Visiter la Casa Rosada

Contrairement au Palais de l’Elysée qui n’est ouvert qu’une seule fois dans l’année lors des journées du Patrimoine, la Casa Rosada est bien plus accessible à visiter. Siège du gouvernement argentin, il vous surprendra par sa beauté architecturale éclectique et ses sublimes patios qui rappellent ceux d’Andalousie.

La Casa Rosada – Flavien Cousin

Comment visiter la Casa Rosada ?

La Casa Rosada se situe au 50 Rue Balcarce dans le quartier Microcentro. Il n’est cependant pas possible de se rendre directement à la porte de la Casa Rosada pour la visiter. Il faut obligatoirement réserver auparavant pour pouvoir y entrer.  Les réservations se font seulement 15 jours maximum en avance par internet en cliquant ici. Tout est entièrement gratuit !

Il est possible de la visiter tous les samedis et tous les dimanches toutes les tranches de 15 minutes de 10h à 17h. A noter qu’il existe des visites guidées en Anglais à 12h30 et 14h30  le Samedi et le Dimanche et en Portugais à 13h et à 14h45. Sinon la visite est en espagnole. La visite guidée dure environ 45 minutes.

Chose importante, vous devez absolument montrer votre justificatif de réservation une fois la réservation faite sur Internet. De même vous devez présenter une pièce d’identité valide par personne. Enfin, il vous est demandé d’arriver un minimum de 20 minutes avant l’horaire choisi. A noter que si vous vous rendez avant l’heure il vous sera  possible d’intégrer un groupe ayant un horaire plus tôt.

Attention la Casa Rosada se réserve le droit de modifier ou d’annuler les visites. Les horaires mentionnés dans cet article sont susceptibles de changer !

La Plaza Mayo où siège la Casa Rosada – Flavien Cousin

Qu’allez-vous découvrir dans la Casa Rosada ?

Vous serez surement surpris de découvrir que la visite de la Casa Rosada inclut presque toutes les pièces les plus importantes ! Seul le bureau et le balcon présidentiel n’est pas accessible au public. Ceci étant, vous découvrirez  tout le reste ! Vous commencerez votre visite dans l’imposant hall d’’entrée où commencent les visites. Ensuite vous monterez l’escalier des journalistes. Baptisé comme cela car il mène à la salle de Presse où le Président Argentin se rend pour annoncer au peuple certaines décisions importantes.

Dans le même secteur vous découvrirez la galerie des idoles populaires de l’Argentine. Tous ceux qui ont fait la gloire de l’Argentine ! La partie la plus importante de la visite est le patio des Palmiers qui tient son nom de ses arbres qui ornent le patio. A noter qu’il reste un seul palmier qui date de la construction du bâtiment, les autres ayant été plantés après.

Continuez votre visite en découvrant  la salle des scientifiques, une importante salle de réunion de la Casa Rosada mais aussi les anciens quartiers pour le Vice-président argentin, l’incroyable ascenseur présidentiel, l’escalier Français nom donné en l’honneur d’un tableau offert par le gouvernement français pour rendre hommage à Saint-Martin mort en France en 1850 ou encore l’incroyable salon Blanco où se tiennent des réceptions et des cérémonies particulières (passation de pouvoir par exemple).

En bref vous ne vous ennuierez pas dans cette visite et si vous voulez en découvrir plus, n’hésitez pas à vous rendre au Museo de la Casa de Gobierno, situé en dessous de la Casa Rosada pour découvrir l’histoire et les objets ayant appartenu aux présidents argentins ! Des expositions culturelles peuvent y avoir lieu.

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Mais où est donc le San Juan S-42, le sous-marin argentin porté disparu ?

Cela fait désormais depuis presque une semaine (le Vendredi 17 Novembre) que le sous-marin San Juan S42 est porté disparu et que de nombreux spécialistes donnent des versions différentes sur les raisons de cette disparition. Vous êtes passé à côté de cette information ? On vous donne dans cet article tous les détails de cette mystérieuse disparition qui enflamme les médias dans le monde entier !

Un sous-marin – Navy Live

Le contexte de cette disparition

Le sous-marin San Juan est un sous-marin militaire argentin. Il était parti le 7 Novembre depuis Mar del Plata  (son port de rattachement) pour rejoindre Ushuaïa où il a passé trois jours avant d’entamer son voyage retour. Au moment de sa disparition il effectuait des exercices de surveillance maritime dans la zone touristique de Puerto Madryn. Ville connue pour être la porte d’entrée de la Péninsule de Valdés. Le sous-marin mesure 65 mètres de long, peut aller à une vitesse maximale de 25 nœuds et compte 44 marins à bord.

Les recherches ne cessent de s’intensifier depuis qu’il a été déclaré disparu le vendredi 17 Novembre. A vrai dire il n’a plus donné de nouvelles depuis le Mercredi 15 Novembre mais comme le précise Jean-Louis Vichot, ancien commandant de forces maritimes françaises, un sous-marin militaire doit donner des nouvelles toutes les 48h. Si aucune nouvelle n’a été donné au delà des 48h, le sous-marin est alors porté disparu.

Mais où est-il donc aujourd’hui ?

Une des plus grosse incertitude que nous avons pour le moment et que nous ne savons pas si le sous-marin est à la surface ou bien en profondeur. Un sous-marin est plus apte à rester en profondeur qu’à la surface. Néanmoins s’il atteint des profondeurs trop importantes (au-delà de 1000 mètres), il n’y aurait presque aucune chance de retrouver l’équipage vivant. Quoiqu’il en soit il existe de nombreuses hypothèses différentes.

