Arrivé cette semaine à Buenos Aires pour la Feria du Livre où il est l’invité d’honneur, le prix Nobel de littérature péruvien Mario Vargas Llosa se montre optimiste sur le futur de l’Amérique Latine. Entouré de grandes figures du libéralisme argentin et mondial réunies dans la capitale argentine, l’écrivain s’est enthousiasmé de la prédominance des démocraties dans la région, qu’elles soient de droite ou de gauche.

Seules exceptions, il a décrit le Vénézuela de Hugo Chávez et le Nicaragua de Daniel Ortega comme des « démocraties autoritaires ». Cependant il souligne que les quelques gouvernements autoritaires ne réveillent pas l’ancien intérêt pour le modèle de la révolution cubaine, « et c’est positif pour ceux qui aiment la liberté » a-t-il déclaré.

Mario Vargas Llosa-photo: Dadevoti

Mario Vargas Llosa et l’Argentine

En mars, la venue du prix Nobel de littérature avait causé une vive polémique dans la sphère politique argentine. Dans le passé l’écrivain avait exprimé de vives critiques sur les Kirchners. Après connaissance de son invitation à la Feria du Livre, le directeur de la Bibliothèque nationale argentine et de nombreux Kirchnéristes avaient rejeté l’idée de l’invitation du prix Nobel, le décrivant comme « autoritaire » et ayant des « positions politiques agressives ». Ils avaient même demandé à la Feria du Livre de retirer l’invitation.

La polémique sur fond de censure avait pris fin quand la présidente Cristina Kirchner avait déclaré que l’Argentine respectait la liberté d’expression. L’écrivain a donc déclaré cette semaine qu’il se réjouissait que la polémique n’était qu’un mauvais souvenir désormais éteint.

Comme s’il cherchait à éviter de raviver la polémique, Vargas Llosa a soigneusement évité d’aborder le sujet de la politique argentine dans son analyse du panorama d’Amérique Latine, et tout particulièrement dans son discours sur le thème du « Défi populiste pour la liberté latinoaméricaine ».

Mario Vargas Llosa inaugurera la Feria du livre de Buenos Aires par une conférence magistrale ce soir à 18h, à la Rural.

Source : Vargas Llosa, optimista sobre el futuro de America Latina.