La célèbre poupée américaine Barbie, ainsi que tous les produits du fabriquant de jouets américain Mattel, comme les voitures Hot Wheels et Cars, sont interdits de territoire argentin. Principale cause, une nouvelle série de mesures protectionnistes annoncées par le gouvernement, visant à freiner la baisse de l’excédent commercial qui a chuté de 58% en janvier 2011.

Barbie / Source : jpcolasso

C’est l’Administration fédérale des impôts (AFIP) qui a annoncé ce jour la suspension de «l’importation de jouets Mattel car la société n’avait pas présenté les certificats d’origine dans 39 cas». D’après l’AFIP, Mattel «a commis une faute grave»..

En 2010, les importations de Mattel en Argentine représentaient 7,5 millions de dollars (environ 5,3 millions d’euros). La société américaine se plaçait alors leader mondial des jouets avec un chiffre d’affaires de 5,8 milliards de dollars (soit environ 4,1 milliards d’euros).

Dans un contexte électoral, la présidente Cristina Kichner semble avant tout justifier cet acte comme logique économique, contrairement à son homologue vénézuélien Hugo Chavez qui considérait que Barbie était «l’ultime reflet de la décadence de l’empire américain».

Dante Sica, directeur de l’institut d’analyse Abeced explique que «le gouvernement a deux objectifs… Le premier vise à protéger les industries locales. Le deuxième cherche à préserver l’équilibre de la balance commerciale en pleine année électorale».

Cela confirme qu’à ce jour, l’industrie argentine des jouets reste l’une des plus protégées par le gouvernement.

Source: AFP