Le Wwoofing en Argentine : une expérience unique !

Que diriez vous de vivre une expérience unique en Argentine et découvrir des endroits hors des sentiers battus ? Découvrez le Wwoofing (World Wide Opportunites on Organic Farms) : une expérience humaine unique, qui permet d’allier parfaitement le voyage, l’agriculture et la culture ! En effet, c’est l’occasion idéale pour découvrir l’Argentine de manière plus authentique, de vous plonger au cœur de la culture argentine ! Grâce au Wwoofing, vous pouvez voyager en Argentine différemment ! Découvrez la vie locale de ce pays à moindre frais, qui plus est, en adoptant un comportement durable et en vous rendant utile.

Ferme – Pexels

Le Wwoofing en quelques mots

Le terme Wwoofing, apparu dans les années 70, repose sur un échange entre agriculteurs locaux et voyageurs souhaitant partir à l’étranger pour travailler au sein de fermes biologiques. C’est une grande opportunité pour découvrir les coutumes et modes de vie des locaux tout en voyageant de manière responsable ! Cette expérience est un vrai partage humain étant donné qu’en contrepartie, le “wwoofer” sera nourri et logé en échange de ses services pour la ferme.

De plus, vous avez même droit à des jours de repos ! L’occasion parfaite pour voyager et découvrir les alentours ! Que demander de plus ? Le Wwoofing vous permettra également de rencontrer des voyageurs du monde entier venus eux aussi tenter l’expérience ! Bref, le Wwoofing, c’est une manière de vivre en immersion avec une famille argentine en partageant les activités quotidiennes : repas et tâches agricoles. C’est une incroyable aventure humaine dont vous vous rappellerez toute votre vie !

Si vous faites des études en rapport avec l’agriculture, c’est l’idéal pour vous ! Il y a en effet beaucoup d’étudiants en agronomie ou/et de futurs agriculteurs qui viennent travailler quelques temps dans ces fermes. Si vous êtes novice, ne vous inquiétez pas vous apprendrez vite. Le but étant d’aider, d’apprendre, et non pas de s’acharner au travail du matin au soir !

Mouton – Pexels

Devenir Woofer

Pour pouvoir accéder à la liste des fermes en Argentine, vous devez d’abord adhérer à la communauté des wwoofers ! Pour cela vous devez vous inscrire sur le site de Wwoofing Argentina ! Cela vous coûtera à peine 40$ et vous aurez accès à plus de 70 fermes en Argentine ! Vous recevrez ensuite l’annuaire de toutes les fermes avec les numéros et les adresses mails ! Vous pourrez alors choisir librement la durée de votre séjour (de quelques semaines à un an) en vous mettant d’accord avec le propriétaire ! N’hésitez pas à consulter également les sites internet suivants : wwooflatinoamerica et wwoof.

Concernant le visa, il existe depuis Février 2011 un « Programme Vacances Travail » (PVT) entre l’Argentine et la France, qui vous permet de travailler en toute légalité. Il est conseillé de souscrire à une assurance pour toute la durée du séjour.  C’est souvent indispensable car beaucoup de fermiers n’acceptent pas les personnes non assurées.

Agriculture – Pexels

Quelques adresses 

Estancia Santa Thelma

Marc Antoine Calonne est un français qui a réalisé son rêve il y a quelques années : devenir un gaucho en Patagonie. Il a acheté deux fermes et possédait, en 2015, 2500 brebis et 70 chevaux. En plus de proposer des chambres traditionnelles dans son estancia, il accueille des wwoofers tout au long de l’année ! Rassemblement des vaches, tonte de moutons, marquage des veaux… Les journées de Marc Antoine Calonne sont bien remplies ! Il n’attend que vous pour l’aider au quotidien en vous faisant partager sa vie de gaucho  !

D’autres adresses

N’attendez plus et vivez votre expérience en tant que wwoofer ! N’hésitez plus : tentez l’aventure Wwoofing, une expérience unique qui vous connectera à l’Argentine de manière non conventionnelle et plus qu’authentique.

 


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Les Qopiwini: un campement pour que justice soit faite.

