A voir – A Faire : Visiter la Casa Rosada monument emblématique

Nous avons visiter pour vous le monument le plus importants de la captiale : La casa Rosada. La Casa Rosada (Maison Rose) est le siège du Pouvoir Exécutif d’Argentine. Elle est située au centre de la ville de Buenos Aires,  face à la Plaza de Mayo. Elle arbore une surprenante couleur rose, soulignée par les éclairages rose vif qui s’allument dès la tombée de la nuit. Contrairement au Palais de l’Elysée qui n’est ouvert qu’une seule fois dans l’année lors des journées du Patrimoine, la Casa Rosada est bien plus accessible à visiter. Siège du gouvernement argentin, il vous surprendra par sa beauté architecturale éclectique et ses sublimes patios qui rappellent ceux d’Andalousie.

Extérieur de la Casa Rosada : Equinoxe – Santa Mollicone

Un peu d’histoire

C’est logiquement au coeur de la ville que se situe le siège du pouvoir exécutif de Buenos Aires. Un lieu stratégique par tradition puisqu’en 1594 déjà, s’y trouvait la forteresse royale de Don Baltasar d’Autriche, au sommet des berges du Rio de la Plata. Après la révolution de 1810, le président Rivadavia lance une rénovation et remplace l’entrée par une porte néoclassique. De cet édifice ne subsiste quasiment rien. En effet, il fut détruit pour y construire, dans les années 1850, le siège du gouvernement, que le président Domingo Faustino Sarmiento ordonne de peindre en rose. D’après la légende, il souhaitait ainsi symboliser l’union des deux partis qui s’opposèrent pendant plus de 50 ans. Le rouge des Fédéralistes et le blanc (ou bleu pâle) des Unionistes.

Les architectes

Quelques années plus tard, il commande à l’architecte suédois Carlos Kihlberg le palais des Postes sur la partie du terrain restée libre. Une idée qui eut pour conséquence de laisser l’autre bâtiment décrépir et donc devenir inapte à accueillir le plus haut degré de prestige du gouvernement. Un autre architecte suédois, Enrique Aberg, est donc chargé de rénover l’édifice. De plus, en 1884, le président Luis Saenz Pena commande à l’Italien Francisco Tamburini de réunir les deux bâtiments. C’est pour cela que l’architecture de ce batiment est si particulier. Car de nombreux architectes y ont apporté leur touche à des époques différentes. Ces interventions successives ont ainsi créé un ensemble architectural d’une étonnante variété de styles. Le batiment combinant des éléments de diverses origines : façade italianisante, loggias, mansardes, fenêtres…

D’ailleurs, c’est au balcon de la façade principale que le couple Perón (Juan et Evita Perón) faisait ses discours aux foules. C’est également de ce palais que le président De La Rua a piteusement fui en hélicoptère en 2001. Aujourd’hui, ce joli palais de style italien reste le siège du gouvernement. Mauricio Macri s’y rend presque chaque jour pour s’occuper des affaires du pays.

Extérieur de la Casa Rosada de nuit : Equinoxe – Santa Mollicone

Visite de la Casa Rosada 

Vous serez surement surpris de découvrir que la visite de la Casa Rosada inclut presque toutes les pièces les plus importantes ! Seul le bureau et le balcon présidentiel n’est pas accessible au public. Ceci étant on les voit et vous découvrirez tout le reste ! Vous commencerez votre visite dans l’imposant hall d’entrée où commencent les visites. Ensuite vous monterez l’escalier des journalistes. Baptisé comme cela car il mène à la salle de Presse où le Président Argentin se rend pour annoncer certaines décisions importantes.

Dans le même secteur vous découvrirez la galerie des idoles populaires de l’Argentine. Tous ceux qui ont fait la gloire de l’Argentine ! La partie la plus importante de la visite est le patio des Palmiers qui tient son nom de ses arbres qui ornent le patio. A noter qu’il reste un seul palmier qui date de la construction du bâtiment, les autres ayant été plantés après.

Continuez votre visite en découvrant  la salle des scientifiques, une importante salle de réunion de la Casa Rosada mais aussi les anciens quartiers pour le Vice-président argentin, l’incroyable ascenseur présidentiel, l’escalier Français nom donné en l’honneur d’un tableau offert par le gouvernement français pour rendre hommage à Saint-Martin mort en France en 1850. Ou encore l’incroyable salon Blanco où se tiennent des réceptions et des cérémonies particulières. Comme par exemple les passations de pouvoir.

En bref vous ne vous ennuierez pas dans cette visite. Et si vous voulez en découvrir plus, n’hésitez pas à vous rendre au Museo de la Casa de Gobierno. Situé en dessous de la Casa Rosada vous y découvrirez l’histoire et les objets ayant appartenu aux présidents argentins ! Des expositions culturelles peuvent y avoir lieu.

 

Intérieur de la Casa Rosada : Equinoxe – Santa Mollicone

Comment faire pour visiter la Casa Rosada 

La Casa Rosada se situe au 50 Rue Balcarce dans le quartier Microcentro. Il n’est cependant pas possible de se rendre directement à la porte de la Casa Rosada pour la visiter. Il faut obligatoirement réserver auparavant pour pouvoir y entrer.  Les réservations se font seulement 15 jours maximum en avance par internet en cliquant ici.

Il est possible de la visiter tous les samedis et tous les dimanches. Des visites sont organisés toutes les 15 minutes de 10h à 17h. A noter qu’il existe des visites guidées en Anglais à 12h30 et 14h30 le Samedi et le Dimanche. Les autres visites ce font en espagnole. La visite guidée dure environ 45 minutes.

Le jours de la visite vous devrez montrer votre justificatif de réservation que vous recevrez dans es minutes suivant votre réservation sur internet. Important chaque personnes participant à la visite devra montrer son passeport ou DNI avant de rentrer dans la Casa Rosada. Enfin, il vous est demandé d’arriver un minimum de 20 minutes avant l’horaire choisi. A noter que si vous vous rendez avant l’heure il vous sera  possible d’intégrer un groupe ayant un horaire plus tôt.

Attention la Casa Rosada se réserve le droit de modifier ou d’annuler les visites. Les horaires mentionnés dans cet article sont susceptibles de changer !