       1. Une simple perte de communication avec le sous-marin en profondeur

Il s’agirait de l’hypothèse la plus probable selon Jean-Louis Vichot. Dans ce cas là il faudrait retrouver le San Juan S-42 très prochainement et ne pas rééditer la catastrophe du Koursk en 2000, un sous-marin nucléaire qui avait eu un problème de communication. Les forces maritimes l’avaient malheureusement retrouvé trop tard. Attention toutefois la situation était différente puisque le Koursk comptait 2 fois plus de marins (donc moins d’air et de nourriture) et il y avait eu une explosion à son bord rendant la survie presque impossible. Cette piste possède cependant une incohérence. En cas de perte de communication, une balise de détresse aurait dû être remontée à la surface. Or pour le moment rien a été trouvé.

       2. Le sous-marin soit en surface avec aucun moyen de communication.

Il s’agirait de la situation la plus souhaitable. Ceci étant les nombreuses patrouilles aériennes (les forces françaises entre autres) qui survolent la zone de disparition du San Juan n’ont rien trouvé pour le moment. Même si les conditions climatiques n’ont pas rendu les recherches optimales, la situation devrait prochainement s’améliorer. Mais pour le moment toutes les recherches à la surface de la mer sont tombées à l’eau.

        3. Un accident fatal (de n’importe quel type que ce soit) du sous-marin.

Hypothèse la moins souhaitable bien entendu. On a découvert récemment qu’au cours du dernier appel avec sa base, le sous-marin avait signalé une avarie. Ceci étant ce problème technique ne présentait aucun danger sur le San Juan. Ainsi cette avarie aurait-elle engendré un problème plus grave ou bien justement serait-elle uniquement à l’origine de la perte de communication du sous-marin ? En outre, la piste terroriste, elle, est clairement à mettre à l’écart étant donné qu’aucune revendication n’a été reçue et qu’il n’y aurait pas de raison de la part des terroristes de vouloir faire couler un sous-marin argentin.

Puerto Madryn, le dernier lieu où on a eu des informations sur le sous-marin – Pablo Nivon

Une course contre la montre ! 

Dans le cas où le sous marin serait encore en profondeur à quelques centaines de mètres il s’agirait en effet d’une véritable course contre la montre ! Selon Jean-Louis Vichot il ne serait plus que question de jours. Même s’il s’agit de marins expérimentés qui connaissent les attitudes à adopter dans ce cas de figure ils manqueront néanmoins rapidement d’air. En effet il ne disposerait d’une autonomie que de 7 jours en oxygène.

Ainsi tout est mis en oeuvre pour retrouver au plus vite ce sous-marin. En effet, un incroyable élan de solidarité est en train de prendre forme puisque ce sont pas moins de 11 pays qui ont affirmé leur soutien matériel à l’Argentine. On retrouve les Etats-Unis, l’Angleterre, l’Espagne, le Chili, l’Allemagne, La Norvège (qui avait donc connu la disparition du Koursk en 2000), l’Uruguay, le Pérou, la Colombie et la France. Malheureusement les recherches ont été retardées par des conditions climatiques très difficiles aux alentours de la Péninsule de Valdés avec des vagues pouvant attendre parfois 7 mètres de haut. Pas facile de retrouver un sous-marin sensé être discret dans des conditions aussi difficiles.

Si pendant la journée de samedi on avait pensé retrouver le sous-marin  grâce aux sonars des navires il ne s’agissait finalement pas de l’empreinte acoustique d’un navire. Ceci étant Jean-Louis Vichot reste véritablement optimiste et pense vraiment qu’il y a des raisons d’y croire. Espérons que cette histoire n’était qu’une goutte d’eau dans la mer !

[FLASH INFO] Le Jeudi 23 Novembre à 14h15 heure argentine, on apprend qu’une explosion aurai été à l’origine de la disparition du sous-marin argentin. Ne le cachons pas il s’agit d’une très mauvaise nouvelle. Ceci étant, pour l’instant le sous-marin n’a pas été retrouvé donc il est trop tôt pour affirmer la disparition des 44 marins.

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Zoom sur Sarmiento, l’homme aux multiples facettes

Pour la plupart, notre connaissance à Sarmiento s’arrête à l’une des principales artère de la ville (la rue Sarmiento, parallèle à la fameuse Avenue Corrientes), sa statue dans le quartier Microcentro ou bien encore son effigie sur les billets de 50 Pesos Argentins. Mais ce n’est pas anodin si on a donné à cet homme tant de symboles en son honneur. Allez, venez lire ce petit article pour impressionner vos amis et vos parents la prochaine fois que vous passerez dans la rue ou devant la statue de cet homme (sculptée par Rodin) qui a joué un rôle clef dans l’histoire de l’Argentine !

Domingo Farmiento Sarmiento – Roberto Fiadone

 Enfance et influence

Né le 15 Février 1811, d’une famille très modeste, dans la banlieue très pauvre de San Juan, à l’Est de l’Argentine, Sarmiento est rapidement poussé, par son père et son oncle, à s’instruire. Il commence par exemple à lire dès ses 4 ans. C’est très tôt surtout pour l’époque.  Sa demande de bourse d’étude pour étudier à Buenos Aires étant refusé il est contraint de rester en Province. Il ne peut rester à San Juan car après l’indépendance de l’Argentine, la ville fut quelque peu isolée et sujette à la guerre civile. Son premier contact avec l’école sera dans la Province de San Luis à San Francisco del Monte del Oro dans une école crée par son oncle.

