L’Argentine, le futur Eldorado du lithium !

Vous êtes-vous déjà demandé comment fonctionnaient nos téléphones portables ? De même savez-vous de quoi ils sont constitués et d’où viennent les matériaux qui servent à les fabriquer ? Et enfin savez-vous pourquoi l’achat d’un portable est si cher alors que la plupart des pièces sont peu coûteuses ? La réponse à toutes ces questions ne tient qu’en un seul mot : le lithium. Peut-être que vous n’avez jamais entendu parler de ce petit métal léger et pourtant il pourrait bien devenir une des principales sources de richesse dans les prochaines années en Amérique du Sud et principalement en Argentine.

Le lithium – Commons Wikipédia

Le lithium, qu’est ce que c’est ? 

En effet le lithium, que l’on peut définir comme étant un élément chimique appartenant à la famille des métaux légers, est l’élément essentiel de la constitution des batteries que l’on trouve dans nos ordinateurs, téléphones portables ou encore voitures électriques.

Préféré au nickel et au cadmium pour sa capacité bien plus forte à stocker de l’énergie, la demande de lithium connait une augmentation sans précédent. En effet, le lithium est l’élément le plus utilisé dans les batteries de dernière génération et les hausses de production de voitures électriques (de 50 000 en 2015 à plus de 500 000 en 2020 rien que pour l’entreprise TESLA, soit une multiplication par 10 en seulement 5 ans) laissent présager de beaux jours au lithium.

On produit actuellement environ 25000 tonnes de lithium par an et on prévoit que chaque année la production augmentera d’environ 25%. Cette augmentation de la demande s’accompagne d’une importante hausse du prix puisqu’ on est passé, de 2003 à 2008, de 310$ à plus de 3000$ la tonne ! Une augmentation considérable !

Les acteurs clefs dans le marché mondial du lithium

En plus d’être le 3ème producteur mondial de viande bovine, 5ème producteur de vin, 1er exportateur de biodiesel et le 1er producteur de gaz en Amérique latine, l’Argentine semble bénéficier une nouvelle fois d’une ressource rare et précieuse.

Ceci étant, de nos jours, l’Argentine exploite très peu ses ressources de lithium présentes sur son territoire. Au niveau de la production, elle ne représente que 11,5% du marché mondial. C’est loin derrière les deux mastodontes que sont le Chili (35%) et l’Australie (34%). Mais cela ne reflète pas qui sont les détenteurs de lithium dans le monde. Si l’Australie et la Chine ont déjà exploité la très grande majorité de leurs réserves, c’est loin d’être le cas des pays d’Amérique du Sud. Ces derniers détiennent plus de 70% des réserves mondiales connues de lithium, présentes principalement en Bolivie et en Argentine.

La cordillère des Andes où se trouve une importante quantité de lithium – Agence Equinoxe

Le lithium est-il une ressource viable sur le long terme en Argentine ?

Bien que son extraction ait un impact très fort sur l’environnement (elle nécessite du carburant et la calcination du carbonate de lithium libère du Co2), il semblerait toutefois que le lithium soit la nouvelle ressource de demain pour nos appareils électriques fonctionnant avec batterie, d’autant plus que les techniques pour le recycler semblent être de plus en plus efficaces (de nombreuses entreprises s’y sont penchées telles que Recupyl en France).

De même, l’extraction de lithium sur les plateaux andins est désormais maîtrisée. Etant donné que les gisements de lithium sont très éloignés des principaux constructeurs de batteries (Corée de Sud, Chine, Etats-Unis), nul doute que dans les années à venir, une migration massive d’entreprises sud-coréennes ou Américaines au pied de la Cordillère des Andes s’opère.

C’est par ailleurs ce que Tesla a déjà fait sur le continent américain il y a moins de 5 mois ! En effet Tesla a été à l’origine de la construction de la plus grande usine de batteries au monde. Cela devrait réduire de 30% leur coût de production. Et cela n’est pas près de s’arrêter ! En effet de nos jours beaucoup de chercheurs estiment que la cordillère des Andes (dont un tiers se situe en Argentine) regorge de très nombreuses réserves de lithium encore insoupçonnées.

Ainsi, l’Argentine semble encore avoir de beaux jours devant lui en matière énergétique !


 

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À la découverte des nouveaux billets, plus exotiques !

Le Président Mauricio Macri a décidé de renouveler, cette année, les billets de 100, 50 et 20 pesos. Ces billets sont à l’effigie de la faune et la flore du pays, au lieu des traditionnels portraits de figures politiques. Ils présentent donc un animal typique de la région ainsi que l’habitat caractéristique de cette espèce. Le yaguareté (jaguar), la ballena franca austral (baleine franche australe), le condor andino (condor des Andes), le hornero (Fournier), le guanaco (sorte de lama) et enfin le taruca (cerf andin) ont été sélectionnés.