Informations générales

Où ? Balcarce 50, Plaza de Mayo
Quand ? Visites guidées et gratuites les samedis, dimanches et jours fériés, de 10h à 18h en espagnol, anglais.
Combien ? Entrée gratuite sous réservation


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A VOIR – A FAIRE : Palacio Barolo

Nous avons visité pour vous l’un des monuments les plus emblématiques de la capitale porteña : Le Palacio Barolo. Si vous souhaitez voir l’une des plus belles vues de la capitale, nous vous conseillons cette visite. En effet situé sur la célèbre avenida de mayo le palacio Barolo vous offrira une vue imprenable sur le Congreso. De plus vous découvrirez son histoire et ses légendes au cours d’une visite guidée exceptionnelle.

Palacio Barolo vu de l’extérieur : Equinoxe – Marie Domat

Un peu d’histoire 

La création

Le palacio Barolo est un magnifique bâtiment du XX ème siècle, situé sur la fameuse avenida de mayo à Buenos Aires. Sa création fut une réelle prouesse technique pour cette époque car il fut construit seulement en quatre ans. En effet il fut inauguré en 1923. Ce splendide bâtiment vit le jour à la demande de Louis Barolo un riche noble dans le domaine du textile. Ce fut l’architecte Italien Mario Palanti qui eut la responsabilité de sa construction.

Inspiré d’un chef d’oeuvre

Cet architecte s’est inspiré de la Divine Comédie de Dante pour sa construction. En effet le bâtiment mesure au total 100 mètres de hauteur ce qui représente les 100 chants présents dans le poème. Mais aussi les 22 étages du bâtiment sont répartis en 3 sections distinctes qui correspondent aux 3 livres : l’enfer, le purgatoire et le paradis. En effet le rez de chaussé correspond à l’enfer, d’ailleurs si vous êtes observateur vous pourrez remarquer différentes gargouilles représentant des esprits de l’enfer. Les 14 premiers étages quant à eux représentent le purgatoire, alors que les 9 hiérarchies du paradis sont représentées par les 8 derniers étages et le phare présent en haut du bâtiment.

Photo de la lumiére du phare : Equinoxe – Santa Mollicone

Le phare

Effectivement, un phare a été construit en haut de ce bâtiment. Celui-ci avait pour but de pouvoir communiquer avec un autre phare se situant à Montevideo en Uruguay qui fut érigé en 1928 au sommet du Palacio Salvo. Le phare du Palacio Barolo compte plus de 300.000 bougies ce qui était à l’époque l’unité de mesure cela équivaut si cela peut vous aider à 270.000 watts. Aujourd’hui le phare fonctionne toujours, mais seulement durant 30 minutes tous les soirs.

Un style unique

Ce bâtiment possède un style architectural unique et très particulier. En effet c’est un mélange de style entre l’art nouveau et d’éclectisme avec des pointes de style gotique. Quant à la coupole du bâtiment, elle est totalement inspirée et influencée par un style indien. Lors de votre visite vous pourrez remarquer une forte présence et ressemblance avec les vieux bâtiments européens de cette époque. De plus l’architecte a laissé une forte empreinte italienne dans son bâtiment. En effet dans tout le bâtiment vous retrouverez des touches rappelant son pays comme le marbre vert, rouge et blanc présent dans le palais qui représente ni plus ni moins les couleurs du drapeau national italien.

De 1923 à nos jours

Louis Barolo avait pour ambition de garder les trois premiers étages comme propriété personnelle et de louer ou vendre le reste des locaux. Malheureusement celui-ci meurt en 1923, l’année même de la fin de la construction de son palais. Par la suite cet établissement a connu deux propriétaires, avant d’appartenir aujourd’hui à plusieurs propriétaires et de former un ensemble de propriétés individuelles.  Aujourd’hui cet édifice abrite de nombreux bureaux. Il n’y est pas possible d’y aménager des appartements car l’édifice n’a pas été construit dans cette optique.

Vue depuis le 22 ème étage : Equinoxe – Santa Mollicone

Quelques Anecdotes 

  • La construction de cet édifice a demandé plus de 650.000 tonnes de béton armé, plus de 1,5 million de briques. Il faut savoir aussi que les 1.410 marches du palais sont en marbre véritable spécialement importé de Carrare en Italie pour la construction.
  • A l’époque une usine était entièrement dédiée à fournir l’énergie du bâtiment.
  • La statue présente dans le hall de l’édifice est une copie de l’original cette dernière a mystérieusement disparu lors du trajet entre l’Italie et l’Argentine.
  • Le Palacio Barolo fut classé en 1997 monument historique national.
  • A sa construction le palacio était le bâtiment le plus haut d’Amérique Latine. Il a été détrôné en 1935.

Les visites guidées 

Si vous le souhaitez vous pourrez visiter et découvrir ce magnifique établissement. Lors d’une visite guidée, accompagnée d’un guide passionné vous découvrirez tous les secrets et endroits cachés de ce sublime palais. Plusieurs visites guidées vous seront proposées.

Intérieur et extérieur du Palacio : Equinoxe – Santa Mollicone

De jour

Vous pourrez le lundi, mercredi, jeudi, vendredi et samedi participer à une visite guidée d’une heure et demi environ. Plusieurs créneaux horaires vous sont proposés 10h, 12h, 14h, 16h 17h, 18h et 19h. Vous commencerez cette visite par l’impressionnant hall du palacio où vous découvrirez la statue et la signification importante de cet étage. Par la suite vous partirez en direction du dernier étage de la tour où vous aurez une vue imprenable sur les congreso. Puis vous prendrez un peu plus de hauteur en vous rendant à l’intérieur même du phare. Une expérience unique. La visite se clôture dans un bureau qui a su conserver à l’identique le charme des années 20. Effectivement à cet instant vous vous sentirez comme un homme/femme d’affaires lors de la construction du  bâtiment. Petit plus, vous pourrez vous prendre en photo avec des chapeaux d’époque.

De nuit

Vous avez également la possibilité de visiter le Palacio barolo de nuit. Les « Extraordinary Night » du Palacio Barolo sont des visites nocturnes de l’édifice à partir de 20h. Ainsi vous en saurez plus sur l’histoire du Palais et les allégories de la Divine Comédie. Ces visites vous emmèneront jusqu’au phare pour admirer la magnifique vue sur la ville. Après la visite, vous accéderez à un cabinet des années 20 où vous pourrez déguster un verre de vin ainsi que quelques produits régionaux. De plus les lundis et mercredis vous pourrez profiter d’un show de tango. Tant dit que les jeudis vous pourrez assister à un concert de violon. Les vendredis et samedis des soirées spéciales vous attendent.

