Les migrations Argentine-Espagne au cours du temps

Au début du XXième siècle, l’Argentine a accueilli 4,2 millions d’étrangers dont environ 2 millions étaient espagnols. Par la suite, la moitié d’entre eux s’installèrent dans le pays.

Photo : Beto Ruiz Alonso

Il y a 10 ans, lors de la crise de 2001 en Argentine, l’aéroport était une porte de sortie pour certains. Le gouvernement a longtemps caché les chiffres, mais les données officielles de l’Organisation Internationale des Migrations (OIM) annoncent que près de 800 000 argentins avaient fuit la crise et que 229 000 d’entre eux étaient partis vers l’Espagne.

Aujourd’hui, l’aéroport international d’Ezeiza est au contraire devenu une porte d’entrée pour quelques hispaniques hautement qualifiés. Ils viennent monter leur affaire pour la plupart car les conditions en Argentine leur paraissent plus favorables, ou alors, se sentant plus en accord avec le style de vie local, ils décident de venir vivre en Argentine afin d’y développer leurs idées.

Ainsi, la communauté ibérique en Argentine, qui était déjà la plus grande du monde, a augmenté de 15% en trois ans. Et, selon les données officielles, il y a 45 490 espagnols de plus qu’en 2009. Ces chiffres sont minimisés par l’ambassade espagnols qui donnent plusieurs raisons à cette augmentation : tout d’abord, les démarches facilitées pour l’obtention du passeport espagnol aux citoyens argentins descendants d’espagnols (par le biais de la loi de la Mémoire Historique). Elle rappelle aussi que les argentins, qui s’étaient expatriés lors de la Crise de 2001, reviennent par milliers.

Mais on ne peut nier l’arrivée de jeunes espagnols hautement qualifiés dans la capitale et ce sont surtout les communautés espagnoles elles-mêmes qui sont témoins de ces arrivées.

Source : “Vienen de España para huir de la crisis”

Michelin sort le 1er guide vert de l’Argentine

100 000 touristes français en Argentine en 2010 et une augmentation prévue de 18 % pour cette année, voici les chiffres donnés par l’ambassadeur français, Jean Pierre Asvazadourian, lors de l’inauguration hier du célèbre Guide Vert Michelin.

Les répercussions économiques

L’entreprise française Michelin a lancé aujourd’hui son premier guide vert touristique de l’Argentine à destination des pays francophones. Il s’agit d’une édition qu’il est prévu de vendre en 17 000 exemplaires, au prix de 15€ l’unité.
Il a été calculé, sur la base des 100 000 touristes français venus l’an dernier, que la commercialisation de ce guide rapporterait de manière indirecte à l’Argentine 37 millions d’euros. Ceci comprend la venue et le séjour de deux touristes français en Argentine pendant 12 jours avec un budget quotidien de 90 €.

L’inauguration

La présentation de ce guide vert a eu lieu hier au Palacio San Martin, ancien siège de la chancellerie, avec, entre autres, la présence du ministre du Tourisme Enrique Meyer, l’ambassadeur de France et le président de Michelin pour l’Amérique du Sud, Jean Philippe Olier.

Photo : Tomas Fano

Le guide

Ce guide spécialisé divise l’Argentine en régions et présente une sélection de sites et lieux dont certains sont classés avec des étoiles.

Il s’agit d’un livre de 540 pages de couleur, cartes incluses, avec des recommandations pour plus de mille sites touristiques argentins.

Dans un 1er temps cet exemplaire sera commercialisé en France, au Canada et en Hollande et il sera ensuite édité en espagnol et en anglais.

Relations Franco-Argentines

Le ministre Meyer a rappelé les liens qui unissent l’Argentine à la France, en particulier avec le rallye Dakar qui aura lieu pour la 3ème fois en Argentine l’an prochain, la station de métro parisien « Argentine » qui aura bientôt une nouvelle image et l’augmentation de la fréquence des vols aériens entre les deux pays.
Jean Philippe Olier a, quant à lui, précisé que Michelin était en Argentine depuis 95 ans et que l’objectif du guide était de promouvoir l’image de l’Argentine dans le monde.