Voilà maintenant 8 mois que les Qo.Pi.Wi.Ni. ont pris leurs quartiers à un endroit stratégique de la ville : le croisement entre l’Avenida de Mayo et l’Avenida 9 de julio. Les Qo.Pi.Wi.Ni. sont en fait les représentants de différentes communautés indigènes de la province de Formosa : les Qom, les Pilagá, les Wichi et les Nivacle.

Peuple Qom – Source: flickr – Photo by ANSES

Quelles revendications? 

Si vous êtes récemment passé dans le quartier, vous avez sans doute dû voir ces campements de fortune, habités par les fameux Qo.Pi.Wi.Ni. Ces peuples indigènes ont décidé de s’établir ici le 14 février dernier, dans l’espoir d’être reçu par la présidente et son gouvernement, afin de faire entendre leurs revendications. Ces populations vivent en effet de leurs cultures locales, et donc grâce à leurs terres. Or, ils subissent actuellement une expropriation de ces mêmes terres, pour des raisons qu’ils jugent totalement illégitimes. En effet, ces terres se transmettent au sein des familles de génération en génération depuis toujours, et n’ont jamais fait l’objet d’actes commerciaux.

Ce phénomène a débuté en 2010, ou du moins, c’est à ce moment que la situation a commencé à devenir critique. D’un coté, les populations  qui estiment que les terres leur reviennent de droit et de l’autre, les riches propriétaires qui exproprient les communautés indigènes afin d’étendre un peu plus leurs exploitations de soja, cette culture dont l’Argentine a fait sa spécialité.

Ces expropriations ne se font bien sur pas sans violence, et les conflits ont déjà fait 12 morts ! De fait les Qo.Pi.Wi.Ni. ont aujourd’hui deux principales requêtes. Tout d’abord, ils réclament le droit de propriété de leurs terres. Ensuite, ils demandent que justice soit faite quant aux assassinats.

Les lois avec les Qo.Pi.Wi.Ni, et Cristina dans tout ça? 

Concernant leur droit de propriété, ils mettent en avant diverses lois qui poussent à croire que leurs requêtes sont tout à fait légitimes. En effet, l’article 75 17 de la Constitution Nationale « reconnaît la préexistence ethnique et culturelle des peuples indigènes argentins […] et la possession et propriété communautaires des terres qu’ils occupent traditionnellement ». De nombreuses autres lois nationales et internationales semblent également leur donner raison, notamment la Déclaration des Nations Unies des Droits indigènes. De fait, les Qo.Pi.Wi.Ni. demandent que justice soit faite, et que la présidente en personne les reçoive afin de faire entendre leurs réclamations. Malheureusement pour eux, la Casa Rosada n’a montré aucune réaction jusqu’à présent et, au vu des élections qui approchent à grands pas, il se pourrait bien que leur situation n’évolue pas d’ici à la fin du mandat de Cristina Fernandez de Kirchner.

Pour autant, les Qo.Pi.Wi.Ni. ne lâcheront pas l’affaire si facilement et semblent bien décidés à faire entendre leur voix, quoi qu’il en coûte. Leur campement ne semble donc pas près d’être remballé, et les Qo.Pi.Wi.Ni. sont aujourd’hui plus déterminés que jamais !


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Elevage, agriculture: quand le hasard n’a plus sa place

Avec les progrès de la science, il est depuis quelques années possible de déterminer le sexe d’un enfant, ou bien sa couleur de cheveux, avant même le début d’une grossesse. L’Argentine, pays du bœuf par excellence, a poussé l’idée encore plus loin, afin d’optimiser toujours plus  cet élevage dont elle a fait sa spécialité.

Source: flickr

Un forum spécialisé en la matière

Le 27 juillet 2015, à Palermo, s’est ouvert le Forum Argentin pour la Génétique Bovine, un rendez-vous incontournable pour le secteur agricole du pays. A l’initiative de ce projet, une volonté de promouvoir un domaine primordial de l’économie argentine, mais également l’envie de faire progresser les techniques d’élevage actuelles afin de répondre au mieux aux besoins des professionnels du secteur ainsi  qu’aux consommateurs, toujours plus diversifiés à l’échelle de la planète.

Prévoir le futur : quand le rêve devient réalité

Depuis plusieurs décennies maintenant, l’élevage a intégré les codes d’une agriculture productiviste, aujourd’hui facilitée par les progrès scientifiques faits dans le domaine de la génétique. Les techniques actuellement en développement ont pour objectif de déterminer, au seul moyen de cellules embryonnaires, ce que sera un « bon bœuf » avant même qu’il naisse. Bien que les méthodes actuelles soient déjà performantes, l’utilisation  du précieux ADN ne pourra que les améliorer.