Informations  pratiques

La durée de la visite est d’environ 1h30, les visites se font en espagnol et en anglais. Toutes les visites sont sur réservation (par mail ou par téléphone) et vous payez ensuite à l’entrée du Palacio Barolo. Possibilité de réserver des visites privées. A noter qu’il y a 6 étages à monter à pied, il n’y a malheureusement pas d’accès handicapé.

Où ? Avenida de Mayo 1370, Buenos Aires
Quand ? Du mardi au samedi de 9h à 22h
Plus d’infos : ici 

 

Nous vous souhaitons une bonne visite !

 


 

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Un des endroits les plus mystérieux de Buenos Aires

Si vous avez l’occasion de vous balader dans le typique quartier de San Telmo,  l’équipe d‘Equinoxe vous conseille de franchir la porte du 755 rue Defensa afin d’y découvrir  un musée pas comme les autres.  Cette visite vous assurera un voyage dans le passé ainsi que de découvrir la vie Porteña quatre siècles auparavant.

Ce musée appartient au patrimoine culturel de Buenos Aires comme œuvre de restauration architecturale la plus importante de la ville. En effet grâce aux objets trouvés durant des fouilles archéologiques, le musée met en scène le quotidien des porteños (habitants de Buenos Aires) il y a plusieurs siècles.

Flickr – Tanenhaus

HISTOIRE DU MUSÉE

Le musée est situé dans une ancienne maison aristocratique qui a été construite en 1830. Cependant en 1871 Buenos Aires fut touchée par une épidémie de fièvre jaune, et 23 familles y ont trouvé refuge. En 1974, elle fut désertée.

L’histoire de ce musée débute en 1985, lorsque Don Jorge achète cette maison laissée à l’abandon au cœur de San Telmo, quartier qui était à l’époque très peu prisé. Don Jorge avait pour ambition de transformer cette maison abandonnée en un restaurant. En effet cette initiative a permis de découvrir par le plus grand des hasards, l’existence de tunnels souterrains de plus de 150 mètres jusque là oubliés de tous. Ce réseau de canaux souterrains avait été construit dans les années 1820, dans le but de canaliser le ruisseau Tercero del Sur. Appelé également Zanjón de Granados, ce ruisseau permettait d’alimenter les puits qui ont servi pendant des années de vide ordure. C’est pourquoi lors des fouilles, les archéologues ont découvert de nombreux ustensiles et récipients antiques.

Ce lieu chargé d’histoire a été restauré en essayant de rester le plus fidéle à l’original en conservant une partie du sol original, en gardant les grilles rouillées, ainsi que d’autres éléments qui vous permettront de faire un voyage dans le passé.

Pendant quatre ans, les archéologues ont fouillé et découvert ces 200 mètres de tunnels remplis d’objets laissés à l’abandon. Les travaux dureront près de 20 ans jusqu’à l’ouverture des portes au public en 2006. Cette rénovation a été entièrement financée par le propriétaire.

Le résultat est époustouflant !

Vous pouvez si vous le souhaitez avoir un  aperçu en ligne sur le site du musée.

 

HORAIRES ET TARIFS DES VISITES GUIDÉES 

Les visites guidées sont possibles du lundi au vendredi et le dimanche.

Du lundi au vendredi 4 visites par jour.
Anglais : 12h , 14h, 15h
Espagnol : 13h

Durée : 60 minutes
Prix : à partir de  300  ARS

Le dimanche les visites guidées sont de 11h  à 17h30 toutes les 30 minutes. Aussi disponible en Anglais et en Espagnol.

Durée : 40 minutes
Prix : à partir de 250 ARS

 

INFORMATIONS PRATIQUES

Oú  ?  Defensa 755, San Telmo, (1065) Buenos Aires, Argentina.

Quand ? Du lundi au vendredi et le dimanche

Téléphone ?   (+54 11) 4361 3002

Plus d’info ?  c’est par lá !

 

 


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Martín Miguel de Güemes, une icône de l’histoire argentine

Je pense que le nom de Güemes vous est familier tellement on peut voir un nombre important de rues, parcs ou statues à l’effigie de cet homme. Mais vous êtes vous déjà demandé quel était ce personnage et l’impact qu’il a pu avoir dans l’histoire ? Rassurez-vous on vous dit tout maintenant et vous pourrez désormais vous vanter devant vos amis la prochaine fois que vous aurez l’occasion de parler de cette icône argentine.

Güemes – Wikimédia Commons

Un homme plein d’idées et de convictions 

Si l’on connait surtout Saint-Martin comme étant un des grands artisans de l’indépendance de l’Argentine, le général Güemes fut également un personnage essentiel dans ce processus pour son pays. Il est né à Salta en 1785. Dans cette ville, Güemes reçoit une très bonne éducation de par sa famille et son précepteur. Il suit surtout des études en rapport avec l’agriculture mais se dirige ensuite assez rapidement vers des études militaires par nécessité. En effet, la Province de Salta où Güemes est né est particulièrement touchée par d’importantes rébellions. L’un des principaux chefs rebelle était Túpac Amaru, un chef de guerre indien.

Ainsi il est finalement envoyé dès l’âge de 14 ans à Buenos Aires pour commencer son entrainement militaire. Il livre sa première bataille à l’âge de 21 ans contre les invasions anglaises. Il fut un des acteurs majeurs de la fameuse bataille de Suipacha (dans l’actuel Bolivie) en tant que chef de l’escadron. Cette bataille est entrée dans l’histoire puisque ce fut la toute première des forces révolutionnaires contre les troupes royalistes. Cela a eu un impact excessivement important sur le moral des troupes révolutionnaires et sur celui de Güemes.

Une figure majeure du processus d’indépendance de l’Argentine

En effet ce dernier est désormais prêt à se battre jusqu’à la fin pour son pays. Ainsi à l’âge de 23 ans il décide de retourner dans sa ville d’origine. Salta, bien entendu ! Il fut à l’origine des premières révolutions à Salta : une des première ville à se rebeller. Güemes est ensuite envoyé à Buenos Aires pour indiscipline et sera également l’un des artisan de la révolution de Mai 1810. Il se battra au côté du général Saint Martin.

