En 1963, soit 50 ans plus tôt, l’écrivain Argentin Cortazar, exilé à Paris, publiait son célèbre roman « Rayuela », œuvre clé à l’époque du boom latino-américain. « Rayuela » fut traduit en 30 langues et eut une renommée internationale.

Source – Photo : Karla Nney Medrano

L’écrivain

Sans doute l’un des artistes les plus marquants du XXe siècle, Julio Cortazar est l’écrivain aux plusieurs nationalités, mais à l’âme mi-française, mi-Argentine. Il est né à Bruxelles en 1914, le jour du premier bombardement allemand sur la ville. Son père, consul argentin en Belgique, amena sa famille en Suisse, puis en Catalogne, pour enfin retourner en Argentine. Ce dernier déménagement fut suivi du départ soudain de son père, parti acheter des cigarettes, et jamais revenu…

Buenos aires fut sa première source d’inspiration, notamment pour ses deux premiers romans « Divertimiento » et « El examen ». Puis il devint français en 1981, grâce à François Mitterand, qui l’a naturalisé en même temps que Milan Kundera : l’un déraciné du Sud, l’autre de l’Est.

L’écrivain mourut le dimanche 12 février 1984, par un après midi froid et ensoleillé. Son décès marqua la fin d’une époque et la mort d’un grand personnage presque mythique en Amérique Latine.

L’œuvre

Ce livre est un grand classique, très probablement en train de s’empoussiérer dans la librairie du coin de la rue. Et pour cause, la taille du livre laisse à désirer, 590 pages aux petits caractères… le roman se divise en 155 chapitres, à lire de plusieurs façons : 1ère lecture du chapitre 1 à 56 et le reste est indiqué par l’auteur dans le « mode d’emploi ». Le roman évoque une histoire d’amour entre Horacio, un sculpteur argentin qui fait son éducation sentimentale à Paris, et Sybille, une uruguayenne au passé trouble. Il y évoque également une ode au Jazz et au Paris des années 50 ; ainsi qu’un traité de métaphysique et de pataphysique. Bref,  effectivement ce roman (mi fiction – mi essai) parait extrêmement complexe et original mais il se savoure lentement et avec plaisir.

Ce livre fut publié le 28 juin 1963 et vient de fêter ses 50 ans, tout comme le premier disque des Beatles et les début d’une nouvelle ère, les années 60…