Ancien billet  – Source : Wikipedia

Le Guanaco (billet de 20 pesos) représentant de la steppe de Patagonie

Le guanaco remplace Juan Manuel de Rosas, militaire et homme politique argentin, sur les billets de 20 pesos. Peu d’espèces herbivores sont aussi abondantes que le guanaco en Argentine. Avant, les populations utilisaient sa viande, ses os et ses poils pour construire des maisons, faire à manger mais également fabriquer des vêtements. Aujourd’hui la fermeture d’estancias a favorisé la croissance de cette espèce qui sera peut être un gain futur pour la région de Patagonie.

Le Condor (billet de 50 pesos) représentant de la région andine

Condor Argentin – Source : Flickr par David

Le condor andin remplace Domingo Faustino Sarmiento, ancien président mais aussi grand écrivain, sur les billets de 50 pesos. Le roi du ciel, c’est ce condor andin ! En effet, avec ses ailes déployées, le condor peut atteindre 3m. Cela ne l’empêche pas d’être en danger. Il est en ce moment victime d’empoisonnement par appâts toxiques destinés aux pumas et renards. Les condors sont un élément indispensable dans la chaîne alimentaire. Ils éliminent en effet les possibles foyers d’infection dans leur environnement.

Le Cerf andin (billet de 100 pesos) représentant du nord ouest argentin 

Le cerf andin remplace Julio Agentino Roca, surnommé “El Zorro”, qui dirigea le pays pendant plus de 30 ans, sur les billets de 100 pesos. La population du cerf andin est en forte diminution et les chercheurs essaient de récolter des informations pour le sauver. Afin de créer ce billet,  Martín Miranda, dessinateur du billet a réalisé un voyage dans le nord ouest. Il a pu observer dans la Sierra de Famatina, entre 2000 et 5000 mètres d’altitude ces espèces très difficiles à observer !

La baleine franche (billet de 200 pesos) représentant la Mer Argentine et l’antarctique (déjà en circulation)

C’est dans la Peninsule de Valdés, lieu privilégié pour observer la faune marine, que cet animal fascine ! Cette espèce est cependant menacée par les mouettes qui s’alimentent de la peau des baleineaux… Ce billet fut l’objet d’une polémique importante ! Le maire Ricardo Sastre de Puerto Madryn a en effet invité le designer du billet à mieux s’informer sur les baleines, pour qu’il se rendre compte qu’il les a dessinées à l’envers. En effet, sur le dessin, les nageoires sont placées sur le dos et pas sur les flancs de l’animal, sa bouche “ressemble plutôt à celle d’un dinosaure” et ses yeux situés au mauvais endroit… Le billet a donc fait l’objet d’une nouvelle version !

Le Yaguareté (billet de 500 pesos) représentant la région du nord est argentin (déjà en circulation)

Nouveau billet de 500 – Source : Wikipedia 

Ce félin est le roi des bois ! Sa présence indique le peu d’intervention de la part de l’homme. Il n’est cependant pas assuré de survie. Il est, comme de nombreuses espèces, destiné à disparaître si des mesures ne sont pas prises. À Corrientes, se trouve une réserve naturelle qui fonctionne comme lieu d’élevage et protection de cet espèce de félin sauvage.

Le hornero (billet de 1000 pesos) représentant la région du centre

Le hornero est donc l’animal qui sera présenté sur le billet le plus cher. Cet oiseau représente l’oiseau national depuis 1928 et est connu pour utiliser de la boue et de l’herbe afin de construire son nid. Cette espèce d’oiseau n’est pas en voie d’extinction pour le moment, il est très proche des populations et est connu comme étant “travailleur”, il utilise en effet que son bec pour outil !

Avec maintenant ces billets en main, partez donc à la découverte des régions de ce magnifique pays qu’est l’Argentine !


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Le sandwich Big Mac : Révélateur de réalité économique

Depuis plus de 30 ans, la revue britannique “The Economist” mesure la parité du pouvoir d’achat en fonction des pays. Pour cela, ils utilisent le prix du sandwich le plus connu du McDonald’s le Big Mac ! Cet indice met aussi en avant les changements économiques dans le pays ces dernières années.

Qu’est ce que l’indice Big Mac ?

Inventé en 1986 par cette revue, cet indice mesure la parité de pouvoir d’achat à travers 120 pays dans le monde. Le calcul de l’indice est assez simple, il suffit de mesurer le prix moyen du Big Mac dans chaque pays. Ensuite, pour pouvoir comparer le prix du sandwich entre tous les pays, il faut traduire ce prix moyen dans une même devise. Ici, la monnaie utilisée est le dollar américain. Le taux de conversion monétaire utilisé est le taux de change officiel de chaque pays. Cet indice permet donc de connaitre les pays dans lesquels les Big Mac sont les moins chers. Il permet aussi de voir les variations des prix du Big Mac en fonction des années, et reflète donc les taux d’inflation dans chaque pays. Enfin, cet indice montre si le taux de change officiel reflète le taux de change réel ou non.