Son travail fut tellement reconnu et admiré qu’il devint ensuite le tout premier gouverneur de la province de Salta. Il fut élu par le vote des Salteños sans l’accord de Buenos Aires. Ceci étant, son élection fut gravement contestée par le cabildo de Jujuy ce qui a conduit à d’importantes contestations à Salta même. Toute la durée à la tête de sa gouvernance aura été le théâtre d’oppositions et de rebellions des provinces aux alentours contre son pouvoir. A la suite d’une balle qu’il reçut pendant une bataille, Güemes fut victime d’hémophilie. Ainsi il mourut de cela en 1821 à l’âge de 35 ans seulement.

Une reconnaissance encore intacte de nos jours 

Plaza 9 de Julio à Salta – Santa Molliconne

Si déjà, il était particulièrement apprécié par une très grande majorité des argentins, la reconnaissance qu’il peut avoir dans son pays est encore relativement immense. S’il était aimé c’était aussi bien pour sa droiture, ses qualités militaires que pour son empathie envers son peuple. En effet, Güemes était reconnu pour le fait qu’il aidait souvent les pauvres lorsqu’il était gouverneur de Salta.

Afin de rendre hommage à sa politique et le courage qu’il a pu avoir par le passé, de nombreuses rues et édifices (galeries Güemes à Microcentro à Buenos Aires par exemple) portent encore son nom. De même on retrouve une statue en son honneur au nord de Palermo à Buenos Aires et une autre à Salta. C’est d’ailleurs à Salta où on retrouve aussi le musée Historico del Norte (ancien lieu du Cabildo de Salta) qui raconte plus en détail l’histoire de la ville et de cet homme. Une place importante de la ville est également à son nom.

Enfin si vous vous demandez pourquoi le 17 Juin est un jour férié en Argentine, c’est bel et bien en hommage à la mort de cet homme qui mourut le 17 Juin 1821. Maintenant vous savez tout sur l’histoire et l’impact qu’il a pu avoir dans l’histoire de l’Argentine. A vous d’épater vos amis la prochaine fois que vous passerez devant une statue de Güemes !


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Les Incas, une civilisation mythique qui a marqué l’Argentine !

Il s’agit d’une des civilisations ayant le plus marqué l’histoire de l’Amérique latine et pourtant elle n’aura perduré que 3 siècles et demi. C’est tout le paradoxe de cette civilisation qui encore de nos jours continue d’attirer de nombreuses questions et d’étonnements sur ses étranges traditions. Zoom sur cette civilisation qui aura également marqué l’histoire de l’Argentine ! Zoom sur la civilisation INCA !

Village Inca à Tilcara – Gaëtan Flipo

Les origines de cette civilisation

Il faut remonter au début du 13ème siècle pour voir les origines de cette civilisation chargée d’histoire. Manco Cápac et Mama Ocllo auraient laissé le Lac Titicaca pour aller fonder la capitale de leur civilisation dans la vallée de Cuzco dans l’actuel Pérou, à la demande de leur Dieu, le Soleil. Il s’agirait à ses débuts d’une petite tribu guerrière qui résidait dans la partie Sud du Pérou.

Cuzco qui deviendra la capitale de la civilisation Inca. Rapidement cette civilisation se développe grâce à un mode de fonctionnement vraiment révolutionnaire pour l’époque. Ils avaient par exemple développé un système administratif et politique. En effet l’Empire Inca était divisé en 4 régions elles-mêmes divisées en provinces. A leur apogée les Incas se sont étendus du nord de l’Equateur (avec une petite partie en Colombie) jusqu’à Santiago au Chili (en passant par Mendoza en Argentine). Si l’Empire Inca a réussi à se développer rapidement, c’est avant tout grâce à sa faculté à avoir réussi à intégrer la multiplicité socioculturelle des différentes tribus qui la composaient.

Au niveau des caractéristiques de cet empire, le Quechua était la langue officielle. Ceci étant, on dénombrait pas moins de 20 dialectes différents. Au niveau des croyances les Incas vouaient une véritable adoration au soleil qui était comme un Dieu. D’ailleurs c’est ce soleil inca qui est représenté sur le drapeau argentin. Pour remercier les dieux, ils sacrifiaient des enfants au sommet des montagnes. Sur un plan économique, ils s’enrichissent grâce à l’agriculture et une organisation très hiérarchisée. En effet il s’agit d’un système très étatique puisque c’est l’Etat qui possédait les terres et qui ensuite les redistribuait à son peuple.

L’apogée de l’Empire Inca jusqu’à sa chute

Beaucoup comparent élogieusement l’empire Inca au Romain au niveau de l’impact qu’il a pu avoir sur le continent même si ce dernier a duré bien plus longtemps que l’Inca et que les différences entre les deux civilisations restent importantes. Même s’il est excessivement difficile d’estimer encore de nos jours le nombre d’habitants qu’il y a pu avoir sous l’Empire Inca, on estime son nombre entre 3 et 16 millions. Les plus précises estimations penchent pour plus de 12 millions. Ce chiffre est vraiment colossal pour l’époque.

On considère qu’elle a eu la plus formidable armée de l’Amérique pré-colombienne. Avoir une grosse armée était nécessaire car parfois l’approbation d’une tribu à se joindre se faisait également par la force. Une des plus belle réalisation faite par les Incas a été la construction d’une route humaine et commerciale. Son nom ? ‘El Qhapaq Ñan’. Cela vient du Quechua qui signifie ‘chemin principal’. Il s’agit d’une route de plus de 30 000 kilomètres qui partait du Sud-Ouest de la Colombie (à quelques kilomètres au sud de Cali) et qui s’arrêtait à Santiago au Chili.

Le Qhapaq Ñan – Wikimédia Commons

Rien ne semblait arrêter l’Empire Inca dans son expansion et son développement. C’est pourtant à l’arrivée des espagnols et plus précisément du général Pizarro en 1532 que ce fut la fin pour les Incas. Même s’ils étaient bien plus nombreux, ils étaient néanmoins moins bien équipés et organisés. Ce fut une terrible défaite pour les Incas qui ne représentaient plus qu’une population de 600 000 habitants après l’arrivée des espagnols. Beaucoup s’accordent à dire que sans l’arrivée des espagnols, l’Empire Inca se serait encore plus développé et aurait été un des plus puissant au monde.

