Les bâtiments emblématiques de Buenos Aires !

La ville de Buenos Aires comprend de jolis édifices chargés d’histoire. Voici quelques uns des bâtiments emblématiques de la ville à ne pas manquer lors de votre visite dans la capitale ! Le Palacio de los Patos, le Palacio de las Aguas ainsi que le Palacio Barolo font partie des bâtiments incontournables !

Palacio de los Patos

Palacio de los Patos – Source : Wikimedia 

De style français avec un remarquable patio central ainsi que 8 petits patios, ce bâtiment fait penser à Paris dans les années 20. Ce qui en fait un bâtiment si emblématique ? Toute l’histoire qui accompagne cet édifice et qui l’entoure de mythes et légendes, toujours très présents même aujourd’hui ! Dans ce bâtiment ont vécus des centaines, voire des milliers de personnes : voici pourquoi les histoires ne manquent pas ! Alfredo Miguel Chopitea fût le propriétaire de ce palais. Suite à un voyage familial à Paris, il tomba amoureux d’un édifice et décida de construire le même à Buenos Aires. Il contacta ainsi l’architecte français Henri Azière qui l’avait construit et lui demanda de faire les plans de son nouveau bâtiment. Un autre architecte nommé Julio Senillosa proposa de changer les plans afin de profiter de plus d’espace.

L’origine de son nom n’est pas très claire, mais selon les dires des voisins, les premiers locataires furent de bonnes familles aux portefeuilles maigres… La légende raconte que dans ce bâtiment ils ont trouvé le lieu idéal pour ne pas montrer leurs biens et feindre que tout allait pour le mieux.

En argot porteño, le mot “pato” signifie “pauvre”. Cependant auourd’hui, plus d’un payerait cher pour vivre dans ce lieu.

Où ? Ugarteche 3050, Buenos Aires
Plus d’infos : ici

Palacio de las Aguas

Palacio de las aguas – Source : Wikimedia 

Sur l’avenue Córdoba, se trouve ce beau palais de las Aguas Corrientes. Ancien dépôt d’eau potable, il est aujourd’hui musée du patrimoine historique de la ville de Buenos Aires. C’est incontestablement l’un des plus beaux édifices de Buenos Aires qui renferme, de plus, une bonne part de l’histoire sanitaire de la ville. Il a été construit dans les années 1870. La ville de Buenos Aires atteignait à cette époque plus d’ 1,3 million d’habitants et il devenait donc nécessaire de construire un grand dépôt d’eau potable. Le style architectural du palais est très spécial, car le palais est caractéristique de l’architecture éclectique de la fin du 19 ème siècle.

Cependant, c’est sa façade qui reste la plus connue : revêtue de 130 000 briques émaillées et de 300 000 pièces de céramique importées de Belgique et d’Angleterre, il est un monument majeur de la ville de Buenos Aires.

Mais cet édifice n’est pas qu’un beau bâtiment. Il abrite également un musée des plus intéressants. Ce musée, fondé en 1875, s’appellait initialement « Museo del inodoro » (« Musées des Toilettes »). Au début, c’était une entreprise publique qui désirait contrôler la qualité de l’eau. De plus, de nombreuses histoires et mythes circulent sur ce palais : une raconte que le Palacio devait devenir le Palais du Gouvernement, une autre qu’un couple très amoureux s’y serait suicidé.

Où ? Riobamba 750, Balvanera, Buenos Aires
Quand ? Du Lundi au Vendredi de 9h à 13h  (visites guidées du musée le Lundi, Mercredi et Vendredi à 11h)
Combien ? Gratuit
Plus d’infos : ici

Palacio Barolo

Palacio Barolo – Source : Wikimedia

Ce bel édifice a été construit par l’architecte italien : Mario Palanti à la demande de Luis Barolo, un riche noble dans le domaine du textile. A l’époque, cet édifice était le plus haut d’Amérique du Sud avec ses 100 mètres de hauteur ainsi que ses 18 étages. Il est monument historique national depuis 1997. Une des caractéristiques du bâtiment est son phare qui permet d’avoir une des plus jolies vues de la ville de Buenos Aires.

Ce palace a de plus, une histoire très intéressante, car son architecte s’est inspiré de la Divine Comédie de Dante pour sa construction. En effet, les 100 mètres de hauteur font référence aux 100 chants du poème. Ensuite, le palace est divisé en 3 sections qui correspondent aux livres de l’enfer, du paradis et du purgatoire. 9 voûtes sont présentes dans la hall d’entrée symbolisant ainsi les 9 hiérarchies infernales. Enfin, à chaque étage se trouvent 11 à 22 bureaux, correspondant aux nombre de strophes des chants.