Source : Publican la primera guía verde Michelin dedicada enteramente a la Argentina

L’Argentine ne veut plus de Barbie

La célèbre poupée américaine Barbie, ainsi que tous les produits du fabriquant de jouets américain Mattel, comme les voitures Hot Wheels et Cars, sont interdits de territoire argentin. Principale cause, une nouvelle série de mesures protectionnistes annoncées par le gouvernement, visant à freiner la baisse de l’excédent commercial qui a chuté de 58% en janvier 2011.

Barbie / Source : jpcolasso

C’est l’Administration fédérale des impôts (AFIP) qui a annoncé ce jour la suspension de «l’importation de jouets Mattel car la société n’avait pas présenté les certificats d’origine dans 39 cas». D’après l’AFIP, Mattel «a commis une faute grave»..

En 2010, les importations de Mattel en Argentine représentaient 7,5 millions de dollars (environ 5,3 millions d’euros). La société américaine se plaçait alors leader mondial des jouets avec un chiffre d’affaires de 5,8 milliards de dollars (soit environ 4,1 milliards d’euros).

Dans un contexte électoral, la présidente Cristina Kichner semble avant tout justifier cet acte comme logique économique, contrairement à son homologue vénézuélien Hugo Chavez qui considérait que Barbie était «l’ultime reflet de la décadence de l’empire américain».

Dante Sica, directeur de l’institut d’analyse Abeced explique que «le gouvernement a deux objectifs… Le premier vise à protéger les industries locales. Le deuxième cherche à préserver l’équilibre de la balance commerciale en pleine année électorale».

Cela confirme qu’à ce jour, l’industrie argentine des jouets reste l’une des plus protégées par le gouvernement.

Source: AFP

Aerolíneas Argentinas: six décennies d’aviation

C’est le 7 Décembre 1950 que le président Juan Domingo Perón, á travers son premier décret, décida de créer: «l’entreprise de l’État: Aerolíneas Argentinas». Celle-ci est née de la fusion des quatre entreprises qui assuraient les vols dans le pays: Aeroposta, Alfa, Zonda et Fama. 58 avions composaient alors cette flotte aérienne.

Aerolíneas Argentinas

Les innovations de l’entreprise

Parmi les mesures prisent, la première fut le renouvellement des anciennes machines, réduisant alors á 30 le nombre d’avions et d’hydravions. De nouveaux appareils ont été incorporés peu á peu dont le Convair 240. Cette implantation fut un tel succès qu’en 1951, la presse inter-américaine désigna Aerolíneas comme la première entreprise aéro-commerciale du monde. En 1959, avec l’arrivée du jet, le premier Comet IV faisait son entrée dans le pays. Deux ans plus tard, pour la première fois, cet avion faisait un tour du monde pour le voyage officiel du président Frondizi. C’est de cette manière qu’AR (Aerolíneas Argentinas) entama son avancée dans l’aviation mondiale et apporta á sa flotte de nouveau appareil dont le Boeing 707. Celui-ci, en 1966, fut le premier de l´histoire á effectuer un vol sans escale entre Madrid et Buenos Aires, en 11h30, un record. A la fin de la décennie, le premier Boeing 737, arrivé dans l’entreprise.

A cette époque, la liste des destinations de cabotage couverte par Aerolíneas contenait des localités sous contrat comme Córdoba, Salta, Jujuy, Neuquén, Bariloche, Trelew, Ushuaia, Orán et Tartagal. Le Président R. Sáenz Peña passa alors aux vols libres en ajoutant entre autres les destinations Villa Dolores, Río Cuarto, Carmen de Patagones, Sarmiento, Lago Buenos Aires, Las Heras, Puerto Deseado et San Julián dans la Patagonie. Par ailleurs, les vols internationaux se développant en Europe, la compagnie arriva á Londres, Amsterdam, Paris, Rome, Madrid et Lisbonne. L’autonomie que possédait alors les avions de l’époque les obligeait á faire escale á Río ou Natal au Brésil, et Dakar en Afrique. De la même manière, AR parvint á La Havane (Cuba) et á New York, faisant escale á Port-au-Prince (Haïti) et Bélem (Brésil). Elle voyageait aussi á Santiago du Chili.