Sandwich Big Mac – Wikipedia

L’indice Big Mac en Argentine

Pour l’année 2017, le prix d’un Big Mac en Argentine est de 55 pesos. En utilisant le taux de change officiel du peso vers le dollar (soit 15.86) le Big Mac coûte en Argentine 3,47 dollars. Le célèbre sandwich ne coûte donc pas cher en Argentine. En effet, aux Etats-Unis, son prix est de 5,06 dollars. Toutefois, en comparaison avec janvier 2016, le prix du Big Mac a augmenté énormément en Argentine. En effet, un an plus tôt, le prix du sandwich était de 33 pesos, ce qui représentait 2,39 dollars. En un an donc, le prix en dollars du sandwich a augmenté de près de 45% ! Cela rejoint a peu près les chiffres de l’inflation dans le pays pour l’année 2016 qui est d’environ 40%. Pour l’année 2016/2017 cet indice reflète donc la réalité économique d’Argentine.

De plus, si nous nous basons sur les chiffres de l’Indice Big Mac, nous pouvons en déduire que le taux officiel du dollar en Argentine ne représente pas la réalité économique du pays. En effet, si le taux de change du dollar se basait sur le prix du Big Mac, il serait beaucoup plus faible. Pour que le prix du Big Mac soit le même en Argentine qu’au Etats-Unis, il faudrait que le taux de change du dollar soit de 10,87 pesos. En nous basant seulement sur les prix du Big Mac, nous pouvons donc dire que le dollar est très cher en Argentine ! À titre de comparaison, un Big Mac coûte en France en 2017 en moyenne 4,29 dollars.

Un indice parfois truqué

Nous devons rappeler que cet indice Big Mac a été controversé durant quelques années en Argentine. En effet, sous le gouvernement de Cristina Kirchner, l’indice a volontairement été truqué. L’ex secrétaire du Commerce Intérieur argentin, Guillermo Moreno a en effet gelé le prix du Big Mac durant 3 ans à 21 pesos. D’après le magazine britannique, si le prix de ce sandwich n’avait pas été abaissé volontairement le pays aurait rivalisé dans le classement avec la Suisse (grand gagnant du classement avec un burger à 6.81 dollars) en 2012. Ainsi, on pouvait constater qu’aucunes promotions ou publicités n’étaient faites pour ce produit.

Le fait de geler le prix du Big Mac, et donc le maintenir volontairement peu cher, permettait au gouvernement de “cacher” l’inflation du pays. En effet, l’indice Big Mac se basant seulement sur le prix de ce sandwich, il ne permettait pas de mettre en avant la réalité économique du pays et son inflation. Le gouvernement Kirchner pouvait se vanter de contrôler totalement l’inflation du pays. Il prenait même l’exemple de l’indice Big Mac qui était finalement truqué. C’est ainsi que le prix du sandwich est passé de 4,84 dollars en juillet 2011 à 2,57 dollars en juillet 2014. Cela faisait de l’Argentine un des détenteur du Big Mac le moins cher du monde !

Combien d’heures de travail pour un Big Mac?

L’indice salarial Big Mac est une variante du premier indice. Il permet de mesurer le temps de travail nécessaire pour pouvoir s’acheter le fameux sandwich dans chaque pays. Cet indice prend donc en compte le salaire minimum légal dans chaque pays et le compare avec le prix du Big Mac en dollars. Le salaire minimum en Argentine était l’année dernière de 6060 pesos par mois. Cela représentait 420 dollars par mois, et donc 2,38 dollars de l’heure. Le prix du sandwich était de 33 pesos, soit 2,39 dollars. Les argentins en 2016 avaient donc besoin de travailler une heure environ pour pouvoir s’acheter le fameux sandwich !  À titre de comparaison, en France en 2016 l’indice salarial Big Mac était d’environ 0,42. Ce qui signifie que les français avaient besoin de travailler environ 25 minutes pour pouvoir s’acheter un Big Mac !

En 2016,  l’Argentine était le pays d’Amérique Latine avec le meilleur indice salariale Big Mac avec un indice de 1 (1h de travail/Big Mac). L’Argentine devançait par exemple le Chili, avec un indice de 1.47, la Colombie avec un indice de 1,89 ou encore le Brésil avec un indice de 2,39. Tous ces pays étaient loin devant le Mexique. En effet, l’année dernière le Mexique avait un indice de 5,6 ! Ce qui signifie que les mexicains devaient travailler 5,6 heures pour pouvoir s’acheter un Big Mac ! Toutefois, ces résultats étaient valables seulement pour l’année 2016. De ce fait, suite à l’augmentation du prix du Big Mac, et les variations du salaire minimum cette année, nous attendons avec impatience chiffres de 2017!