Les traces de l’Empire Inca en Argentine

Les ruines de Quilmes – Flickr

Encore une fois, bien que connu, l’Empire Inca n’a pas longtemps marqué l’histoire de l’Argentine puisqu’ils n’ont traversé l’Argentine qu’en 1479 et se sont fait repousser par les espagnols qu’à partir de 1534. Ainsi ils sont restés sur le territoire argentin moins de 60 ans et malgré ce très faible temps passé en Argentine, on retrouve certains vestiges de leurs coutumes et cultures.

Si on retrouve principalement des traces de l’Empire Inca au nord de l’Amérique du Sud, toutefois certains sites en Argentine sont encore imprégnés de cette incroyable civilisation. C’est le cas surtout dans le Nord comme la Province de Tucuman, Jujuy ou encore Salta. Un des plus connus est le Pucará de Tilcara dans la province de Jujuy, un ancien village Inca dans la Quebrada de Humahuaca ou encore la cité sacrée de Quilmes dans la province de Tucumán.

C’est justement dans la Province de Salta qu’on a retrouvé 3 momies d’enfants incas. Elles avaient été sacrifiées au sommet de la montagne Llullaillaco, à la frontière entre le Chili et l’Argentine. C’est d’ailleurs le plus haut sommet au monde pour les sacrifices humains (6739 mètres d’altitude). Aujourd’hui on retrouve les momies de ces enfants sacrifiés au musée MAAM. Il se trouve au centre de Salta sur la place 9 de Julio. Au niveau de l’art et le mode de vie des Incas on peut retrouver cela au musée PAJCHA. Il est également à Salta à quelques mètres de la place Miguel de Güemes.

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Pigüé, le village français en pleine Pampa argentine

On le sait, l’Argentine a connu une très forte vague d’immigration européenne au milieu du XIXème siècle dont les plus connues sont celles italiennes et espagnoles . Mais si vous êtes des habitués du blog, vous avez remarqué que nous avions également parlé, il y a quelque temps, de l’immigration belge dans la Province d’Entre-Rios et de l’immigration galloise dans le village de Gaiman. Ainsi aujourd’hui nous allons vous expliquer les débuts de l’immigration française sur le sol argentin. Et pas n’importe où puisque l’immigration française a débuté au beau milieu de la Pampa dans le village de Pigüé !

Village de Pigüé – Commons Wikipédia

Les débuts de l’immigration française

1884 c’est l’année décisive pour l’immigration française en Argentine ! Même s’il y avait déjà avant des Français en Argentine (on en comptait pas moins de 4286 français avant 1884), l’immigration française en Argentine a connu un véritable boom en 1884. Mais que s’est-il donc passé lors de cette année là ? En fait, il faut remonter même plus précisément 3 ans plus tôt. En effet en 1881, Clément Cabanettes, jeune paysan de l’Aveyron, réussit en 1881 à convaincre 40 familles venues d’Espalion, Saint-Geniez d’Olt, Gabriac, Aurelle, Naucelle et d’autres communes d’Aveyron de s’installer dans la Pampa.

Ainsi, le 23 octobre 1884, les familles quittent Rodez par train et embarquent le 24 octobre sur le Belgrano, qui part de Bordeaux en direction de l’Amérique du Sud. Ils atteignent le Nouveau Monde et Buenos Aires le 30 novembre, puis Pigüé les 3 et 4 décembre. La Colonie des Aveyronnais a su devenir, malgré un départ difficile, l’une des plus prospères de la Pampa.

Les raisons de ce départ ont été principalement politiques, économiques et sociales. En effet, la France connaissait à la fin du XIXème un certain déclin des idées libérales ; des idées qu’on retrouve en Argentine à la fin du XIXème siècle. De même, au niveau économique beaucoup de français de zones rurales souffraient au niveau économique. Poussés par la misère et/ou animés d’un solide esprit d‘entreprise, ils sont partis à la fin du XIXème siècle pour l’Argentine où ils ont fondé Pigüé, petit village en pleine Pampa argentine dans la Province de Buenos Aires.

Gare de Pigüé d’où sont arrivés les premiers francais – Wikimédia Commons

Qu’en est-il de Pigüé aujourd’hui ?

Aujourd’hui la ville de Pigüé compte pas moins de 13 800 habitants. Elle a gardé une très importante empreinte de cette immigration française. En effet, on considère que 30 à 40% de la population a des origines languedociennes.
De nombreuses rues ont gardé des noms de la région de l’Aveyron comme la rue Rodez. De même, de nombreux habitants actuels de Pigüé continuent de parler et de comprendre l’occitan. A noter que le français est toujours enseigné dans les établissements à l’image du néerlandais dans certaines écoles de Villaguay (cf article “La Belgique et le rêve argentin“).

Par ailleurs chaque année une fête célébrée le 4 Décembre rend hommage à la diaspora aveyronnaise. Pigüé est la seule ville d’argentine fondée par des Français et ce fut la première à instaurer le service militaire dans le pays. Au fil des ans la colonie fut enrichie par l’arrivée de colons de toute l’Europe, pour en faire aujourd´hui une ville pleine de mélanges et riche en culture.

Si vous voulez visiter la Pampa Argentine, n’hésitez pas à contacter l’agence de voyages Equinoxe, spécialiste de vos voyages sur mesure.


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Cap sur le Cap Horn !

Découvert en 1616, le Cap Horn est depuis devenu un lieu mythique dans le monde entier ! Pourquoi mythique ? Parce le Cap Horn est considéré comme le point le plus austral de l’Amérique du Sud et qu’il est parmi tous les caps, celui le plus au Sud ! Il est également un lieu qui attire énormément l’attention c’est pourquoi nous vous proposons une exceptionnelle croisière en direction du Cap Horn ! Alors, serez-vous Cap à faire ce voyage qui fascine tellement de voyageurs ?

