Feria del libro 2018 : tous à vos livres !

Du 26 avril au 14 mai aura lieu la 44 ème édition de la Feria du Livre à Buenos Aires. C’est l’occasion de revenir sur l’un des événements culturels les plus emblématiques de la capitale. A la fois professionnels et particuliers se déplacent en nombre chaque année afin de participer à cet événement culturel immanquable. Le Feria del Libro de Buenos Aires est une des plus importantes du monde ! Argentine-info vous présente cet événement à ne pas louper !

Livre – Pexels

Histoire de la feria del libro 

Depuis 1975, la Feria du livre est un événement culturel très important dans la culture d’Amérique du Sud.  Elle est organisée par la « Fundación del Libro », entité civile sans but lucratif. En 1975, participaient à la feria 7 pays et les visiteurs étaient au nombre de 140 000. Aujourd’hui, 25 pays participent et les visiteurs dépassent le million. Cette feria a donc gagné peu à peu en importance en 40 ans jusqu’à devenir un événement emblématique d’Amérique du Sud qui attire près de 10 000 professionnels.

Un événement unique

Cette feria internationale du livre à Buenos Aires est unique en son genre et fait partie des ferias les plus importantes dans le monde. En effet, Buenos Aires s’est fait une place de choix aux côtés de villes comme Frankfort, São Paulo, Guadalajara, Londres ainsi que la Book Expo America. De plus, cette feria a une spécificité qui est le fait d’être mixte, c’est-à-dire qu’à la fois des professionnels du monde du livre mais aussi le public en général peuvent y assister et participer à son déroulement. C’est pourquoi, c’est un des un des événements culturels les plus importants d’Amérique Latine. Ainsi, la feria del Libro est pendant quelques semaines une petite ville à l’intérieur d’une autre. S’y mêlent aussi bien fans de livres et touristes, écrivains jeunes et moins jeunes et tous les amoureux de culture.

Les participants de la feria

Sur une surface de 45 000 m2, se mélangent auteurs, éditeurs, libraires, distributeurs, éducateurs, bibliothécaires ainsi que plus d’un million de lecteurs du monde entier. De plus, de nombreux participants sont attendus pour cette édition avec notamment une présence internationale comme par exemple Ury Rodríguez Urgelles (Cuba), Elvira Sastre (España) ou encore Dan Wells (Estados Unidos).

43ème feria del libro – Flickr

Une année encore riche en activités

La feria du livre permet à tous d’y trouver son bonheur. En effet, la feria se divise en 3 parties : l’éducationl’édition et les partenariats. Premièrement, du côté éducation, des rencontres entre auteurs et lecteurs auront lieu et permettront une meilleure compréhension des livres. De plus, du coté de l’édition, cette feria est l’occasion d’échanger avec la plupart des acteurs de l’industrie et ainsi obtenir des contrats. Pour finir, les entreprises peuvent être sponsors de cet événement et ainsi apporter de la connaissance au plus grand nombre.

En plus des stands et livres présents sur le Salon, la Feria organise de nombreux débats et dialogues afin d’aborder la culture sous tous les points de vue. Cette année, un espace spécial sera consacré aux auteurs indépendants qui auront l’occasion d’exposer et vendre leurs livres. De plus, il pourront également les promouvoir grâce à 25 activités : présentations des livres, lectures…

Retrouvez tout le programme de la Feria del Libro ici.

Informations utiles

Où et Quand ? Du jeudi 26 avril au lundi 14 mai 2017 –  De lundi à jeudi de 14h à 22h, vendredi de 14h à 23h, samedi de 13h à 23h, dimanche et mardi 1er mai de 13h à 23h. Avenida Santa Fe 4201 y Avenida Sarmiento 2704, (Palermo), Buenos Aires

Combien ?
Lundi au Jeudi : à partir de 80 ARS
Vendredi, Samedi, Dimanche et jours fériés : à partir de 120 ARS
Pass 3 visites : à partir de 190 ARS
Gratuit du lundi au vendredi pour les étudiants et retraités et tous les jours pour les moins de 12 ans.

 


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Les bonnes adresses de “café-librairies” à Buenos Aires

Il est toujours agréable de se poser dans un café pour se détendre, retrouver ses amis ou encore lire son journal. La ville de Buenos Aires est très connue pour ses cafés et possède de nombreux lieux emblématiques. Face à cet engouement, quelques librairies de la capitale argentine ont décidé de mélanger les plaisirs. Vous pourrez ainsi acheter le dernier roman à la mode ou déguster un café et quelques viennoiseries tout en lisant votre auteur préféré. Argentine-Info vous a concocté une liste des bonnes adresses de “café-librairies” dans la capitale.

Café et livre – Pixabays

El Ateneo Gran Splendid

El Ateneo Gran Splendid est la plus grande librairie d’Amérique Latine mais aussi une des plus importante au monde. Si vous vous promenez sur l’avenue Santa Fe, vous ne pourrez pas la manquer : elle se situe dans le bâtiment qui fut le Cine Teatro Gran Splendid, dessiné par les architectes Pero et Torres Armengol et inaugurée en 1919. Grâce à quelques changements, ce théâtre est devenu un vrai café-librairie. Ainsi, certains balcons et les places assises ont été transformés en espace de lecture et bibliothèque : 2000 mètres carrés de bibliothèque et étagères sur lesquelles trônent plus de 120 000 livres. Vous pourrez également savourer une boisson sur la scène qui est devenue un café. De nombreux écrivains tels que Paul Auster, Mario Vargas Llosa ou Mario Benedetti ont présenté ici leurs livres.

