À voir – à faire à Córdoba : une ville riche en histoire

Connaissez-vous Córdoba ? La deuxième ville d’Argentine et la capitale de la province qui porte son nom, est une ville centrale, située au Centre-Nord du pays. Dynamique et festive, elle est un grand centre industriel, commercial, touristique (surtout pour les Argentins) et étudiant. Fortement marquée par son passé colonial et jésuite, la ville déborde d’activités et possède de nombreux musées, boutiques, restaurants … et hommages au Che Gevarra, qui y a vécu quelques années. Alors pourquoi ne pas choisir Córdoba comme prochaine destination ?

Ville de Córdoba – Wikimedia Commons

L’histoire de la ville

Une culture ancienne

Il y a près de 8000 ans, au cœur des montagnes de Córdoba et de San Luis, se développe la culture Ayampitín (culture indigène). Pendant de nombreux siècles, les Comechingones (l’ancienne ethnie amérindienne vivant dans les Sierras pampéennes des provinces actuelles de Córdoba et de San Luis) évoluent, cultivent la terre et développent notamment un art riche et rupestre dont témoignent les grottes du Cerro Colorado et du Valle do Ongamira. Mais en 1573, la pression des conquistadors a raison d’eux. Jerónimo Luis de Cabrera fonde alors la ville de Córdoba de la Nueva Andalucía en hommage à Cordoue, sa ville d’origine.

L’arrivée des jésuites

Dès 1599, les premiers jésuites s’installent à Cordoba. Ils font alors de la cité le centre administratif et universitaire de la province jésuite du Paraguay. Six estancias sont crées autour de la ville, afin de financer le fonctionnement de leurs établissements. Parmi eux, l’université nationale de Córdoba se distingue comme la plus ancienne du pays, ce qui vaut à la ville son surnom : Córdaba la docta. La situation géographique de la ville et la présence des jésuites lui confèrent une position centrale dans le commerce de la région et lui assurent un essor rapide. En 1767, les jésuites sont expulsés des terres espagnoles suite à la décision de Charles III. Ils sont contraints de quitter Córdoba et leurs universités sont nationalisées en 1854.

L’immigration europénne

Au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle, l’immigration européenne transforme la province. Les exportations agricoles se développent, tout comme les industries (automobile, aviation, cuir…).

Las Sierras de la Province de Córdoba – Martine Nguyen

La géographie

Le climat

Le climat de Córdoba, comme celui de la plus grande partie de la province, est subtropical humide avec quatre saisons bien marquées. Le mois le plus chaud est celui de Janvier, et le plus froid celui de Juillet. Les quatre saisons  sont bien marquées et la température moyenne annuelle est d’environ 18°C.

Les alentours de la ville

De grands massifs montagneux, las Sierras, entourent la ville et forment de larges vallées où de généreux fleuves se faufilent. Les vallées de Calamuchita et de Punilla, notamment, sont de hauts lieux du tourisme argentin. Seules quelques enclaves restent encore totalement préservées. En effet, autour de la ville, les estancias jésuites, les hautes montagnes et les nombreux fleuves méritent eux aussi un détour.

Les immanquables de la ville

La place San Martin

La statue du général trône au milieu d’une place vaste, toujours animée et ombragée.

Le Cabildo historique

Ancienne maison communale où s’organisait la vie de la cité, le Cabildo de Córdoba fut construit en 1588, puis rénové au XVIIIe siècle. L’endroit accueille aujourd’hui quelques réceptions officielles et des expositions temporaires.

La Cathédrale Nuestra Señora de la Asuncíon

Si elle a débuté en 1599, la construction de la cathédrale a duré presque 2 siècles, d’où la multiplication des styles architecturaux, qui se superposent. Sur les deux tours qui encadrent l’entrée, des anges vêtus de jupes en plume d’autruche furent sculptés par les Indiens.

Cathédrale de Córdoba – Wikimedia Commons

L’église del Sagrado Corazón

Impressionnante église contemporaine de style néogothique, conçue par l’architecte Augusto Ferrari, elle abrite une série de tableaux représentant la vie de Saint François d’Assise.

Le Musée Supérieur des Beaux Arts Evita

Au cœur du quartier Nuevo Córdoba, ce musée est très connu dans le pays. Le bâtiment à lui seul mérite le détour : construit en 1916, le palacio Ferreya s’inspire du classicisme français des XVIIe et XVIIIe siècles. A l’intérieur, la décoration de style Louis XV et Empire côtoie les peintures, sculptures et gravures d’artistes de la Province.

La Manzana Jesuítica

Il s’agit du quartier des jésuites, qui ont régné en maîtres dans la province pendant de nombreuses années avant d’être chassés par la couronne espagnole. Córdoba leur doit beaucoup, et cela se voit : les belles églises qu’ils ont construites quadrillent la ville, les établissements scolaires qu’ils ont fondés sont nombreux et, autour de la ville, les estancias jésuites se multiplient. Pour le bonheur des voyageurs car tous ces sites sont superbes.

Manzana Jusuítica – Wikimedia Commons

le Colegio Maximo de Cordoba

Dans le centre, vous pourrez ainsi visiter le Colegio Maximo de Cordoba (aujourd’hui appelé Montserrat). C’est la première université d’Argentine, fondée en 1613 par Fray Fernando de Trejo et Sanabria. Le but des jésuites était d’évangéliser et d’éduquer, ce dont témoigne l’impressionnante bibliothèque, les salles de classe, les globes terrestres (sans inscriptions, pour les interrogations orales !)…

 l’Eglise de la Compagnie de Jésus

A visiter aussi, l’Eglise de la Compagnie de Jésus, datant de 1640, l’une des plus belles de tout le pays. La façade est de style médiéval, et à l’intérieur, une superbe voûte en forme de coque de bateau renversée vous surprendra. En fait, cela semble venir du fait que l’architecte qui l’a bâtie était à l’origine… charpentier dans la marine ! Les murs sont faits de marbre et frôlent les 2m d’épaisseur.