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Les promeneurs de chiens à Buenos Aires

Bien plus qu’un animal de compagnie, un véritable compagnon et révélateur du milieu social des porteños. Inutile de vous rappeler à quel point en Argentine, on aime les animaux. Les Argentins raffolent des chiens, et considèrent même que posséder un animal de compagnie a un petit côté branché et chic. Si vous aimez les animaux, vous pouvez vous-même en adopter un, c’est au Campito Refugio que cela se passe. En effet, El Campito Refugio vous offre la possibilité de pouvoir vous faire un nouvel ami domestique! Choyés par leurs maîtres, nombreux sont ceux qui n’ont pas la chance de pouvoir se faire promener par leurs propriétaires… c’est sans compter sur les promeneurs de chiens !

promeneurs

Paseadores de perros – Source : Wikipédia

Un vrai métier

C’est alors qu’interviennent les dog walkers, les professionnels de la promenade canine ! Ces hommes ne s’improvisent pas promeneurs de chiens, ils doivent savoir en gérer une dizaine, soit 40 pattes, en maîtrisant les noms de chacun pour savoir se faire entendre en temps voulu : bagarres ou aboiements trop bruyants par exemple.

Rémunérés au “chien“, les promeneurs se baladent très souvent accompagnés de plus de 4 chiens, bien que d’après la législation, ils soient limités à ce nombre. En effet, cette activité est très encadrée, responsabilisant le promeneur.

Des règles bien définies

Quelques règles auxquelles doit se conformer le promeneur :

– Respecter les règles de conduite du piéton sous peine de responsabilité en cas d’accident

– Choyer ces petits toutous au moins 2 fois par jour

– Respecter les contraintes des propriétaires, et les rassurer (et oui, pour certains porteños, leurs chiens sont bien plus que des animaux!)

– Ne pas mélanger les races incompatibles, notamment de par leur férocité et leur taille !

Ce métier peut être très intéressant financièrement, grâce à une rémunération variable allant jusqu’à 50 pesos par tête ! Cela nécessite seulement au moins deux heures de votre journée, les chiens devant être sortis une à 2 fois par jour.

Pour les curieux…

N’ayez crainte de confier vos chiens car cette activité est très règlementée, il faut en effet s’inscrire au registre des promeneurs de chiens et l’autorisation d’exercer son activité dure un an, renouvelable.
Qui contacter ? Cliquez sur ce lien et vous trouverez comment faire pour faire promener votre chien, ou même pour s’inscrire comme promeneur !

Le plus de ce service ? Votre toutou pourra avoir la chance de se faire faire une toilette après la balade !


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Le manque d’argent dans les distributeurs automatiques

C’est monnaie courante, en Argentine, de voir des gens faire la queue dans les banques les week-ends et les jours fériés… Vous l’aurez notamment constaté si vous étiez là lors des récentes célébrations de juillet pour le Bicentenaire de l’Indépendance ou encore en juin, pour les fêtes en hommage aux généraux Güemes et Belgrano.
En été, les touristes errent parfois désespérément jusque dans le Microcentro de Buenos Aires, à la recherche de distributeurs automatiques fonctionnels. Ce qui nuit à leurs vacances mais aussi à l’économie du pays. Car, en Argentine, avoir de l’argent liquide sur soi est IN-DIS-PEN-SA-BLE !

Banque - distributeurs

Banque- Photo : Wikimedia

Les causes de ce défaut d’argent dans les distributeurs

♦ L’inflation

Le pouvoir d’achat permis par 100 pesos ne représente plus qu’environ 10% de sa valeur de 2001. Ainsi, grosso modo un billet de 100 pesos de l’époque représente environ 1000 pesos aujourd’hui, entraînant des retraits de plus en plus réguliers et importants. En outre, depuis l’arrivée du président Macri au pouvoir en décembre dernier, l’inflation est de nouveau montée en flèche et est estimée à 38% par le site Coface.

♦ Une circulation trop rapide

L’inflation et le refus du gouvernement à émettre un billet supérieur à 100 pesos jusqu’alors ont fait que l’argent circule extrêmement vite. Les gens se retrouvent à court de monnaie rapidement. De plus, le manque d’investissement de la part des banques dans des dispositifs bancaires automatiques et la réticence des personnes âgées à les utiliser font que beaucoup de commerçants ne prennent pas encore la carte.

♦ La détérioration

Les billets circulant très rapidement et changeant de main en main très souvent, leur durée de vie s’en voit donc également réduite. En outre, la qualité même du papier a souvent été mise en cause et les nouveau billets ont d’ailleurs été conçus différemment. Ils seront issus de papiers 100% coton.

♦ Le manque d’équipements bancaires

Il y a un manque évident d’équipements bancaires, notamment à Buenos Aires. En effet, il serait nécessaire d’y installer plus de distributeurs automatiques dans des endroits stratégiques et pas seulement dans les banques. Comparée à ses voisins, l’Argentine est, en effet, particulièrement pauvre en équipements puisqu’en 2013, on y dénombrait environ 42 machines pour 100 000 habitants alors qu’au Chili, on en comptait 62 et au Brésil, 121.
De plus, il peut se passer plusieurs jours selon les banques sans que les distributeurs ne soient rechargés.

