La culture rock a émergée en Argentine au milieu des années 1950 et depuis, les Argentins sont de grands fans de ce style musical ! Ils sont très fiers de leur rock national et encore aujourd’hui les tubes des années 1980 restent des incontournables, écoutés par petits et grands ! Argentine-info revient sur l’histoire du rock national.

star du rock national argentin

Gustavo Cerati de Soda Stereo – Source : Cristian Soto L.

La période 1956 – 1970 : naissance du rock national

Le rock national naît en 1956 à Buenos Aires avec M. Roll and the rockers et Eddie Pequenino sous l’influence du rock anglo-saxon et nord-américain mais aussi du rock mexicain et urugayen. Au départ, le rock n’est pas du tout populaire en Argentine, les Argentins connaissent seulement Elvis Presley de nom. C’est avec l’arrivée du groupe Los Gatos Salvajes que le rock national gagne en popularité et commence à s’imposer en Argentine.  Ce groupe de Rosario fait le pari de chanter des chansons rock en espagnol et non en anglais chose inédite à l’époque dans le pays. Leur tube La Balsa coécrite avec El Tanguito, autre pionnier du rock argentin,  fait un véritable carton en 1967. Il se vendra en effet à plus de 250 000 exemplaires. Le rock national prit racine dans deux lieux mythiques de Buenos Aires en particulier :

>  La Cueva : café-concert de Recoleta où les artistes phares du début du rock national argentin venaient régulièrement jouer. En particulier, Tanguito,  Sandro de America et Luis Alberto Spinetta.

> La perla del Once : bar-boîte de nuit où les soirées se poursuivaient ensuite. Ce lieu devint un site d’intérêt culturel à Buenos Aires en 1994.

À partir du coup d’Etat de 1966, ces lieux furent interdits par les autorités nationales. Le rock devint alors plus subversif et plus engagé. Il se transforma en moyen de rébellion et d’expression contre le pouvoir existant. Le mouvement prit de l’ampleur notamment à partir de 1968 quand sortirent les premiers magazines de rock, comme Pinap, et où les premiers festivals de rock en Argentine eurent lieu.

Le rock sous la dictature : 1976 – 1983

Le 24 Mars 1976, un coup d’Etat militaire renversa Isabel Perón du pouvoir. A partir de ce moment, le rock fut réellement considéré comme une menace par le nouveau pouvoir en place. Un climat de terreur s’installa en Argentine, ce qui incita de nombreux artistes à fuir le pays. D’autres décidèrent de rester comme Charly García et son groupe Sui Generis et Luis Alberto Spinetta. De nombreux jeunes de l’époque s’identifièrent à ces chansons de rock  contestataire clamant la liberté. Après 1981, le climat devint moins répressif, et beaucoup de groupes rentrèrent au pays, pour le plus grand bonheur de leurs fans.

Le rock de la fin de la dictature à nos jours 

Deux événements libérèrent le rock argentin. Le début de la guerre des Malouines contre l’Angleterre en 1982 entraîna l’interdiction de toute musique en anglais. Cela libéra davantage le champ au rock espagnol. En 1983, la fin de la dictature déboucha sur une explosion du rock national. Celui-ci devint plus que jamais un instrument au service de la liberté et de la démocratie. C’est à cette période que Soda Stereo, considéré comme le plus grand groupe de l’histoire du rock argentin, connut ses années de gloire et acquit une renommée internationale. 13 millions d’albums furent vendus en seulement 15 ans ! Le rock argentin se diversifia ensuite avec des groupes comme Celeste Carballo, Fito Páez et Los Abuelos de Nada.  En 1985, apparut la première radio rock Rock&Pop qui connu un immense succès. Petit à petit la pop gagna du terrain et le mouvement heavy-metal et punk se développa beaucoup dans les années 90.

Mais le rock argentin n’a pas disparu pour autant, en effet quelques groupes perdurent comme “Los Babasonicos” par exemple. De plus le rock national conserve encore aujourd’hui une place importante dans la culture et dans le cœur des argentins.


Cet article vous a plu ? Vous aimerez aussi :