Le Musée d’art religieux Juan de Tejeda

Il recèle de fabuleux trésors d’art religieux. Ancien monastère fondé par des carmélites en 1573, il abrite encore une dizaine de religieuses. Le musée rassemble les collections du couvent, de la cathédrale, et des dons de particuliers. Christ en ivoire au sang fait de rubis, tableaux de l’école de Cuzco, chasubles brodées… Ces trésors d’époque sont exposés dans une atmosphère encore calme et paisible.

Comme vous pouvez le constater il y a énormément de choses à faire dans la ville de Córdoba ! Les environs de Córdoba sont également d’un grand intérêt ! Ainsi, les estancias jésuites, les hautes montagnes et les nombreux fleuves méritent incontestablement un détour.

Si vous avez envie de découvrir la ville de Córdoba et les alentours , n’hésitez pas à contacter l’agence Equinoxe, spécialiste des voyages sur mesure en Argentine.

 


Un des endroits les plus mystérieux de Buenos Aires

Si vous avez l’occasion de vous balader dans le typique quartier de San Telmo,  l’équipe d‘Equinoxe vous conseille de franchir la porte du 755 rue Defensa afin d’y découvrir  un musée pas comme les autres.  Cette visite vous assurera un voyage dans le passé ainsi que de découvrir la vie Porteña quatre siècles auparavant.

Ce musée appartient au patrimoine culturel de Buenos Aires comme œuvre de restauration architecturale la plus importante de la ville. En effet grâce aux objets trouvés durant des fouilles archéologiques, le musée met en scène le quotidien des porteños (habitants de Buenos Aires) il y a plusieurs siècles.

Flickr – Tanenhaus

HISTOIRE DU MUSÉE

Le musée est situé dans une ancienne maison aristocratique qui a été construite en 1830. Cependant en 1871 Buenos Aires fut touchée par une épidémie de fièvre jaune, et 23 familles y ont trouvé refuge. En 1974, elle fut désertée.

L’histoire de ce musée débute en 1985, lorsque Don Jorge achète cette maison laissée à l’abandon au cœur de San Telmo, quartier qui était à l’époque très peu prisé. Don Jorge avait pour ambition de transformer cette maison abandonnée en un restaurant. En effet cette initiative a permis de découvrir par le plus grand des hasards, l’existence de tunnels souterrains de plus de 150 mètres jusque là oubliés de tous. Ce réseau de canaux souterrains avait été construit dans les années 1820, dans le but de canaliser le ruisseau Tercero del Sur. Appelé également Zanjón de Granados, ce ruisseau permettait d’alimenter les puits qui ont servi pendant des années de vide ordure. C’est pourquoi lors des fouilles, les archéologues ont découvert de nombreux ustensiles et récipients antiques.

Ce lieu chargé d’histoire a été restauré en essayant de rester le plus fidéle à l’original en conservant une partie du sol original, en gardant les grilles rouillées, ainsi que d’autres éléments qui vous permettront de faire un voyage dans le passé.

Pendant quatre ans, les archéologues ont fouillé et découvert ces 200 mètres de tunnels remplis d’objets laissés à l’abandon. Les travaux dureront près de 20 ans jusqu’à l’ouverture des portes au public en 2006. Cette rénovation a été entièrement financée par le propriétaire.

Le résultat est époustouflant !

Vous pouvez si vous le souhaitez avoir un  aperçu en ligne sur le site du musée.

 

HORAIRES ET TARIFS DES VISITES GUIDÉES 

Les visites guidées sont possibles du lundi au vendredi et le dimanche.

Du lundi au vendredi 4 visites par jour.
Anglais : 12h , 14h, 15h
Espagnol : 13h

Durée : 60 minutes
Prix : à partir de  300  ARS

Le dimanche les visites guidées sont de 11h  à 17h30 toutes les 30 minutes. Aussi disponible en Anglais et en Espagnol.

Durée : 40 minutes
Prix : à partir de 250 ARS

 

INFORMATIONS PRATIQUES

Oú  ?  Defensa 755, San Telmo, (1065) Buenos Aires, Argentina.

Quand ? Du lundi au vendredi et le dimanche

Téléphone ?   (+54 11) 4361 3002

Plus d’info ?  c’est par lá !

 

 


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Exposition Les Visitants : le regard de Guillermo Kuitca sur la Fondation Cartier

Découvrez la grande exposition Les Visitants au Centre Culturel Kirchner (CCK) ! Inaugurée en octobre 2017, l’exposition a vu le jour grâce à la collaboration entre le Sistema Federal de Medios y Contenidos Públicos et la Fondation Cartier pour l’art contemporain de Paris. L’exposition reflète le regard personnel de l’artiste Guillerno Kuitca sur la Fondation Cartier. Le projet Les Visitants vous offre dans les salles du sixième et septième étage ainsi que dans les magnifiques salles de Gran Lámpara, des œuvres de 23 artistes internationaux prestigieux ! L’équipe d’Argentine-info est partie visiter cette exposition et vous présente ce projet unique !

Kate Moss par Juergen Teller – Marie Domat

La Fondation Cartier à Buenos Aires 

Depuis octobre 2017, La Fondation Cartier pour l’art Contemporain est arrivée à Buenos Aires ! Découvrez une exposition incroyable avec 23 artistes et plus de 500 œuvres présentées pour la première fois en Argentine ! En effet, l’artiste argentin Guillermo Kuitca a sélectionné de nombreuses œuvres de la Fondation Cartier. De salles en salles, retrouvez des univers différents mais qui se complètent au fur et à mesure de la visite ! Une exposition qui offre aux visiteurs un rencontre inédite avec ces artistes qui pour la majorité exposent pour la première fois en Argentine.