♦ Le manque de monnaie

Avec l’inflation, la population retire des sommes d’argent beaucoup plus importantes qu’auparavant que ce soit par précaution ou bien à cause de la baisse du pouvoir d’achat. De ce fait, les banques chargent majoritairement des billets de 50 et 100 pesos dans les distributeurs. Ces billets sont alors beaucoup plus communs que les petites coupures, ce qui rend l’obtention de monnaie de plus en plus difficile. On notera cependant que, la ville de Buenos Aires, consciente de ce problème, a récemment mis en fonction une carte Sube pour permettre aux voyageurs de ne plus payer les transports en commun en monnaie !

L’apparition de nouveaux billets de 500 et 1000 pesos

Billet de 500 ARS

Billet de 500 ARS- Photo : Wikimedia

Afin de contrer ce problème, s’adapter aux  nécessités transactionnelles actuelles et créer une monnaie “plus haute”, le gouvernement a récemment mis en circulation un nouveau billet de 500 pesos ! Ce qui va évidemment optimiser l’espace dans les distributeurs et permettre ainsi l’approvisionnement en petites coupures. Pour la première fois depuis 25 ans, un billet supérieur à 100 pesos apparaît. Il équivaut à 33 dollars (environ 30 euros) et affiche l’image d’un jaguar, animal emblématique du Nord-Est de l’Argentine.

Ce billet inaugure, en effet, la famille des billets “Animaux autochtones de l’Argentine”. En effet, d’ici octobre, apparaîtra également un billet de 200 pesos arborant une baleine franche australe, emblème de la Patagonie et de son territoire marin. D’ici 2017, finalement, un billet de 1000 pesos fera son arrivée, affichant un oiseau “hornero” pour représenter la région du centre. Des nouveaux billets de 20 et 50 pesos devraient également respectivement arborer un guanaco et un condor. Ce choix d’images est issu de la volonté que tous les Argentins se sentent représentés et de sensibiliser les citoyens à la biodiversité et la protection de l’environnement.

Vous savez maintenant tout sur les causes du défaut d’argent liquide dans les distributeurs automatiques. Il ne reste plus qu’à patienter d’ici l’arrivée des nouveaux gros billets ! 


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Le Kirchnerisme, c’est quoi ?

A l’heure ou Cristina Kirchner croule sous les accusations de corruption, il convient de faire un retour en arrière d’une dizaine d’années pour comprendre l’histoire de ce que nous appelons aujourd’hui le Kirchnerisme.
Le Kirchnerisme, c’est quoi ?
C’est un mouvement politique d’influence Péroniste qui a vu le jour le 25 mai 2003 suite à l’élection de Nestor Kirchner. Ce mouvement guidera l’Argentine jusqu’en 2015, année de fin du deuxième mandat de Cristina Kirchner, la femme de Nestor Kirchner. Ce dernier hérite d’un pays en ruine, secoué par la crise 2001. La dette du pays est de 160%, le chômage de 25%. Nestor Kirchner fait alors le serment de “sortir l’Argentine de l’enfer“.

Nestor et Cristina Kirchner- Football

Nestor et Cristina Kirchner – Photo : Wikimédia

Kirchner, héritiers des Perón ?

A 50 ans de d’écart, les Kirchner ont de grandes ressemblances avec leur précurseurs : Juan Domingo Perón et Eva Perón. De fait, bien que le contexte politique social et économique soit différent, les deux couples sont très souvent comparés et nul ne niera une ressemblance idéologique frappante. 
Tout d’abord, les deux couples sont ou bien idolatrés, adorés, ou bien détestés. En cela ils scindent la société en deux parties : Les pro et les antis. Charismatiques, Eva Perón et Cristina Kirchner sont devenues sans doute les femmes les plus connues du pays, celles qui ont marqué le pays en tant que personnes.
Dans la manière de diriger le pays, les journalistes remarquent également de nombreuses ressemblances comme un discours politique très axé sur le social et la réduction des inégalités. Pour ce faire les deux couples ont eu un mandat très interventionniste.

Cependant, il existe également des différences entre Perón et Kirchner, dues au contexte économico-social différent, à 50 ans d’écart.