Les « Extraordinary Night » du Palacio Barolo sont des visites nocturnes de l’édifice. Ainsi vous en saurez plus sur l’histoire du Palais et les allégories de la Divine Comédie. Ces visites vous emmèneront jusqu’au phare pour admirer la magnifique vue sur la ville. Après la visite, vous accéderez à un cabinet des années 20 où vous pourrez déguster un verre de vin ainsi que quelques produits régionaux. La durée de la visite est d’environ 1h30, les visites se font en espagnol et en anglais. Toutes les visites sont avec réservation (par mail ou par téléphone) et vous payez ensuite à l’entrée du Palacio Barolo. Possibilité de réserver des visites privées.
Évidemment, vous pouvez aussi visiter le palais de jour. Le contenu est le même mais les visites sont moins longues et surtout moins détaillées.

Où ? Avenida de Mayo 1370, Buenos Aires
Quand ? Du mardi au samedi de 9h à 22h
Plus d’infos : ici 


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Biblioteca Nacional de los maestros
Les plus belles vues de Buenos Aires
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La Biblioteca Nacional de los Maestros, un lieu chargé d’histoire

Cette bibliothèque publique du centre de Buenos Aires, dépend du Ministère argentin de l’Education et du Sport dont ils partagent le même bâtiment, le Palacio Sarmiento. Elle est spécialisée dans les sciences de l’éducation et la pédagogie. Depuis 1870 qu’elle existe, le bâtiment a été conservé mais elle a été aussi modernisée au fil des ans. Début 1900, elle récupère des joyaux littéraires comme L’Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers de Diderot et D’Alembert.

Biblioteca Nacional – Credit photo : Wikipédia

Quelques directeurs connus 

Tout au long de son histoire, la bibliothèque a eu à sa tête des personnages importants tel que Augusto Belín Sarmiento qui a étudié à l’Université de Paris et a effectué le recensement des oeuvres présentes. Plus tard, l’écrivain Leopoldo Lugones devient directeur de l’établissement en 1915 jusqu’à sa mort. A sa suite, l’acteur Nicolás Coronado en fut le directeur. Aujourd’hui, une femme est à sa tête depuis 1993, Graciela Perrone.

Son activité aujourd’hui 

Elle contient beaucoup de documents jusqu’à 20.000 pièces tout confondus. Vous pouvez voir le patrimoine qu’elle possède grâce à des collections spéciales et elle propose une large gamme de service pour le public comme les salles d’études ainsi que les services en ligne. Si vous aimez l’architecture ou les beaux bâtiments, je vous conseille cet endroit ! De même que pour les étudiants qui veulent travailler, c’est le lieu idéal !

Aujourd’hui, avec la présence du site internet, vous pouvez retrouver un catalogue en ligne de certaines œuvres et documents. Elle participe aussi nationalement à des réseaux éducatifs comme celui des Bibliotecas Escolares de la Republica Argentina (BERA).

Donc voici un endroit passionnant toujours en quête de développement et de diffusion du savoir dans le pays !


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La Casa Rosada : siège du gouvernement argentin

La Casa Rosada (Maison Rose) est le siège du Pouvoir Exécutif d’Argentine. Elle est située au centre de la ville de Buenos Aires, dans le quartier Monserrat, face à la Plaza de Mayo et arbore une surprenante couleur rose, soulignée par les éclairages rose vif qui s’allument dès la tombée de la nuit. De par sa couleur et ce qu’il représente, il est l’un des édifices les plus emblématiques de la capitale.

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Casa Rosada – Crédit photo : Wikipedia

Histoire et Architecture

C’est logiquement au coeur de la ville que se situe le siège du pouvoir exécutif de Buenos Aires. Un lieu stratégique par tradition puisqu’en 1594 déjà, s’y trouvait la forteresse royale de Don Baltasar d’Autriche, au sommet des berges du Rio de la Plata. Après la révolution de 1810, le président Rivadavia lance une rénovation et remplace l’entrée par une porte néoclassique. De cet édifice ne subsiste quasiment rien. En effet, il fut détruit pour y construire, dans les années 1850, le siège du gouvernement, que le président Domingo Faustino Sarmiento ordonne de peindre en rose. D’après la légende, il souhaitait ainsi symboliser l’union des deux partis qui s’opposèrent pendant plus de 50 ans. Le rouge des Fédéralistes et le blanc (ou bleu pâle) des Unionistes.

