L’histoire a commencé par quelques pieds de vigne venus d’Outre-Atlantique, apportés par des conquistadors espagnols pour lesquels un office religieux sans vin de messe était inenvisageable.

Photo : jean-louis Zimmermann

Elle s’est ensuite considérablement accélérée à partir du milieu du XIXè siècle, grâce à la grande vague d’immigration venue d’Italie, d’Espagne et de France. Ces grands pays vinicoles, non contents d’exporter leurs bouteilles dans le monde entier, exportent alors également leurs vignerons, leur savoir-faire et leurs cépages.

Grâce à l’altitude, au climat continental et à la pureté de l’eau, ceux-ci connaissent rapidement en Argentine une grande prospérité. Cependant, la quantité est longtemps privilégiée à la qualité et l’essentiel (90%) du vin produit en Argentine est consommé sur place… Car les Argentins aiment le vin : les 45 litres consommés par an et par personne les placent parmi les premiers mondiaux !

C’est en 1980 que l’industrie viticole argentine commence la transformation qui a mené au succès actuel. Sous l’impulsion des capitaux étrangers (1500 millions de dollars sont investis en 20 ans) et avec l’installation de grands groupes internationaux (Codorniu, Pernod Ricard, Lurton, Chauteua…), elle se modernise et se tourne vers l’export.

L’Argentine est aujourd’hui le 5ème pays producteur mondial de vin. Les 212 000 hectares de vigne, principalement répartis entre les régions de Mendoza, La Rioja, Salta, San Juan et Patagonia, assurent la renommée des vins argentins dans plus de cent pays dans le monde.

Les immigrés français ont beaucoup contribué à ce succès : leurs cépages tels que Cabernet Sauvignon, Malbec, Merlot ou même Chardonnay prospèrent aujourd’hui à des milliers de kilomètres de leur lieu d’origine.

Sources : http://www.elvinoargentino.com/