Buenos Aires, capitale d’Argentine, est pleine de résidences impressionnante. Mais parfois derrière une belle architecture se cache aussi des légendes urbaines. Des histoires qui vont vous faire frissonner. Ce sont des lieux qui existent réellement, vous allez pouvoir vous y promener et vous laissez submerger par ces légendes.

PalacioBichos

Palacio de los Bichos – Photo : Wikipédia

El Palacio de los Bichos

Commençons tout d’abord avec le Palacio de los Bichos, historiquement riche en amour, tragédie et mystère. Tout commence fin XIXème lorsque Rafael Giordano et sa famille, de riches italiens, décidèrent de partir pour le rêve américain.

Bien installés dans Buenos Aires, les échanges commerciaux fleurissent et la richesse de Giordano grandit également. Leur fille, Lucia, débute des études de médecine comme le souhaitait son père, mais finit par se diriger vers le Conservatoire, étant plutôt intéressée par la musique et notamment le piano. C’est ici qu’elle y rencontra l’amour de sa vie et protagoniste de la tragédie, Angel Lemos, violoniste. En 1911, ils décidèrent alors de se marier. Giordano, très enthousiaste, leur fit construire un château de 5 étages pour qu’ils puissent y vivre.

Le 1er avril 1911 le mariage eut lieu, ce fut l’événement le plus important de l’année. Mais vers 5h du matin, le drame arriva. La voiture les attendait de l’autre côté des rails car la route ordinaire était inondée, il était donc plus simple pour eux de traverser les rails. Les parents, ainsi que tous les invités se placèrent aux balcons pour les voir partir. La lumière de la lune était faible, et alors qu’ils traversèrent, un train les faucha à grande vitesse sous le regard de tous. Pour Giordano, le rêve se transforma en cauchemar. Ne voulant que personne séjourne dans le château, ils le clôturèrent à jamais.

Le temps passa et dans les années 1920, un fait étrange survint. Un voisin accusa un autre d’avoir de la musique trop forte mais ce n’était pas lui. Un an plus tard, ils se rendirent compte qu’elle venait du château, dans lequel il était possible de voir des silhouettes danser. Cependant, lorsque le train passe, comme il le fit des années auparavant, la musique s’arrête directement.
Aujourd’hui, l’édifice est devenu un spa. De par son histoire, le château est sur l’écusson de Villa del Parque …
Où ? Campana 3220/3234

Ushuaia

Torre del fantasma – Photo : Wikipédia

La Torre del Fantasma

Parlons maintenant de la légende de l’édifice “La Torre del Fantasma”, situé dans le quartier de la Boca. Cette légende raconte qu’en 1910 une riche femme nommée María Luisa Auvert Aurnaud demanda à un architecte Catalan de lui construire un édifice comptant plusieurs appartements afin de les louer. Mais à la vue de la beauté de cette maison, Maria décida d’y rester et d’y vivre.

Petit à petit, les employés partirent. Ils disaient ne plus vouloir travailler dans ce terrible lieu.

Et mystérieusement, une nuit, Maria abandonna sa maison et partit vivre dans une estancia.

Plus tard, l’édifice fut louer à une artiste, Clementina, qui logeait au dernier étage, et le transforma en un atelier. Son amie, Eleonora, journaliste, vint prendre des photos de ses œuvres afin de faire un reportage sur sa carrière. C’est à partir de ce jour, que des faits et des bruits mystérieux apparurent. Un jour, Clementina se jeta du haut de sa tour. Jamais personne ne comprit pourquoi, cela resta une tragédie sans explication.

Cependant, son amie, se rendit compte que sur l’une des photos prises des tableaux, il y avait des lutins, qui n’apparaissaient normalement pas sur son œuvre d’origine.

Eleonora voulut en savoir plus et alla a la rencontre de Maria. Cette dernière commença a lui raconter l’histoire des lutins catalans maléfiques. Au début, ils étaient très aimables mais devinrent petit a petit incontrôlables, mettant en danger tout ceux qui se trouvaient dans la maison.

Aujourd’hui, on raconte que les habitants entendraient des pas venant de la tour. Des choses disparaissent à jamais ou sont retrouvées à des endroits différents. Le tableau non terminé de Clementina reste disparu, et selon la légende, les pas que l’on entend seraient son fantôme recréant sa carrière en vain. On dit que pour en finir avec ce maléfice, il faudrait retrouver le tableau caché et lui donner un coup de pinceau final.
Où ? Avenue Almirante Brown et la rue Wenceslao Villafañe 

La Casa de los Leones

Nous allons terminer par la demeure qui se situe dans le quartier de Barracas au sud de Buenos Aires, quartier caractérisé par le travail de la viande et du cuir au XIXème siècle. Le quartier était un passage obligé pour les commerçants, notamment l’avenue Montes de Oca, qui est au cœur de nombreuses histoires et légendes mais aujourd’hui nous allons voir la plus importante.

La Casa de los Leones est de style français et son propriétaire Eustaquio Díaz Vélez était un fanatique des lions. A tel point qu’il en possédait en cage pour assurer la protection de sa maison. Sa fille se maria avec un jeune homme d’une famille aisée, le mariage se passa dans cette maison. Cependant la cage de l’un des lions n’était pas bien fermée. Pendant la cérémonie, le lion sortit de sa cage et au moment de l’échange des anneaux, il se rua sur le marié. Eustaquio réagit immédiatement, prit une arme et tua le lion. Mais malgré cela le marié mourut.
La mariée, ne pouvant donc pas supporter la situation, se suicida.

Après cet incident, Díaz Vélez se débarrassa des lions et plaça des statues en mémoire de son gendre et de sa fille. Sur le parvis de la demeure vous pouvez voir une reconstitution de la scène avec les statues. Aujourd’hui, les habitants entendrait la nuit des cris et des pleurs rappelant la scène tragique.
Où ? Av. Montes de Oca 110


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