Quelques années plus tard, il commande à l’architecte suédois Carlos Kihlberg le palais des Postes sur la partie du terrain restée libre. Une idée qui eut pour conséquence de laisser l’autre bâtiment décrépir et donc devenir inapte à accueillir le plus haut degré de prestige du gouvernement. Un autre architecte suédois, Enrique Aberg, est donc chargé de rénover l’édifice. De plus, en 1884, le président Luis Saenz Pena commande à l’Italien Francisco Tamburini de réunir les deux bâtiments. C’est pour cela que l’architecture de ce batiment est si particulier. Car de nombreux architectes y ont apporté leur touche à des époques différentes. Ces interventions successives ont ainsi créé un ensemble architectural d’une étonnante variété de styles. Le batiment combinant des éléments de diverses origines : façade italianisante, loggias, mansardes, fenêtres…

D’ailleurs, c’est au balcon de la façade principale que le couple Perón (Juan et Evita Perón) faisait ses discours aux foules. C’est également de ce palais que le président De La Rua a piteusement fui en hélicoptère en 2001. Aujourd’hui, ce joli palais de style italien reste le siège du gouvernement. Mauricio Macri s’y rend presque chaque jour pour s’occuper des affaires du pays.

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Plaza de Mayo – Crédit photo : David Stanley

Visites

Nous recommandons de visiter la Casa Rosada car cela nous permet de revivre les grands moments de l’histoire argentine.

D’abord, les “Granaderos’’, en costume traditionnel, accueillent les visiteurs dans le hall d’entrée et leur font découvrir les richesses de ce centre de la vie politique argentine. Au rez-de-chaussée, on passe devant le surprenant ascenseur présidentiel et sa banquette en velours. On découvre ensuite le patio d’honneur, celui où sont reçus les plus grands dirigeants de ce monde. Par ailleurs, un salon est alors dédié aux femmes argentines ayant marqué l’histoire du pays. Puis nous nous rendons dans les salons Blanc, Nord et Sud dans lesquels furent signés les grands traités internationaux et où se tinrent les cérémonies de passation de pouvoir. Enfin, la visite se termine dans le hall d’honneur à damiers, salle des bustes des anciens présidents.

Nous vous conseillons également de vous rendre au sous-sol du bâtiment. Créé en 1957, le Museo de la Casa de Gobierno présente les différents présidents argentins à travers des objets personnels. Visiter ce musée, c’est en apprendre plus sur l’histoire mouvementée des présidents argentins.

Enfin, si vous avez un peu de chance, et arrivez au bon moment, vous pourrez également assister à la relève de la garde.

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Gardes de la Casa Rosada – Crédit photo : Wikipedia

Informations générales

Où ? Balcarce 50, Plaza de Mayo
Quand ? Visites guidées et gratuites les samedis, dimanches et jours fériés, de 10h à 18h en espagnol, portugais et anglais.
Combien ? Activité gratuite
À savoir : si vous voulez visiter la Casa Rosada gratuitement il faut que vous réserviez votre place 15 jours à l’avance en vous rendant ici !


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Les plus belles vues de Buenos Aires

Envie de découvrir Buenos Aires sous une autre perspective? Argentine-Info a sélectionné pour vous les meilleurs endroits pour prendre de la hauteur et admirer les plus belles vues de la ville sous un tout autre angle. Vous pourrez observer des constructions de différentes époques, depuis des lieux privilégiés qui vous permettront de redécouvrir l’architecture de la ville !

Palacio Barolo

Situé dans le quartier de Montserrat, cet immense bâtiment inauguré en 1923, est classé Monument Historique National. Pensé par l’architecte italien Mario Palanti, qui s’est inspiré de la Divina Comedia de Dante, le Palacio Barolo a une hauteur de près de 100 mètres, et possède 22 étages. Il fut pendant un temps le plus haut édifice d’Amérique Latine. Un mirador surplombe le bâtiment, et vous offre une vue imprenable sur la ville, le Congrès et la Plaza de Mayo.
Où : Av de Mayo 1370 – Centro
Quand : infos sur palaciobarolotours.com