Son attirance future pour les valeurs démocratiques et libérales lui viendront de ses lectures sur l’histoire de la Grèce et de la Rome antique pendant qu’il aidait ses parents à tenir une boutique à San Juan. Mais les combats incessants entre libéraux (contre le gouvernement en place) et les troupes du “Caudillo” Juan Manuel De Rosas, le pousse à s’engager vers les libéraux. Quand De Rosas établit la dictature en 1835, il s’exila au Chili. Il travailla comme professeur et journaliste quand il écrivit son très célèbre “Facundo, civilizacion y barbarie”. Une oeuvre engagée pour dénoncer le régime dictatoriale de Rosas.

 Voyage en Europe et retour en Argentine

Devenu directeur général d’un établissement de renom à Santiago, il est envoyé trois ans plus tard par le gouvernement chilien aux Etats Unis et en Europe pour connaitre le système éducatif de ces pays. Il sera émerveillé par le système éducatif européen et surtout celui français. Il écrira d’ailleurs un livre pour en parler. C’est grâce à ce voyage qu’a émergé chez lui l’idée d’éducation publique, gratuite et laïque.

L’année 1852 sera déterminante pour lui car elle symbolisera sa rupture avec sa femme et la chute de De Rosas. Ainsi après des années d’exil il retourne dans son pays natal, l’Argentine. Le retour de la République est proclamée 10 ans plus tard en 1862 et il sera nommé ministre de 1864 à 1868.

Les apports de Sarmiento à la présidence de l’Argentine

Mais Sarmiento est un ambitieux et après seulement 4 ans au sein du gouvernement il devient le 7ème président de l’histoire de l’Argentine (1868-1874). Très rapidement, il est adulé par son pays tout entier. Il ouvre le pays à l’éducation de masse et à la mise au pas des sempiternels Caudillos qui ont tristement marqué son enfance. Il est impossible de recenser toutes les mesures qu’il a entreprises pour son pays mais on peut en citer les principales.

    • Apport de valeurs démocratiques en Argentine
    • Scolarisation des enfants et accès à l’éducation pour les femmes
    • Moderniser le réseau ferroviaire argentin
    • Instauration d’un système postal
    • Instauration de plus de 5000 kilomètres de lignes télégraphiques
    • Révision des codes militaires et de commerce

Ecole à Buenos Aires- Wikipédia

Un figure de la littérature

Les apports de Sarmiento au service de l’Argentine ne s’arrêtent pas seulement à ses mesures et décisions prises au cours de sa présidence. En effet, on retient également de lui l’apport d’un grand nombre d’œuvres littéraires (d’où ses nombreuses facettes). Par exemple dans son célèbre Facundo de 1845, il manifeste sa sympathie à l’égard de la valeur traditionnelle de la figure du gaucho au même titre que les écrivains de l’époque  Esteban Echevarria, José Hernandez ou encore Leopold Lugones.

Sa fin de vie est par contre beaucoup plus difficile. En effet, bien qu’adulé au début de son mandat, il est très critiqué pour son bilan présidentiel. En effet, les coûts de ses réformes sont astronomiques (bien que nécessaires) et ses décisions militaires sont critiquées. On lui reproche par exemple de ne pas s’être battu contre le Chili pour la conservation du détroit de Magellan.

Il fut cible d’un attentat manqué en 1873 et meurt à Asunción en 1874 d’une crise cardiaque. Même si à l’époque il fut une figure décriée, on considère de nos jours qu’il s’agit d’une des plus importantes icône de l’histoire de l’Argentine.

Voilà, vous êtes incollable sur cette figure de l’histoire argentine et vous pourrez désormais impressionner tout votre entourage.


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“Festival de cine de Derechos Humanos” à Buenos Aires !

Ce festival de cinéma vient à Buenos Aires pour une 17 ème édition en ce mois de juin ! Le froid arrive c’est donc l’occasion d’assister à une des représentations des 100 films du monde entier. Ces films abordent tous une problématique sociale en relation avec la défense des droits humains et de l’environnement à travers de multiples et originaux points de vue.

Un festival de cinéma original

Le thème de cette année est “Nuestro Cuerpo, nuestro territorio”. La problématique du genre est abordée lors de ce festival suite aux différentes mobilisations qui ont eu lieu contre le fémicide (crime envers les femmes en raison de leur condition de femme). D’autres problématiques comme la liberté de son propre corps, l’identité et la sexualité sont aussi traitées ! Les prix seront attribués selon 3 catégories que sont : Concours international long métrage, Concours international moyen et court métrage et enfin Concours Documentaires Latino américains.

Des invités prestigieux

ORLAN- Source : Wikimedia

ORLAN, une artiste plasticienne française fait l’honneur de sa présence à ce festival. C’est une des artistes françaises de l’art corporel les plus connues du grand public en France et à l’étranger. Elle présente son oeuvre “Autorretratos híbridos”. Dans cette oeuvre, elle transforme virtuellement son visage aux canons de beauté des différentes pays du monde ! Ainsi, ORLAN tente de se rapprocher des traditions culturelles pré-colombiennes (comme la déformation du crâne des Mayas), africaines, amérindiennes et mérovingiennes.  Ce travail est dans la continuité de ses œuvres précédentes. Elle dénonçait les pressions sociales que la société inflige au corps et à l’apparence. Ici elle met en scène l’absurdité de ces critères. L‘image du corps idéal devient donc complètement abstraite et ironique.