Mais pourquoi Les Visitants ? Ce terme qui n’existe pas dans la langue française a été volontairement employé. D’une part, le nom est une référence à une ancienne exposition. En effet, en 2014, l’artiste argentin Guillermo Kuitca avait présenté une exposition intitulé Les Habitants  pour célébrer le 30ème anniversaire de la Fondation Cartier. En tant qu’artiste, il a crée un parcours où les œuvres de la Fondation Cartier entrent en dialogue et où la disposition de ces dernières devient une forme de création. Face au succès de 2014, il revient cette année avec l’exposition Les Visitants. L’exposition a été pensée d’une autre façon. Guillermo Kuitca a voulu rapprocher les œuvres aux spectateurs. C’est pourquoi, le nom Les Visitants est aussi une métaphore qui renvoie non seulement aux artistes mais aussi aux visiteurs de l’exposition qui viennent découvrir les œuvres.

Photographies du Seydou Keïta – Marie Domat

L’exposition Les Visitants 

Plus de 500 œuvres et 23 artistes

L’exposition occupe le sixième et le septième étage ainsi que les salles de La Gran Làmpara du Centre Culturel Kirchner. Les salles du CCK vous accueillent et vous présentent des œuvres impressionnantes et d’une très grande qualité. En autres, vous serez probablement émerveillé par les portraits du photographe malien Seydou Keïta, qui a photographié des habitants du Bamako, du Mali et de l’Afrique occidentale. Observez les magnifiques robes traditionnelles que portent les femmes. Ne passez pas a côté des œuvres de Juergen Teller avec ses portraits de Kate Moss ou Yves Saint Laurent. La série de photographies urbaines en noir et blanc de Daido Moriyama est également à ne pas manquer ! Cependant, tous les œuvres exposées valent la peine d’être vues ! Alors n’hésitez pas à visiter toutes les salles et découvrir des artistes tels que Wolfgang Tillmans, Alair Gomes, Tony Oursler, Agnès Varda et bien d’autres encore !

Living Room de Guillermo Kuitco

Mais ce n’est pas fini, l’exposition vous réserve encore d’autres surprises ! L’oeuvre centrale de l’exposition est le Living Room de Guillermo Kuitca, en collaboration avec David Lynch et Patti Smith. Cette oeuvre immense occupe un étage de la Gran Làmpara ! Cette installation, créée en 2014 pour la Fondation Cartier, est un espace imaginé par David Lynch. Pour la création de cet espace, il s’est inspiré de ses propres dessins qu’il avait utilisé pour son exposition The Air is on Fire, présenté à Paris en 2007. Vous serez ébahi par le mélange d’ambiance intime et surnaturelle qu’offre cet espace ainsi que par la perspective et la résonance de l’oeuvre. Les murs aux couleurs noires et rouges apportent une atmosphère surprenante. Lors de la visite, vous pourrez écouter la voix de Patti Smith qui récite un texte écrit par un cinéaste en 2011.

Visiter l’exposition

Avant de découvrir l’exposition de manière autonome, vous pouvez assister à une petite conférence de 20 minutes. Destinées à tout public, les conférences introductives pour découvrir l’exposition Les Visitants, offrent un panorama général et accessible sur le contenu de l’exposition pour ensuite la découvrir de façon autonome. Ces conférences ont lieu le vendredi à 18h et durant les weekend à 17, 18 et 19h.

Living Room de Guillermo Kuitca – Marie Domat

La fondation Cartier pour l’art contemporain

L’histoire de la Fondation Cartier

C’est en 1984 que Cartier ouvre les portes de la Fondation Cartier pour l’art contemporain. C’est la première fondation corporative en France dédiée à la promotion de l’art contemporain. La Fondation Cartier a voulu créer une nouvelle forme d’exposition et faire éveiller la curiosité des visiteurs. En 1994, la fondation a déménagé à Montparnasse dans une nouvelle structure conçue par l’architecte français Jean Nouvel.

Des expositions internationales

Crée par Alain Dominique Perrin, la Fondation Cartier possède un programme d’expositions individuelles d’artistes internationaux. Mais aussi des expositions collectives sur des thèmes relatifs à l’art ou à la société en général !  Afin d’avoir une programmation internationale, la Fondation Cartier organise également de nombreuses expositions itinérantes : Tokyo, Buenos Aires, Copenhague ou Rio de Janeiro.

Où et quand ? Du 27 octobre au 27 mai – De mercredi à dimanche et jours fériés de 13h à 20h – Centre Culturel Kirchner, Sarmiento 151 (MicroCentro), Buenos Aires.
Combien ? Gratuit

Les Visitants est une exposition qu’il ne faut pas hésiter à aller voir pour la qualité de ses œuvres. De plus, c’est l’occasion idéale pour connaitre le Centre Culturel Kirchner, un des espaces culturels les plus intéressants de Buenos Aires !


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Exposition : Amor es Amor de Jean Paul Gaultier

Pour la première fois en Argentine, le célèbre couturier et créateur français Jean Paul Gauthier présente une exposition ! Reconnu comme étant “L’enfant terrible de la mode“, Jean Paul Gaultier se retrouve à Buenos Aires et plus particulièrement au Centre Culturel Kirchner dans le cadre de son exposition “Amor es Amor“. Cette exposition représente le mariage égalitaire selon le créateur français ! Retrouvez 35 robes et costumes de marié(e)s réalisés entre 1991 et 2018 qui célèbrent l’amour et la diversité !