Panorama - Buenos Aires vues

Panorama Buenos Aires – Photo : Wikipédia

Galería Güemes

Inauguré en 1915, cet édifice emblématique de Buenos Aires fut dessiné par l’architecte Francisco Gianotti. Au rez-de-chaussée s’y étend aujourd’hui une galerie de 116 mètres, surplombée par 14 étages servant de bureaux et d’appartements. Pour la petite anecdote, c’est notamment dans l’un de ces appartements qu’Antoine de Saint-Exupéry y a écrit son roman Vol de nuit. Au dernier étage, vous trouverez un mirador qui vous offre une vue impressionnante à 360 degrés sur la ville !
Où : Florida 165 -Centro
Quand : infos sur galeriaguemes.com

Hotel Panamericano

Grâce à son emplacement privilégié, cet immense hôtel luxueux de 3000m2 offre au 23ème ètage, une vue incomparable sur la ville, notamment sur l’Avenida 9 de Julio, le sublime Teatro Colón ou encore le Palacio de Tribunales.
Où : Carlos Pellegrini 551 – Centro
Quand : infos sur buenosaires.gob.ar

Basílica Santa Rosa de Lima

Construite entre 1928 et 1934, cette immense basilique fut imaginée par l’architecte Alejandro Christophersen, en l’honneur de Santa Rosa de Lima, la patronne de l’Indépendance de la République argentine. A son sommet se trouve une terrasse qui offre un joli point de vue sur les toits de la ville !
Où : Av Belgrano 2216 – Balvanera
Quand : plus d’infos sur buenosaires.gob.ar

Torre Espacial

Cette immense tour d’acier de 200 mètres de haut se situe dans le Parque de la Ciudad. Elle fut inaugurée en 1985 et par la suite déclarée Monument intégrant du Patrimoine Culturel de la ville de Buenos Aires. Depuis le mirador, vous pourrez admirer la ville de Buenos Aires et ses horizons, jusqu’à une distance de 80km.
Où : Av Escalada 4502 – Villa Soldati
Quand : plus d’infos sur buenosaires.gob.ar

Biblioteca Nacional

La Bibliothèque Nationale de Buenos Aires fut inaugurée en 1962. Placée sur une colline, elle se confond à travers la végétation qui l’entoure. Avec ses sept étages et sa terrasse sur le toit, vous pourrez y accéder à une magnifique vue sur les avenues Libertador et Figueroa Alcorta, les parcs de la ville mais aussi le port et le fleuve !
Où : Agüero 2502 – Recoleta
Quand : du lundi au vendredi de 9h à 21h, les samedis et dimanches de 12h à 19h

Centro Cultural Kirchner

Inauguré en 2015, l’ancien siège du Correo Central de Buenos Aires s’est reconverti en lieu dédié aux arts plastiques, mais aussi aux spectacles et expositions. A 63 mètres de haut, vous pourrez profiter de deux terrasses pour admirer d’un côté, le quartier de Puerto Madero et un peu plus loin celui de La Boca, et de l’autre le centre historique avec notamment la Casa Rosada.
Où : Sarmiento 151 – San Nicolás
Quand : du vendredi au dimanche, de 14h à minuit

Restaurant Zirkel

Le restaurant du Club Alemán « Zirkel » possède, sans aucun doute, l’une des meilleures vues panoramiques de la ville. Situé en plein centre, à peu de distance de l’Edificio Comega, le restaurant s’élève au 21ème étage de la tour et propose une carte internationale, des spécialités d’Europe centrale aux grillades porteñas.
Où : Av Corrientes 327 – San Nicolás
Quand : le lundi de 9h à 20h, du mardi au vendredi de 9h à minuit, les samedis de 17h à 1h du matin

Plaza San Martín

Inauguré en 1862, cet espace vert situé dans le quartier de Retiro était antérieurement une arène pour corridas. Grâce à son emplacement, entouré des rues Esmeralda, Arenales, Maipú, Florida, San Martín et des avenues Santa Fe et Libertador, vous pourrez profiter, du haut de la colline, d’une belle petite vue panoramique sur les quartiers de Retiro et Puerto Madero.
Où : Av. Santa Fe, San Martín, Av. Alem, Maipú – Retiro
Quand : tous les jours, sans fermeture

Plaza San Martín- Buenos Aires

Plaza San Martín – Photo : Wikipédia

Terraza del Centro Cultural Recoleta

Particularité du centre culturel de la Recoleta : une terrasse qui vous permet de prendre de la hauteur sur la ville ! Vous pourrez admirer d’ici la Plaza Francia, lieu de rendez-vous des artisans en tout genre et des artistes de rues. Vous aurez aussi une belle vue sur la Faculté de droit !
Où : Junín 1930 – Recoleta
Quand : du mardi au vendredi de 13h30 à 20h30, les samedis, dimanches et jours fériés de 11h30 à 20h30 – fermé le lundi