Des activités variées

Caméra – Source : Wikipedia

En dehors des projections de films, le festival propose des activités spéciales ! Parmi elles des expositions et ateliers ! 2 expositions auront lieu : celle de ORLAN ainsi qu’une exposition “Toca tu piel” de Manuela Aldabe Toribio. Dans cette exposition sont exposés des vêtements de femmes victimes de féminicide : une sensibilisation nécessaire afin d’informer le public du festival à cette problématique sociale.

De plus, des ateliers sont organisés comme par exemple : “Développer sa carrière dans le ciné de non fiction” ou encore “Moyens de raconter avec la perspective de genre”.

Enfin, chaque jour vous aurez accès à des débats, interviews, concerts, vidéo performances, œuvres théâtrales et discussions. Regardez la programmation afin de savoir quelle activité est faite pour vous !

Infos pratiques

Où et quand ? Jusqu’au 7 mai, Alianza Francesa de Buenos Aires (Sede Central Avenida Córdoba 936/946) et Centro Cultural de la Memoria Haroldo Conti (Avenida del Libertador8151), Buenos Aires
Combien ? A partir de 30 ARS
Plus d’infos : ici


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Le sandwich Big Mac : Révélateur de réalité économique

Depuis plus de 30 ans, la revue britannique “The Economist” mesure la parité du pouvoir d’achat en fonction des pays. Pour cela, ils utilisent le prix du sandwich le plus connu du McDonald’s le Big Mac ! Cet indice met aussi en avant les changements économiques dans le pays ces dernières années.

Qu’est ce que l’indice Big Mac ?

Inventé en 1986 par cette revue, cet indice mesure la parité de pouvoir d’achat à travers 120 pays dans le monde. Le calcul de l’indice est assez simple, il suffit de mesurer le prix moyen du Big Mac dans chaque pays. Ensuite, pour pouvoir comparer le prix du sandwich entre tous les pays, il faut traduire ce prix moyen dans une même devise. Ici, la monnaie utilisée est le dollar américain. Le taux de conversion monétaire utilisé est le taux de change officiel de chaque pays. Cet indice permet donc de connaitre les pays dans lesquels les Big Mac sont les moins chers. Il permet aussi de voir les variations des prix du Big Mac en fonction des années, et reflète donc les taux d’inflation dans chaque pays. Enfin, cet indice montre si le taux de change officiel reflète le taux de change réel ou non.

Sandwich Big Mac – Wikipedia

L’indice Big Mac en Argentine

Pour l’année 2017, le prix d’un Big Mac en Argentine est de 55 pesos. En utilisant le taux de change officiel du peso vers le dollar (soit 15.86) le Big Mac coûte en Argentine 3,47 dollars. Le célèbre sandwich ne coûte donc pas cher en Argentine. En effet, aux Etats-Unis, son prix est de 5,06 dollars. Toutefois, en comparaison avec janvier 2016, le prix du Big Mac a augmenté énormément en Argentine. En effet, un an plus tôt, le prix du sandwich était de 33 pesos, ce qui représentait 2,39 dollars. En un an donc, le prix en dollars du sandwich a augmenté de près de 45% ! Cela rejoint a peu près les chiffres de l’inflation dans le pays pour l’année 2016 qui est d’environ 40%. Pour l’année 2016/2017 cet indice reflète donc la réalité économique d’Argentine.

De plus, si nous nous basons sur les chiffres de l’Indice Big Mac, nous pouvons en déduire que le taux officiel du dollar en Argentine ne représente pas la réalité économique du pays. En effet, si le taux de change du dollar se basait sur le prix du Big Mac, il serait beaucoup plus faible. Pour que le prix du Big Mac soit le même en Argentine qu’au Etats-Unis, il faudrait que le taux de change du dollar soit de 10,87 pesos. En nous basant seulement sur les prix du Big Mac, nous pouvons donc dire que le dollar est très cher en Argentine ! À titre de comparaison, un Big Mac coûte en France en 2017 en moyenne 4,29 dollars.

Un indice parfois truqué

Nous devons rappeler que cet indice Big Mac a été controversé durant quelques années en Argentine. En effet, sous le gouvernement de Cristina Kirchner, l’indice a volontairement été truqué. L’ex secrétaire du Commerce Intérieur argentin, Guillermo Moreno a en effet gelé le prix du Big Mac durant 3 ans à 21 pesos. D’après le magazine britannique, si le prix de ce sandwich n’avait pas été abaissé volontairement le pays aurait rivalisé dans le classement avec la Suisse (grand gagnant du classement avec un burger à 6.81 dollars) en 2012. Ainsi, on pouvait constater qu’aucunes promotions ou publicités n’étaient faites pour ce produit.

Le fait de geler le prix du Big Mac, et donc le maintenir volontairement peu cher, permettait au gouvernement de “cacher” l’inflation du pays. En effet, l’indice Big Mac se basant seulement sur le prix de ce sandwich, il ne permettait pas de mettre en avant la réalité économique du pays et son inflation. Le gouvernement Kirchner pouvait se vanter de contrôler totalement l’inflation du pays. Il prenait même l’exemple de l’indice Big Mac qui était finalement truqué. C’est ainsi que le prix du sandwich est passé de 4,84 dollars en juillet 2011 à 2,57 dollars en juillet 2014. Cela faisait de l’Argentine un des détenteur du Big Mac le moins cher du monde !

Combien d’heures de travail pour un Big Mac?

