Tout d’abord, clarifiions les choses pour les novices, le terme “villa” désigne un bidonville où comme tout à chacun le sait, situés à la périphérie des agglomérations, les conditions de vie y sont difficiles. Et c’est la fabuleuse association Mumalá qui nous a invité à partir à la découverte des femmes de ce quartier car cette dernière se charge d’une mission bien particulière…

Photo – Source: Mumalá

 La Villa 31, une ville à l’intérieur de la ville !

La Villa 31 fait partie de zones très paupérisées de Buenos Aires, elle se situe dans le quartier de Retiro, aux frontières du centre de la ville. Elle a commencé à se former dans les années 30 lorsque les immigrés travailleurs portuaires et ferroviaires cherchaient en vain un lieu où vivre. En 1970, cette zone compte 16.000 familles installées mais c’est durant la dictature que le gouvernement tente d’éradiquer cette zone. En vain puisque dès la chute de ce dernier, les habitants y reviennent en masse et on peut parler aujourd’hui d’une ville à l’intérieur de la ville…

À l’intérieur de la Villa, une fourmilière y vit, chantent, cris et travaillent. Chacun tente de gagner quelques pesos en vendant un bric à brac géant et les maisons souvent en tôle ou matériels recyclés grandissent. Attention, on n’y entre pas si l’on est pas accompagné d’un habitant, un conseil précieux !

L’Association Mumalá, la grande soeur des adolescentes

 Mumalá c’est un groupe de femmes hors du commun qui se battent afin de construire une société plus juste et égalitaire tout en respectant la femme et ses droits. Présentes à travers toute l’Amérique latine, elles se battent quotidiennement pour renverser les “habitudes” et faire valoir le respect de la femme. Nous avons rencontré l’association Mumalá de Buenos Aires…

Ici leurs actions principales se passent au sein de la Villa 31, elles s’y rendent quasi-quotidiennement et exercent un travail colossal ! En effet, ces douze femmes aux caractères bien trempé sont devenues de grandes soeurs pour ces jeunes femmes qui bien souvent ont oublié qu’elles aussi doivent être respectées. Atelier lecture, enseignement de leurs droits, activités créatives, cours de danse et soutient psychologique, le quotidien devient un peu plus rose pour le bonheur de toutes ! Entre rires et larmes, on oublierait presque que certaines ne sont jamais allées à l’école ou d’autres, encore adolescentes sont déjà mamans. Et puis vient l’heure de la fête car ici c’est une religion ! Mumalá et le jeunes femmes organisent des repas hebdomadaires où l’on vient et l’on discute de ses expériences, de ses problèmes et on finit en musique. Sachez également que l’association se fait souvent entendre dans Buenos Aires par leurs marches symboliques et manifestations.

En tout cas elles ont emporté haut la main le souhait d’Argentine Info, longue vie à Mumalá et ses princesses !

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