El Puente de Figueroa Alcorta – Recoleta

Situé dans le chic quartier de Recoleta, ce pont relie la Faculté de droit au Musée des Beaux Arts. Passant au dessus d’un trafic quasiment permanent, il facilite le passage des piétons venus se balader et y admirer les architectures et places au charme parisien du quartier. On profite du pont pour s’arrêter quelques minutes et sentir toute l’énergie de la vie urbaine de Buenos Aires ou encore profiter de l’incroyable lumière reflétant sur les hautes marches de la Faculté de droit.
Où : Figueroa Alcorta 2700 – Recoleta
Quand : /


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Alejandro Bustillo, l’architecte de Patagonie

Alejandro Bustillo (1889-1982) était un peintre et architecte argentin. Il s’agit d’un des architectes les plus importants de l’histoire de l’Argentine. Le créateur du style montagnard patagonique.

Alejandro Bustillo

Aucun argentin ne fit davantage qu’Alejandro Bustillo pour créer, à partir des paysages naturels de Patagonie, un paysage culturel devenu l’emblème de la région. Utilisant des matériaux locaux (pierres taillées et bois) il créa un style euro-andin qui perdure.

En 1936, il remporte le premier prix du concours de projet pour l’Hôtel Llao Llao dans la province de Río Negro. Et en 1982, il reçoit le Prix Konex (récompense pour les personnalités et institutions de différents domaines culturels argentins) comme étant l’un des 5 meilleurs architectes de l’histoire de l’Argentine.

Quelque uns de ses travaux

  • Bariloche : Cathédrale, Plaza Perito Moreno et Hotel Llao Llao
  • Esquel : Hostería Futalaufquen du Parque Nacional Los Alerces
  • Buenos Aires : Banco Tornquist, Hotel Continental, Banco de la Nación Argentina et Martínez de Hoz Building
  • Maximo Paz (alentours de Buenos Aires) : Estancia Villa Maria
  • Mar del Plata : Hotel Grand Provincial, Casino et Casa Amelita.
  • La Plata : Hotel Provincial
  • Rosario : Monumento a la Bandera

Bariloche- Argentina

Hotel Llao Llao à Bariloche – Source : Wikimedia


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Carlos Thays, celui qui dessina le Paris de l’Amérique latine

Carlos Thays, de son vrai nom Charles Thays, était un architecte paysagiste français naturalisé argentin qui laissa un héritage en Argentine, et tout particulièrement à Buenos Aires.

Quelques mots sur Carlos Thays

Thays a étudié les sciences de l’urbanisme et l’architecture du paysage à Paris. Il arrive en Argentine en 1889 afin de réaliser le parc Sarmiento à Cordoba. Il est rapidement séduit par l’Argentine. Il entreprend de nombreux séjours à travers l’Argentine afin de découvrir la flore locale. Il répertorie de nombreuses espèces autochtones et endémiques.

Il est a l’origine de la création du Parc National d’Iguazú ! Pour lui, la création de ce parc était le seul moyen de préserver l’écosystème unique du parc.

Thays a contribué à l’aménagement de nombreuses villes en Argentine, telles que Buenos Aires, Rosario, Cordoba, Santa Fe, Salta, Mendoza… Il a réalisé 69 places et parcs publics à Buenos Aires ! Il a travaillé hors d’Argentine, à Montevideo, en Uruguay, sur le plan d’urbanisme du quartier résidentiel de Carrasco, pour le parc Rodó et la conception de la place Independencia.

Carlos Thays
Carlos Thays – Source : Wikimedia

Carlos Thays et Buenos Aires

Buenos Aires doit son surnom du “Paris de l’Amérique latine”, en partie, grâce à Thays.

En 1891, Carlos Thays est nommé Directeur des allées et des parcs de Buenos Aires. Il entreprendra un plan de réaménagement des voies et des espaces publics, qui va changer la face de Buenos Aires.

Selon Thays, une ville à forte croissance se doit d’être plus “verte” si elle veut rester viable sur le long terme. Dans cette optique, il fait planter plus de 150.000 arbres le long des rues et sur les places publiques. Il s’occupa de conceptions de nouveaux parcs et agrandissement des anciens (les parcs Centenario, Lezama, Patricios, Barrancas de Belgrano et les places Constitución, Congreso et Mayo).

