en passant par le Cap Horn. Il faisait pas moins de 22500 kms !
Mais depuis l’ouverture du Canal de Panama en 1914, tous les navires venant d’Amérique du Nord, Europe et Afrique passent désormais par le canal de Panama ce qui a pu réduire certains trajets considérablement.

En effet, désormais un trajet New-York jusqu’à Los Angeles ne représente “plus” que 9500 kilomètres en bateau. Ainsi depuis 1914 le Cap Horn a totalement changé de fonction. Il n’est plus qu’un passage mythique pour les plus grandes courses maritimes (Around Alone, Vendée Globe, Trophée Jules Verne ou encore le Global Challenge) et également un lieu touristique qui fascine le monde entier.

La Faune et la Flore sur le Cap Horn

Déclarée réserve biosphère par l’UNESCO, l’île abrite un climat propice pour certains types d’animaux. En été on atteint des températures allant de 4 à 14 degrés alors que l’hiver le thermomètre oscille entre 4 à -2 degrés. L’île est principalement touchée par des vents violents ce qui explique que cette zone maritime est considérée comme une des plus dangereuses au monde avec des vagues très hautes, des courants très importants, des tempêtes violentes et la présences de nombreux icebergs.

On retrouve sur l’île et ses alentours la présence de canard vapeur, de manchot papou, d’oie commune, de dauphin noir, éventuellement de baleine à bosse et d’autres animaux encore. De plus le Cap Horn n’abrite pas le moindre arbre, mais est tout de même relativement recouverte de végétation grâce aux fréquentes précipitations.

Un voyage à couper le souffle

Il est possible de réaliser une croisière jusqu’au Cap Horn. En effet l’Agence Equinoxe organise, en partenariat avec Mar Australis, une croisière exceptionnelle. Vous commencerez votre croisière sur le canal de Beagle en direction de l’extrême Sud. Le jour suivant vous irez jusqu’au Canal de Murray et la baie Nassau. C’est ensuite que vous vous retrouverez en face de l’impressionnant Cap Horn. Probablement le moment le plus important de votre croisière !

Vous retournerez ensuite direction Ushuaia en passant par la baie Wulaia. Elle est connue pour être l’un des plus grand établissement indigène des canotiers Yámanas. Le spectacle visuel qu’offre cette zone est splendide. En effet la végétation présente est extrêmement riche et variée. En effet, de nombreux lengas (hêtre de la Terre de Feu), coigües, canneliers et fougère poussent sur l’île.

Vous terminerez votre croisière en y admirant les fjords et les glaciers de la région. Il y a tellement de glaciers qu’une zone a été nommée l’Avenue des Glaciers. De plus vous réaliserez une excursion dans la forêt froide Patagonienne, et monter jusqu’au pied d’une cascade d’origine glaciaire. À partir de ce belvédère, la beauté du paysage est saisissante et superbe. De là vous pourrez prendre d’exceptionnelles clichés de ces paysages riches et variés avant de retourner à Ushuaïa. A noter qu’il est également possible d’effectuer la croisière d’Ushuaïa à Punta Arenas. Pour plus d’informations sur ce voyage cliquez ici ou contactez l’Agence Equinoxe.

Parc National Terre de Feu à Ushuaïa – Lauriane Him

Vous connaissez déjà tous les secrets de cette région et vous visualisez peut-être déjà vos futurs vacances. Sachez d’ailleurs que, concernant le voyage dans cette région, nous pourrons également vous proposer d’autres parcours, notamment en direction du Chili et de la petite ville de Punta Arenas !

Si vous aussi vous avez envie de vivre cette expérience exceptionnelle, n’hésitez pas à contacter notre Agence Equinoxe, qui saura vous organiser un séjour sur-mesure, rien que pour vous! 


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La traversée légendaire de Saint Martin au cœur des Andes !

On le sait l’argentine regorge de lieux exceptionnels pour les activités sportives et particulièrement les randonnées. Si le trekking a beaucoup de succès, il le doit beaucoup à ses paysages variés et magnifiques qui ravissent chaque année des milliers de touristes. Mais depuis quelques temps certains férus d’histoire participent à des randonnées à cheval dans les Andes comme l’a fait un certain Saint Martin presque 200 ans plus tôt. Zoom sur ce grand moment d’histoire de celui qui a rendu indépendant l’Argentine !

