Le secrétaire de l’association des mères de la place de mai retrouve son fils, 32 ans après sa naissance

L’association des mères de la place de mai a été créée par les mères des enfants disparus durant la dictature argentine (1976-1983). Cette association se bat pour aider les parents des nouveaux nés disparus à retrouver leurs enfants.

Enfants des disparus : un père retrouve son enfant après 32 ans de recherche
Source : The Associated Press, The Canadian Press, 24/02/2010

Après 32 ans de recherche, Abel Pedro Madariaga a retrouvé vendredi son fils, né dans un centre de torture lors de la dictature argentine. “J’ai toujours su que j’allais le retrouver”. “Pour la première fois de ma vie, je sais qui je suis. Je vais pouvoir commencer à vivre” a confié Francisco Madariaga Quintela.
Lire la suite de l’article sur le site Google News, The Canadian Press

Association des mères de la place de mai – Photo : Bertrand Mahé

Mode : l’espadrille traditionnelle argentine revisitée pour la bonne cause

Lorsque le monde de la mode et celui de l’humanitaire se rencontrent, c’est généralement autour d’une coupe de champagne, au cours d’un gala de charité organisé par, et pour, la haute société. Pourtant depuis quelques années être généreux est devenu tendance, même à petite échelle.

C’est ce qu’a compris la marque Toms Shoes, qui a lancé récemment un concept à la fois original et responsable : vendre des chaussures dans l’air du temps tout en aidant les plus démunis.

Une paire achetée, une paire offerte

Tout a commencé il y a quatre ans, dans la région de Buenos Aires, où un certain Blake Mycoskie a découvert une espadrille traditionnelle portée par les gauchos argentins depuis des siècles. Il fut séduit par la simplicité et le confort de cette chaussure, et décida de la relooker pour en faire une chaussure de ville tendance et accessible.

Mais l’entreprise Toms Shoes s’est également voulu responsable : pour chaque paire d’espadrille achetée, une paire est offerte à un enfant défavorisé en Argentine. Comme l’a précisé Mycoskie lors d’une conférence de presse donnée en Argentine, un grand nombre de maladies peuvent être évitées chez les enfants vivant dans des villages plutôt pauvres, part le simple port de chaussures. C’est généralement la paire classique noire qui est offerte aux enfants, car c’est la couleur demandée dans les écoles argentines.

Un concept efficace

Il fallait s’y attendre, avec un design très tendance ( six modèles différents, disponibles dans de dizaines de couleurs et motifs), un marketing extrêmement efficace (Cameron Diaz et Demi Moore font parties des ambassadrices) et un concept militant-engagé,  Toms Shoes est un énorme succès. La marque s’est désormais implantée dans plus de 28 pays, et a atteint récemment sa millionième paire offerte !

Le créateur Blake Mycoskie vient même de lancer un nouveau modèle très audacieux : l’espadrille compensée pour les femmes. Et ça marche ! La nouvelle création se place en quelques mois parmi les best-sellers de la marque.

Une chouette idée donc, qui allie mode et responsabilité sociale pour seulement 44 $ (pour le modèle de base).

Pour découvrir tous les modèles de Toms Shoes, rendez-vous sur Toms.com

Acheter des vêtements de “gaucho” pour enfants à Buenos Aires

Pour les enfants d’honneur d’un mariage, le mien en l’occurrence :-), je cherchais désespérément des vêtements de gauchos pour enfants à Buenos Aires.

Sur les conseils de gauchos rencontrés lors de la fête de la tradition à San Antonio de Areco, j’ai parcouru tous les magasins de gauchos de Once, ai sillonné les allées de la feria de Mataderos et ai contacté de nombreux magasins de ropa gaucha connus (voir ci-dessous).

J’y ai vu de très jolis articles de gauchos mais impossible de trouver ce que je cherchais : 3 bombachas noires pour des enfants de 1 à 3 ans.