Les années 70/80

Durant le troisième mandat présidentiel de Perón, dans les années 70, Juan Carlos Pellegrini est convoqué pour présider la compagnie, cela marquera l’expansion d’Aerolíneas: «le Graal». Grâce á lui, l’entreprise gagnera prés de 70 millions de dollars par an entre 1973 et 1983, générant d’un Duty-Free, d’une restauration collective et du service technique. Le premier Boeing 747, surnommé Jumbo Jet, arriva en 1976 pendant la dernière dictature militaire.
Sous la gestion de Pelligrini et ses équipes de travail nait Aerolíneas Cargo, service de marchandises qui en 1978 mécanisa ses réserves, devenant la première compagnie du sud á le réaliser. En 1979, la compagnie développe son activité touristique en proposant un trajet vers la Patagonie Austral (Ushuaia-Calafate) avec des vols nocturnes, sans service á bord, á moitié prix. Cela permettra d’avoir de nouveaux touristes, toute l’année, son succès est encore d’actualité de nos jours.
Dans les années 80, Aerolíneas assure le premier vol transpolaire du monde. Un 747 partit de Buenos Aires traversa le pôle sud et arriva á Auckland (Nouvelle-Zélande). C’est aussi l’époque oú la guerre des Maldouines éclata. La compagnie fut alors sollicitée et transporta prés de 6.500 militaires et 270 tonnes de charges. Le pape Jean Paul II, présent alors sur le territoire, fut reconduit á Rome via un appareil de la compagnie. En 1983, le premier Centre d’Instruction de Vol de l’hémisphère fut inauguré par Aerolíneas.

Guichet Aerolíneas

Des années 90 á nos jours

Dans les années 90, Iberia acheta la compagnie qui se transforma en Aerolíneas Argentinas Société Anonyme. Puis, en 1998, American Airlines devient administrateur de AR et en 2001 se fut le tour de la SEPI, espagnole. Aerolíneas vit alors la pire année suite á la convocation des créanciers, l’obligeant á suspendre son activité. Antonio Mata et le groupe Marsans rachète alors  la compagnie et la préside quatre ans. L’entreprise récupère ses routes de cabotage mais continuera á perdre ses destinations internationales. Finalement en 2008, c’est l’État, présidé par Cristina Fernández de Kichner, qui nationalisa de nouveau l’entreprise. Aerolíneas signe alors un contrat avec la compagnie brésilienne Embraer pour l’achat de 20 avions. En 2010, AR change d’image et raccorde pour la première fois quatre provinces sans passer par Buenos Aires. Se produit alors un fait historique, un accord signé avec Alianza SkyTeam pour officialiser le commencement du processus de recette.
«Aujourd’hui, 60 ans après elle continue de forger ce but… celui d’unir le pays, prémisse essentiel d’un pays Fédéral, et le monde».

Source: Cien años de turismo – Boletín nº158

Résidence en Argentine : plus de facilités pour les étrangers

Bonne nouvelle : l’Argentine accorde désormais une résidence provisoire aux étrangers qui viennent à des fins économiques ou culturelles.

Un Bulletin Officiel vient d’être publié pour notifier l’entrée en vigueur de nouvelles dispositions d’immigration temporaire dont pourront bénéficier certains étrangers.

PasseportPasseport – Photo : Remiforall

L’Office National des Migrations va en effet accorder une “résidence transitoire spéciale” pour les étrangers qui se rendent en Argentine afin de travailler, de manière rémunérée ou pas, dans les domaines suivants :

  • scientifique, professionnel, technique, religieux ou artistique
  • et pour les étrangers qui viennent afin de “réaliser des affaires, des placements, des études de marché ou participer à des expositions”

Dans le premier cas, la mesure est accordée parce qu’elle est “essentielle pour le développement culturel, industriel et commercial de la République Argentine”.
L’autorisation de résidence spéciale transitoire sera alors d’1 mois, renouvelable.