Où et quand ? De lundi à jeudi de 9h à 22h et de vendredi à samedi de 9h à minuit – Ateneo Grand Splendid – Av. Santa Fe 1860 (Recoleta), Buenos Aires.

Clásica y moderna

Découvrez l’un des endroits les plus emblématiques de la ville de Buenos Aires. Le café fut déclaré Site d’Intérêt Culturel par la ville de Buenos Aires. Don Francisco Poblet et sa femme Rosa Fereiro l’ont fondé en 1938. En 1987, le lieu est transformé en un endroit où l’on peut lire et acheter des livres, admirer des spectacles musicaux, boire un café et savourer de bon petits plats. Aujourd’hui, Clásica y moderna est dirigé par Natu Poblet. Un lieu absolument magique que l’on se doit de visiter.

Où et quand ? De lundi à samedi de 9h à 01h – Clásica y moderna – Callao 892 (Recoleta), Buenos Aires.

El Ateneo Gran Splendid – Flickr

Eterna cadencia

Cette librairie s’est déjà imposée comme un lieu incontournable dans la capitale. Le visiteur se sentira comme chez lui. En plus du café et de la librairie, vous pourrez bavarder en terrasse. Ici aussi, une maison d’édition publie de jeunes auteurs, déjà connus pour certains, de la littérature argentine, comme Diego Guebel ou Guillermo Piro.

Où et quand ? De lundi à vendredi de 9h30 à 21h et samedi de 11h30 à 20h – Eterna Cadencia – Honduras 5574 (Palermo), Buenos Aires.

DAIN, Usina Cultural

Situé à Palermo, ce café-librairie propose non seulement une bonne sélection de livres de toutes sortes, mais aussi un café des plus agréable. Vous pouvez également y déguster un repas savoureux ! En effet, le chef vous proposera un menu qui change toutes les semaines ! L’occasion idéale de découvrir de nouvelles saveurs. De plus, de nombreux événements culturels ont lieu dans cet endroit moderne, comme des conférences ou des concerts.

Où et quand ? De lundi à vendredi de 12h à 20h et samedi de 2h à 20h – Dain, Usina Cultural – Thames 1905 (Palermo), Buenos Aires.

Clásica y moderno – Wikimedia Commons 

Libros del Pasaje

Créée en 2004, Libros del Pasaje a voulu apporter une nouvelle dimension à la librairie traditionnelle. Ici, vous pourrez trouver les livres que vous cherchez mais également faire de nouvelles découvertes. Tenu par des amoureux des livres, le personnel de la librairie saura vous conseiller et vous guider dans vos choix. En plus d’une librairie, de nombreuses activités sont proposées : présentation de livres, expositions d’art et de photographies… Et c’est sans compter sur son café au fond de la librairie pour passer un moment agréable.

Où et quand ? De lundi à samedi de 10h à 21h et le dimanche de de 14h à 21h –  Libros del Pasaje – Thames 1762 (Palermo), Buenos Aires.

Borges 1975

Nous avons l’habitude des librairies silencieuses où le moindre bruit est banni ! Mais c’est tout le contraire au Borges 1975. En plus d’être une librairie, vous pouvez également boire un café, manger dans le restaurant, assister à des expositions, des ateliers ou même des concerts ! Le partage de la culture, de l’art ou des idées représentent ce lieu mythique !

Où et quand ? De mardi à samedi de 13h à 23h –  Borges 1975 – Jorge Luis Borges 1975 (Palermo), Buenos Aires.

Vous savez maintenant tout pour passer un agréable moment lecture et détente ! Quoi de mieux que de passer une après-midi dans un café-libraire durant les journées pluvieuses de l’automne ?


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Les 5 sublimes lieux d’Argentine qui ont inspiré Saint-Exupéry pour le Petit Prince

Plus besoin de présenter Antoine de Saint-Exupéry, écrivain, notamment du Petit Prince, Pilote de guerre ou encore de Vol de Nuit. Le Français a toute une partie de sa vie liée à l’Argentine, pays qui l’aura marqué autant dans sa carrière d’aviateur que d’écrivain. Ainsi pour la rédaction de son dernier ouvrage Le Petit Prince (“El Principito” en espagnol), nous avons désormais la certitude qu’il s’est très clairement inspiré de différents lieux d’Argentine. Des lieux qu’il a découvert lorsque Saint-Exupéry était pilote pour la compagnie Latécoère (future Aéropostale) lors de ses vols en Amérique du Sud. Zoom sur ces 5 lieux sublimes qui ont inspiré l’aviateur :

Le ciel argentin à la Péninsule de Valdés si bien connu de Saint-Exupéry – Pablo Nivon

1 – Concordia (Province Entre Ríos)

Concordia est une ville précisément à la frontière entre l’Argentine et l’Uruguay dans la Province d’Entre Ríos. Elle est séparée de la ville uruguayenne de Salto par le fleuve Uruguay. La ville est connue pour ses nombreux thermes qu’elle abrite et son très bon repère pour la pêche. Mais pour Saint Exupéry ce n’était rien de tout cela. S’il se rendit dans cette ville ce fut par accident. En effet, alors pilote de l’Aéropostale il fut victime d’une panne et dû s’arrêter en urgence.