Amor es Amor de Jean Paul Gaultier – Marie Domat

Une exposition célébrant le mariage égalitaire

Jean Paul Gaultier et ses créations matrimoniales

Un défilé de haute couture se termine généralement par une robe de marié ! De par la technique et par l’expérience requise dans les ateliers pour créer une robe de marié, ce vêtement est la pièce la plus spectaculaire d’une collection ! Depuis le début de sa ligne de prêt-à-porter en 1976 jusqu’à l’ouverture de sa maison de haute couture en 1997, Jean Paul Gaultier n’a jamais cessé d’impressionner le public avec ses créations de mariage ! Pour chaque collection, l’enfant terrible de la mode a su nous dévoiler son imagination débordante ! En effet, il a réussi à transformer la classique robe blanche ! Défenseur de la diversité en ce qui concerne le genre, l’orientation sexuelle ou les ethnies, Jean Paul Gaultier a transformé les ateliers de couture et changé les stéréotypes !

Love is Love

L’Argentine a légalisé le mariage pour tous le 15 juillet 2010 ! Ainsi, c’est le premier pays d’Amérique Latine a reconnaître ce droit sur tout son territoire mais également le dixième pays dans le monde qui légalise cette union. Quand les Etats-Unis ont légalisé le mariage pour tous et que la Court Suprême a voté pour l’union des personnes du même sexe, le président Barack Obama a prononcé la phrase “Love is Love”. C’est donc de cette phrase que provient le nom de l’exposition “Amor es Amor”.

Amor es Amor de Jean Paul Gaultier – Marie Domat

L’exposition Amor es Amor

L’exposition Amor es Amor est présentée autour d’un immense gâteau de mariage ! La mise en scène comprend des meubles et des objets couverts par une membrane en plastique qui rappelle un cocon. Cette mise en scène est également un clin d’œil aux salles de haute couture de l’atelier du créateur français dans la rue Saint-Martin à Paris !  Les mannequins, qui viennent compléter l’assemblage se situent sur le gâteaux de mariage mais également autour !  Certains mannequins sont animés grâce à un rétroprojecteur qui projette un visage sur leur tête ! Durant l’exposition, vous pourrez également entendre des messages vocaux de Jean Paul Gaultier !

L’enfant terrible de la mode 

Jean Paul Gaultier est né en 1952 à Paris. Il avait à peine 18 ans quand il a commencé sa carrière avec le créateur de mode Pierre Cardin. Après avoir travaillé avec Jacques Esterel, Jean Patou et de nouveau avec Pierre Cardin, Jean Paul Gaultier décide de lancer sa ligne de prêt-à-porter en 1976 à Paris. Le succès médiatique et commercial est très vite arrivé et le créateur parisien est devenu un des jeunes talents les plus appréciés des année 80.

Amor es Amor de Jean Paul Gaultier – Marie Domat

Depuis le début de sa carrière, Jean Paul Gaultier veut montrer que la beauté n’a pas seulement une seule facette et qu’elle peut se trouver dans les lieux les moins attendus ! Par exemple, transformer une canette en bracelet. C’est plus tard qu’il s’est inspiré de cette fameuse canette pour sortir son célèbre parfum. Sa première collection pour homme est sortie en 1984 suivi par son défilé “l’homme objet”. C’est en 1997 qu’il réalise sont rêve de lancer sa maison de haute couture Gaultier Paris.

Tout au long de sa carrière, Jean Paul Gaultier a également travaillé pour des spectacles de danse, cinéma ou musique. Il est ,en autres connu, pour ses créations lors de la tournée mondiale de Madonna “Blonde Ambition”. C’est en 1989 qu’il travaille pour le cinéma pour la première fois. En effet, il a réalisé les costumes du film Le cuisinier, le voleur, sa femme et son amant de Peter Greenaway. Mais il a crée les costumes des films : La cité des enfants perdus de Jean Pierre Jeunet, le cinquième élément de Luc Besson ou encore pour trois films de Pedro Almodovar.

Où et quand ? Centre Culturel Kirchner – Sarmiento 151 (centro) – Jusqu’au 15 juillet – Du mercredi au dimanche de 13h à 20h
Combien ? Gratuit

 


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Martín Miguel de Güemes, une icône de l’histoire argentine

Je pense que le nom de Güemes vous est familier tellement on peut voir un nombre important de rues, parcs ou statues à l’effigie de cet homme. Mais vous êtes vous déjà demandé quel était ce personnage et l’impact qu’il a pu avoir dans l’histoire ? Rassurez-vous on vous dit tout maintenant et vous pourrez désormais vous vanter devant vos amis la prochaine fois que vous aurez l’occasion de parler de cette icône argentine.

Güemes – Wikimédia Commons

Un homme plein d’idées et de convictions 

Si l’on connait surtout Saint-Martin comme étant un des grands artisans de l’indépendance de l’Argentine, le général Güemes fut également un personnage essentiel dans ce processus pour son pays. Il est né à Salta en 1785. Dans cette ville, Güemes reçoit une très bonne éducation de par sa famille et son précepteur. Il suit surtout des études en rapport avec l’agriculture mais se dirige ensuite assez rapidement vers des études militaires par nécessité. En effet, la Province de Salta où Güemes est né est particulièrement touchée par d’importantes rébellions. L’un des principaux chefs rebelle était Túpac Amaru, un chef de guerre indien.

Ainsi il est finalement envoyé dès l’âge de 14 ans à Buenos Aires pour commencer son entrainement militaire. Il livre sa première bataille à l’âge de 21 ans contre les invasions anglaises. Il fut un des acteurs majeurs de la fameuse bataille de Suipacha (dans l’actuel Bolivie) en tant que chef de l’escadron. Cette bataille est entrée dans l’histoire puisque ce fut la toute première des forces révolutionnaires contre les troupes royalistes. Cela a eu un impact excessivement important sur le moral des troupes révolutionnaires et sur celui de Güemes.