Des procédés encore trop peu répandus

Selon le Président de ce même forum, Martín García Fernández, seule une vache sur quatre a bénéficié des apports de la génétique, ce qui est encore trop peu selon lui. Il y a d’après lui deux attitudes à adopter face à ce constat : il est soit de la responsabilité des éleveurs de s’informer quant aux nouvelles techniques, soit  il est du devoir des membres du forum de répandre l’information, qui ne peut a priori qu’apporter une précieuse aide aux professionnels du secteur.
Toujours selon les dires de Martín García Fernández, il y a dans cette avancée une véritable possibilité de faire de l’Argentine un leader dans le domaine.


 

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Le Salon de l’Élevage, de l’Agriculture et de l’Industrie est de retour!

Rendez-vous incontournable pour tous les acteurs du secteur agricole ! Cette 129ème édition de l’“Exposición Rural” de Buenos Aires, du 23 juillet au 2 août, devrait cette année encore attirer un bon nombre de visiteurs et d’exposants, lors de ce salon ayant pour but de mettre en avant la qualité et le prestige argentins en matière de savoir-faire!

Jolies vaches
Source Flickr – isamiga76

Le Salon

Au fil des ans, le Salon International de l’Élevage, de l’Agriculture et de l’Industrie de Buenos Aires s’est affirmé comme l’événement le plus traditionnel et le plus représentatif de l’Argentine, devenant un incontournable pour bon nombres de producteurs, de touristes ou de simples curieux.

Plusieurs représentants de diverses provinces argentines seront présents à Buenos Aires, plus exactement au Predio La Rural, où se dérouleront les festivités, 11 jours durant, afin de mettre à l’honneur l’arrière-pays argentin et les progrès du monde agricole, dont celui-ci dépend grandement. Pour se faire, 120.000 m2 d’espace seront mis à la disposition des exposants afin que tous puissent ravir les visiteurs venus en nombre.

Cette édition 2015 a été pensée afin que ses allées puissent être parcourues en famille et accueillir les meilleurs exposants. Ceux-ci viendront présenter des animaux de races diverses et variées, les dernières nouveautés au niveau agricole, du développement technologique et de la génétique, mais également ce qui se fait de mieux en engins motorisés.

Le “+” de  cette année : découvrir tout en s’amusant!

Où?
Predio La Rural – Juncal 4431 – Palermo, Buenos Aires

La Rural – Source Wikipedia

Quand?
Du 23 juillet au 2 août 2015 – de 9h à 20h

Prix?
Du lundi au vendredi : à partir de 70 AR$
Du samedi au dimanche : à partir de 90 AR$
Gratuit pour les moins de 8 ans
Pour les personnes à mobilité réduite : faire la demande ICI

Plus d’informations:
– Sur le site internet du Salon : ICI
– Mail : exposicionrural@larural.com.ar
– Par téléphone : (54 11) 4777-5500


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L’Argentine et le Soja : le crime passionnel.

Le soja, pour beaucoup d’entre nous, c’est un aliment pas forcément intéressant ni appétissant, que l’on croirait parfois réservé aux boutiques bio et aux allergiques au lait. D’ailleurs, moins de 10% de la production mondiale est destinée à la consommation humaine, et la majorité du soja est transformé en poudre alimentaire pour les animaux ou en huiles et biocarburants… Mais…

Flickr marcosHB

L’or vert

Mais pour l’Argentine, le soja, c’est une toute autre chose : c’est sa corne d’abondance, sa poule aux oeufs d’or. Le pays fait parti des trois principaux producteurs mondiaux avec les Etats-Unis (1ers) et le Brésil (2ème). Or, le gouvernement taxe à hauteur de 20% chaque tonne de soja exportée ! C’est grâce à la culture extensive et l’exportation massive du soja OGM que l’Argentine a pu se remettre de la crise de 2001 dans les années 2000, et se reconstituer une bonne réserve de devises en profitant d’un excédent commercial largement positif.

