On vous voit venir… Ezeiza, vous pensez à l’aéroport international de Buenos Aires ? Eh bien, non rien à voir. Célèbre personnage argentin, Gabino Ezeiza fût un musicien et payador reconnu durant le XXème siècle.

Qu’est ce que la “Payada” ?

Art traditionnel de la culture sud-américaine, la payada est une poésie chantée par un payador accompagné d’une guitare. Elle peut être pratiquée en duo (on parle alors de contrapunto), les deux protagonistes échangent alors une série de questions-réponses quasi-interminable (jusqu’au moment où l’un des deux ne sait plus que dire).

Les thèmes généralement traités sont l’amour, la vie, la mort et l’amitié.

Photo – Source: Payadas

Gabino Ezeiza, un payador reconnu de tous !

Afroargentin né dans le quartier de San Telmo le 3 février 1858, Gabino vécu une grande partie de sa vie dans la rue Azul au numéro 92 où l’on trouve aujourd’hui une boulangerie nommée “Don Gabino“. Auteur de plus de 500 compositions, il révolutionna l’art de la payada en y incorporant des rythmes milongas. En effet, à l’époque les milongas se trouvaient dans les quartiers d’immigrés comme celui de San Telmo.

Il reçoit toute sa gloire en 1900 lorsqu’il finit par remporter un contrapunto après 3 nuits de chants de suite ! Depuis sa date de naissance est devenue le jour officiel du payador en Uruguay, en Argentine on le fête le 23 juillet.

Une autre année à retenir est l’an 1884 qui l’opposa à Juan Nava ( très grand payador de l’époque). Il finit par avoir le mot de la fin alors qu’il n’est encore que novice en disant “Saludo a Payansú“. Cela deviendra son titre le plus connu. Admiré de Carlos Gardel et abonné au Café los Angelitos, Gabino s’éteindra en 1916 en laissant derrière lui un vaste répertoire que l’on écoute avec joie encore aujourd’hui !

Adíos, G.EZEIZA 
Buenos Aires de mi amor,
¡oh, ciudad donde he nacido!
No me arrojes al olvido
yo, que he sido tu cantor.
De mi guitarra el rumor
recogió en sus melodías,
el recuerdo de otros días
que jamás han de volver,
los viejos cantos de ayer
que fueron las glorias mías.