L’indice salarial Big Mac est une variante du premier indice. Il permet de mesurer le temps de travail nécessaire pour pouvoir s’acheter le fameux sandwich dans chaque pays. Cet indice prend donc en compte le salaire minimum légal dans chaque pays et le compare avec le prix du Big Mac en dollars. Le salaire minimum en Argentine était l’année dernière de 6060 pesos par mois. Cela représentait 420 dollars par mois, et donc 2,38 dollars de l’heure. Le prix du sandwich était de 33 pesos, soit 2,39 dollars. Les argentins en 2016 avaient donc besoin de travailler une heure environ pour pouvoir s’acheter le fameux sandwich !  À titre de comparaison, en France en 2016 l’indice salarial Big Mac était d’environ 0,42. Ce qui signifie que les français avaient besoin de travailler environ 25 minutes pour pouvoir s’acheter un Big Mac !

En 2016,  l’Argentine était le pays d’Amérique Latine avec le meilleur indice salariale Big Mac avec un indice de 1 (1h de travail/Big Mac). L’Argentine devançait par exemple le Chili, avec un indice de 1.47, la Colombie avec un indice de 1,89 ou encore le Brésil avec un indice de 2,39. Tous ces pays étaient loin devant le Mexique. En effet, l’année dernière le Mexique avait un indice de 5,6 ! Ce qui signifie que les mexicains devaient travailler 5,6 heures pour pouvoir s’acheter un Big Mac ! Toutefois, ces résultats étaient valables seulement pour l’année 2016. De ce fait, suite à l’augmentation du prix du Big Mac, et les variations du salaire minimum cette année, nous attendons avec impatience chiffres de 2017!

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À la découverte des Mapuches

Les Mapuches sont un peuple indigène originaire de la cordillère des Andes. Leur nom “Mapuche” signifie « peuple de la Terre » en mapudungun (langue parlée par ce peuple indigène). Retour sur ce peuple, qui au cours de l’histoire à longtemps été pris à partie par les gouvernements argentins et chiliens.

Drapeau Mapuche – Wikipedia

Histoire du peuple Mapuche

Avant l’arrivée des Espagnols sur le continent, ils occupaient un vaste territoire de part et d’autres de la Cordillère des Andes. De la province de Buenos Aires au sud de la Patagonie en passant par le Chili, ce peuple sédentaire vit de la chasse, de la pêche, de l’agriculture ou encore de l’élevage. Les Mapuches vivent au sein d’une société organisée détenant ses propres codes. Ni l’empire inca, ni les conquistadors espagnols parviendront à les soumettre et les dominer. Ce sont d’ailleurs les seuls indigènes à conserver leur totale autonomie. Les Mapuches réussiront même à mettre en place des frontières permettant de limiter leur territoire (Patagonie, Chaco et une vaste partie de la Pampa).

Arrive alors en 1860 un aventurier français répondant au nom de Orélie Antoine de Tounens se passionnant pour ce peuple. Vivant en immersion avec eux, il se proclame roi de Patagonie et se lance donc dans la création d’un Etat à part entière. Il crée un drapeau, une constitution et même un hymne. Alertés de cela, les Chiliens décident de contre-attaquer et tuent des milliers de Mapuches dont le roi en place. Du coté argentin, c’est le général Roca qui mènera ce qui est aujourd’hui considéré comme un génocide. En effet “la conquête du désert” aboutira à quelques dizaines milliers de morts parmi les indiens.

Femme Mapuche – Wikimedia Commons

Qui sont les Mapuches ?

On compte pas moins de 600 000 Mapuches au Chili (soit 4% de la population) et 200 000 en Argentine à l’heure actuelle. Incessantes victimes des gouvernements dictatoriaux, Pinochet et Videla se dédient à les chasser des terres souveraines. En 1994 l’Argentine reconnaît enfin la présence de peuples indigènes sur son territoire et officialise le bilinguisme. C’est en 2009 que le Chili a vu l’entrée en vigueur la convention nº 169 relative au peuples indigènes et tribaux.

Les Mapuches restent un peuple très bien organisé avec des associations et des confédérations. Ils ont surtout le désir de conserver leur identité culturelle plus que jamais. Pratiquant une culture de tradition orale, ils vénèrent les esprits des ancêtres mais ne possèdent pas de lieux de recueillement. Bons guerriers, ils manient l’arc et le javelot avec aisance et s’adonnent à un sport proche du hockey: le palín. Vous reconnaîtrez ce peuple par l’explosion de couleurs qui saute aux yeux dès que vous les apercevez. Les femmes arborent de gros colliers, des broches, des boucles d’oreilles, des bracelets ou encore des diadèmes faits d’argent et de tissus. Les hommes affectionnent leur cheveux et tout ce que l’on peut y poser dessus.

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Élections : Comment voter depuis l’Argentine?

Information importante pour tous les français vivant en Argentine. Comme vous le savez, les élections présidentielles françaises approchent à grand pas! En effet, le premier tour aura lieu ce dimanche 23 avril et le second tour le dimanche 7 mai. Mais attention, étant sur le continent Américain, les votes auront lieu pour nous les samedis 22 avril et 6 mai! Pour tous les retardataires, ne vous en faites pas, il existe encore des solutions pour voter! Voici les différentes possibilités qui s’offrent à vous.

Première possibilité : Le vote à l’urne

Pour pouvoir voter à l’urne en Argentine, vous devez être inscrit sur liste électorale consulaire de l’ambassade ou poste consulaire de votre ville en Argentine. Il faut que vous y soyez inscrit depuis le 31 décembre 2016. Pour voter à l’urne, vous devrez aussi justifier de votre identité en présentant l’un des documents suivants :

  • une carte nationale d’identité française, en cours de validité ou périmée;
  • un passeport français, en cours de validité ou périmé;
  • tout autre document officiel* français, en cours de validité;
  • une carte d’inscription consulaire;
  • tout document officiel* en cours de validité délivré par un Etat membre de l’Union européenne ou de l’Association européenne de libre-échange (Islande, Liechtenstein, Norvège et Suisse).