Mais voilà, développer un modèle économique basé essentiellement sur l’exportation massive de matières premières, c’est comme passer un pacte avec le diable dans ce nouveau monde globalisé : de gros bénéfices immédiats, tout en sachant qu’un jour, il y aura un retour de flamme violent. Avec son énorme volume d’exportation, l’Argentine est très dépendante des cours mondiaux de matières premières, et le cours du soja s’est littéralement effondré ces dernières années : voilà une des principales raisons de la deuxième crise économique qu’est  en train de subir l’Argentine depuis 2001.

Flickr amicor

La “sojatisation du pays”

Aujourd’hui, 64% de la surface cultivable argentine est dédiée au soja, et ce pourcentage continue de grandir ! La rentabilité au mètre carré du soja étant plus grande que celle des pâtures de bétails, l’espace disponible par tête de bétail tend à diminuer et la qualité de la viande s’en trouve fortement affectée, le taux d’Omega 3 étant nettement moins élevé notamment chez les vaches élevées en concentration.

Outre l’ultra-vulnérabilité de l’économie argentine au cours mondial du soja et le problème de la répartition des terres, le soja pose un autre problème de taille : la quasi-totalité de sa production est d’origine OGM. Et les OGM créent des tonnes de complications.

Tout d’abord, le Soja OGM RR (Round Up Ready) de la tristement connue Monsanto (80% du soja cultivé en Argentine) a été spécifiquement conçu pour résister à l´herbicide-insecticide de la marque : le Round Up. Mais sa culture, désormais majoritaire, pousse les propriétaires des champs voisins à adopter ce germe aussi pour ne pas être gêné par le Round Up. De nouvelles espèces de mauvaises herbes résistantes se développent, ce qui poussent à l’utilisation massive de nouveaux herbicides, et l’épandage de Round Up créent de nombreuses complications médicales chez les locaux (malformations, risques de cancer…)

En 2005 est sorti un documentaire français choc sur le soja OGM en Argentine : Argentine, le soja de la faim, plusieurs fois salué. Voici un extrait ci-dessous, si cela peut vous donner envie d’en savoir plus :

[youtube width=”500″ height=”300″]https://www.youtube.com/watch?v=0-80JH5OmmY[/youtube]

Quel futur ?

Les économistes estiment que les cours à la bourse de Chicago remonteront d’ici la fin de l’année et que cela soulagera significativement l’économie nationale. Mais même dans le scénario le plus positif, les argentins sont bien conscients que cette dépendance au soja et donc à la respiration du monde ne peut pas durer éternellement. Le développement d’une économie industrielle et de services est en cours mais cela prend du temps, et l’Argentine restera dépendante de son secteur primaire pendant encore quelques années.

Au 30 Avril 2014, la tonne de soja se négociait 560 dollars à la bourse de Chicago. Seulement 5 mois plus tard, le 30 Septembre 2014, elle était à 335 dollars, soit une baisse de près de 70%. Conséquence : toute l’industrie du soja tourne au ralenti depuis quelques mois, les producteurs vendent le minimum de leur production, juste de quoi survivre, et gardent leurs stocks pour des jours meilleurs. De manière générale, dans les régions dédiées au soja, tout le monde est affecté : les magasins, les restaurants, les vendeurs de camion : tout se fige, les gens ne travaillent plus qu’un jour sur quatre… Les conséquences sont nombreuses et lourdes, pour les hispanophones je conseille la lecture de cette article de la Nación qui les détaille.

Voilà, en quelques mots, la situation actuelle de l’Argentine avec le soja. Un élément chérit pour la richesse qu’il apporte au pays, mais aussi détesté sous bien des aspects…

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La viticulture en Argentine : une activité en pleine expansion

Premier producteur de vin en Amérique Latine, l’Argentine était le 5ème pays producteur de vin au monde en 2010 avec une production annuelle de plus de 2.772 millions de tonnes de raisins pour 1.310 millions de litres commercialisés. Le pays, qui est largement auto suffisant avec une production qui représente plus de 135% de la consommation nationale, est le 7ème exportateur mondial de vin. Ses exportations ont quadruplé entre 2000 et 2010. Un an plus tard, la présidente Cristina Kirchner définissait le vin comme « boisson nationale ».