Un aperçu de la traversée de Saint Martin dans les Andes – Flickr

Une traversée chargée d’histoire

Mendoza est une ville de 800 000 habitants au pied de la Cordillère des Andes et principalement réputée pour ses vignes, son industrie alimentaire et son traitement du pétrole. A proximité de Mendoza on trouve la ville d’Uspallata à environ 100 kilomètres à l’Ouest de Mendoza. Si cette ville ne vous dit probablement rien elle fut pourtant témoin d’un incroyable moment d’histoire.

C’est un lieu tout simplement exceptionnel puisque ce serait à Uspallata, ou du moins à proximité de cette ville que les troupes du Général San Martin (connu pour être le protagoniste de l’indépendance de l’Argentine) se seraient réunies pendant la guerre d’Indépendance de l’Argentine. Mais c’est surtout quelques années plus tard que San Martin écrira une page extraordinaire de l’histoire. En effet,  en Janvier 1817, San Martín a entrepris la démarche militaire la plus audacieuse de l’histoire de l’Argentine. En effet, il participa avec ses troupes à la traversée de la Cordillère des Andes à cheval pour contribuer à libérer le Chili, qui ne se trouve finalement qu’à quelques kilomètres d’Uspallata.

Les secrets de cet exploit

L’expédition aurait rassemblée pas moins de 5400 hommes, 9280 mules, 1600 chevaux et 16 pièces d’artillerie. Il faut bien remettre dans son contexte la véritable portée de cet exploit. La traversée aurait durer environ 17 jours pour atteindre la frontière chilienne et 2 jours supplémentaires pour rejoindre les troupes chiliennes d’O’Higgins pour combattre dans la bataille historique de Chacabuco. Une bataille qui a contribué un an plus tard à l’Indépendance chilienne.

De nos jours on considère encore que ce fut un des plus grand exploit de l’histoire militaire. En effet dans des conditions incroyables (température pouvant atteindre -20 degrés la nuit, forte altitude, les maladies le manque d’eau et de bois pour faire du feu. Tous les historiens s’accordent à dire que cet exploit n’aurait pas pu être possible sans le génie de Saint Martin.

Il est impossible de citer toutes ses idées ingénieuses et ses stratégies payantes mais Saint Martin avait tout penser dans cette traversée. Par exemple le choix de prendre des mules étaient très astucieux car il s’agit de bêtes qui résistent très bien à l’altitude et aux variétés de températures. De même, il savait que le bois aller manquer pour faire du fois, ainsi les mules transportaient des peaux de vache pour réchauffer la nuit tombée les soldats. Ou encore Saint Martin, avait prévu des civières pour les hommes atteints de maladie.

Malgré l’exploit de cette traversée et de la contribution exceptionnelle de Saint Martin et ses troupes, au Chili, le héros de l’Indépendance est le général Bernardo O’Higgins. San Martin n’aurait que “contribuer” à l’Indépendance chilienne.

Vignoble de Mendoza – Bertrand Mahé

Un lieu paradisiaque

On le sait les Andes sont la plus grosse chaîne de montagne au monde. Ainsi il n’est pas étonnant que certaines parties en sont magnifiques. Or la partie des Andes traversée par Saint-Martin est justement une des plus belles parties des Andes.

Par exemple, le début de l’expédition de Saint Martin et ses troupes débutaient de d’Uspallata. C’est une vallée qui se situe entre 1900 et 2500 mètres d’altitude environ. Celle-ci est traversée par le fleuve Mendoza et les rivières San Alberto et Uspallata. De même, concernant la flore de cette vallée, on trouve de très nombreux peupliers ainsi que des arbres et arbustes typiques de la haute montagne. De plus les paysages rocheux d’altitude procurent un sentiment de dépaysement intense. Tous ces différents reliefs donnent à ce lieu une saveur vraiment exceptionnelle.

Dans cette partie des Andes vous empruntez des vallées encaissées et des sentiers étroits. De même la faune y est très riche et variée avec des guanacos, des condors, des aigles, des renards ou encore des choiques. Et c’est également dans cette région des Andes que vous trouvez le plus haut sommet des Andes !