L’Idéologie “K”

Le Kirchnerisme tient ses racines de trois pilliers idéologiques

  1. La défense des droits de l’homme : Sous Kirchner, les poursuites judiciaires pour crimes contre l’humanité durant la dictature (1976-1983) se sont multipliées. l’ex-général Jorge Videla est mort dans sa prison, condamné à la perpétuité pour avoir fait disparaître des milliers d’opposants. Entre 7 000 et 8 000, selon Videla, 30 000 pour les organisations de défense des droits de l’homme. Aucun autre pays d’Amérique latine, où les dictatures ont sévi dans les années 1970 et 1980, n’est allé aussi loin. Plusieurs centaines de militaires ont été jugés et condamnés par la justice civile.
  2. Le refus du néolibéralisme : C’est une position très affirmée par Nestor puis Cristina Kirchner. Dès son arrivée au pouvoir Nestor Kirchner nationalise des grands groupes de services comme Correo Argentino en 2003 et sa femme nationalisera symboliquement en 2012 l’entreprise de pétrole YPF. Nous pourrions également décrire le protectionnsime Argentin ou le refus d’accords bilatéraux avec les Etats Unis pour illustrer la volonté des Kirchner de se détourner du libéralisme.
  3. L’alignement régional : Le Kirchnerisme c’est également le désir d’une cohérence politique et économique des pays de l’Amérique Latine. En effet l’Argentine compte beaucoup sur l’alliance économique MERCOSUR (Marché commun du sud) et en est un acteur incontournable. Sur un plan politique, Nestor Kirchner, avant sa mort en 2010, a été nommé secrétaire général d’UNASUR, l’union politique des pays d’Amérique du sud. Deux alliances des pays d’Amérique Latine pour un même objectif, l’intégration régionale.

Les résultats du Kirchnerisme

Economiquement, l’Argentine a été fortement frappée par la crise de 2001. Dix ans plus tard, les indicateurs économiques sont flatteurs. La dette colossale est passée de 160 % à 40 % du PIB, l’industrie a été relancée, cinq millions d’emplois ont été créés et le chômage est tombé de 25 % à 8 %. Mais le ralentissement de l’économie a progressivement grippé le modèle argentin. La croissance (8,9 % en moyenne de 2003 à 2006) a chuté à 1,9 % en 2012. De plus, l’hyperinflation (La violente hausse des prix) est un point noir du mandat Kirchner. Evaluée à 36% en 2015, cette augmentation galopante des prix révèle en effet une instabilité monétaire du pays.
Cependant sous le mandat de Cristina Kirchner, certains spécialistes dénoncent des chiffres du chômage érronés. En effet Cristina aurait créé des emplois Etatiques fictifs pour réduire les chiffres du chômage. 5% à 7% des emplois Etatiques seraient fictifs publie le journal “La Nación” le 22 décembre 2015, après une étude du KPMG. Ces employés fictifs sont appelés des “Ñoquis” en référence à la vieille tradition des “Ñoquis del 29” qui statue que chaque 29 du mois, par manque d’argent pour la fin du mois, les Argentins mangent des “Gnocchis” (écriture Italienne). Ce sont des féculents peu chers que l’on trouve également dans les pays Francophones. En bref, le débat sur les chiffres du chômage réel fait rage en Argentine.

Politiquement parlant, les deux influences des politiques Argentins sont le Péronisme (idélogie des Kirchner) et les libéraux (idéologie du président actuel Macri). Ces deux idéologies sont radicalement opposées et alternent au pouvoir depuis 1950. En 1999 le pays connait une période noire sur un plan politique car cinq présidents démissionnent en quatre ans. En 2003, pour douze ans, le Kirchnerisme va diriger le pays. Certains observateurs affirment que le mandat de Cristina Kirchner était basé sur le populisme notamment pour avoir acheté les droits de retransmission TV des matchs de football, dans un pays ou ce sport a pris des allures religieuses.

Depuis le 10 octobre 2015, c’est Mauricio Macri qui préside l’Argentine. Cela marque un changement idéologique brutal de l’histoire du pays.


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Les Malouines deviennent territoire maritime argentin !

Après de nombreuses années de conflits entre le Royaume-Uni et l’Argentine, l’ONU a finalement déclaré les Iles Malouines comme faisant parti du territoire maritime argentin, à la suite d’une commission qui s’est déroulée durant le mois de mars 2016.

Où sont les Malouines ?

Les Iles Malouines sont un archipel situé sur le plateau continental de l’Amérique du Sud, et plus précisément dans le sud de l’Océan Atlantique. Composé de deux îles principales, la Grande Malouine et la Malouine orientale, ainsi que de plus de 200 autres îles plus petites, cet archipel est en effet situé à environ 340km de l’Argentine et plus de 12000km de Londres. Avec la Guyane française, elles constituaient les deux seuls territoires d’Amérique du Sud détenus par des pays européens.