Son projet le plus important est le Bosque de Parlermo, le véritable poumons vert de la ville ! Aussi surnommé « Parque Tres de Febrero », ce parc situé dans le quartier de Palermo, est un des plus beaux de la Capitale. Pour en prendre plein les yeux, la partie du parc appelée « El Rosedal », traversez son petit pont blanc d’influence andalouse, oú vous verrez exposés près de 1200 espèces de roses!

Son projet favori dans le Bosque de Palermo est le Jardin Botanique. Ce parc aussi compte une variété d’espèces incroyable (7.100 espèces). Divisé en 5 secteurs, représentant chacun un continent, c’est un havre de paix où vous pourrez vous relaxez.

Rosedal au Bosque de Palermo
Rosedal au Bosque de Palermo – Crédit photo : Claire Péridy

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MALBA, Museo de Artes Latinoamericano de Buenos Aires

Vous êtes à Buenos Aires depuis peu et vous n’avez toujours pas été au MALBA, Museo de Artes Latinoamericano de Buenos Aires ? Il faut vite y remédier car ce musée est définitivement Incontournable ! C’est parti pour une pré-visite…

Malba - Milla Museos.jpg

Source : Wikiemdia

Pour la petite histoire…

En 1998, la ville de Buenos Aires envisagea l’achat d’un terrain en vue de la construction du musée des Beaux Arts. Une convocation fut alors organisée par l’Union Internationale d’Architectes dans le cadre de la Biennale Internationale d’Architecture, et 450 propositions de 45 pays furent présentées. Le premier prix fut alors décerné à trois jeunes Argentins : Gaston Atelman, Martin Fourcade et Alfredo Tapia.

La construction de ce nouvel édifice, l’étoffement de ses collections et la dimension publique de ses objectifs transformèrent la passion d’un homme, Constantini (A l’origine de la collection) en un projet de grand impact communautaire.

Qu’y trouve-t-on ?

Le MALBA est un espace culturel dynamique et participatif, grâce à ses nombreuses expositions temporaires, bien souvent d’origine Latino-américaine et de portée internationale. En plus de cela, il compte un programme important de films diffusés dans la cinémathèque du musée.  Le musée propose également un « coin » littérature où sont dispensés des cours, où ont lieu des séminaires, des présentations de livres et des conférences.

Les enfants ont également leur place au MALBA, avec un espace d’éducation et « d’action culturelle » qui propose des programmes dédiés aux plus petits.

Quel genre d’oeuvres?

On y trouve des peintures, sculptures, dessins, gravures, collages, photographies et objets d’Artistes allant des Caraïbes jusqu’en Argentine !

Il y a des productions avant-gardistes et premières modernités, aux oeuvres plus contemporaines des dernières décennies. Les collections varient selon le programme annuel des acquisitions et selon les donations faites par des artistes ou des particuliers.

Informations pratiques 

Malba – Fundación Costantini
Avda. Figueroa Alcorta 3415
Buenos Aires, Argentina
T +54 (11) 4808 6500 | 6515

Entrée à partir de 90 ARS (sauf le mercredi : 45 ARS)

Jeudi au lundi : 12:00 à 20:00.
Mercredi : 12:00 à 21:00.
Mardi : fermé.
Feriés : 12:00 à 20:00.

Alors c’est parti pour pour un nouvel enrichissement culturel ? On en a jamais assez !


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Architecture en Argentine

L’architecture argentine a été très fortement influencée par les pays Européens notamment par l’Espagne, la France et l’Italie. Bien que l’architecture ait été influencée, il existe aussi des styles architecturaux traditionnels tels que la “Maison Saucisse” et les “Conventillos” argentins.

L’architecture traditionnelle

La maison saucisse

“Casa chorizo”, la “maison saucisse” est une maison typique Porteña. Elle est aussi appelée  “maison pompéienne”, dû à ses origines italiennes. Ce style originaire de Rosario et de Buenos Aires s’est propagé dans d’autres villes.

La maison, toute en longueur, est agencée avec des pièces en enfilades et de très hauts plafonds, permettant de garder la fraîcheur dans la maison lors des grosses chaleurs estivles argentines. Toutes les pièces de la maison communiquent et s’articulent autour d’un patio latéral qui reste toujours au frais. Dans les pièces qui s’enchainent, sur toute la longueur de la maison et qui donnent sur le patio, pas de fenêtres, pas de lumière naturelle, mais une fraîcheur très agráble en été.

