Au travers de l’article d’opinion écrit par la journaliste Mary Anastasia O´Grady, le prestigieux journal nord-américain se demande si l’Argentine pourrait supporter une nouvelle présidence de Cristina Kirchner. La journaliste écrit « Kirchner suit les théories économiques de Chavez et de Perón. La présidente veut établir le contrôle de l’état sur l’industrie ».

Photo: Expectativa Online

La journaliste américaine se montre particulièrement critique, décrivant une politique « démagogique et de progrès autoritaire », qu’elle apparente au Chavisme, disant que le président vénézuélien est le mentor de la présidente. Comme preuve de la dérive de l’État Argentin, la journaliste dénonce la récente consolidation de la présence de l’état au sein des directions des entreprises privées. Le journal souligne également l’inflation inquiétante du pays, que les économistes non affiliés à l’État estiment à 25 ou 30% en 2011. Le célèbre quotidien américain craint donc que la présidente ne garde le pays « prisonnier » jusqu’en 2015.

Cependant, pour la journaliste américaine, si la réélection de Cristina Kirchner est probable, elle n’est pas inévitable si les parties d’opposition se rassemblent autour d’un candidat unique ( une idée qui est pour l’instant loin de faire l’unanimité en Argentine). Pour le Wall Street Journal, c’est Ricardo Alfonsín, fils de l’ex président et figure du radicalisme, qui serait en mesure d’incarner la réunion des partis d’opposition.

Alors que la présidente Cristina Kirchner flirte avec les 70% d’opinions favorables, un certain nombre d’Argentins ne devrait pas tarder à répondre à ces critiques “Yankis”.

Source : The Wall Street Journal se pregunta si el pais puede soportar otro mandato de Cristina