Agence de voyage Argentine Equinoxe - Vêtements de gauchos
Fête de la tradition à San Antonio de Areco – Photo : Grégoire Lepoutre

C’est finalement au marché de Recoleta que j’ai trouvé une vendeuse de bombachas pour enfants sur mesure ! Elle s’occupe également de nous trouver les “alpargatas” (espadrilles), les “boinas” (bérets), les “fajas” (ceintures), etc…

La vendeuse s’appelle Suzana et tout le marché semble la connaître.
Son stand, couvert par une grande toile blanche, est situé dans l’allée qui part de la basilique de Nuestra Señora del Pilar (perpendiculaire donc à celle qui longe le cimetière). Une excellente adresse !

D’autres sites de magasins de ropa gaucha :

L’économie en Argentine

Un modèle agro-exportateur en péril

L’économie argentine repose principalement sur l’exportation de produits agricoles tels que le cuir, la laine, la viande de boeuf et les céréales.
Au XIX ème siècle l’Argentine connut un véritable âge d’or grâce à ses ressources des terres fertiles de la Pampa, aux investissements étrangers et à l’immigration abondante qui fournit alors la main d’oeuvre nécessaire au développement économique du pays.
Mais la prospérité  du XIX ème siècle est mise à mal à de nombreuses reprises, d’abord pas la Première Guerre mondiale, puis par la dépression de 1929 qui participe à l’effondrement de l’économie du pays.

La contribution de Juan Perón (1946 – 1974)

Le colonel Juan Perón, à la fois adoré et détesté, devint sous-secrétaire au travail en 1943. Puis fut président à deux reprises (4 juin 1946 – 21 septembre 1955; 12 octobre 1973 – 1er juillet 1974).
Il relança l’économie du pays en augmentant le poids de l’État dans le secteur industriel, et en instaurant une politique sociale.
Mais l’inflation grandissante ainsi que la faillite de nombreuses entreprises publiques, à cause de la corruption, détruit petit à petit le modèle économique de l’Argentine.

Juan Peron Agence de voyage Equinoxe Argentine Buenos AiresJuan Perón

La décadence économique sous la dictature (1976 – 1983)

En 1976, la dictature militaire argentine s’installe et met en place une succession de plans économiques qui mèneront tous à l’échec.
À partir de cette période, commence une véritable décadence de l’économie argentine , pendant plus de vingt ans, menant à la grave crise financière des années 1980.

L’illusion de la libéralisation sous Menem (1989 – 1999)

Carlos Menem sort le pays de l’inflation en réduisant l’emploi dans le secteur public et en privatisant les entreprises nationales.
Mais il aura surtout instauré la
parité entre le peso et le dollar, créant ainsi un équilibre fragile basé sur une économie ultra-libérale et spéculative. En reconnaissant le dollar comme seconde monnaie nationale il réussit à faire chuter l’inflation.

Carlos Menem Agence de voyage Aquinoxe Argentine Buenos AiresCarlos Menem

La crise économique des années 2000

Cependant, la crise méxicaine de 1995 entraîna une importante crise dont fut victime toute l’Amérique du Sud. L’économie argentine souffrit énormément de l’effondrement des exportations et investissements étrangers.
C‘est en 2001 que la crise fut la plus forte, entraînant le pays dans un chaos économique et social.
Grâce à la suppression de la parité peso-dollar et au succès des accords engagés par Nestor Kirchner avec le FMI, la croissance argentine redémarre.

L’état de l’économie actuellement

Depuis 2002 l’économie argentine connaît une réelle croissance .
Elle a retrouvé une forte compétitivité sur le marché international
notamment grâce à la production de citrons, de soja, de tabac et grâce à l’élevage de bétail.
L’Argentine a également bénéficié d’un réel boom de l’industrie touristique.

Cependant, la situation sociale en Argentine reste très dégradée :
le taux de chômage est toujours très élevé et il y a encore quelques années, un tiers de la population vivait sous le seuil de pauvreté.
Enfin, l’inflation reste toujours présente et affaiblit quotidiennement le pouvoir d’achat des Argentins.

