Ce week-end, les Français ont essuyé un revers contre l’Argentine en quart de finale de la coupe Davis. Nous n’avons malheureusement pas eu l’occasion d’assister au match qui se déroulait à Buenos Aires, mais nous sommes allées à la rencontre de Raphaël, un jeune supporter Français qui, malgré sa déception quant au résultat, a accepté de nous faire partager l’atmosphère de la Coupe Davis à laquelle il a eu l’occasion d’assister.

Photo – Source : Raphaël L.

Présente toi en quelques mots…

Etudiant en 4e année de Commerce International, je suis à Buenos Aires pour 6 mois.
Je voulais découvrir l’atmosphère de ce grand pays d’Amérique Latine qui se démarque entre autres pour son sport ; pas seulement en foot, mais aussi en tennis, rugby, basket… Grand passionné et joueur de tennis, je ne pouvais pas manquer cette chance incroyable d’assister à un tournoi de la Coupe Davis où la France rencontrait l’Argentine à Buenos Aires, au même moment où j’y suis !

A quelle(s) rencontre(s) as-tu assisté ?

Présent sur les gradins les trois jours, je n’ai manqué aucun match ! J’ai d’ailleurs pris un bon coup de soleil.

Le meilleur moment du week-end ?

La balle de match en double qui a permis aux Argentins de mener deux jeux à un ! A ce moment là, le stade a explosé, parce que c’est à cet instant précis que les Argentins ont réalisé qu’ils pouvaient gagner. Les supporters étaient debout, tout le monde s’est mis à chanter, le sol tremblait… l’ambiance était incroyable !

Parle nous justement de l’ambiance pendant les matchs…

Pour avoir assisté à d’autres tournois de tennis comme Roland Garros, je peux dire que l’atmosphère de la Coupe Davis est assez différente, parce que les joueurs ne jouent pas pour un titre personnel mais pour celui de leur pays. Il y a donc un côté bien plus patriotique. L’ambiance était un peu particulière, assez proche de celle que l’on connaît lors d’un match de foot. Les Argentins s’agitaient lors d’une action ou à la fin d’un jeu, mais pas de façon continue : ils ne faisaient pas un bruit lorsqu’ils perdaient et ne saluaient pas vraiment les bonnes actions françaises. Les moments où ils étaient en émoi, l’ambiance était folle, les chants résonnaient de tous côtés ! Mais le reste du temps, la minorité de supporters français que nous étions faisions plus de bruit pour encourager nos joueurs.

Le Résultat, une grande surprise ?

Bien sur, une très grande surprise ! On aurait pu gagner haut la main : trois de nos joueurs étaient quand même dans le top 15 mondial, et eux n’avaient pas Del Potro ! Mais Berlocq (ndlr : Carlos Berlocq, 71e joueur mondial) a joué le match de sa vie, il a été très bon. A côté, on avait un Gasquet blessé, un Simon pas au niveau, et un capitaine (Arnaud Clément) qui n’a pas su remotiver ses joueurs en double qui craquaient mentalement.

Un mot sur la réaction des Argentins à la victoire ?

Délirante ! Berlocq a déchiré son maillot devant le public, est allé saluer les joueurs français, et s’est roulé dans la terre battue. Les Argentins chantaient tout autour du terrain. Malgré ma déception, je dois l’admettre, c’était une belle victoire, et une très bonne ambiance tout au long de ces trois jours.

Nous remercions Raphaël, qui nous quitte après nous avoir chantonné cet air qu’il a en tête depuis trois jours « Ole Ole Ole, Cada dia te quiero más. Soy Argentina, este sentimiento no puede parar. »