Photo :Wikipédia

Les régions productrices

C’est surtout au pied des Andes, à une altitude comprise entre 800 et 1 700 mètres, que se trouvent les vignobles les plus importants d’ArgentineLa province de Mendoza représente plus de 60 % de la production de vins argentins et est à l’origine de 84 % de leur valeur productive (pendant le premier trimestre 2010).

Photo : Wikipédia

Pour devenir incollable sur les régions viticoles Argentine, on vous dresse la liste de toutes les provinces et régions importantes pour l’industrie du vin !

Les plus importantes régions viticoles se trouvent dans les provinces de Mendoza et San Juan encore dénommées région du Cuyo, ainsi que dans celle de La Rioja.

Photo : Wikipédia

Les Cépages

Vin Rouge

    • Les cépages malbec, bonarda, tempranillo et cabernet sauvignon (en moindre quantité) sont utilisés pour les vins rouges “premium” à Mendoza, ce qui représente 25 % de sa production
    • Il y a une production moindre de cabernet/merlot, de variétés de pinot noir et desyrah.
    • A San Juan, il y a beaucoup de bons vins de Syrah.
    • Les raisins indigènes criolla grande et cereza sont utilisés pour 50 % de la production de la province de Mendoza, qui n’est pas exportée et donne des vins de bas prix et de moindre qualité.

 

 Photo: Wikipédia

Vin Blanc

  • Les vins blancs en général sont chardonnay, torrontés, sauvignon, chenin, viognier et sémillon.
  • Le vin du cépage Torrontés peut être du Torrontés Riojano, Torrontés Mendocino et Torrontés Sanjuanino. Le Torrontés, d’origine espagnole, produit des vins très rafraîchissants, aux arômes muscatés, épicés et d’agrumes rappelant parfois le gewurztraminer.
  • Les vins basés sur le cépage pedro ximénez sont produits à Mendoza et à La Rioja.

 

Le gouvernement Argentin et le vin

Selon le Ministre de l’agriculture, la combinaison du savoir-faire ancestral serait à l’origine de ce succès : “Avec plus de cinq siècles d’histoire, la viticulture du pays réunit la tradition des immigrants européens et les savoirs des peuples originaires”.

Le ministre de l’agriculture confiait aussi que les vins argentins avaient un grand potentiel d’exportation à l’international et se montraient très compétitif auprès des nouveaux marchés viticoles tels que l’Inde, la Chine et les différentes régions d’Asie et du Moyen Orient.

Pour encourager cette économie régionale, le gouvernement a d’ailleurs mis en place un fond annuel afin de soutenir les petites et moyennes bodegas et pour leur faciliter une production de qualité.

Pour decouvrir ces magnifiques régions viticoles, contactez l’Agence Equinoxe, spécialiste de vos voyages sur mesure.

30 % des gaz à effet de serre de l’Argentine sont générés par le bétail !

L’Institut National des technologies en Argentine a rendu son verdict: 30% des gaz à effet de serre sont générés par les vaches. L’Argentine est ainsi responsable de 0.6% des émissions totales sur la planète. En effet, cela peut paraître faible si l’on s’intéresse aux chiffres d’autres pays comme par exemple les 25 % émis par les États-Unis. Seulement si l’on observe  l’émission par habitant, on se rend compte que le pays devance la Chine, le Brésil ou encore l’Uruguay !

Salon de l'agriculture ArgentineVache argentine – Photo : Marcefabi

Un secteur agricole nécessaire

À la vue de ces résultats on ne doit pas remettre en question tout le secteur agricole argentin. En outre, ce secteur est un pilier de l’économie du pays puisqu’il emploie 11% de la population. Par ailleurs, ce secteur reste vital  contrairement à la climatisation dans les automobiles. En outre la production de soja, produit vedette de l’agriculture argentine, représente un quart des revenus du pays et émet un gaz 300 plus polluant que le CO2. Or, le pays continue d’encourager sa culture car sur le plan économique est reste une manne indéniable.

Un nouveau régime alimentaire pour les vaches ?

Face à cette situation, des chercheurs sont entrain d’élaborer un régime alimentaire pour ces demoiselles afin de limiter leur rejet  de CO2. Une seule vache est capable de produire entre 800 et 1000 litres d’émissions tous les jours, les quantités deviennent vite astronomiques lorsqu’on considère le nombre total de bovins d’élevage en Argentine, soit 55 millions. Ainsi, si l’on parvient à diminuer de deux tiers le rejet de co2 d’un million de vaches cela correspondraient à retirer de la circulation 400 000 voitures.

