Vous êtes Français, vivez à Buenos Aires, et donneriez tout pour manger une vraie baguette à la française, des bons croissants chauds le matin et une quiche lorraine au déjeuner? Anaïs, Adrien et Morgan l’ont fait! Cocu a ouvert ses portes le 14 décembre 2012, et leur concept plaît beaucoup : une boulangerie française, une vraie de vraie! À la découverte de l’équipe, “Cocu et contents de l’être” (Ah l’humour à la française !)

Source – Photo : Cocu

1. Présentez-vous, vos associés et l’histoire du projet.

Je m’appelle Anaïs Gasset, j’ai 28 ans et je viens de Montpellier. En France, j’ai fait un Master à Audencia, en Administration d’Entreprise. Je suis en Argentine depuis deux ans et demi. Au début, je travaillais dans un hôtel, dans l’optique de monter le mien par la suite. En parallèle, je produisais un show de tambours lumineux, Drum & Luz.

C’est ici, en Argentine, que j’ai rencontré mes deux associés : Morgan Chavrel, 28 ans, ingénieur informatique originaire de Nice, et Adrien Verny, 28 ans, ingénieur mathématicien d’Aix-en-Provence. Il y a deux ans, les garçons ont commencé à penser au projet en voyant que les boulangeries étaient nombreuses en Argentine, mais la qualité n’était pas forcément au rendez-vous. Ils ont donc décidé de retourner en France pour se former et changer de carrière. J’ai rejoint le projet par la suite, après les avoir rencontrés à la Chambre de Commerce et d’Industrie Franco-Argentine et nous avons développé le business plan et la marque Cocu.

2. Quel est le concept de Cocu?

En fait, Cocu, c’est une sorte de “Starbucks Gourmet”, c’est une boulangerie à la française, tenue par des Français, avec le savoir-faire traditionnel qui va avec. On a bien entendu dû procéder à une certaine adaptation des produits au marché local. Par exemple, les croissants contiennent moins de beurre qu’en France, parce que les Argentins n’apprécient pas forcément cela. Tous les produits sont en vente sur place, en auto-service, ou à emporter.

3. Pourquoi ce nom?

L’idée de ce nom nous est venue du fameux film réalisé par Marcel Pagnol : La Femme du boulanger, sorti en 1938.

C’est l’histoire d’Aimable, boulanger d’un village de haute Provence qui découvre que sa femme, Aurélie, bien plus jeune que lui, le trompe avec un berger lorsqu’il travaille le pain pendant la nuit. Elle s’enfuit avec lui. Aimable décide de faire la grève du pain tant qu’elle n’est pas revenue. Ainsi, tout le village se mobilise afin de la retrouver. 

C’est donc grâce au film et surtout à la légende urbaine qu’il transmet que l’on a trouvé le nom de Cocu. En plus, c’est facile à dire pour des hispanophones!

Le slogan de la boulangerie est “Je t’aime à la folie” (en français s’il vous plaît)! Il permet de rappeler l’amour du boulanger pour son pain, pour son métier, mais aussi l’amour d’Aimable pour Aurélie. On a décidé de développer cette histoire jusqu’au bout, en créant nous même notre histoire, celle de Marion et Laurent (que vous pourrez découvrir sur les sets de table de la boulangerie). Après avoir longuement travaillé sur les personnages et sur le design, le résultat est plutôt sympa non?

4. Quel est le profil de vos employés? Est-il difficile de former des étrangers à la boulangerie traditionnelle française?

En tout, on compte une dizaine de personnes travaillant chez Cocu. Au niveau de la production, on a uniquement des hommes : Français, Vénézuelien, Argentin. C’est un travail très physique qui ne peut être fait que par des hommes rapides et endurants. Généralement, on choisit des employés ayant un profil de cuisiner, que l’on s’occupe de former nous-même au savoir-faire de la boulangerie à la française.

Au niveau de la vente, le personnel est français, mexicain ou encore colombien. Mais bon, on recherche surtout des français qui ont un permis de travail, mais ils se font rares ou ne restent pas assez longtemps en Argentine. (A bon entendeur…)

5. Parlez-nous un peu de vos produits.

Ici, on vend des produits frais faits d’une façon traditionnelle française. On fait très attention à la matière première que l’on utilise, sélectionnée avec soin. Par exemple on utilise du sel marin, qui contient moins de sodium, et les pains sont cuits dans un four à pierre. Avant de commercialiser les produits, on fait de nombreux tests pour pouvoir proposer le meilleur.

On vend 8 sortes de pain (baguette, campagne, céréales…) et le seigle et l’intégral sont faits avec de la farine organique. On propose aussi les viennoiseries classiques (croissants, brioches), des brownies, cookies et tarte au citron. Le dimanche, on met en place une formule Brunch avec viennoiseries, confiture maison, bruschetta et salade. On essaye aussi de développer un maximum nos formules déjeuner avec des tartes (quiche lorraine, fromage, courge) et des sandwichs chauds.

Cocu organise aussi des événements et des journées spéciales, on n’a pas loupé la chandeleur, ni la galette de rois. Pour la fête des pères, on vous invite à venir voir la surprise qui vous attend. Et pour la fête nationale, le 14 juillet, rendez-vous pour un bal musette avec boeuf bourguignon et vin chaud, le tout dans une ambiance à la française bien sûr!

6. Avez-vous rencontré des difficultés quant à la mise en place du projet?

Le plus compliqué, ici, c’est les papiers! En tant qu’étrangers, on n’a pas le droit d’avoir de visa d’entrepreneur, on a donc dû se faire embaucher par notre propre entreprise, je vous laisse imaginer la complexité de la chose! En plus, on cherche absolument des employés qui ont un permis de travail, et c’est pas facile à trouver!

7. Des projets de développement peut-être?

Ca fait six mois qu’on a ouvert, mais on est déjà bien connus, tant au niveau de nos clients argentins qu’au niveau de la communauté française de Buenos Aires. En plus, nos clients sont fidèles et réguliers. Cela nous a permis de penser à l’ouverture d’autres succursales dans la capitale, et pourquoi franchiser par la suite!

Les infos pratiques

Horaires d’ouverture
Mardi – Vendredi : 9h – 20h
Samedi : 10h – 21h
Dimanche : 10h – 20h

L’adresse : Malabia 1510 – Palermo

Retrouvez Cocu sur Facebook, ICI

On aime : le côté cosy et traditionnel de l’endroit, la qualité des produits proposés et l’ambiance à la française, avec musique et tout et tout!