Ce symbole emblématique de l’architecture argentine a longtemps été délaissé par les Argentins, mais les “casas chorizo” reviennent à la mode : les designers en tirent un potentiel énorme en les remodulant, leur donnant ainsi des airs de loft très tendance, surtout dans les quartiers de San telmo et de Palermo. D’autres font en sorte qu’elles restent des maisons familiales très traditionnelles.

Les “conventillos” argentins

Les “conventillos” argentins sont des maisons communes du XIXeme siècle. On en trouve à Buenos Aires dans le quartier de la Boca. Des familles entières y vivaient, chaque chambre était louée à une famille ou à un groupe de personnes.

Ces maisons furent le premier lieu de vie de beaucoup d’immigrants.

Source – Photo : Pedro Encina

L’influence espagnole

La colonisation espagnole a laissé une forte empreinte sur les constructions du pays.

De nombreux édifices coloniaux ont été préservés malgré l’urbanisation des grandes villes, Buenos Aires, Salta, Mendoza ou Cordoba. On y retrouve encore actuellement des traces de ce passé colonial.
Le centre ville de Cordoba est particulièrement riche en monuments historiques datant de cette époque. Carmen de Patagones (province de Buenos Aires) est également un des joyaux de l’architecture coloniale, et la capitale de Buenos Aires compte aussi de nombreuses maisons de style hispanique, certains coins de la ville font penser à la capitale espagnole Madrid.

L’influence italienne et française

En Argentine, de nombreux édifices ont été crées par des architectes italiens ou français, donnant une impression de domination européenne dans les rues des grandes villes.
Dans la capitale, cette influence se ressent surtout à travers les constructions du début du XIXème siècle telles que : Le Palacio de Correos de Norbert Maillart ou encore le Teatro Colón de Vittorio Meano.

Teatro Colon Agence de voyage Equinoxe Argentine Buenos AiresTeatro Colon – Photo : Marcus Guimarães

Cette influence européenne ne se limite pas cependant à un mélange néo-renaissance italienne et baroque français.

Comme architecte paysagiste français on retient Charles Thays. Il arriva en Argentine en 1889, il ne quitta le pays et changea de nom : Carlos Thays. Il créa de multiples parcs et jardins à MendozaCordoba et Buenos Aires, notament le Jardin Botanique.
De nombreux architectes, notamment italiens, se sont aussi imposés au début du XXème siècle en travaillant dans un style Art Nouveau (Virginio Colombo, Francisco Gianotti ou encore Mario Palanti).

Banco de La Nación Argentina Agence de voyage Equinoxe Argentine Buenos AiresBanco de La Nación Argentina – Photo : Diego Silvestre

Durant la seconde partie du XXème siècle, l’architecture a continué à s’inspirer du style néoclassique français. Comme exemple, le bâtiment de la Banque de la Nation argentine construit par Alejandro Bustillo en 1938.

Néanmoins, durant cette période un changement de style s’opéra avec la très forte influence du modernisme de l’architecte Le Corbusier. À Cordoba et Buenos Aires de nombreux gratte-ciels furent construits dans cette ligne.


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Tribunales, un édifice porteño imaginé par un architecte français

Vous vous êtes sûrement déjà retrouvés à Tribunales, face au Palacio de Justicia, cet immense édifice où siège le pouvoir juridique et la Cour Suprême de Justice argentine ! Cet impressionnant bâtiment est une emblème de Buenos Aires et mérite absolument le détour. Découvrez vite son histoire et son architecture grandiose !

Palacio de  Tribunales – Source: Wikipedia

Un peu d’histoire

La construction du Palais de Justice fût entreprise en 1904, face à la Place Lavalle selon le projet de l’architecte français Norberto Maillart (plus connu en France sous le nom de Norbert-Auguste Maillart). Celui-ci étudia à Paris et vint, vers le milieu des années 1880, représenter l’académisme français dans l’architecture du Río de la Plata. L’oeuvre aurait du se terminer en 1907, mais le délai ne fut pas respecté. Il faut attendre 1910 pour que les deux premiers juges s’y installent. La Cour Suprême de Justice a été transférée dans le Palais en 1913. L’édifice a commencé à fonctionner de façon complète et permanente à partir de 1919 alors que l’œuvre n’était pas encore tout à fait terminée. Elle sera complétée dans les années 1940.