Enfin, avant de jeter la foudre sur ces braves bêtes pensons d’abord à changer notre mode de vie pour être plus en accord avec le respect de l’environnement.

Record d’exportation de graines pour l’agriculture argentine

Le secteur  a vendu pour 250 millions de dollars de graines, et détrône donc le Chili en devenant leader de l’agriculture de contre-saison.

Photo : tournesol

Le principe de la stratégie de contre-saison est simple : il s’agit de profiter de la différence des saisons entre les différentes régions du monde et de produire en Argentine des graines qui sont ensuite exportées dans l’hémisphère Nord. Les entreprises qui travaillent aux Etats-Unis et en Europe achètent alors cette production locale.

Et cette stratégie fonctionne très bien. En plus d’une recette de 600 millions de dollars sur le marché interne, les exportations de graines argentines explosent et atteignent cette année un record de 250 millions de dollars. Cela représente une augmentation de 87 % en 10 ans avec 4 fois plus de tonnes exportées cette année qu’en 2000.

Le maïs, le soja et le tournesol sont les principaux produits exportés et les entreprises leaders du marché sont Satus Ager, Monsanto, SSP (Southern Seeds Production), Tecnoseeds et Dow, entre autres.

Source : Alcanza exportaciones récord la producción local de semillas

Le Plan Stratégique Agroalimentaire est reporté

Le Gouvernement a décidé de reporter après le 14 août le Plan Stratégique Agroalimentaire, initiative qui prévoit d’augmenter la production agricole de 60% entre 2016 et 2020, pour rester en adéquation avec la croissance mondiale.

Source : Atilio Leandro

Les objectifs de ce plan pour la période 2016-2020 visaient à redonner à redonner au pays le rôle de grand producteur agricole, afin de pouvoir répondre à la demande intérieure et extérieure. Durant la prochaine décennie, la récolte devrait atteindre 157 millions de tonnes de grains, contre les 100 actuels, tandis que la production de viande augmenterait de 70%.

Le plan a été élaboré avec 43 universités nationales, 150 chambres d’entreprise, des autorités provinciales, des organisations rurales et sociales et des organismes comme l’INTA (Instituto Nacional de Tecnologia Agropecuaria) et l’INTI (Instituto Nacional de Tecnologia Industrial).

Le plan est donc retardé du fait de problèmes d’emploi du temps de la présidente, de son voyage au Pérou mais aussi de la forte tempête qui a frappé la région métropolitaine.

Le ministre de l’agriculture, Julian Dominguez, a signalé l’importance de l’initiative en signalant qu’il fallait « augmenter la productivité » et a soutenu qu’avec ce plan, « l’Argentine remplirait en 10 ans les objectifs fixés par la FAO pour les 40 prochaines années ».

Source : Vuelven a postergar el lanzamiento del Plan Estratégico Agroalimentario

Une délégation chinoise de 80 entreprises reçue aujourd’hui à Buenos Aires

Aujourd’hui le ministre du commerce chinois, Chen Deming, a été reçu suite à l’invitation lancée en juillet dernier par Cristina Kirchner lors de sa visite oficielle à Pékin.

La visite fait suite à un éloignement dans les relations commerciales depuis que Pékin a interdit l’importation d’huile de soja pendant 6 mois l’an dernier.

Le fonctionnaire chinois, un des plus influents de la politique extérieur de son pays, est venu accompagné d’une délégation de 80 entreprises avec pour intention d’accroitre le affaires commerciales entre les deux pays.

Photo : World Economic Forum

Cette visite pourrait déboucher sur l’achat d’huile de soja.

Selon les experts, les acheteurs chercheraient à acheter entre 300.000 et 400.000 tonnes d’huile de soja argentine. Les importations de ce produit par la Chine se sont élevées à 1,5 millions de tonnes en 2010-2011.

De plus, selons d’autres sources, la délégation commerciale pourrait aborder le sujet du maïs à un moment où les deux pays travaillent sur un protocole qui faciliterait les exportations argentines du grain en Chine, deuxième consommateur mondial.

Source : Llega a la Argentina una misión comercial china con 80 empresarios