Malouines

Iles Malouines – Crédit photo : Wikipédia

Un peu d’histoire

Jusqu’à la fin de la guerre, en 1982, le territoire des Malouines fut occupé par plusieurs nations successives : Français, Anglais, Espagnols, Argentins…

Les Iles Malouines furent découvertes dans un premier temps par l’explorateur portugais Ferdinand Magellan en 1520. Elles furent ensuite occupées en 1764 par un groupe de pêcheurs originaires de Saint-Malo – d’où est d’ailleurs issu le nom de l’archipel – dirigés par Louis Antoine de Bougainville. Ils y restèrent jusqu’en 1767, lorsqu’ils furent contraints de remettre le territoire aux Espagnols, qui fut ensuite occupé par les Anglais. A partir de 1770, eût lieu la “crise des Malouines“, lorsque les Espagnols débarquèrent de force sur l’archipel pour chasser les Anglais et reprendre possession du territoire. Finalement, suite à un accord entre les deux pays, les Anglais furent autorisé à se réinstaller. Cependant, les Iles Malouines restèrent quasiment inoccupées jusqu’à la prise de possession du territoire par l’Argentine en 1820, où ils y installèrent une colonie avant d’être délogés par les Anglais en 1833, qui vont ensuite y imposer leur souveraineté. 150 ans plus tard, du 2 avril au 14 juin 1982, a lieu la Guerre des Malouines entre l’Argentine, qui revendique le territoire, et les Britanniques. A l’issue de ce conflit, après une défaite des argentins, le Royaume-Uni reprend possession des Malouines avec l’accord du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Depuis la Guerre…

Malgré la victoire des Anglais, l’Argentine continue de réclamer la souveraineté des Iles Malouines, et ce tous les 3 janvier de chaque année, date qui marque le débarquement des troupes anglaises en 1833. Le Comité spécial de la décolonisation de l’ONU encourage les deux nations à s’entendre sur un accord sur la souveraineté des Iles, négociation qui est notamment refusée par le Royaume-Uni.

Plaza Islas Malvinas - Ushuaia

Place Islas Malvinas à Ushuaia – Crédit photo : Wikipédia

Depuis un mois, la Commission des limites du plateau continental, créée par l’ONU, a finalement validé un rapport présenté par Buenos Aires en 2009, rapport qui présentait les Malouines comme faisant parti du territoire maritime argentin. Cette décision fut saluée par le gouvernement argentin.

Les Iles Malouines, emplacement stratégique du fait de ses nombreuses ressources pétrolières et aquatiques, font désormais partie intégrante du territoire maritime argentin, qui se trouve donc agrandi de 1,7 millions de km2. L’occasion peut-être d’une futur réconciliation entre Argentine et Royaume-Uni, après des siècles de conflits ? Affaire à suivre !


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Mémoire d’un saccage – Argentine, le hold up du siècle

Mémoire d’un saccage – Argentine, le hold up du siècle

L’Argentine a connu en 2001 l’une des crises les plus traumatisantes de son histoire. Si le pays a su se relever avec courage et renouer avec la croissance, tous les Argentins restent encore aujourd’hui marqués et boulversés par cet épisode tragique de leur histoire.

De la dictature de Videla à la révolte populaire des 19 et 20 décembre 2001, dans le  « Mémoire d’un saccage – Argentine, le hold up du siècle » Pino Solanas donne son opinion sur les mécanismes qui ont conduit l’Argentine à la faillite. Il est intéressant de prendre connaissance de ce point de vue sur les évènements de 2001, mais nous précisons que ce film est une vision clairement partiale de la argentine vue par Pino Solanas.

Fiche d’identité

Titre original : Memoria del Saqueo
Date de sortie : 29 septembre 2004 (2h 00min)
De : Fernando E. Solanas
Avec : Fernando E. Solanas
Genre : Documentaire
Nationalités : Français, Suisse, Argentin

Synopsis

L’Argentine a subi l’un des effondrements économique et social les plus brutaux qu’un pays ait pu connaître en temps de paix. Ce pays riche et sa population ont vécu l’ensemble des traumatismes dénoncés par les altermondialistes. Tout cela avec l’aide et la connivence de multinationales occidentales et sous le regard complice des institutions internationales. Cette politique de la terre brûlée a abouti à un véritable génocide social, un cataclysme inouï fait de famine, de maladies et de vies humaines sacrifiées. Saccage dénoue un à un les mécanismes qui ont conduit à cette catastrophe. Ce film est dédié à tous ceux qui résistent avec dignité et courage. Les chemins de la misère sont encore plus inacceptables lorsqu’ils sont prévisibles et qu¹ils se passent en terre abondante.

Critiques

Le Monde :

“Film engagé en même temps que film d’auteur, composé comme un essai, patchwork d’archives, de reportages orchestré comme un manifeste à la fois politique et esthétique, commenté par la voix même du concepteur de ce réquisitoire, Saccage analyse point par point le “génocide social” et le processus de “dégradation républicaine” qui a frappé l’Argentine.”

TéléCinéObs :

“Le cinéaste argentin revient, avec cette fresque documentaire d’une rigueur remarquable, sur les mécanismes qui ont conduit à ce “génocide social”. Précis et solennel (…) Indispensable.”

Libération :

“Sidérante chronique de trahisons sociales, de politiques mafieuses et de dépeçage international, sur fond de carnaval médiatique (…) le plus surprenant, dans Saccage, c’est la puissance expressive de la forme. Autant qu’une démonstration coup de poing, c’est un véritable opéra (…) Un lyrisme corrosif, époustouflant.”


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Le gluten: nouveau fléau argentin?