Il fit par hasard la rencontre d’une famille française, résidente du Palais San Carlos à Concordia. Cette famille avait deux enfants et aurait inspiré le personnage principal du Petit Prince. Il y a par ailleurs dans le centre de la ville une statue représentant le Petit Prince. Le renard aurait également été inspiré du renard que possédait cette famille.

2 – Buenos Aires

Saint-Exupéry débarque en 1929 à Buenos Aires pour un séjour de 15 mois. Il vivra dans l’immeuble Galeria Güemes, rue Florida à Buenos Aires. Ouvert au public, vous pourrez y admirer une maquette de son avion ainsi que beaucoup de reproductions de photos et de documents d’archives. Beaucoup de détails de décors mentionnés dans son livre le petit Prince seront inspirés de son logement à Buenos avec par exemple sa salle de bain et la baignoire.

3 – La Péninsule de Valdés 

Il rencontra sa femme à l’Alliance Francaise et ils décidèrent de se rendre plus au Sud du Pays. Ils découvrirent ainsi la Péninsule de Valdés. Saint-Exupéry sera émerveillé par ces paysages grandioses dont par exemple l’île aux oiseaux (qui a la forme d’un chapeau). Certains trouveront ce rapprochement entre la Péninsule de Valdés et le Petit Prince tiré par les cheveux et pourtant ce qui va suivre est véridique !

Lorsque l’on regarde l’île aux oiseaux depuis la côte, on peut remarquer une fine partie de la mer entre cette île et la côte. Ce cours d’eau aurait inspiré Saint Exupéry pour la représentation du boa mangeant l’éléphant. L’éléphant qui est représenté par l’île et la côte. On vous a mis une image en dessous pour que vous visualisiez mieux. Quelle imagination quand même !

Explication avec l’île aux oiseaux – Pinterest et Pablo Nivon

4 – Ostende (province de Buenos Aires)

Faisons désormais un petit arrêt…Ostende, petite ville touristique de la côte atlantique qui se trouve à quelques dizaines de kilomètres au nord de Mar Del Plata. Il y a vécu une partie de sa vie et d’ailleurs le “Viejo Hotel Ostende” a conservé de très nombreux meubles et documents d’archives. Des rumeurs laissent penser que ce serait dans cette ville qu’il aurait trouvé la plus célèbre de ses phrases “S’il-te-plait dessine moi un mouton”.

5 – Morón (quartier de Buenos Aires)

C’est dans ce quartier de Buenos Aires que l’on trouve le fameux musée national de l’Aéronautique. Dans ce musée on y trouve justement un des tout premier avion de l’Aéropostale piloté par Saint-Exupéry ou encore Jean Mermoz. Vous devinez que c’est cet avion qui aurait inspiré l’avion de Saint Exupéry qui tombe en panne dans le désert du Sahara.

A noter qu’on retrouve aussi des similitudes avec des paysages de Patagonie dans Le Petit Prince. Ceci étant c’est plutôt dans son oeuvre Vol de Nuit (1931) qu’il se serait inspiré des paysages patagons.

Ainsi vous connaissez désormais l’origine des lieux et des personnages mentionnés dans le livre Le Petit Prince qui est par ailleurs le deuxième ouvrage le plus traduit au monde après la Bible.


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Interview : Bernard Bacquié, ancien commandant de bord chez Air France

Nous avons eu la chance de nous entretenir dans nos locaux avec Bernard Bacquié ancien pilote de vols longs courriers et aujourd’hui écrivain et conférencier. Envolons-nous le temps d’une Interview avec cette figure de l’aviation !

Bernard Bacquié 

Bonjour Monsieur Bacquié, pourriez-vous vous présenter ?

Bonjour, je m’appelle Bernard Bacquié et je suis ancien commandant de bord chez Air France. Pendant mes années en tant que pilote je faisais des vols long-courriers à travers le monde sauf l’Océanie du Sud. Je faisais surtout du transport de passagers, mais aussi des vols cargo. Je refaisais régulièrement les mêmes trajets, par exemple j’ai fait plus de 50 fois le vol Paris-Buenos Aires. Quand j’exécutais ces vols, je restais souvent 4 jours à Buenos Aires. C’est comme cela que j’ai pris goût à cette ville. En tout, j’ai totalisé plus de 20 000 heures de vols !

Avez-vous piloté sur d’autres compagnies que Air France ?

Oui j’ai également piloté pour Air Burundi, Royal Air Maroc ou encore la Postale de Nuit, la descendante de l’Aéropostale. Je puis affirmer être aujourd’hui l’auteur le plus prolixe sur l’histoire de l’Aéropostale. Il s’agissait de la compagnie aérienne ayant pris la suite des lignes Latécoère créées en 1918. Les lignes reliaient Toulouse à Dakar ainsi que l’Amérique du Sud. Ce fut une aventure exceptionnelle qui forgea des pilotes de légende comme Jean Mermoz, s’illustrant en particulier dans ses recherches de passages dans les Andes en 1929 afin de relier Mendoza à Santiago au Chili. Antoine de Saint Exupéry, également engagé comme pilote à l’Aéropostale, sera principalement chef d’escale au cap Juby, dans le Sahara occidental, et chef d’exploitation de l’Aeroposta Argentina, société sœur de l’Aéropostale chargée de désenclaver la Patagonie. En ce qui me concerne, désormais, je ne pilote plus que des petits avions.

Comment avez vous eu l’idée de devenir pilote ?