Une figure majeure du processus d’indépendance de l’Argentine

En effet ce dernier est désormais prêt à se battre jusqu’à la fin pour son pays. Ainsi à l’âge de 23 ans il décide de retourner dans sa ville d’origine. Salta, bien entendu ! Il fut à l’origine des premières révolutions à Salta : une des première ville à se rebeller. Güemes est ensuite envoyé à Buenos Aires pour indiscipline et sera également l’un des artisan de la révolution de Mai 1810. Il se battra au côté du général Saint Martin.

Son travail fut tellement reconnu et admiré qu’il devint ensuite le tout premier gouverneur de la province de Salta. Il fut élu par le vote des Salteños sans l’accord de Buenos Aires. Ceci étant, son élection fut gravement contestée par le cabildo de Jujuy ce qui a conduit à d’importantes contestations à Salta même. Toute la durée à la tête de sa gouvernance aura été le théâtre d’oppositions et de rebellions des provinces aux alentours contre son pouvoir. A la suite d’une balle qu’il reçut pendant une bataille, Güemes fut victime d’hémophilie. Ainsi il mourut de cela en 1821 à l’âge de 35 ans seulement.

Une reconnaissance encore intacte de nos jours 

Plaza 9 de Julio à Salta – Santa Molliconne

Si déjà, il était particulièrement apprécié par une très grande majorité des argentins, la reconnaissance qu’il peut avoir dans son pays est encore relativement immense. S’il était aimé c’était aussi bien pour sa droiture, ses qualités militaires que pour son empathie envers son peuple. En effet, Güemes était reconnu pour le fait qu’il aidait souvent les pauvres lorsqu’il était gouverneur de Salta.

Afin de rendre hommage à sa politique et le courage qu’il a pu avoir par le passé, de nombreuses rues et édifices (galeries Güemes à Microcentro à Buenos Aires par exemple) portent encore son nom. De même on retrouve une statue en son honneur au nord de Palermo à Buenos Aires et une autre à Salta. C’est d’ailleurs à Salta où on retrouve aussi le musée Historico del Norte (ancien lieu du Cabildo de Salta) qui raconte plus en détail l’histoire de la ville et de cet homme. Une place importante de la ville est également à son nom.

Enfin si vous vous demandez pourquoi le 17 Juin est un jour férié en Argentine, c’est bel et bien en hommage à la mort de cet homme qui mourut le 17 Juin 1821. Maintenant vous savez tout sur l’histoire et l’impact qu’il a pu avoir dans l’histoire de l’Argentine. A vous d’épater vos amis la prochaine fois que vous passerez devant une statue de Güemes !


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Salta – Les immanquables de la ville

Vous vous rendez pendant plusieurs jours dans la Province de Salta et de Jujuy pour découvrir ses quebradas, ses villages typiques ou encore son désert de sel. Ceci étant vous disposez de plusieurs moments libres à Salta et vous ne connaissez pas les incontournables de la ville ? Cet article est donc fait pour vous ! Car, bien que Salta ne soit peut-être pas aussi spectaculaire que les nombreuses expéditions vers Cafayate ou vers la Province de Jujuy, Salta reste cependant une des plus intéressantes et plus belle ville (son surnom “la linda” signifie la belle) à visiter d’Argentine. En voilà la preuve !

Plaza 9 de Julio – Santa Mollicone

Les Musées

  • Museo Histórico del Norte : si vous appréciez particulièrement les musées, vous trouverez votre bonheur à Salta. Ce musée n’est pas le plus connu de la ville mais il mérite bien une petite visite si vous vous intéressez à la période Pré-hispanique et à la période coloniale. De même, ce Museo Histórico del Norte se trouve dans le Cabildo (ancien centre administratif de la ville). Ainsi vous trouverez un grand nombre de poteries, urnes funéraires, pièces de monnaiemeubles, peintures, sculptures sacrées et même des véhicules anciens du XIXème et XXème siècle.
    Infos : Caseros 549, du mardi au samedi de 9h à 13h30 et 15h30 à 20h30 et le dimanche de 9h30 à 13h30.
    A partir de 30 ARS.
  • Le MAAM : S’il y a bien un musée à faire à Salta c’est bien lui ! Ce musée retrace le mode de vie, l’organisation sociale des villages, l’agriculture d’altitude ainsi que les sacrifices d’enfants. L’une des attractions du musée est la présence de 3 momies d’enfants retrouvées au sommet du volcan Llullaillaco à plus de 6700 mètres d’altitude !
    Infos : Mitre 77, du mardi au dimanche de 11h à 19h30. Les visites guidées ont lieu de 12h à 18h.
    A partir de 50 ARS.
  • Le Pajcha : Ce musée s’intéresse en revanche spécifiquement à l’art populaire d’Amérique latine et plus précisément aux tribus andines avec leurs coutumes et leur artisanat. Un ensemble très instructif qui a été crée par une anthropologue passionnée.
    Infos :  20 de Febrero 831, du lundi au samedi de 10h à 13h et de 16h à 20h.
    A partir de 50 ARS.

Les Promenades

  • Balade dans le centre historique : S’il y a bien une ville où il est agréable de se promener dans son centre c’est bien Salta. Bancs à l’ombre des palmiers, des places (plaza 9 de Julio), églises (église de San Francisco entre autre), boutiques et ruelles de la ville constituent le centre historique de Salta. Prenez votre temps pour y admirer tout particulièrement la cathédrale d’extérieur néoclassico-baroque et son intérieur encore plus riche avec ses ornements et ses fresques coloréesBien que Salta soit une ville assez grande, son centre historique est en revanche relativement petit et tout est faisable facilement à pied.
  • Cerro San Bernardo : Colline dominant la ville à plus de 1454 mètres. Vous pouvez y accéder grâce au téléphérique depuis le Parc San Martin ou à pied si vous êtes courageux (1070 marches). Prévoir une heure de marche si vous choisissez de grimper.

