La musique folklorique argentine remonte à plusieurs centaines d’années et ses origines sont enracinées dans les cultures indigènes des peuples originaires d’Amérique Latine. Cette musique populaire est inspirée de rythmes et de styles caractéristiques des cultures provinciales, majoritairement de racines indigènes et afro-hispano-coloniales.

Quelques mots sur l’histoire du folklore argentin…

Trois grandes rencontres historico-culturelles l’ont modelée :

  • la colonisation espagnole (XVI-XVIII siècles),
  • l’immigration européenne (1850-1930),
  • la migration interne du xx ème siècle(1930-1980).

Le folklore acquiert ses titres de noblesse dans les années 30 et 40 alors que l’Argentine connait une vague d’immigration interne importante. Les paysans des provinces du pays arrivent en masse et s’installent à Buenos Aires.

Dans les années 50, c’est un vrai « boom » et le folklore devient le principal genre de musique populaire nationale au même titre que le tango.

Source – Wikimedia Los Fronterizos

Dans les années 60 et 70, sa popularité s’étend à toute l’Amérique Latine. Le style folklorique argentin impulse alors d’autres expressions similaires et le renouveau musical et lyrique  du continent.
On voit alors naître de nombreux festivals de folklore dont le très célèbre « Festival National de Folklore de Cosquín » (Province de Cordoba).

La répression culturelle imposée par la dictature militaire (1976-1983) affectera le folklore mais il ressurgit en force à partir de la Guerre des Malouines de 1982, alors que le tango, le « rock national », la ballade romantique latino-américaine, le cuarteto et la cumbia prennent aussi place sur la scène musicale populaire.

Les différents styles du folklore argentin

Connu dans une globalité, le folklore national regroupe cependant un grand nombre de sous-genres, de nuances, de styles et de productions différentes. Chaque région du pays se caractérise par un aspect différent de sa création musicale, multipliant ainsi encore plus la variété du folklore argentin.

Bombo argentino -Photo : Pernicorne

La zamba, la chacarera, le chamamé, la baguala, le carnavalito ou la copla sont quelques exemples de sous-genres à grande diffusion dans les provinces.
Les instruments les plus utilisés sont : le bombo legüero, la caja (la caisse), le sicu, le charango et la guitare.

Le plus grand référent du folklore est Atahualpa Yupanqui. Il est auteur compositeur, guitariste et chanteur et a su retracer l’identité et la réalité de chaque région, intériorisant les vielles cultures indigènes. Avec précision et poésie il a décrit la situation politique des habitants ruraux dénonçant leurs conditions d’exploitation et de pauvreté. “El arriero” et “Luna tucumana” sont probablement les chansons les plus connues.

Les folkloristes d’Argentine

La liste est très riche. Les plus connus parmi tant d’autres sont les suivant :

Horacio Guarany, Jorge Cafrune, Mercedes Sosa, Eduardo y Juan Falú, Alfredo Ábalos, Sixto Palavecino, Liliana Herrero, Los Fronterizos, el Dúo Salteño, Peteco Carabajal, Los Chalchaleros, Chango Spasiuk, Teresa Parodi, Raúl Carnota et Soledad Pastorutti.


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