Cap Horn – Mar Australis

L’histoire du Cap 

On pourrait croire que ce Cap est un lieu sans aucune histoire étant donné que l’île n’a jamais été habitée et qu’elle ne fait qu’une superficie de 30 kilomètres carrés. Evidemment elle est connue pour son Cap qui est par ailleurs le plus haut sommet de l’île (425 mètres). Elle a été découverte en 1616 suite à une expédition financée par la Hollande et plus précisément par la ville de Hoorn qui a donc donné son nom au Cap.

Ensuite le Cap était principalement un point de passage commercial crucial pour les navires qui voulaient se rendre jusqu’en Asie depuis l’Europe. En effet, il faut savoir qu’à l’époque un navire qui devait se rendre de New York à Los Angeles faisait une boucle par l’Amérique du Sud en passant par le Cap Horn. Il faisait pas moins de 22500 kms !
Mais depuis l’ouverture du Canal de Panama en 1914, tous les navires venant d’Amérique du Nord, Europe et Afrique passent désormais par le canal de Panama ce qui a pu réduire certains trajets considérablement.

En effet, désormais un trajet New-York jusqu’à Los Angeles ne représente “plus” que 9500 kilomètres en bateau. Ainsi depuis 1914 le Cap Horn a totalement changé de fonction. Il n’est plus qu’un passage mythique pour les plus grandes courses maritimes (Around Alone, Vendée Globe, Trophée Jules Verne ou encore le Global Challenge) et également un lieu touristique qui fascine le monde entier.

La Faune et la Flore sur le Cap Horn

Déclarée réserve biosphère par l’UNESCO, l’île abrite un climat propice pour certains types d’animaux. En été on atteint des températures allant de 4 à 14 degrés alors que l’hiver le thermomètre oscille entre 4 à -2 degrés. L’île est principalement touchée par des vents violents ce qui explique que cette zone maritime est considérée comme une des plus dangereuses au monde avec des vagues très hautes, des courants très importants, des tempêtes violentes et la présences de nombreux icebergs.

On retrouve sur l’île et ses alentours la présence de canard vapeur, de manchot papou, d’oie commune, de dauphin noir, éventuellement de baleine à bosse et d’autres animaux encore. De plus le Cap Horn n’abrite pas le moindre arbre, mais est tout de même relativement recouverte de végétation grâce aux fréquentes précipitations.

Un voyage à couper le souffle

Il est possible de réaliser une croisière jusqu’au Cap Horn. En effet l’Agence Equinoxe organise, en partenariat avec Mar Australis, une croisière exceptionnelle. Vous commencerez votre croisière sur le canal de Beagle en direction de l’extrême Sud. Le jour suivant vous irez jusqu’au Canal de Murray et la baie Nassau. C’est ensuite que vous vous retrouverez en face de l’impressionnant Cap Horn. Probablement le moment le plus important de votre croisière !

Vous retournerez ensuite direction Ushuaia en passant par la baie Wulaia. Elle est connue pour être l’un des plus grand établissement indigène des canotiers Yámanas. Le spectacle visuel qu’offre cette zone est splendide. En effet la végétation présente est extrêmement riche et variée. En effet, de nombreux lengas (hêtre de la Terre de Feu), coigües, canneliers et fougère poussent sur l’île.

Vous terminerez votre croisière en y admirant les fjords et les glaciers de la région. Il y a tellement de glaciers qu’une zone a été nommée l’Avenue des Glaciers. De plus vous réaliserez une excursion dans la forêt froide Patagonienne, et monter jusqu’au pied d’une cascade d’origine glaciaire. À partir de ce belvédère, la beauté du paysage est saisissante et superbe. De là vous pourrez prendre d’exceptionnelles clichés de ces paysages riches et variés avant de retourner à Ushuaïa. A noter qu’il est également possible d’effectuer la croisière d’Ushuaïa à Punta Arenas. Pour plus d’informations sur ce voyage cliquez ici ou contactez l’Agence Equinoxe.

Parc National Terre de Feu à Ushuaïa – Lauriane Him

Vous connaissez déjà tous les secrets de cette région et vous visualisez peut-être déjà vos futurs vacances. Sachez d’ailleurs que, concernant le voyage dans cette région, nous pourrons également vous proposer d’autres parcours, notamment en direction du Chili et de la petite ville de Punta Arenas !

Si vous aussi vous avez envie de vivre cette expérience exceptionnelle, n’hésitez pas à contacter notre Agence Equinoxe, qui saura vous organiser un séjour sur-mesure, rien que pour vous! 


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La traversée légendaire de Saint Martin au cœur des Andes !

On le sait l’argentine regorge de lieux exceptionnels pour les activités sportives et particulièrement les randonnées. Si le trekking a beaucoup de succès, il le doit beaucoup à ses paysages variés et magnifiques qui ravissent chaque année des milliers de touristes. Mais depuis quelques temps certains férus d’histoire participent à des randonnées à cheval dans les Andes comme l’a fait un certain Saint Martin presque 200 ans plus tôt. Zoom sur ce grand moment d’histoire de celui qui a rendu indépendant l’Argentine !

Un aperçu de la traversée de Saint Martin dans les Andes – Flickr

Une traversée chargée d’histoire

Mendoza est une ville de 800 000 habitants au pied de la Cordillère des Andes et principalement réputée pour ses vignes, son industrie alimentaire et son traitement du pétrole. A proximité de Mendoza on trouve la ville d’Uspallata à environ 100 kilomètres à l’Ouest de Mendoza. Si cette ville ne vous dit probablement rien elle fut pourtant témoin d’un incroyable moment d’histoire.

C’est un lieu tout simplement exceptionnel puisque ce serait à Uspallata, ou du moins à proximité de cette ville que les troupes du Général San Martin (connu pour être le protagoniste de l’indépendance de l’Argentine) se seraient réunies pendant la guerre d’Indépendance de l’Argentine. Mais c’est surtout quelques années plus tard que San Martin écrira une page extraordinaire de l’histoire. En effet,  en Janvier 1817, San Martín a entrepris la démarche militaire la plus audacieuse de l’histoire de l’Argentine. En effet, il participa avec ses troupes à la traversée de la Cordillère des Andes à cheval pour contribuer à libérer le Chili, qui ne se trouve finalement qu’à quelques kilomètres d’Uspallata.