Le téléphérique pour monter au Cerro San Bernardo – Santa Mollicone 

Les activités plus originales à faire à Salta

  • El Convento de San Bernardo : Construit au XVIème siècle, il s’agit d’un des plus anciens bâtiments de Salta. Avant d’être un couvent, le lieu était un hôpital. De plus ne manquez pas la belle porte en bois de caroubier sculptée par les Indiens autochtones en 1762
    Infos : Caseros 85. 
  • Talabarteria : Il s’agit de la meilleur boutique pour acheter un souvenir de votre voyage à Salta. Vous y trouverez tout le nécessaire du parfait gaucho argentin avec chapeaux, selles ou encore sacoches.
    Infos : Gral Urquiza 683, du mardi au vendredi de 10h à 19h30.
  • Villa San Lorenzo : A seulement 12 kilomètres de Salta, n’hésitez pas à faire une halte dans cette ville de seulement 5000 habitants pour par exemple contempler la Quebrada de San Lorenzo. Il sera possible d’y faire une randonnée à l’intérieur de la réserve naturelle. De plus cette ville est de plus en plus choisie par les touristes (la population de la ville peut doubler en pleine saison).

Vous connaissez désormais toutes les principales activités à faire à Salta. Si vous souhaitez par ailleurs connaitre notre sélection d’hôtels pour dormir à Salta n’hésitez pas à cliquez ici.

Attention tous les prix et horaires mentionnés dans cet article sont susceptibles de changer.

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Léonie Matthis : peintre française au pinceau argentin

Léonie Matthis ? Son nom ne vous dit probablement rien et pourtant ses œuvres et son parcours mériteraient une bien plus importante reconnaissance. On vous dit pourquoi dans cet article !

Oeuvre de Léonie Matthis représentant Montevideo – Wikimédia Commons

Qui est Léonie Matthis ?

Née dans la ville de Troyes, dans l’Aube, le 13 Mai 1883, Léonie Matthis s’intéresse très jeune à la peinture. Elle se distingue en étant une des premières femmes à rentrer à l’Académie des Beaux Arts de Paris. Dans le cadre de ses études, elle se rendra en Espagne et plus précisément à Grenade. Les paysages andalous l’inspireront beaucoup dans ses futures peintures. Elle rencontrera l’homme avec qui elle se mariera : Francisco Villar, un peintre espagnol.

Ayant le goût du voyage et de l’aventure, ils décident de ne pas rester vivre en Europe. Ainsi ils font le choix de partir en Argentine. Un pays qu’ils ne quitteront plus.

Sa vie en Argentine

Elle vivra à ses débuts en Argentine dans le petit village de Llavallol. Ils eurent 9 enfants….ce qui n’empêcha pas Léonie Matthis de continuer à peindre ! Pour trouver l’inspiration dans ses peintures, elle n’hésite pas à voyager. Ainsi elle se rendît plusieurs fois au Nord de l’Argentine dans la Province de Jujuy. Elle s’inspirera beaucoup par exemple de la Quebrada de Humahuaca et du village de Tilcara. De plus, elle traversa également le Pérou et la Bolivie.

Quebrada dans la région de Jujuy – Martine Nguyen

Léonie Matthis est fascinée par les paysages qu’elle voit et par la culture argentine. C’est ainsi qu’elle prend la décision de peindre uniquement des œuvres qui reconstituent des scènes de l’histoire argentine de l’époque coloniale. Attention Léonie Matthis n’est en aucun cas une artiste engagée, elle se concentre uniquement sur les scènes de la vie quotidienne ou sur l’aspect des bâtiments. Ses peintures rencontreront un énorme succès et elle exposera régulièrement dans des salons comme le salon Witcomb de Buenos Aires par exemple.

Ses oeuvres majeures

Toutes ses œuvres sont des aquarelles ou des peintures à la gouache. Elle totalise plus de 200 peintures au cours de sa vie. Parmi ses 200 œuvres on peut en distinguer quelques séries comme “Buenos Aires antiguo y moderno” qui fut sa première série exposée. On peut également citer sa série “Viaje al país de los Incas”. Elle reçut par ailleurs une récompense de la part de l’Académie française pour celle-ci.

En 1949, elle expose sa toute dernière série intitulée “Algunos motivos y reconstruc ción sobre la antigua Jerusalén y Vida de Nuestro Señor Jesucristo”. Elle décédera 3 ans plus tard en 1952. Ceci étant, encore aujourd’hui, ses œuvres sont encore reproduites. En effet de nombreuses cartes postales historiques reproduisent ses plus beaux clichés.


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Le musée de la mémoire Haroldo Conti

Aujourd’hui un musée en la mémoire des crimes commis pendant la dictature, le musée de la mémoire Haroldo Conti permet de rendre hommage 35 ans plus tard aux 5000 “opposants” disparus lors de la répression sous la dictature de Videla. Se trouvant dans les anciens locaux de l’école de la Marine Argentine (ESMA), ce musée témoigne d’une page sombre de l’histoire de l’Argentine.

 

ESMA – Source : Wikipedia

Un devoir de mémoire

Devenu depuis 2004 un musée en la mémoire des victimes de la dictature, Nestor Kirchner (le mari de l’ancienne présidente Cristina Kirchner) considérait qu’il était nécessaire que son pays reconnaisse et assume son passé. Ce devoir de mémoire réalisé par Nestor Kirchner n’est pas anecdotique et démontre un vrai pas en avant du pays. Puisque, quand on connait les problèmes liés aux passés de l’Argentine avec par exemple “las abuelas de la plaza de Mayo“, cela représente beaucoup pour le pays. Et que dire des faits qui se sont passés dans cette ancienne école de la Marine Argentine (ESMA)? Pour donner des chiffres, sur les 18 000 disparus pendant la dictature, on compte pas moins de 5000 personnes  disparues dans cette école.