Il faut savoir que c’est une histoire de famille. Mes parents abritèrent des aviateurs britanniques pendant la guerre et j’ai un oncle par exemple qui participa en 1947 à la construction du premier avion à réaction argentin : le Pulqui. Ainsi l’Argentine était devenu le 6ème pays au monde à posséder l’un des premiers avions à réaction. Puis, un plus petit, à Paso del Rey, dans la banlieue de Buenos Aires : le Boyero. L’histoire familiale se poursuit, puisque j’ai 4 enfants, tous dans l’aviation ! Deux  pilotes, un mécanicien et une hôtesse chef de cabine principal.

Décollage d’un avion Air France – Wikimédia Commons

Que faites vous dans la vie aujourd’hui ?

Je suis désormais écrivain et conférencier. J’ai également créé un circuit de loisir à Toulouse. Mon métier de conférencier m’amène d’ailleurs souvent à revenir en Argentine, comme à Buenos Aires. J’ai par exemple fait en Novembre 2016 une conférence remarquée lors du Congrès de la Force Aérienne Argentine. Je fais des conférences là où les lignes de l’Aéropostale passaient. C’est ainsi que j’ai été amené à en faire également dans plusieurs pays d’Afrique, surtout pour le compte du « Raid Latécoère », dont la devise est : « L’Aérien pour relier les Hommes ». Nous avons eu l’honneur d’être reçus cette année par le maire de Casablanca. D’ailleurs, Casablanca, Buenos Aires et Perpignan ont le point commun d’être jumelées en tant que villes Art déco. Ainsi certaines conférences peuvent avoir lieu entre ces villes où le réseau des lignes de l’Aéropostale passait. Je suis également auteur-éditeur.

Quels sont les sujets de vos livres ?

J’ai écrit 7 livres sur l’Aéropostale. Il ne s’agit en aucun cas d’autobiographie mais de livres sur l’histoire de l’Aéropostale en Amérique principalement mais également ailleurs dans le monde. Vous pouvez les commander en version papier sur mon site :

www.editionlaterales.com.

J’ai par exemple écrit un livre sur les voyages de Saint Exupéry au Maroc : “Saint-Ex au Maroc”. Dans ce livre je mets en lumière sa passion pour le désert et pour ce pays, le tout illustré par de nombreuses photos d’archives… de Saint-Exupéry et d’autres protagonistes.
J’ai également écrit un livre sur Mermoz “Mermoz, ses vols, la vérité” ou encore sur Guillaumet “Guillaumet, le passeur”, lequel se rendit célèbre pour s’être posé en catastrophe au beau milieu des Andes. Il marcha 5 jours sans dormir avant d’atteindre une habitation, non loin du village de San Carlos dans la Province de Mendoza. C’est Antoine de Saint Exupéry qui ira ensuite le chercher et qui lui dédiera son livre “Terre des Hommes”.

Pour terminer, auriez vous un dernier livre dont vous pourriez nous parler ?

J’ai écrit un livre intitulé “Un destin austral, La saga d’un mécano de Saint-Exupéry devenu chauffeur d’Eva Perón”, traduit en espagnol et publié en Argentine sous le titre “Un destino austral” (Ediciones Parafo Aparte). Il s’agit d’un roman historique puisque l’idée centrale du livre est authentique. En outre, des personnages de fiction permettent de donner au livre un aspect “feuilleton“. Il fait revivre l’histoire d’un mécanicien de Saint-Exupéry qui a peu à peu franchi les échelons jusqu’à devenir le responsable des transports terrestres de la compagnie Aerolineas. Il finira par avoir des contacts avec Eva Perón (il sera son chauffeur occasionnel) et avec Juan Perón. Tout cela est authentique, mais le dénouement de l’histoire se passant à Buenos Aires est vraiment surprenant et… romancé.

On remercie Monsieur Bacquié pour cette interview, qui nous a donné envie de nous envoler partout dans le monde !

 


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Mafalda, un personnage attachant et pas comme les autres !

Vous en avez forcément déjà entendu parler, Mafalda est cette petite fille, véritable star argentine, que vous pouvez voir un peu partout. Elle est dans les BD mais aussi dans le métro et sur des produits dérivés. Mais attention, sous ses aspects enfantin, la demoiselle pose tout de même des questions très pertinentes, et ce depuis maintenant 50 ans !

Mafalda – Source : Biquipedia 

Un véritable succès

Mafalda est le personnage principal de la bande dessinée éponyme créée par le dessinateur Quino en 1964 et qui s’est vendue à des millions d’exemplaires à travers le monde. L’auteur argentin s’appelle en réalité Joaquin Salvador Lavado et a fait vivre Mafalda durant dix ans.

Quino – Source : Fickr par Ministerio de la Cultura de la Nación Argentina

Le succès de Mafalda est d’autant plus remarquable que la bande dessinée a longtemps existé dans un contexte de censure et de manque total de liberté d’expression. Mais Quino a toujours su comment s’y prendre pour mettre en évidence un problème sans le dénoncer ouvertement, se protégeant ainsi de toute accusation.

Le personnage de Mafalda

Mafalda est une petite fille de 5-6 ans, issue de la classe moyenne argentineElle est extrêmement curieuse et intelligente pour son âge. En effet, elle discute avec ses parents et ses amis de tous les problèmes d’actualité et de société. La bande dessinée prend parfois un caractère politique quand la petite fille s’interroge sur les grands débats du monde : la guerre, la religion ou la culture.

