Petit à petit, la part des travailleurs au noir sur le total de la population active diminue. Pourtant leur nombre reste encore très élevé. Cette situation n’a rien d’anormal en Argentine car le travail au noir concerne tous les secteurs d’activité du pays. Pourtant cet état de fait est la preuve d’une précarité évidente.

À la fin 2010, on estime que le travail au noir s’élève à 33.7% des salariés, une proportion en baisse de 2.4 points par rapport à 2009. Depuis 2004 , année durant laquelle la proportion atteignait les 50%, les travailleurs au noir sont de moins en moins nombreux. Les secteurs où leur concentration est la plus importante sont l’agriculture, la production de bois et de papier, la restauration et la construction.

Ouvriers-Photo : Libertinus

Selon les derniers chiffres officiels, en 2010, la population active ( travaillant plus de 35h par semaine) dépasse les 10 millions de travailleurs, tandis que la population partiellement active ( travaillant moins de 35h par semaine) représente 1 million de personnes. Sur le total des actifs, 33.7% ( 3.8 millions de travailleurs) ne sont pas déclarés, ne bénéficiant donc ni de la retraite, ni de congés payés ni d’assurance.

La répartition du travail au noir n’est pas homogène selon la zone du pays et le profil des travailleurs. Géographiquement, le nord-ouest du pays enregistre la plus importante proportion de travailleurs non déclarés, avec 41.9% du total des travailleurs. En revanche la Patagonie enregistre elle un taux de 21.2%, particulièrement bas à Ushuaïa, avec 13.5%. Les travailleurs les plus concernés par le travail au noir sont des travailleuses, particulièrement celles de moins de 30 ans.

Très lentement, mais en baisse ininterrompue depuis 2004, avec la réduction du travail au noir, l’Argentine avance vers une réduction de la précarité des travailleurs.

Source : La informalidad retrocede paso a paso