Il y a peu, un historien et expert de la vie de José de San Martin, a demandé a ce que l’incroyable traversée de la Cordillère des Andes mené par ce Général soit inscrit au Patrimoine culturel et naturel de l’Humanité.
Zoom sur les célèbres routes du Libérateur.

Le général José de San Martín pendant la traversée

L’inscription au Patrimoine culturel et naturel de l’Humanité

José de San Martin était un militaire et politicien argentin, dont les campagnes révolutionnaires ont été décisives pour les indépendances de l’Argentine, du Chili et du Pérou. Il est reconnu comme l’un des libérateurs d’Amérique pour sa contribution à l’autodétermination d’une grande partie de l’Amérique espagnole.

Fin janvier 2019, le gouvernement Argentin, et notamment cet expert ont demandé à ce que la traversée menée par José de San Martin rejoigne le patrimoine de l’Humanité. La personne en tête de ce projet est Rodolfo Terragno. En effet, d’après lui, les routes de San Martin devraient y être inscrites comme l’est depuis 2014 la route de la Soie. Route reliant l’Europe à l’Asie.

D’après Terragno, la traversée de la Cordillère des Andes est un “exploit digne d’une autre Iliade”. En effet, la stratégie militaire de ce général a permis de vaincre les espagnols installés à Santiago du Chili. Et cela il y a plus de 200 ans. Les soldats ont parcouru des routes impraticables, sur cette chaîne montagneuse haute, et périlleuse. Les conditions étaient aussi dangereuse, la température pouvait atteindre -20°, le manque d’eau et de bois pour faire le feu la nuit. 

Cordillère des Andes entre le Chili et l’Argentine

Beaucoup d’historiens comparent cette traversée à celle de Bonaparte ou de Anibal dans les Alpes. Mais au contraire, les Hommes de Saint-Martin ont surmontés des corniches risquées et n’ont pas eu de villes ou de villages dans lesquels se ravitailler en nourriture et en boissons pour eux et leurs animaux. De plus, autres que le transport d’armes, les soldats transportaient également des livres de San Martin provenant d’Espagne, dans le but de les fournir aux Chiliens et Péruviens. Ces mêmes livres ont été la clé de l’université, et des grandes bibliothèques au Pérou. 

Le plan d’invasion de San Martín

San Martin a conçu un plan d’invasion : le territoire chilien devait être envahi par les routes les plus courtes et les deux colonnes principales devaient livrer la bataille décisive aux portes de la capitale chilienne, Santiago.

Le principal objectif de José de San Martin, était de tromper et diviser les troupes ennemies. Il commanda dans un premier temps ses soldats à s’avancer sur les passages de Come Caballos, Guana, Portillo et Planchón.  Les deux premières étaient au nord et les deux dernières aux Sud. Cela a contraint le Gouverneur du Chili, Casimiro Marcó del Pont, à diviser ses forces en quatre détachements secondaires. Les troupes de San Martín ont donc pu envahir le territoire chilien via les deux routes centrales. 

Upsallata et Los Patos, étaient les routes principales au centre. Les forces ennemies étaient distraient et ne savaient pas par où les troupes de San Martin allaient arriver. Cela les obligeaient donc à diviser leurs forces. 

Tous les historiens s’accordent à dire que cet exploit n’aurait pas pu être possible sans la stratégie militaire de San Martin.

Les 6 routes de San Martín – La Nación

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