Mafalda – Source : Flickr par Fotero

L’héroïne est entourée de plusieurs autres petits personnages avec des caractères très caricaturaux et des points de vue extrêmement marqués. Cette pluralité permet à Mafalda d’avoir de nombreux avis concernant les questions qu’elle se pose.

Parmi ses amis, il y a par exemple Manolito, fils de commerçant qui passe son temps à compter son argent (figure du capitalisme extrême). On trouve aussi Susanita, petite fille n’ayant pour ambition que de devenir mère et épouse (image de la soumission aux traditions familiales). Ces personnages entourant Mafalda sont une astuce de Quino pour présenter les différents aspects de la société. Il les personnifie et leur donne la parole. La résultat en est que Mafalda semble finalement être la plus raisonnable et la plus intègre des personnages de la bande dessinée.

Une bande dessinée pour les adultes

Quino, qui était soumis au rythme quotidien de parution, a toujours privilégié les idées aux dessins. Cela explique les dessins parfois simplistes et pas toujours attrayants. C’est justement ce qui donne ce côté enfantin à l’oeuvre de Quino, contrastant avec le contenu, plutôt réservé aux adultes.

Un mélange de légèreté et de réflexion taquine donc, qui continue encore d’agiter les consciences.

Et en ce moment, une exposition à ne pas manquer

L’Alliance Française présente “Vacaciones de Mafalda”. C’est une exposition pour les grands et les petits qui pourront profiter des dessins animés de Mafalda et de ses attachants compagnons ! Profitez ainsi de l’hiver pour redécouvrir Mafalda à travers 3 bandes dessinées : “Los preparativos”, “Vacaciones en sí” et “El regreso”. De plus, l’espace sera interactif : vidéos, lectures, jeux et autres.

Où et quand ? Jusqu’au 26 août du lundi au vendredi de 12h à 19h, Galeria Centro Palermo, Billinghurst 1926, Buenos Aires
Combien ? Gratuit

Vous connaissez maintenant un peu mieux la petite Mafalda, pensez à elle si vous devez ramener un cadeau typiquement argentin à l’un de vos proches !


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Le café à Buenos Aires, plus qu’une tradition

Dans la capitale porteña, le nombre de cafés est impressionnant. En vous en promenant vous en verrez beaucoup et des différents, de la chaîne au petits indépendants, ils ont chacun leur attrait pour la population. En effet, malgré leur nombre, il y a toujours du monde peu importe l’heure, mais pourquoi autant d’engouement ?

Café

Café et croissants – Photo : Wikipédia

Le café

Les argentins depuis des décennies boivent du café mais il n’est pas de qualité. Au cours des cinq dernières années, on a vu un changement. D’abord avec l’apparition de spécialiste, appelé barista qui en plus de préparer le café devant le client, s’occupe aussi de créer des mélanges. Ensuite, il y a le développement des machines à café à domicile donc forcément les clients sont plus exigeant sur la qualité de ce qu’ils veulent boire. Aujourd’hui, c’est un symbole de modernité. C’est la deuxième boisson majeure consommée après l’eau et la seconde industrie la plus importante après le pétrole.

Les argentins en consomment 1kg par personne par an. Mais ils sont l’un des seul pays au monde avec le Paraguay, l’Espagne et l’Uruguay à consommer du café “torrado” . Ils grillent les grains en ajoutant au maximum 15% de sucre. Cette pratique est interdite dans le reste du monde !

Ateneo

Ateneo Grand Splendid – Photo : Niels Mickers

Boire un café en Argentine

Dans la ville, quand on parle de cafés cela peut être donc des cafés qui ne font que ça. Mais en grande partie, vous trouverez aussi des restaurants qui le matin ou l’après-midi entre les services, se transforment en café. C’est un moment différent à celui de la France. En France, c’est pour se redonner un coup de fouet assez rapide avant d’aller travailler, ou après le déjeuner. En Argentine, prendre le café c’est rester minimum 30-40min tout en lisant le journal ou en discutant avec les autres clients. Un moment essentiel à certain argentins pour se réveiller convenablement !

En Argentine, vous pourrez boire votre café noir, cortado (coupé avec un peu de lait), capuccino, café con leche (50% de chaque). En plus de votre café vous sera proposé des medialunas (croissants) et facturas (viennoiserie) et oui c’est la tradition !

Les différents types de cafés

Les chaînes spécialisées dans le café ont débarqué à Buenos Aires à partir de 2008. L’arrivée de Starbucks a été controversée. Beaucoup pensait que le concept ne fonctionnerait pas dans la capitale. Alors que Starbucks est devenu un lieu d’échanges qui attire une cible jeune et dynamique avec des boissons personnalisées de haute qualité. Avec la réussite de Starbucks, d’autres chaînes se sont développées, on vous conseille Café Martinez, The Coffee Store ou encore Havanna !

D’autres types de cafés plus atypiques mais tout aussi sympa se sont démocratisé. Le café-librairie, vous ne connaissez pas ? Que diriez-vous de prendre un café tout en étant entouré de livres que vous pouvez lire sur place ou acheter bien sûr … Les amoureux des livres vont se ruer à l’Ateneo Grand Splendid, LA plus belle libraire du monde. Le café open-space, à l’Urban Station, par exemple, vous y trouverez tout le matériel nécessaire pour travailler dans ce café si vous ne possédez pas de bureau. Un endroit partagé et calme avec une bonne ambiance de travail !