* un document officiel doit comporter le nom, le prénom, la date et le lieu de naissance et la photographie du titulaire, ainsi que l’identification de l’autorité administrative qui a délivré le document, la date et le lieu de délivrance.

Vous devrez ensuite vous présenter à votre bureau de vote le samedi 22 avril pour le premier tour et le samedi 6 mai pour le second tour. Rappelons que des bureaux de vote seront ouverts à Buenos Aires, Mendoza et Córdoba.

Voter depuis l’Argentine? c’est possible! – Wikipedia

Deuxième possibilité : Le vote par procuration

Pour voter par procuration, pas besoin d’être inscrit sur liste électorale de l’ambassade ou du consulat en Argentine. Vous devez cependant être inscrit sur une liste électorale de votre commune en France. Voici les démarches à suivre!

Où?

Si vous souhaitez établir une procuration, vous pouvez le faire au Consulat général de France à Buenos Aires, du lundi au vendredi de 09h00 à 12h30. Vous pouvez aussi le faire auprès des consuls honoraires à Bahia Blanca, Jujuy, Mar Del Plata, Mendoza, Neuquén, Rosario, Salta, San Miguel De Tucuman et Ushuaia ou à l’occasion d’une tournée consulaire. Dépêchez-vous! Vous avez jusqu’au vendredi 21 avril pour faire votre procuration!

Durée de validité de la procuration 

Vous pouvez choisir : soit un scrutin (1 tour ou 2); soit pour une durée pouvant aller jusqu’à trois ans si vous êtes inscrit au registre des Français établis hors de France.

Quelles conditions doit remplir votre mandataire (la personne à qui vous donnez procuration) ?

Votre mandataire doit être inscrit sur la même liste électorale que vous. C’est-à-dire sur la liste électorale consulaire de Buenos Aires ou sur la liste de la même commune en France. Pour remplir le formulaire, vous aurez besoin de certaines informations sur votre mandataire. Vous devrez connaître son nom de naissance, ses prénoms, sa date de naissance ainsi que son adresse.

Comment?

Vous devez remplir un formulaire cerfa 14952*01. La procuration devra être complétée en ligne mais non datée et non signée et imprimée sur deux feuilles -pas de recto-verso-. Vous devrez ensuite la signer devant l’agent consulaire ou un consul honoraire habilité. Si vous ne disposez pas d’accès internet, vous pourrez bien-sûr remplir cette procuration au Consulat ou auprès d’un consul honoraire habilité.

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Récapitulatif du système politique argentin !

L’organisation politique de la République argentine est fondée sur la forme représentative, républicaine et fédérale de gouvernement, consacrée dans la Constitution adoptée à Santa Fe le 1er mai 1853. Si le pays dispose d’un système assez similaire à celui de la France par de nombreux aspects, son système fédéral diffère et se doit d’être expliqué pour y voir un peu plus clair…

La Casa Rosada – Flavien Cousin

Vingt-trois provinces et une cité autonome

Chacune de ces provinces édicte sa propre constitution, dans laquelle elle assure son administration de la justice et son autonomie municipale et définit les modalités de son organisation institutionnelle, politique, administrative, économique et financière. Elles sont dirigées par un gouverneur et un vice-gouverneur élus pour quatre ans au suffrage universel direct.

Les provinces disposent donc d’une indépendance assez importante et peuvent notamment conclure leurs propres traités internationaux, dans la mesure où ils n’interfèrent pas avec la politique extérieure du pays. Les provinces ne peuvent cependant pas créer leur propre monnaie ni conclure de traités à caractère politique par exemple. Cette indépendance des gouverneurs de province donne donc régulièrement lieu à des petits conflits, désaccords, entre le gouvernement fédéral basé à Buenos Aires et les gouverneurs locaux. En effet, ces derniers n’hésitent pas parfois à désobéir aux consignes nationales pour préférer leurs propres solutions.

Le Congreso de la Nación Argentina

 Le Congrès est l’organe qui dispose du pouvoir législatif en Argentine, de la même manière qu’en France.

Il regroupe deux organes :

  • Le Sénat, composé de 72 sénateurs, soit 3 par province, a pour but principal la représentation de ces provinces et est présidé de droit par le vice-président de la Nation (actuellement Amado Boudou). Par ailleurs les mandats durent six ans et sont renouvelables par tiers tous les deux ans.
  • La Chambre des députés, composée de 257 députés élus également par province, avec un nombre de députés proportionnel à la taille de la province. Les mandats durent 4 ans et sont renouvelables par moitié tous les deux ans. Le président actuel est Julián Domínguez, député de la province de Buenos Aires. Les dernières élections ont eu lieu le 27 Octobre 2013 et c’est le parti de la présidente Christina Kirchner, le Parti pour la Victoire qui a remporté l’élection en conservant la majorité des sièges, même si cette majorité est moins nette qu’auparavant.

Pouvoirs exécutif et judicaire

L’organe exécutif, qui gère la politique courante de l’Etat et l’application des lois, est composé du chef de l’Etat (ou président), qui est également le chef du gouvernement en Argentine et qui est élu au suffrage universel direct et obligatoire pour un mandat de 4 ans, renouvelable une fois. Depuis 1 an, c’est Mauricio Macri qui occupe ce double poste.