Voyage culturel dans la province de Salta : construction d’un centre d’interprétation

Le ministre du Tourisme et de la Culture Federico Posadas, et le ministre du Développement Durable Francisco López Sastre se sont réunis cette semaine avec le directeur de la Fondation Nature pour le Futur (FuNa Fu), Luis Castelli.

Leur objectif était d’avancer sur le projet de construction d’un Centre d’Interprétation au niveau de la Réserve Provinciale de la Quebrada de las Conchas (Cafayate), exactement à Santa Bárbara, dans la province de Salta.

Quebrada de Cafayate – Photo : emi

La fondation FuNa Fu avait déjà participé en 2009 à la mise en route du centre d’interprétation “Indalecio Gómez” dans la petite ville de Molinos.

Pour ce nouveau projet, l’entreprise publique Vialidad qui a en charge les routes du pays a prêté un hectare de terrain à Santa Bárbara, sur la route nationale 68. Luis Castelli et ses collaborateurs de la fondation sont très heureux de commencer la construction sur un terrain vierge, en pleine nature, et feront en sorte d’harmoniser le tout avec le paysage.

Valorisation du patrimoine

Ce centre d’interprétation aura pour objectif de valoriser et de promouvoir les traditions et l’artisanat local, et à terme de créer des emplois et protéger le patrimoine. L’idée est de créer un espace de réception, d’exposition, d’échange et de vente pour les visiteurs, où ces derniers seront sensibilisés au patrimoine culturel et naturel de la zone.

Par la suite, le projet aménera la création de “labels” ou certification des biens et services, de garantie de leur authenticité et de leur contribution au développement local, tout cela dans le respect de l’environnement.

Qu’est-ce qu’un Centre d’Interprétation ?

Il a pour ambition de fournir au public des clés de lecture d’un patrimoine, naturel ou monumental, archéologique ou industriel, voire d’un ensemble urbanistique. Les métiers et leurs savoir-faire sont également concernés dès lors qu’il s’agit de transmettre des connaissances aux visiteurs mais aussi de leur faire aimer le patrimoine et transmettre ses valeurs.

On postule qu’un musée ou qu’une collection ne font pas tout, et que seules des clés de lecture permettent aux populations de s’en approprier la richesse. C’est donc un changement de conception qui vise à mettre le public en avant et au cœur de la démarche patrimoniale. L’objet, la collection et même parfois le site, perdent leur pré-éminence dès lors qu’il s’agit de restituer la compréhension d’une histoire, ou d’un paysage plus que de donner simplement à voir. Ainsi l’expérience de visite qui vise à faire éprouver des sensations et des émotions devient aussi importante que la cognition.

Au final cela augmente la sensibilité du public et favorise la conservation du patrimoine dans la zone d’influence. Un tel projet nécessite du personnel qualifié, spécialiste des itinéraires didactiques et  ayant un bon sens relationnel.

Source : Les centres d’interprétation du patrimoine

Buenos Aires, première capitale d’Amérique du Sud où il fait bon vivre

Buenos Aires,Reine d’Amérique latine

Une étude réalisée sur la qualité de vie de 221 villes du monde.

avenue du 9 juillet Equinoxe agence de voyage argentine buenos airesAvenida 9 de Julio – Photo : Bertrand Mahé

Buenos Aires est la  ville la plus agréable d’Amérique du Sud. La capitale argentine se place à la 78ème place mondiale, devançant d’un point Montevideo.

La consultante Mercer a analysé différents paramètres de chacune des villes : l’environnement politique, social, économique et écologique.

En 2010, parmi les 25 premières villes, 16 sont européennes : en tête Vienne, suivi de Zurich et Genève.

Source : article espagnol, Buenos Aires, otra vez la “Reina del Plata”

Raúl Soldi : artiste plastique et peintre expressionniste argentin

A l’occasion de l’ouverture de la future exposition Raúl Soldi, “Mujeres” qui s’ouvrira le jeudi 2 septembre prochain, Argentine-Info retrace dans les grandes lignes la vie de ce célèbre artiste argentin.