Un argentin sur 100 souffre de maladie cœliaque, une statistique encore plus élevée si on s’intéresse aux enfants. Ces chiffres, en constante augmentation depuis plusieurs années, font de l’Argentine l’un des pays les plus touchés au monde. 

Source: flickr – Photo: Rafale Tovar

La maladie cœliaque, qu’est ce que c’est ?

Plus connue chez nous sous l’appellation d’intolérance au gluten, la maladie cœliaque est en Argentine la maladie intestinale la plus fréquente. Avec plus de 400 millions de personnes diagnostiquées, on estime d’ailleurs que de nombreux argentins en sont atteints sans même le savoir!
Il s’agit donc d’une intolérance permanente au gluten, cette protéine présente notamment dans le blé, le seigle, l’orge et l’avoine. La maladie, qui touche par ailleurs plus les femmes que les hommes, peut être diagnostiquée à n’importe quel moment de la vie, et son unique traitement est d’arrêter la consommation de produits contenant du gluten.

De nombreuses mesures mises en place en Argentine

Combien de fois avez-vous remarqué un sigle “Sin T.A.C.C.” sur un paquet d’aliments au supermarché? Cette appellation qui certifie l’absence des différentes céréales contenant du gluten, est en effet de plus en plus présente, afin d’aider les personnes dans leurs achats.
Parallèlement à cela, de plus en plus de restaurants axent leurs menus sur des aliments sans gluten, afin de proposer une offre adaptée aux personnes intolérantes au gluten, et qui ont donc parfois des difficultés à s’assurer qu’elles peuvent manger tel ou tel plat.
En outre, il faut savoir que cette intolérance passe également par la peau, et donc par les produits cosmétiques que l’on utilise au quotidien et qui ne sont pas forcément toujours adaptés aux personnes atteintes de maladies cœliaques. En Argentine, une marque s’est déjà développée, avec pour ligne de conduite des produits 100% sans gluten!

Le gouvernement argentin en action! 

A travers une loi de 2011, l’attention médicale envers la maladie cœliaque a été déclarée d’intérêt national, tout comme les recherches cliniques et épidémiologiques qui lui sont liées. La loi établit entre autre qu’il faut clairement préciser les étiquettes sur les produits ne contenant pas de gluten. D’autre part, le gouvernement est tenu d’approfondir les recherches sur la maladie afin notamment de faciliter les diagnostics le plus tôt possible.

L’Argentine est donc parmi les pays les plus en avance sur les dispositifs mis en place pour les personnes atteintes de maladie cœliaques. Vous n’aurez donc pas de mal à voyager ici si jamais vous êtes également concerné par cette pathologie, et ne serez donc pas privé de la plupart des spécialités locales!


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Les argentins réagissent au rapport de l’OMS sur la viande!

La nouvelle n’a pas pu vous échapper. Depuis ce mardi, elle inonde les réseaux sociaux et fait parler d’elle sur tous les plateaux de télé du monde. Selon un récent rapport de l’OMS, la viande rouge ainsi que les viandes transformées seraient “hautement cancérigènes”. Voici la réaction des argentins, parmi les plus gros consommateurs de viande au monde.

Source: flickr – photo: Kirsteen

La réponse argentine à cette “attaque” à leur alimentation favorite

Voici que l’OMS a décidé de s’en prendre à la viande, cet aliment sacré dans un pays qui est parmi les plus gros consommateurs au monde. En effet, une récente étude met en cause la viande rouge, mais surtout les viandes transformées, dans l’apparition de cancers, notamment du système digestif.

Sur les réseaux sociaux, la réaction des argentins ne s’est pas faite attendre puisqu’on a rapidement vu apparaître de nombreux commentaires du type “¡Con la picada, no!” et plusieurs tweets du type “Il faut bien mourir de quelque chose, autant que ce soit de la viande!”. Pas sur qu’ici l’annonce de l’OMS aie un effet percutant sur la consommation de viande des argentins.

La viande, ici, c’est sacré!

Si vous êtes déjà venu en Argentine, vous avez probablement remarqué qu’ici, la viande était reine! Pour la plupart des argentins, il est d’ailleurs difficile de concevoir un repas sans un morceau de viande. Et pour cause,un argentin consomme en moyenne 60 kg de viande de boeuf, ainsi que 14 kg de viande de porc par an, soit une moyenne de 202 grammes de viande rouge par jour! 

Avec le nombre de fast-food que compte la ville, on se doute également que les argentins sont de grands consommateurs d’hamburgers et autres viandes transformées, telles que la charcuterie ou les saucisses, largement pointées du doigt par l’Organisation.

Les propos des argentins ont par ailleurs été repris par le magazine britannique “The Guardian“, qui relaye que, bien que les argentins aient désormais connaissance des risques de la consommation de viande, ils ne changeront a priori pas pour autant leurs habitudes de consommation, puisqu’ici, la viande fait partie intégrante de la culture nationale! 


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