A Buenos Aires, vous retrouverez aussi des cafés historiques chargés d’histoire. Par exemple, le Gran Café Tortoni fondé il y a plus de 150 ans a gardé son architecture et sa décoration. Au Café Bar en Banderín, vous aurez l’occasion de retourner en 1929 ! Et oui, on voyage aussi dans le temps avec Argentine-info !


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Buenos Horror Story : légendes horrorifiques …

Buenos Aires, capitale d’Argentine, est pleine de résidences à l’architecture impressionnante. Mais parfois derrière une belle architecture se cache aussi des légendes urbaines qui vont vous faire frissonner… Ce sont des lieux qui existent réellement, vous allez pouvoir vous y promener et vous laissez submerger par ces légendes… Bienvenue dans le Buenos Horror Story

PalacioBichos

Palacio de los Bichos – Photo : Wikipédia

El Palacio de los Bichos

Commençons notre petit tour avec le Palacio de los Bichos, historiquement riche en amour, tragédie et mystère. Tout commence fin XIXème lorsque Rafael Giordano et sa famille, de riches italiens, décidèrent de partir pour le rêve américain.

Bien installé dans Buenos Aires, les échanges commerciaux fleurissent et la richesse de Giordano grandit également. Leur fille débute des études de médecine comme le souhaitait son père, mais finit par se diriger vers le Conservatoire, car le piano l’intéressait beaucoup plus. Elle y rencontra l’amour de sa vie, Angel Lemos, violoniste. En 1911, ils décidèrent de se marier. Giordano, très enthousiaste, leur fit construire un château de 5 étages pour qu’ils puissent y vivre.

Le 1er avril 1911 le mariage eut lieu, ce fut l’évènement le plus important de l’année. Mais vers 5h du matin, le drame arriva… La voiture les attendait de l’autre côté des rails car la route ordinaire était inondée, il était donc plus simple pour eux de traverser les rails. Les parents, ainsi que tous les invités se placèrent aux balcons pour les voir partir. La lumière de la lune était faible. Alors qu’ils traversèrent, un train les faucha à grande vitesse sous le regard de tous. Pour Giordano, le rêve se transforma en cauchemar. Ne voulant que personne séjourne dans le château, ils le clôturèrent à jamais.

1920, un fait étrange survint. Un voisin accusa un autre d’avoir de la musique trop forte mais ce n’était pas lui. Un an plus tard, ils se rendirent compte qu’elle venait du château. Quand le train passa comme il le fit des années auparavant, la musique s’arrêta directement. Aujourd’hui, l’édifice est devenu un spa. De par son histoire, le château est sur l’écusson de Villa del Parque …
Où ? Campana 3220/3234

Ushuaia

Torre del fantasma – Photo : Wikipédia

La Torre del Fantasma

Dirigeons-nous maintenant vers le quartier de la Boca. Dans l’avenue principale, vous verrez une maison avec une tour qui fait l’objet d’une légende étrange… Tout commence en 1910 avec la richissime Madame Auvert originaire de Catalogne. Elle décida de construire une maison avec l’architecte Guillermo Álvarez où elle vécut par la suite. Après un an sur place, Mme Aubert et ses servants déménagèrent mystérieusement à la campagne.

L’édifice fut divisé ensuite en plusieurs appartements où des immigrants et des artistes s’installèrent. Parmi eux, Clementina, une peintre, habitait au dernier étage. Elenora, une de ses amies journaliste, souhaitait faire un reportage sur sa carrière et elle prit des photos des peintures pour compléter son interview. Quelques jours plus tard, des cris se firent entendre et Clementina se jeta du balcon du dernier étage. Les mystères continuèrent … Sur les photos des peintures prise par Elenora, apparurent des lutins qui n’étaient pas sur le tableau d’origine, elle commença donc à enquêter sur la mort de son amie. Elenora rencontra Madame Auvert qui lui expliqua qu’elle vivait à l’époque avec des lutins mais qu’un jour ils devinrent incontrôlables et que la maison devint un enfer au quotidien. Elenora ne raconta pas sa rencontre au public car elle savait que personne n’allait la croire.

Aujourd’hui, on raconte que les habitants entendraient des pas venant de la tour. Des choses disparaissent à jamais ou sont retrouvées à des endroits différents … Le tableau non terminé de Clementina reste disparu, et selon la légende, les pas que l’on entend seraient son fantôme recréant sa carrière en vain. On dit que pour en finir avec ce maléfice, il faudrait retrouver le tableau caché et lui donner un coup de pinceau final.
Où ? Avenue Almirante Brown et la rue Wenceslao Villafañe 

Tigre

Lion – Photo : Flickr – Tambako The Jaguar

La Casa de los Leones

Terminons par la demeure qui se situe dans le quartier de Barracas au sud de Buenos Aires, quartier caractérisé par le travail de la viande et du cuir au XIXème siècle. Le quartier était un passage obligé pour les commerçants, notamment l’avenue Montes de Oca, qui est au cœur de nombreuses histoires et légendes mais aujourd’hui nous allons n’en voir qu’une.

La Casa de los Leones est de style français et son propriétaire Eustaquio Díaz Vélez était un fanatique des lions. A tel point qu’il en possédait en cage pour assurer la protection de sa maison car choisir des chiens étaient trop “basique” selon lui. Sa fille se maria avec un jeune homme d’une famille aisée, le mariage se passa dans la demeure. Pendant la cérémonie, l’un des lions n’était pas bien enfermé et lors du moment tant attendu de l’échange des anneaux … Le lion se rua sur le marié, ce qui le tua. La mariée, ne pouvant supporter la situation, se suicida.