Il faut savoir que cette école servait surtout pour torturer les opposants. Et pour faire parler les prisonniers, les méthodes de tortures ne manquaient pas. La plus connue d’entre elles était de menacer les enfants des prisonniers. Pour les femmes enceintes, on leurs enlevait leurs enfants. Ces enfants appelés “desaparecidos” (disparus) qui encore aujourd’hui ne connaissent pas l’identité de leurs parents. Ceci étant, encore de nos jours, certaines familles réussissent à retrouver leurs enfants même après 36 années passées (comme vous pouvez le lire en cliquant sur cette article).

Ainsi, pour rendre symbolique le lieu, il a été décidé de donner au lieu le nom de l’écrivain Haroldo Conti mort au début de la dictature en 1976 dans ce lieu même.

Le musée aujourd’hui

Ce musée retrace, par l’intermédiaire de documents d’archives et de photos, cette page historique de l’Argentine. De nombreux expositions temporaires et séminaires toujours en lien avec ce devoir de mémoire de l’Argentine sont proposés. Par exemple vous pourrez assister en ce moment à l’exposition “Seminario Internacional políticas de la Memoria” qui met en avant des peintures, documents d’archives ou encore audio qui témoignent des actions orchestrées par le gouvernement argentin sous la dictature.

Il était par exemple relativement fréquent que les officiers argentins fassent parler les prisonniers à coup de décharges électriques. C’était plus communément appelé la Picana eléctrica. Des décharges électriques étaient envoyées directement sur les parties les plus sensibles du corps humain. Heureusement ces agissements n’auraient duré pas plus de 5 ans et se seraient stoppés en 1983.

De plus, le musée a également une bibliothèque qui a pour but d’offrir de nombreux ouvrages sur le passé de l’Argentine. Cette bibliothèque ravira les plus férus d’histoire.

 

Borges (célèbre écrivain argentin) serrant la main de Videla – Source : Wikipedia

De très nombreux parcours pour les écoles sont également prévus à l’intérieur du musée. Par exemple vous pourrez vous rendre dans la partie réservée à Harold Conti. Vous aurez l’occasion de lire ses textes, ses cartes écrites à ses amis ainsi que des documents historiques et des projections audiovisuelles sur sa vie, 41 ans après sa mort.

Si vous voulez en connaître plus sur les pages sombres de l’Argentine, n’hésitez pas à vous rendre dans ce musée historique. Emotions garanties.

Ouvert au public du mardi au vendredi de 12h à 21h et le samedi de 11h à 21h. Entrée gratuite.

 


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Les centres culturels de la ville de Buenos Aires

En vous baladant dans les rues de la capitale vous croiserez forcément un (ou plusieurs) des nombreux centres culturels que compte la ville. Nous vous recommandons vivement d’y entrer et profiter de ce qu’ils ont à vous offrir! Nous vous avons donc concocté ici une sélection de nos centres culturels préférés !

Centre culturel Kirchner

Centre culturel Kirchner – Source : Candice Barkatz – Equinoxe

Tout d’abord, ce centre culturel a été crée à l’initiative des présidents successifs Nestor et Cristina Kirchner. C’est le centre culturel le plus grand d’Amérique latine et le 3 ème mondial après celui de Tokyo et Londres. Il se trouve dans le bâtiment de l’ancien Correo Central. Avec une surface de 100 000 m2, il comprend notamment le siège de l’orchestre symphonique national, la “Ballena Azul”, une salle appelée baleine bleu en raison de sa forme arrondie. Cette salle peut en effet accueillir plus de 1750 spectateurs, 110 musiciens ainsi que 122 choristes.

Où ? Sarmiento 151, San Nicolás, Buenos Aires 
Quand ? Du mardi au dimanche de 12h à 19h

Centre Culturel Recoleta

Centre Culturel de Recoleta – Source : Candice Barkatz – Equinoxe

Le centre culturel de Recoleta, installé dans un ancien couvent à l’architecture remarquable a ouvert ses portes en 1732. Il propose ainsi aux visiteurs l’art sous toutes ses formes : musique, arts visuels, peinture, photo, vidéo, performances, théâtre etc… Le centre de Recoleta dénote ainsi des autres par l’originalité et la modernité de ses expositions, qui se transforment en expérience bien loin de la visite traditionnelle. Venez y voir le spectacle de Fuerza Bruta : cela vaut le détour !

Où ? Junín 1930, Recoleta, Buenos Aires
Quand ? Du mardi au vendredi de 13h30 à 22h et samedi, dimanche et jours feriés de 11h30 à 22h

Centre Culturel Usina del Arte

Centre Culturel Usina del Arte – Source : Candice Barkatz – Equinoxe

Les locaux, imaginés et construits pour héberger une compagnie d’électricité italo-argentine, ont été transformés ensuite en centre culturel. Son architecte ne pensait sûrement pas construire une des plus grandes scènes culturelle de la ville dans le quartier de la Boca. Le centre se tourne plus vers la musique : classique, tango ou encore jazz !

Où ? Agustín R. Caffarena 1, La Boca, Buenos Aires
Quand ? Du lundi au dimanche de 8h à 22h

Centre Culturel Konex

Centre Culurel Konex – Source : Flickr par Béatrice Murch

Celui-ci prend place dans une ancienne usine construite en 1920. Il bénéficie ainsi d’une grande cour intérieure où se passe d’ailleurs la majorité des activités proposées par le centre. Sa spécialité ? L’art de scène, des congrès et également ballets. Le centre a en effet choisi de valoriser les jeunes designers argentins en installant une boutique dédiée à leurs œuvres juste à côté des lieux d’exposition et pièces de théâtre. C’est également sur cette scène en plein air que jouent les percussionnistes de la Bomba de Tiempo qui proposent 1h30 de rythmes frénétiques à qui se sent d’humeur dansante le lundi soir.