Les secrets de cet exploit

L’expédition aurait rassemblée pas moins de 5400 hommes, 9280 mules, 1600 chevaux et 16 pièces d’artillerie. Il faut bien remettre dans son contexte la véritable portée de cet exploit. La traversée aurait durer environ 17 jours pour atteindre la frontière chilienne et 2 jours supplémentaires pour rejoindre les troupes chiliennes d’O’Higgins pour combattre dans la bataille historique de Chacabuco. Une bataille qui a contribué un an plus tard à l’Indépendance chilienne.

De nos jours on considère encore que ce fut un des plus grand exploit de l’histoire militaire. En effet dans des conditions incroyables (température pouvant atteindre -20 degrés la nuit, forte altitude, les maladies le manque d’eau et de bois pour faire du feu. Tous les historiens s’accordent à dire que cet exploit n’aurait pas pu être possible sans le génie de Saint Martin.

Il est impossible de citer toutes ses idées ingénieuses et ses stratégies payantes mais Saint Martin avait tout penser dans cette traversée. Par exemple le choix de prendre des mules étaient très astucieux car il s’agit de bêtes qui résistent très bien à l’altitude et aux variétés de températures. De même, il savait que le bois aller manquer pour faire du fois, ainsi les mules transportaient des peaux de vache pour réchauffer la nuit tombée les soldats. Ou encore Saint Martin, avait prévu des civières pour les hommes atteints de maladie.

Malgré l’exploit de cette traversée et de la contribution exceptionnelle de Saint Martin et ses troupes, au Chili, le héros de l’Indépendance est le général Bernardo O’Higgins. San Martin n’aurait que “contribuer” à l’Indépendance chilienne.

Vignoble de Mendoza – Bertrand Mahé

Un lieu paradisiaque

On le sait les Andes sont la plus grosse chaîne de montagne au monde. Ainsi il n’est pas étonnant que certaines parties en sont magnifiques. Or la partie des Andes traversée par Saint-Martin est justement une des plus belles parties des Andes.

Par exemple, le début de l’expédition de Saint Martin et ses troupes débutaient de d’Uspallata. C’est une vallée qui se situe entre 1900 et 2500 mètres d’altitude environ. Celle-ci est traversée par le fleuve Mendoza et les rivières San Alberto et Uspallata. De même, concernant la flore de cette vallée, on trouve de très nombreux peupliers ainsi que des arbres et arbustes typiques de la haute montagne. De plus les paysages rocheux d’altitude procurent un sentiment de dépaysement intense. Tous ces différents reliefs donnent à ce lieu une saveur vraiment exceptionnelle.

Dans cette partie des Andes vous empruntez des vallées encaissées et des sentiers étroits. De même la faune y est très riche et variée avec des guanacos, des condors, des aigles, des renards ou encore des choiques. Et c’est également dans cette région des Andes que vous trouvez le plus haut sommet des Andes !

En effet le mont Aconcagua (presque 7000 mètres d’altitude), surplombe la vallée et fascine les nombreux voyageurs qui se rendent à Mendoza pour atteindre le sommet et suivre les traces de Saint Martin, 200 ans plus tard.

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Mais où est donc le San Juan S-42, le sous-marin argentin porté disparu ?

Cela fait désormais depuis presque une semaine (le Vendredi 17 Novembre) que le sous-marin San Juan S42 est porté disparu et que de nombreux spécialistes donnent des versions différentes sur les raisons de cette disparition. Vous êtes passé à côté de cette information ? On vous donne dans cet article tous les détails de cette mystérieuse disparition qui enflamme les médias dans le monde entier !

Un sous-marin – Navy Live

Le contexte de cette disparition

Le sous-marin San Juan est un sous-marin militaire argentin. Il était parti le 7 Novembre depuis Mar del Plata  (son port de rattachement) pour rejoindre Ushuaïa où il a passé trois jours avant d’entamer son voyage retour. Au moment de sa disparition il effectuait des exercices de surveillance maritime dans la zone touristique de Puerto Madryn. Ville connue pour être la porte d’entrée de la Péninsule de Valdés. Le sous-marin mesure 65 mètres de long, peut aller à une vitesse maximale de 25 nœuds et compte 44 marins à bord.

Les recherches ne cessent de s’intensifier depuis qu’il a été déclaré disparu le vendredi 17 Novembre. A vrai dire il n’a plus donné de nouvelles depuis le Mercredi 15 Novembre mais comme le précise Jean-Louis Vichot, ancien commandant de forces maritimes françaises, un sous-marin militaire doit donner des nouvelles toutes les 48h. Si aucune nouvelle n’a été donné au delà des 48h, le sous-marin est alors porté disparu.

Mais où est-il donc aujourd’hui ?

Une des plus grosse incertitude que nous avons pour le moment et que nous ne savons pas si le sous-marin est à la surface ou bien en profondeur. Un sous-marin est plus apte à rester en profondeur qu’à la surface. Néanmoins s’il atteint des profondeurs trop importantes (au-delà de 1000 mètres), il n’y aurait presque aucune chance de retrouver l’équipage vivant. Quoiqu’il en soit il existe de nombreuses hypothèses différentes.

       1. Une simple perte de communication avec le sous-marin en profondeur

Il s’agirait de l’hypothèse la plus probable selon Jean-Louis Vichot. Dans ce cas là il faudrait retrouver le San Juan S-42 très prochainement et ne pas rééditer la catastrophe du Koursk en 2000, un sous-marin nucléaire qui avait eu un problème de communication. Les forces maritimes l’avaient malheureusement retrouvé trop tard. Attention toutefois la situation était différente puisque le Koursk comptait 2 fois plus de marins (donc moins d’air et de nourriture) et il y avait eu une explosion à son bord rendant la survie presque impossible. Cette piste possède cependant une incohérence. En cas de perte de communication, une balise de détresse aurait dû être remontée à la surface. Or pour le moment rien a été trouvé.

       2. Le sous-marin soit en surface avec aucun moyen de communication.

Il s’agirait de la situation la plus souhaitable. Ceci étant les nombreuses patrouilles aériennes (les forces françaises entre autres) qui survolent la zone de disparition du San Juan n’ont rien trouvé pour le moment. Même si les conditions climatiques n’ont pas rendu les recherches optimales, la situation devrait prochainement s’améliorer. Mais pour le moment toutes les recherches à la surface de la mer sont tombées à l’eau.