L’exposition Raúl Soldi “Mujeres”

Raúl Soldi est né le 27 mars 1905 à Buenos Aires.
Dès son plus jeune âge il développe des qualités artistiques et commence à dessiner et peindre.

En 1923 il part en Italie, et à son retour de voyage s’inscrit à l’Académie Nationale des Beaux Arts d’Argentine, qu’il déserte rapidement. Au cours de son second voyage en Europe il  s’installe à Milan et intègre la “Real Academia de Brera”. Durant ces 8 années italiennes, Soldi fait partie d’un groupe d’artistes avant-guardistes avec lesquels il expose à plusieurs reprises et gagne quelques prix.

Raúl Soldi- Source Wikipedia

En 1933 à son retour en Argentine il poursuit sa production artistique. Il gagne le premier prix du 21ème Salon des aquarellistes de Buenos Aires et une Médaille d’argent à l‘Exposition Internationale de San Francisco. Il commence ensuite à travailler comme scénographe cinématographique pour des films nationaux, ce qu’il fera pendant 15 ans.

En 1941 il rencontre Estela Gaitán qu’il épousera plus tard en 1946. La même année il part aux États-Unis comme boursier de la Commission Nationale de la Culture.

Ses oeuvres

Après 1930 il présente des oeuvres au Salon National de la Culture et dans divers salons provinciaux, à l’Exposition Internationale de Paris (1937), à New-York (1941-1943). Mais c’est à partir de 1934 qu’il commence à exposer individuellement.

Raúl Soldi – Photo : Wikimedia Commons

Ses thèmes sont divers : paysages, portraits, thèmes relatifs au théâtre et au cirque, natures mortes, etc…

En 1953, il commence à peindre les fresques de l’Eglise Sainte Anne de Glew (province de Buenos Aires, Argentina).  Mais il ne la terminera qu’après 23 ans de travail.

En 1966, il réalise la décoration de la Coupole du Théâtre Colón.

En 1968, il voyage en Israël où il peindra la Basilique de l’Anonciation de Nazareth, un mural inspiré du miracle de la Vierge de Luján.

En 1970, il part en voyage et expose en Roumanie, où il connait un franc-succès.

En 1973, son oeuvre Sainte Anne et la Vierge est incorporée à la Galerie d’Art Sacré du Vatican.

En 1979, il peint la fresque murale de la Cathédrale de Campana (Ville de la Province de Buenos Aires).
Le 25 avril de la même année, la Fondation Soldi est créée.

Puis en 1981, il expose au Musée National des Beaux Arts les 60 oeuvres données à la Fondation.

Il décède le 21 avril 1994 à l’âge de 89 ans.

The Swimming Pool : fausse piscine créée par Leandro Erlich, artiste argentin

Une piscine avec une salle à l’intérieur ?

Dur d’y croire, Leandro Erlich l’a fait pour nous !

L’artiste argentin Leandro Erlich a créé “La Piscine”, un faux bassin. L’œuvre d’art peut être vue au Musée d’art contemporain du XXIe siècle à Kanazawa, au Japon.

Kanazawa, Japan Equinoxe Agence de voyage Argentine Buenos AiresPhoto : Shinkusano

Le concept

L’artiste argentin a placé horizontalement deux verres acryliques claires séparés par 30 centimètres, il a rempli l’espace d’eau. Pour que l’œuvre paraisse encore plus réaliste, Leandro Erlich a mis environ 12-15 cm d’eau au dessus du premier verre acrylique.

Kanazawa, Japan Equinoxe Agence de voyage Argentine Buenos AiresPhoto : Shinkusano

Regardez la vidéo, elle est tout simplement folle !
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=c7paSzXEe2Q&feature=fvsr[/youtube]

Simulated swimming pool with room inside
Source : Likecool.com, 03.05.2010

Argentinian artist Leandro Erlich created this fake pool called The Swimming Pool, for The 21st Century Museum of Contemporary Art in Kanazawa, Japan.

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