Dans le second cas, le bulletin stipule que “la conduite des affaires et études de marché est essentielle pour maintenir et renforcer la dynamique de la négociation internationale» du pays.
La résidence est donc accordée pour 2 mois avec possibilité de prolongation.

Source : La Argentina otorga residencia a extranjeros que arriben con fines económicos y culturales

Les démarches administratives pour renouveler sa résidence:

Pour renouveler votre résidence, cela se fait à la DNM (Dirección Nacional de Migraciones). Vous pouvez pour cette démarche faire l’économie d’un “gestor”.

Les papiers à fournir sont :
– Le passeport valide et une copie de la première page et de la page qui contient le tampon d’entrée en Argentine
– Une lettre du directeur de l’entreprise sollicitant le renouvellement de la résidence de son employé (voir modèle ci-dessous). La signature du directeur de l’entreprise doit être certifiée conforme par un notaire (env. 160 ARS)
– Les 9 derniers bulletins de salaire (photocopies et original).
– Le casier judiciaire argentin à récupérer au Registro Nacional de Reincidencia (www.dnrec.jus.gov.ar) : (25 ARS en 5 jours, 40 ARS en 24h)
– Une copie de l’enregistrement de l’entreprise auprès des services de migraciones.

La taxe de 600 ARS sera payée à Migraciones.

Plus d’infos : www.migraciones.gov.ar

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Lettre du directeur pour la demande de renouvellement de la résidence :

En tête avec le logo et les coordonnées de l’entreprise

Al Señor Director de
POBLACION Y MIGRACION
Presente

Buenos Aires, Febrero 4 del 2010.

De nuestra consideración:

El que suscribe …..[nombres apellido del director]……. con DNI nº …………… – como presidente de …..[nombre empresa]……… (con domicilio ……[dirección empresa]…… cuya actividad principal es “……………….” Constancia de Inscripción Requirente Extranjeros nº……), CUIT nº..-………..-.. se dirige al Señor Director y solicita:”La Renovación de la Residencia Temporaria en Argentina, por el plazo de un año, a favor de ……………………………. de nacionalidad francesa con pasaporte nº ………………….., con CUIL nº..-………..-.. quién debe continuar cumpliendo con sus funciones en la Empresa como ……..[puesto en la empresa]…………… como lo ha venido haciendo los últimos … meses.

Sin otro particular saludamos al Señor Director con nuestra consideración más distinguida

Politique et environnement : la protection des glaciers en Argentine

Après de grands débats, les députés ont finalement approuvé le projet de loi visant à protéger les glaciers argentins. C’est maintenant au Sénat de se prononcer.

Glacier Perito Moreno

Le projet de protection des glaciers avait été globalement approuvé par les députés le 14 juillet dernier, par 129 voix contre 86 négatifs. Mais lorsque ceux-ci ont commencé à aborder les discussions relatives à chaque point précis, la session s’est terminée sur une absence de quorum.

Mercredi dernier encore, une tentative de conclusion des débats a été faite, mais en vain. Certains députés de l’opposition, à l’encontre du projet de loi, ont été délibérément absents à la séance, provoquant la colère de leurs confrères.

Le problème : la zone géographique à protéger

La discussion porte en fait sur ce qu’appellent les défenseurs du projet de la loi la “zone périglacière“. Il s’agit de la zone autour des glaciers qu’il faut protéger, afin à terme, de préserver l’environnement et les ressources en eau. Ce périmètre sujet à controverse serait selon la loi une zone de basse et moyenne montagne.

Or de l’avis de bon nombre de législateurs, en particulier ceux de la chaîne de montagnes des provinces, cette définition est trop large, et pourrait limiter tout type d’activité productive sans raisons.

Ces détracteurs du projet de loi disent être en faveur de la protection des glaciers, mais ils pensent que cette protection doit être compatible avec le développement économique des régions concernées, et non paralyser toute une partie du pays.

L’avis du Sénat est par conséquent très attendu sur ce sujet, et par la suite celui du Gouvernement, qui malgré la pression, risque d’y opposer son véto.

Source : Diputados aprobó el proyecto de ley que prevé la protección de glaciares