Où ? Sarmiento 3131, Buenos Aires
Quand ? Du lundi au vendredi de 14h à 22h et samedi et dimanche de 18h à 23h

Centre culturel de Borda

Centre Culturel de Borda – Source : Viméo

Établi dans un hôpital psychiatrique encore ouvert, le centre de Borda est sûrement le plus atypique de tous! Vous serez surpris de la quantité d’ateliers de peinture, de lecture, d’écriture et d’œuvres  réalisées par les patients et autres artistes à la créativité débordante ! Il abrite également une radio où ses résidents peuvent s’exprimer Radio Califata. Ainsi, les patients mais également volontaires présentent leur œuvres et performances lors d´un festival de variété tous les dimanches.

Où ? Dr. Ramón Carrillo 375, Buenos Aires


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Visite de l’Argentine : sur les traces du Che

Voilà une autre façon de découvrir l’Argentine. Parcourez les villes dans lesquelles Che Guevara est passé lors de son périple en moto. Fan du personnage ou simplement férus d’histoire, laissez-vous guider par « la Ruta del Che ». Un circuit culturel retraçant sa vie, de son enfance à l’apogée de sa gloire. Vous découvrirez quatre provinces argentines, et pourrez même continuer votre route en Bolivie si l’envie vous en prend.

Che Guavara – Podknox

Première étape : Rosario, province de Santa Fe

C’est dans cette ville, située à 300 Km de Buenos Aires, qu’Ernesto est né. Ses parents, venus de la Province de Misiones, se sont installés à Rosario à des fins commerciales. Visitez la Rosario, sa première demeure et oeuvre de l’architecte Alejandro Bustillo (qui a notamment créé l’hôtel Llao Llao). Au nº480 de la rue Entre Ríos : c’est ici qu’Ernesto Guevara de la Serna est né et a passé la première partie de sa vie. Vous pouvez poursuivre votre chemin par la « Plaza de la cooperación ». Elle a été appelée « Plaza el Che » à cause de l’immense peinture du personnage, réalisée par Ricardo Carpani.

Ensuite, entrez dans le Parc Hirigoyen, la place sur laquelle trône une statue du Che porte son nom. Cette statue a été faite grâce à 75 000 clés et pièces de bronze, données par des admirateurs du révolutionnaire du monde entier. Vous y accéderez par un escalier et un sentier de galets,  symbolisant le parcours du révolutionnaire à travers l’Amérique Latine. C’est également ici que se sont renforcées les idées révolutionnaires du Che, aux côtés de son ami et compagnon de voyage, Alberto Granado.

La ville organise des visites auto-guidées des principaux lieu touristiques liés au Che.

Deuxième étape : Colonia Caraguatay, province de Misiones

C’est dans ce lieu, d’où ses parents étaient originaires, qu’Ernesto a passé un partie de son enfance. On y a créé le Parc Provincial Ernesto Guevara de la Serna. Ce parc de 23 hectares a pour but de préserver cette place « historique ». Vous y trouverez d’ailleurs le Museo Hogar Misionero, lieu dans lequel vous comprendrez le contexte social et culturel de l’époque (de la fin des années 20).

Vous y découvrirez aussi l’enfance du révolutionnaire, bercée de légendes et d’histoires. On y trouve un texte, écrit par lui, contant ses paysages qui l’entouraient étant petit : « Dans la mystérieuse Misiones, tout est obsédant. La jungle impénétrable, pleine d’énormes bois qui occultent le soleil, avec leurs lianes, le jaguar, (..), les ruisseaux qui ouvrent le chemin et qui ont l’habitude de tomber dans de grandes cascades, les pinèdes, les tabebuias, le profond Paraná, la terre argileuse et colorée, et les marécages de montagne ».

Le Museo Hogar Misionero – Wikipedia

Troisième étape : Alta Gracia, province de Córdoba

C’est ici, à 37 Km de la capitale provinciale, que le Che a passé la plus grande partie sédentaire de sa vie. Lui et sa famille y ont en effet vécu de 1932 à 1943. La ville abrite un Musée Ernesto Che Guevara, qui retrace l’histoire de sa vie d’une façon très esthétique. On y apprend notamment que la famille est venue dans la petite ville à l’air pur et sec afin de permettre de soigner plus facilement l’asthme de leur fils qui avait 4 ans à l’époque. C’est aussi ici que la mère d’Ernesto, rebelle dans l’âme, fut la première femme de la ville à conduire une voiture, porter un pantalon ou fumer en public. Vous comprenez donc maintenant de qui ce fameux leader charismatique tient ce caractère affirmé.

Quatrième étape : San Martín de los Andes, province de Neuquén

Ici, en Patagonie, c’est peut-être le lieu le plus intéressant du périple, pour sa qualité documentaire et informative. Découvrez La Pastera – Museo del Che, au bord du Lac Lacar. Situé dans un chalet datant de 1946, et étant lui même une pièce de collection, il a abrité Ernesto Guevara et son ami Alberto Granado lors de leur périple à moto. Ce musée a été mis en place avec l’aide du Centre d’Etudes Che Guevara de La Havane à Cuba. Vous y trouverez donc une vraie mine d’informations pour toutes les personnes qui s’intéressent à l’histoire du personnage !

Découvrez des photos inédites, mais aussi la vie du révolutionnaire au travers de thèmes tels que les travailleurs, la jeunesse, sa conception de l’Homme nouveau, ou encore Fidel Castro. Son histoire y est racontée, grâce à différents types de support, par lui-même, mais également par sa famille.

 “Aquí se queda la clara, la entrañable transparencia de tu querida presencia, Comandante ché guevara”


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