En revanche, l’organe judiciaire est représenté par la Cour Suprême, ou Corte Suprema, soit 9 juges nommés par le président.

Les principaux partis politiques 

Ils existent de très nombreuses forces politiques en Argentine, qui changent de nom, s’unissent ou disparaissent en permanence. De plus, ces divers partis forment des coalitions plus ou moins changeantes selon les types d’élections et les enjeux. Néanmoins, voici les principaux partis politiques et coalitions du moment :

Juan Domingo Perón – Wikimedia

Le Parti Justicialiste (PJ) ou péroniste 

Fondé par le général Juan Perón en 1945 est le grand parti politique historique de l’Argentine. Il change plusieurs fois de nom et se présente en 1976 sous l’étiquette de Mouvement nationaliste justicialiste. Principal mouvement de masse argentin, il regroupe plusieurs tendances de gauche et de droite. Aux élections de 2005, le Parti justicialiste se scinde en deux factions pour créer le Front pour la victoire.

Le Front pour la Victoire 

Il s’agit d’un parti de centre-gauche. Ancienne faction du Parti justicialiste il s’est allié à de petits partis et gagne la majorité dans les deux chambres du Congrès aux élections législatives de 2005. Cristina Fernández de Kirchner, leader du mouvement dissident, remporte les élections présidentielles en 2007 et 2011.

Le Parti Radical

Le Parti Radical ou l’Union civique radicale, est fondé en 1890 par Leandro N. Alem. Il regroupe des libéraux centristes et des sociaux-démocrates. Il est le principal parti d’opposition au PJ.

La Coalition Civique 

C’est une formation issue des rapprochements entre l’Affirmation pour une République égalitaire et le Parti Socialiste. Fondée par Elisa Carrió, la candidate participe et se place deuxième à la présidentielle de 2007, mais ne récolte que 3,22 % des suffrages à celle de 2011.

La Proposition républicaine (PRO)

C’est une coalition de partis argentins de droite dissidents du péronisme, fondée en mai 2005, qui rassemble ” Compromiso para el Cambio “, ” Recrear para el Crecimiento ” et le ” Parti fédéral “.

 Pour en apprendre encore plus sur l’Argentine et son organisation politique, vous pouvez également vous rendre ici !


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La Casa Rosada : siège du gouvernement argentin

La Casa Rosada (Maison Rose) est le siège du Pouvoir Exécutif d’Argentine. Elle est située au centre de la ville de Buenos Aires, dans le quartier Monserrat, face à la Plaza de Mayo et arbore une surprenante couleur rose, soulignée par les éclairages rose vif qui s’allument dès la tombée de la nuit. De par sa couleur et ce qu’il représente, il est l’un des édifices les plus emblématiques de la capitale.

Casa Rosada width=

Casa Rosada – Crédit photo : Wikipedia

Histoire et Architecture

C’est logiquement au coeur de la ville que se situe le siège du pouvoir exécutif de Buenos Aires. Un lieu stratégique par tradition puisqu’en 1594 déjà, s’y trouvait la forteresse royale de Don Baltasar d’Autriche, au sommet des berges du Rio de la Plata. Après la révolution de 1810, le président Rivadavia lance une rénovation et remplace l’entrée par une porte néoclassique. De cet édifice ne subsiste quasiment rien. En effet, il fut détruit pour y construire, dans les années 1850, le siège du gouvernement, que le président Domingo Faustino Sarmiento ordonne de peindre en rose. D’après la légende, il souhaitait ainsi symboliser l’union des deux partis qui s’opposèrent pendant plus de 50 ans. Le rouge des Fédéralistes et le blanc (ou bleu pâle) des Unionistes.

Quelques années plus tard, il commande à l’architecte suédois Carlos Kihlberg le palais des Postes sur la partie du terrain restée libre. Une idée qui eut pour conséquence de laisser l’autre bâtiment décrépir et donc devenir inapte à accueillir le plus haut degré de prestige du gouvernement. Un autre architecte suédois, Enrique Aberg, est donc chargé de rénover l’édifice. De plus, en 1884, le président Luis Saenz Pena commande à l’Italien Francisco Tamburini de réunir les deux bâtiments. C’est pour cela que l’architecture de ce batiment est si particulier. Car de nombreux architectes y ont apporté leur touche à des époques différentes. Ces interventions successives ont ainsi créé un ensemble architectural d’une étonnante variété de styles. Le batiment combinant des éléments de diverses origines : façade italianisante, loggias, mansardes, fenêtres…

D’ailleurs, c’est au balcon de la façade principale que le couple Perón (Juan et Evita Perón) faisait ses discours aux foules. C’est également de ce palais que le président De La Rua a piteusement fui en hélicoptère en 2001. Aujourd’hui, ce joli palais de style italien reste le siège du gouvernement. Mauricio Macri s’y rend presque chaque jour pour s’occuper des affaires du pays.

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Plaza de Mayo – Crédit photo : David Stanley

Visites

Nous recommandons de visiter la Casa Rosada car cela nous permet de revivre les grands moments de l’histoire argentine.

D’abord, les “Granaderos’’, en costume traditionnel, accueillent les visiteurs dans le hall d’entrée et leur font découvrir les richesses de ce centre de la vie politique argentine. Au rez-de-chaussée, on passe devant le surprenant ascenseur présidentiel et sa banquette en velours. On découvre ensuite le patio d’honneur, celui où sont reçus les plus grands dirigeants de ce monde. Par ailleurs, un salon est alors dédié aux femmes argentines ayant marqué l’histoire du pays. Puis nous nous rendons dans les salons Blanc, Nord et Sud dans lesquels furent signés les grands traités internationaux et où se tinrent les cérémonies de passation de pouvoir. Enfin, la visite se termine dans le hall d’honneur à damiers, salle des bustes des anciens présidents.