En effet le mont Aconcagua (presque 7000 mètres d’altitude), surplombe la vallée et fascine les nombreux voyageurs qui se rendent à Mendoza pour atteindre le sommet et suivre les traces de Saint Martin, 200 ans plus tard.

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Le Parc Lezama – Un parc pas comme les autres

Si les parcs de Palermo et la Réserve Ecologique de Puerto Madero sont généralement les lieux privilégiés pour passer du bon temps un dimanche matin, il n’en est pas moins que d’autres nombreux lieux très sympathiques sont présents à Buenos Aires. C’est le cas du Parc Lezama ! Vous serez vraiment étonné du calme et de la beauté qu’offre ce parc situé à la frontière entre le quartier de San Telmo et de la Boca.

Parc Lezama – Commons Wikipédia

Un peu d’histoire sur ce parc

Si ce n’est pas complètement prouvé, beaucoup d’historiens s’accordent cependant à dire que ce serait à l’endroit de cet actuel parc que Pedro de Mendoza (connu pour être le fondateur de Buenos Aires) aurait posé la première pierre de la ville le 3 Février 1536, soit il y a presque 500 ans ! Le parc fut ensuite dédié pendant très longtemps au commerce d’esclaves.

C’est en 1857 que Gregorio Lezama (connu pour être un très riche commercial de l’époque et propriétaire d’un très grand nombre d’estancias) décide de racheter ce parc. Il décide de le rénover avec l’aide du français Charles Thays. Ce dernier a passé une très importante partie de sa vie à créer des parcs et des jardins à Buenos Aires. D’ailleurs il y a encore beaucoup d’espaces verts qui ont gardé son nom (à Palermo et Recoleta par exemple). En 1858 le parc servira aussi d’hôpital pendant l’épidémie de choléra.

Lezama meurt en 1894 à l’âge de 87 ans, sa femme décide de vendre (pratiquement gratuitement) le parc à la ville de Buenos Aires. Cependant au moment de la vente elle souhaitait que le parc garde le nom de son mari défunt. Chose promise chose due, le parc garde toujours son nom encore de nos jours !

Que faire dans ce parc ?

Outre le fait que vous pouvez vous balader ou vous reposer sur les nombreux bancs ou sur la pelouse (comme dans tout parc), il y a de nombreuses autres activités à faire dans ce parc. Voilà ce que nous vous proposons de faire :

  • Perdez-vous dans les petits sentiers, des escaliers et des belvédères dont certains offrent une vue sur le Rio. Vous apprécierez d’autant plus le paysage par le fait que le parc se situe sur une zone en relief. En effet, il est situé sur la « barranca » (ravin) qui marquait l’ancienne rive du Río de la Plata.
  • Prendre des photos au côté des statues et des bâtiments anciens. On retrouve par exemple dans ce parc une statue de Pedro de Mendoza ou encore un petit temple d’inspiration Greco-Romaine.
  • Visiter le Musée Historique National (Defensa 1600), ancienne demeure de Lezama, qui se visite de 11h à 18h du mercredi au dimanche qui présente des témoignages sur la révolution de Mai et les guerres d’indépendance.
  • Profiter de cette présence pour vous rendre dans le quartier de la Boca. En effet vous serez seulement à une dizaine de minutes du stade de la Bombonera. Et à environ 15-20 minutes à pied de la rue touristique de El Caminito. Attention cependant, nous vous conseillons de vous rendre à El Caminito en taxi pour des raisons de sécurité.
  • Boire un café dans un des deux cafés historiques de la ville  “Le Bar Britanico” ou “El Hipopotamo” qui donnent sur le parc Lezama.

Quartier de la Boca – Clément Burre

Voilà donc maintenant vous serez où aller pour votre prochain Dimanche. Par ailleurs n’hésitez pas à consulter l’Agenda Culturel pour avoir d’autres idées d’activités.

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Gaiman, l’irrésistible village gallois en pleine Patagonie !