Après cet incident, Díaz Vélez se débarrassa des lions et plaça des statues en mémoire de son gendre et de sa fille. Sur le parvis de la demeure vous pouvez voir une reconstitution de la scène avec les statues. Aujourd’hui, les habitants entendrait la nuit des cris et des pleurs. Les cris venant du marié et les pleurs de la mariée …
Où ? Av. Montes de Oca 110


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La Biblioteca Nacional de los Maestros, un lieu chargé d’histoire

Cette bibliothèque publique du centre de Buenos Aires, dépend du Ministère argentin de l’Education et du Sport dont ils partagent le même bâtiment, le Palacio Sarmiento. Elle est spécialisée dans les sciences de l’éducation et la pédagogie. Depuis 1870 qu’elle existe, le bâtiment a été conservé mais elle a été aussi modernisée au fil des ans. Début 1900, elle récupère des joyaux littéraires comme L’Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers de Diderot et D’Alembert.

Biblioteca Nacional – Credit photo : Wikipédia

Quelques directeurs connus 

Tout au long de son histoire, la bibliothèque a eu à sa tête des personnages importants tel que Augusto Belín Sarmiento qui a étudié à l’Université de Paris et a effectué le recensement des oeuvres présentes. Plus tard, l’écrivain Leopoldo Lugones devient directeur de l’établissement en 1915 jusqu’à sa mort. A sa suite, l’acteur Nicolás Coronado en fut le directeur. Aujourd’hui, une femme est à sa tête depuis 1993, Graciela Perrone.

Son activité aujourd’hui 

Elle contient beaucoup de documents jusqu’à 20.000 pièces tout confondus. Vous pouvez voir le patrimoine qu’elle possède grâce à des collections spéciales et elle propose une large gamme de service pour le public comme les salles d’études ainsi que les services en ligne. Si vous aimez l’architecture ou les beaux bâtiments, je vous conseille cet endroit ! De même que pour les étudiants qui veulent travailler, c’est le lieu idéal !

Aujourd’hui, avec la présence du site internet, vous pouvez retrouver un catalogue en ligne de certaines œuvres et documents. Elle participe aussi nationalement à des réseaux éducatifs comme celui des Bibliotecas Escolares de la Republica Argentina (BERA).

Donc voici un endroit passionnant toujours en quête de développement et de diffusion du savoir dans le pays !


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La Noche de las Ideas débarque en Argentine !

Après son succès sur Paris en 2016, la deuxième édition de la Noche de las Ideas débarque en Argentine ! C’est un évènement culturel unique organisé par l’ambassade de France en Argentine qui réunit des intellectuels, scientifiques, écrivains, artistes, poètes, orateur et musiciens. Il y a aussi la présence exceptionnelle de 6 experts français de haut niveau.

Ils sont regroupés afin de réfléchir en commun sur une thématique particulière. Chacun ayant un point de vue, les échanges sont intéressant et enrichissant. La Noche de las Ideas se tiendra les 26 et 27 janvier prochain mais aussi dans 40 pays simultanément !

Institut fr arg

Institut Français Argentine – Photo : Wikipedia

Particularités de cette édition

Le thème choisi pour cette édition est “Un mundo común : (ex) playarse sobre la playa”. Considérant que c’est l’été en Argentine, les organisateurs ont choisi un lieu d’exception qui est le Viejo Hotel Ostende. Ce lieu n’est pas le fruit du hasard. Situé à environ 400 kilomètres de Buenos Aires dans la ville d’Ostende, c’est “l’hôtel le plus littéraire de la côte”.

Fondé en 1913, ce lieu est idéal pour les amoureux de la littérature et des livres. Tout d’abord, par son architecture et sa vue sur la mer mais aussi par son côté historique. L’hôtel reçoit chaque été les principaux acteurs de la vie culturelle et intellectuelle de l’Argentine. Nous pouvons par exemple citer Antoine de Saint-Exupéry, Silvina Ocampo et Adolfo Bioy Casares. Enfin, lors de ces rencontres, vous pourrez assistez gratuitement à des conférences, des tables rondes, des projections de films, des lectures de contes et de poésies. Tout comme à des concerts pour vous divertir de 17h jusqu’après minuit.

La programmation

Pour vous montrer la diversité culturelle et intellectuelle de cette rencontre, voici les différentes activités et discussions auquels vous allez pouvoir profiter :

  • Ecrivains et narrateurs seront présent afin de s’exprimer sur la relation de la littérature avec la plage et la mer.
  • Des historiens français et argentins seront réunis pour disserter sur l’évolution des représentations et des pratiques de l’univers de la plage et des thermes à travers de la musique ou encore de la photographie.
  • Philosophe et anthropologue réfléchiront sur la place qu’occupe la plage dans notre société actuelle.
  • Biologistes et géographes se plongeront dans l’univers océanique pour nous faire découvrir la mer et le monde sous-marin.
  • La question des thermes dans le futur et de leur durabilité est aussi posé avec la présence du maire de Deauville, du créateur du concept “Paris-plage”, et bien d’autres.
  • Des concerts de jazz gitan avec Los Caravana ou bien des chansons françaises avec Arthur Des Radis.
  • Niveau cinéma, la programmation du cinéma de la ville reste la même, mais des séances de film sur la plage vous sont proposés des réalisateurs Jaco Van Dormael et Daniel Burman.
  • Gastronomiquement vous serez bien servis ! Les chefs de l’association gastronomique française Lucullus vous propose les meilleurs spécialités culinaires françaises. De quoi vous régaler !
  • L’exposition “Mar remoto” de l’artiste Emilio Reato est aussi disponible. L’imaginaire et la réalité y sont comme suspendu …
  • Une bibliothèque ambulante sera sur place avec des livres en libre accès.
  • Un jeu Trivial Pursuit sera organisé. Donc, le public aura l’occasion de tester leurs connaissances en littérature, cinéma, histoire et musique afin de gagner des prix littéraires !