L’architecture du Palacio de Justicia

Le Palais est formé de 7 étages et présente un style néoclassique avec des influences grecques et romaines. La symétrie est très importante dans son architecture et divers allégories de la justice viennent orner sa façade (balance de la justice, haches attachées à des fagots de bois, symboles de la justice romaine). A l’intérieur, vous pourrez admirer dans le hall d’entrée la magnifique sculpture représentant la justice, oeuvre du sculpteur argentin Rogelio Yrurtia. Cette oeuvre fait presque trois mètres de haut et a été entièrement sculptée en bronze.

Les incontournables du palais

Patio de Honor : c’est la salle d’attente de la Sala de Audiencias de la Cour Suprême. Cette salle est entourée de grandes colonnes de style classique. Sur les côtés, on peut lire le noms des nobles ayant la Constitution Nationale de 1853-1860. Le toit est recouvert de  magnifiques vitraux permettant l’entrée de la lumière dans ce patio.

Sale d’audience de la Cour suprême : Sala de Acuerdos : Un immense portrait à l’huile du président Bartolomé Mitre trône dans cette salle où se réunit le Máximo tribunal (cour suprême).

Bibliothèque : Cette bibliothèque fréquentée par les magistrats et les étudiants en droits a conservé son mobilier d’époque.

Infos pratiques

Où ? Talcahuano 550

Quand ? Tous les vendredi à 14h30

Combien ? Gratuit

Réservation obligatoire.

Autour de la Plaza Lavalle, on découvre également aussi le Teatro Colón, et la Fuente de los Bailarines, construite en hommage aux danseuses décédées dans un accident d’avion. N’hésitez pas à contacter l’agence Equinoxe pour un city-tour complet de Buenos Aires !


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On l’a dans la peau, le fileteado porteño !

Ça y est, vous êtes tombés amoureux de la ville de Buenos Aires. Malheureusement, vous devez déjà rentrer… Vous savez déjà que cette ville va beaucoup vous manquer, son ambiance incroyable, ses lieux incontournables, sa culture florissante… ! C’est le moment de repartir avec un souvenir original : un tatouage emblématique de la ville porteña, directement inspiré des célèbres fileteados. Portrait de cette nouvelle tendance.

Tatouage de Jorge Muscia, le “Fileteador del tango”- Source: Google images

Fileteado : quésaco ?

Feuilles, animaux, fleurs, spirales, couleurs vives : Le fileteado est un dessin décoratif typique de Buenos Aires. Ce style s’est développé à la fin du XIXème siècle, à l’origine il était utilisé pour embellir les véhicules de traction animale. Rapidement, les fileteados se sont emparés de l’architecture de la ville, on retrouve aujourd’hui ces motifs sur de nombreuses façades et portes de Buenos Aires ! L’art ancestral du fileteado symbolise l’identité de la capitale argentine. En 2006, le fileteado a même été déclaré “patrimoine culturel” de la ville. Aujourd’hui le fileteado connaît un renouveau et est utilisé par de nombreux artistes, depuis quelques années, on le retrouve même …  sous forme de tatouage.

Paseo del Filete- Source: Wikipedia

Un tendance qui naît des artistes

L’engouement pour le tatouage fileteado est lié à la médiatisation d’artistes qui ont développé cette technique. Alfredo Govanese, un des plus grands spécialistes du fileteado, a notamment réalisé une campagne de pub pour une chaîne télévisée sous le slogan “De tu lado del mundo”.  Il a ainsi réalisé de faux tatouages sur les corps de présentateurs et mannequins. De nombreux chanteurs argentins populaires comme Charly García, La Mona Jiménez, Soledad ou Juanse, ont également fait appel au savoir faire d’Alfredo Govanese! Celui-ci revisite le fileteado sous toutes ses coutures, en déclinant par exemple ce motif sur des taureaux argentins, ou des bouteilles Evian et Coca-Cola!

Jorge Muscia, surnommé “El Fileteador del tango”, s’est quant à lui spécialisé dans le tatouage fileteado dans le domaine du tango. Il participe également au renouveau de ce motif sur la peau et à son rayonnement en Argentine et à l’étranger.

Un hommage à l’identité porteña

Amoureux de la ville, argentins, sud-américains, touristes occidentaux, ils sont aujourd’hui de plus nombreux à se faire tatouer des motifs fileteado. Une manière originale d’emporter avec soi un souvenir d’une ville dont on est tombé amoureux, ou tout simplement d’affirmer fièrement son identité argentine pour les Porteños, qui se vont même jusqu’à se faire tatouer leur quartier ou l’emblème de leur club de foot!

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