On sait que l’Argentine a connu une très forte vague d’immigration européenne au milieu du XIXème siècle dont les plus connues sont celles italiennes, espagnoles ou encore françaises. Ceci étant il ne faut pas oublier le poids de l’immigration des autres pays européens à cette époque. Nous avions récemment parlé sur le blog de l’immigration belge qui s’était fortement implantée dans la Province d’Entre-Rios dans le village de Villaguay. Désormais, nous allons vous parler de l’incroyable histoire de l’immigration galloise en Argentine dans la Province de Chubut… en pleine Patagonie !

Les premiers colons gallois arrivés à Gaiman – Wikimédia Commons

L’histoire de l’immigration galloise

12054, c’est le nombre de kilomètres qui séparent Cardiff (capitale du Pays de Galles) de Gaiman (ville argentine située dans la région de Chubut). Malgré cette impressionnante distance (surtout pour l’époque) qui sépare les 2 villes, l’immigration galloise a bien existé en Argentine !

Il faut remonter à l’année 1865 pour voir les tout premiers gallois arriver en terre patagonne. La raison de cette immigration ? Un directeur d’une école théologique qui avait la volonté d’instaurer un Etat où le gallois pourrait se maintenir. Car il faut absolument remettre les choses dans leur contexte. A l’époque les Gallois craignaient que leur culture disparaisse au profit de celle anglaise, écossaise voire irlandaise. Ainsi a émergé l’idée de fonder des communautés galloises à l’extérieur du pays. Le choix de la Patagonie a été décidé car l’isolement de la région permettait de préserver l’identité culturelle, linguistique et religieuse du pays.

Les premières villes créées par la communauté galloise ont été Puerto Madryn puis Rawson (actuelle capitale de la Province de Chubut). Ceci étant, ces dernières ont relativement peu conservé une culture galloise à l’inverse du village de Gaiman que l’on considère encore de nos jours comme le fief de la culture galloise en Argentine.

 

Gaiman en 1925 – Wikimedia Commons

Que reste-t-il de la culture galloise à Gaiman de nos jours ?

En effet Gaiman est l’unique ville d’argentine qui a véritablement conservé une très forte empreinte galloise. Par exemple à l’école la langue galloise a été réintroduite. Les bâtiments témoignent aussi du passé gallois de la ville. On retrouve par exemple des salons de thé, des maisons en pierre et en brique et des chapelles protestantes. Le protestantisme étant la religion majoritaire au Pays de Galles.

Des fêtes et festivals également commémorent la communauté galloise à Gaiman. C’est le cas par exemple le 28 Juillet où on célèbre le “Jour du Débarquement” ! C’est une fête qui commémore des célébrations religieuses dans les chapelles de la ville. On retrouve aussi chaque année des festivals gallois tels que le Gorsedd ou l’Eisteddfod.

De même, le drapeau actuelle de la Province de Gaiman témoigne du passé gallois de la ville. En effet on reconnait le dragon rouge que l’on retrouve également sur le drapeau gallois.

Le drapeau de Puerto Madryn – Wikimédia Commons

Que faire à Gaiman ?

Malgré la petite taille de la ville (on ne compte plus que 4200 habitants), les activités à Gaiman ne manquent pas.

  • Visite de la ville et de ses maisons typiques en brique. Vous pourrez aussi visiter les différentes chapelles protestantes (comme la chapelle Bethel qui rappelle cette culture galloise avec ses briques rouges) qui témoignent de l’importance de la religion chez la communauté galloise.
  • Le Museo Histórico Regional : Aménagé dans l’ancienne gare ferroviaire de la ville, il s’agit du meilleur lieu pour connaitre tous les secrets de cette immigration galloise dans la Province de Chubut.
  • Visiter la Primera Casa De Gaiman : Il s’agit tout simplement de la première maison construite à Gaiman occupée par la famille de David Roberts.
  • Se donner à la tradition du tea time dans un des 6 salons de thé de la ville.
  • Visite du parc paléontologique de Bryn Gwyn : Parc à 8km au sud de Gaiman, vous découvrirez l’histoire géologique, paléontologique et botanique de la Patagonie.
  • Visite de la ville de Trelew qui est à seulement 18km à l’EST de Gaiman. Dans cette ville vous pourrez aussi visiter le musée Paléontologique où de nombreuses répliques de dinosaures sont présentes. Pour en savoir plus sur Trelew cliquez ici

Réplique du Tyrannotitan au Musée Paléontologique de Trelew – Lauriane Him

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