Pour conclure, la Noche de las Ideas vous permettera de partager un moment unique, mémorable et magique en famille ou entre amis. Et vous serez dans un cadre exceptionnel face à la mer, pourquoi ne vous laisseriez-vous pas tenter ?


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La Bibliothèque Nationale d’Argentine, un lieu rempli d’histoire

C’est la bibliothèque la plus importante d’Argentine. En arrivant, son bâtiment peut vous faire penser à un énorme robot qui vous regarde de loin. Mais malgré son architecture surprenante, elle regorge de trésors que vous découvrirez en passant le seuil de ce lieu rempli d’Histoire.

Biblioteca Nacional

Biblioteca Nacional – Photo : Wikipédia

Un peu d’histoire

C’est le 13 Septembre 1810 qu’est créée la « Biblioteca Pública de Buenos Aires » située à cette époque dans le bâtiment du Cabildo. Le 5 Octobre 1884, José Antonio Wilde est désigné pour être le premier directeur national de la bibliothèque, mais meurt peu après. Depuis ce temps, la Bibliothèque porte le nom de « Biblioteca Nacional ».

Les directeurs 

Plusieurs directeurs se sont relayés à la tête de l’énorme fonds culturel de la bibliothèque. Tous étaient d’illustres intellectuels qui ont marqué l’Histoire de l’Argentine.

Paul Groussac : Directeur de la bibliothèque le 19 Janvier 1885, il augmenta fortement son patrimoine bibliographique.
Gustavo Adolfo Martínez Zuviría : écrivain argentin, président de 1931 à 1955. Il avait de ce temps de bonnes relations avec le Peronisme et jouit d’une immense popularité ; il est l’écrivain argentin le plus édité de l’histoire de la nation.
Jorge Luis Borges : Autre écrivain prestigieux qui occupa le poste de 1955 à 1973. Il fit notamment construire un nouveau siège pour la bibliothèque (l’actuel), nécessaire pour contenir son ample patrimoine.

Biblioteca Nacional

Jorge Luis Borges – Photo : Wikipédia

Le bâtiment 

Le nouveau projet du bâtiment de la bibliothèque fut soumis à un concours, auquel plusieurs architectes prometteurs s’inscrivirent. Finalement, les architectes Clorindo Testa (disciple de l’architecte Le Corbusier), Francisco Bullrich et Alicia Cazzaniga de Bullrich furent choisis. L’arrivée de l’informatique pendant la construction entraîna de nombreuses avancées, telle la digitalisation des documents. La construction fut achevée en 1990 grace à un prêt de la Reine d’Espagne et la nouvelle bibliothèque fut inaugurée le 10 Avril 1992 par le Président Carlos Menem. Quant à l’ancien siège de la bibliothèque, il fut cédé au Centre National de La Musique.

Le bâtiment de la bibliothèque nationale est un véritable exemple de dessin « brut »,  d’un style né dans les années 50′ et qui privilégiait les structures et sculptures de béton armé. L’idée principale de l’architecte Testa fut de poser les fondations du bâtiment sous terre : ceci protégea les livres de l’effet nocif de la lumière et permit plus tard l’agrandissement du lieu, sans interrompre le fonctionnement de la bibliothèque. Ensuite, l’architecte éleva l’édifice sur des pieux afin de laisser la vue libre aux visiteurs, et en laissa une plateforme d’accès ouverte en permanence, comme une continuité du parc, sous la bibliothèque. Le bâtiment est ainsi soutenu par 4 grande colonnes que Testa, en personnifiant son oeuvre, caractérisait de « quadrupède », . Le parc et la salle de lecture avec vue sur le port et sur le Rio de La Plata sont également très appréciables.

La bibliothèque aujourd’hui 

Les œuvres/Collections : 

La bibliothèque compte une Bibliothèque « de Voces », un fonds Bibliographique « del Tesoro », une salle de « Mapoteca y materiales Especiales », une salle de lecture, une salle spécialisée en partitions musicales et une importante bibliothèque de périodiques nommée la « Ezequiel Martínez Estrada ». La bibliothèque compte aussi 21 incunables (livres qui datent de la création de l’imprimerie). Sur le site de la bibliothèque, vous pourrez aussi consulter : « Le Catálogo General », « Le Catálogo Nacional Unificado », « Archivos y colecciones particulares », « Fondos digitalizados »…

Les activités / Programme :

Si vous êtes un fan de musées, juste en bas de la bibliothèque est situé le « museo del Libro y el autor Clásico Argentino », qui est devenu aujourd’hui le « museo del Libro y de la Lengua ». Plusieurs expositions tamporaires mais aussi permanente y sont proposées !

Vous êtes étudiant et cherchez un endroit calme pour étudier ? Vous êtes un simple touriste et désirez vous balader ? Entrez dans cet édifice surprenant. 


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