Amoureux de Buenos Aires? Nostalgique de cette ville si fascinante et grouillonnante? Paula Aisemberg et Albertine de Galbert vous offrent la possibilité de pouvoir vous imprégner  de l’ambiance de cette ville fantastique grâce au travail commun de plus de 50 artistes!

Las calles de San Telmo

Source Flickr – Montecruz Foto

Buenos Aires est la nouvelle ville mise à l’honneur à la Maison Rouge, où différentes expositions ont été consacrées, et ce depuis l’été 2011, à des villes comme Winnipeg au Canada et Johannesburg en Afrique du Sud en 2013. Les œuvres mises en scène, sont imprégnées par le territoire, la ville, son histoire, ses mythes.

Buenos Aires, mystérieuse ville des Porteños, adossée au Río de la Plata, le «fleuve d’argent», prêtera son nom à cette nouvelle exposition. La troisième ville la plus peuplée d’Amérique Latine, après Mexico et São Paulo, compte tout de même près de 15 millions d’habitants en prenant en compte son agglomération. Elle fait également l’objet de fantasmes : entre tango, Maradona, la viande de bœuf ou la beauté des argentines, la capitale porteña plonge, même celui qui n’y a jamais mis les pieds, dans une rêverie teintée de nostalgie.

Les familiarités visuelles et culturelles que perçoit le voyageur européen dans les rues de Buenos Aires peut cependant décevoir ceux qui recherchent l’exotisme d’Amérique Latine. Pourtant, ce sont bien (notamment) ces allures familières qui font le charme de cette ville tentaculaire, qui en 1914 comptait autant d’immigrants que d’argentins et dont, aujourd’hui encore, 40% des habitants sont nés ailleurs. Fille de l’immigration, Buenos Aires est une terre d’accueil, où vivre signifie accepter le manque et surmonter la perte. Rien de bien surprenant donc dans le fait qu’elle partage avec New York le goût pour la psychanalyse, et qu’elle compte aujourd’hui un thérapeute pour 120 habitants. Séduisante, Buenos Aires n’en est pas moins sombre.

L’EXPOSITION

Cette exposition prend le contrepied d’une vision romantique de Buenos Aires. Ce que dévoilent Paula Aisemberg et Albertine de Galbert au public de la Maison Rouge n’est donc pas une illustration de la ville, ni un référencement d’artistes argentins, mais plutôt une sensation, une expérience des dynamiques à l’œuvre dans la capitale argentine. Le parcours de l’exposition s’articule entre le politique et l’intime, l’espace public et le domestique, l’éveil et l’inconscient. Le visiteur trouvera sur son chemin des reliques de façades, des échafaudages, des capots de voitures, des nœuds d’autoroute, des maisons brûlées et des statues sans tête. Il devra décrypter des langages codés, se laisser bercer par la musique de la ville et le frottement des ventilateurs. Puis, à la tombée de la nuit, il pourra s’installer sur un vieux canapé pour écouter un tango râpeux et observer son reflet dans l’encre noire d’un bassin de marbre blanc.

Avec plus de 50 artistes, peintres, sculpteurs et photographes, ce sont quatre générations qui sont représentées. Les œuvres de certains artistes déjà connus en Europe comme León Ferrari, Guillermo Kuitca ou Jorge Macchi côtoieront celles d’artistes à découvrir.

Où et quand?

La Maison Rouge –  Fondation Antoine De Galbert – 10 bd de la bastille – 75012 Paris

info@lamaisonrouge.org

Du 20 juin au 20 septembre 2015

Prix?

Plein tarif: 9 € – Tarif réduit: 6 € (13-18 ans, étudiants, maison des artistes, carte senior)

Accès gratuit: moins de 13 ans, chômeurs sur présentation d’un justificatif (- de 3 mois)