        3. Un accident fatal (de n’importe quel type que ce soit) du sous-marin.

Hypothèse la moins souhaitable bien entendu. On a découvert récemment qu’au cours du dernier appel avec sa base, le sous-marin avait signalé une avarie. Ceci étant ce problème technique ne présentait aucun danger sur le San Juan. Ainsi cette avarie aurait-elle engendré un problème plus grave ou bien justement serait-elle uniquement à l’origine de la perte de communication du sous-marin ? En outre, la piste terroriste, elle, est clairement à mettre à l’écart étant donné qu’aucune revendication n’a été reçue et qu’il n’y aurait pas de raison de la part des terroristes de vouloir faire couler un sous-marin argentin.

Puerto Madryn, le dernier lieu où on a eu des informations sur le sous-marin – Pablo Nivon

Une course contre la montre ! 

Dans le cas où le sous marin serait encore en profondeur à quelques centaines de mètres il s’agirait en effet d’une véritable course contre la montre ! Selon Jean-Louis Vichot il ne serait plus que question de jours. Même s’il s’agit de marins expérimentés qui connaissent les attitudes à adopter dans ce cas de figure ils manqueront néanmoins rapidement d’air. En effet il ne disposerait d’une autonomie que de 7 jours en oxygène.

Ainsi tout est mis en oeuvre pour retrouver au plus vite ce sous-marin. En effet, un incroyable élan de solidarité est en train de prendre forme puisque ce sont pas moins de 11 pays qui ont affirmé leur soutien matériel à l’Argentine. On retrouve les Etats-Unis, l’Angleterre, l’Espagne, le Chili, l’Allemagne, La Norvège (qui avait donc connu la disparition du Koursk en 2000), l’Uruguay, le Pérou, la Colombie et la France. Malheureusement les recherches ont été retardées par des conditions climatiques très difficiles aux alentours de la Péninsule de Valdés avec des vagues pouvant attendre parfois 7 mètres de haut. Pas facile de retrouver un sous-marin sensé être discret dans des conditions aussi difficiles.

Si pendant la journée de samedi on avait pensé retrouver le sous-marin  grâce aux sonars des navires il ne s’agissait finalement pas de l’empreinte acoustique d’un navire. Ceci étant Jean-Louis Vichot reste véritablement optimiste et pense vraiment qu’il y a des raisons d’y croire. Espérons que cette histoire n’était qu’une goutte d’eau dans la mer !

[FLASH INFO] Le Jeudi 23 Novembre à 14h15 heure argentine, on apprend qu’une explosion aurai été à l’origine de la disparition du sous-marin argentin. Ne le cachons pas il s’agit d’une très mauvaise nouvelle. Ceci étant, pour l’instant le sous-marin n’a pas été retrouvé donc il est trop tôt pour affirmer la disparition des 44 marins.

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Le Parc Lezama – Un parc pas comme les autres

Si les parcs de Palermo et la Réserve Ecologique de Puerto Madero sont généralement les lieux privilégiés pour passer du bon temps un dimanche matin, il n’en est pas moins que d’autres nombreux lieux très sympathiques sont présents à Buenos Aires. C’est le cas du Parc Lezama ! Vous serez vraiment étonné du calme et de la beauté qu’offre ce parc situé à la frontière entre le quartier de San Telmo et de la Boca.

Parc Lezama – Commons Wikipédia

Un peu d’histoire sur ce parc

Si ce n’est pas complètement prouvé, beaucoup d’historiens s’accordent cependant à dire que ce serait à l’endroit de cet actuel parc que Pedro de Mendoza (connu pour être le fondateur de Buenos Aires) aurait posé la première pierre de la ville le 3 Février 1536, soit il y a presque 500 ans ! Le parc fut ensuite dédié pendant très longtemps au commerce d’esclaves.

C’est en 1857 que Gregorio Lezama (connu pour être un très riche commercial de l’époque et propriétaire d’un très grand nombre d’estancias) décide de racheter ce parc. Il décide de le rénover avec l’aide du français Charles Thays. Ce dernier a passé une très importante partie de sa vie à créer des parcs et des jardins à Buenos Aires. D’ailleurs il y a encore beaucoup d’espaces verts qui ont gardé son nom (à Palermo et Recoleta par exemple). En 1858 le parc servira aussi d’hôpital pendant l’épidémie de choléra.

Lezama meurt en 1894 à l’âge de 87 ans, sa femme décide de vendre (pratiquement gratuitement) le parc à la ville de Buenos Aires. Cependant au moment de la vente elle souhaitait que le parc garde le nom de son mari défunt. Chose promise chose due, le parc garde toujours son nom encore de nos jours !

Que faire dans ce parc ?

Outre le fait que vous pouvez vous balader ou vous reposer sur les nombreux bancs ou sur la pelouse (comme dans tout parc), il y a de nombreuses autres activités à faire dans ce parc. Voilà ce que nous vous proposons de faire :

  • Perdez-vous dans les petits sentiers, des escaliers et des belvédères dont certains offrent une vue sur le Rio. Vous apprécierez d’autant plus le paysage par le fait que le parc se situe sur une zone en relief. En effet, il est situé sur la « barranca » (ravin) qui marquait l’ancienne rive du Río de la Plata.
  • Prendre des photos au côté des statues et des bâtiments anciens. On retrouve par exemple dans ce parc une statue de Pedro de Mendoza ou encore un petit temple d’inspiration Greco-Romaine.
  • Visiter le Musée Historique National (Defensa 1600), ancienne demeure de Lezama, qui se visite de 11h à 18h du mercredi au dimanche qui présente des témoignages sur la révolution de Mai et les guerres d’indépendance.
  • Profiter de cette présence pour vous rendre dans le quartier de la Boca. En effet vous serez seulement à une dizaine de minutes du stade de la Bombonera. Et à environ 15-20 minutes à pied de la rue touristique de El Caminito. Attention cependant, nous vous conseillons de vous rendre à El Caminito en taxi pour des raisons de sécurité.
  • Boire un café dans un des deux cafés historiques de la ville  “Le Bar Britanico” ou “El Hipopotamo” qui donnent sur le parc Lezama.

Quartier de la Boca – Clément Burre

Voilà donc maintenant vous serez où aller pour votre prochain Dimanche. Par ailleurs n’hésitez pas à consulter l’Agenda Culturel pour avoir d’autres idées d’activités.

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