Nous vous conseillons également de vous rendre au sous-sol du bâtiment. Créé en 1957, le Museo de la Casa de Gobierno présente les différents présidents argentins à travers des objets personnels. Visiter ce musée, c’est en apprendre plus sur l’histoire mouvementée des présidents argentins.

Enfin, si vous avez un peu de chance, et arrivez au bon moment, vous pourrez également assister à la relève de la garde.

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Gardes de la Casa Rosada – Crédit photo : Wikipedia

Informations générales

Où ? Balcarce 50, Plaza de Mayo
Quand ? Visites guidées et gratuites les samedis, dimanches et jours fériés, de 10h à 18h en espagnol, portugais et anglais.
Combien ? Activité gratuite
À savoir : si vous voulez visiter la Casa Rosada gratuitement il faut que vous réserviez votre place 15 jours à l’avance en vous rendant ici !


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Eva Perón : mais qui était-elle vraiment ?

María Eva Duarte de Perón, née à Junin dans la province de Buenos Aires le 7 mai 1919 est une des figures politiques les plus importantes d’Argentine. Au delà de cela, celle qui était actrice est devenue une idole pour les femmes argentines. En effet, Eva Perón a lutté pour les droits de la femme et leur a permi d’accéder notamment au droit de vote. Portrait d’une femme pas comme les autres.

Eva Perón

Eva Perón – Photo : Wikipédia

L’enfance d’Eva Perón

Elle est la fille de Juan Duarte et Juana Ibarguren. Elle grandit à la campagne jusqu’en 1926 lorsque son père décéda. Ainsi sa mère et elle allèrent s’installer à Junin.

Très vite, Eva se revéla par ses talents dans les matières artistiques. Si les études ne l’interessaient pas trop, elle devint vite amoureuse du cinéma et du métier d’acteur. Et c’est pour accomplir ce rêve d’enfant qu’Eva décide de quitter sa famille à seulement 15 ans. Direction donc Buenos Aires pour cette fille dont le talent est vraiment singulier !

Sa vie de comédienne

Evita arrive à Buenos Aires en janvier 1935. Pendant plusieurs années elle vivra pauvrement, ne jouant que de manière intermittente dans des compagnies de théâtre. Les premières années furent difficiles et Eva n’arrivait pas à percer.
Finalement  c’est en tant que présentatrice et actrice de “radio-théâtre” qu’elle commencera à connaitre le succès. Puis en 1942, Eva pouvait commencer à réellement vivre de son métier lorsqu’elle signa un contrat avec la Compañia Candilejas. Elle travaillait quotidiennement sur un programme de radio-théâtre intitulé “Les grandes femmes de tous les temps”. C’est ce programme qui l’a véritablement révélé aux yeux du grand public. Elle commenca même à apparaitre de plus en plus fréquemment au cinéma. Bref, entre le cinéma et le “radio-théâtre”, elle est alors l’une des actrices les plus en vues en Argentine, et surtout l’une des mieux payées.

Voyant sa popularité monter en fleche, Eva commence aussi à s’engager syndicalement en août 1943. Elle fut l’une des fondatrices de l’Association Radiale Argentine (ARA), le premier syndicat des employés de la radio.

Sa rencontre avec Juan Domingo Perón

Pour comprendre le péronisme, il faut bien avoir en tête qu’à cette époque l’Argentine traverse un moment crucial.

  • Économiquement, la production industrielle finit par dépasser complètement la production agricole.
  • Socialement le pays connait alors une grande migration interne avec l’arrivée en ville de nombreux paysans poussés par le développement industriel.
  • Politiquement, devant la corruption scandaleuse du gouvernement d’alors un coup d’état à lieu le 4 juin 1943 entamant une période confuse de réorganisation des forces politiques.

À ce moment un groupe de syndicalistes établit des contacts avec des jeunes officiers. C’est ainsi que les colonels Juan Perón et Domingo Mercante se retrouvent à la tête du groupe militaire qui appuie le programme du syndicalisme argentin. Cette alliance militaire-syndicat obtient de nombreuses victoires et gagne donc l’appui du peuple, lui permettant d’occuper progressivement des places importantes au gouvernement.

Eva rencontre Perón le 22 janvier 1944 à un meeting au stade Luna Park organisé par le Secrétariat du Travail. En février le couple vivait déjà ensemble.
Eva de son côté continue sa carrière artistique. Elle travaille dans trois programmes de radios et joue dans deux films. La même année l’ARA l’élit présidente.

Eva Perón

Eva y Juan Domingo Perón – Photo : Wikipédia

 

Le début du Péronisme

L’année 1945 fut une année charnière pour l’histoire argentine. La confrontation entre les différentes fractions sociales s’exacerba en une opposition péronistes antipéronistes. Le 8 octobre a lieu un coup d’état, mal organisé, mené par le général Eduardo Àvalos, leader des antipéronistes. Juan Domingo Perón est alors detenu prisonnier chez lui. Mais les syndicalistes se mobilisent et obtiennent sa liberté.

Eva commence ouvertement sa carrière politique accompagnant Perón dans sa campagne électorale pour les présidentielles de 1946. C’était alors la première fois dans l’histoire argentine qu’une femme participait à des évènements politiques.

Le 24 février Juan Perón sort vainqueur des élections avec 54% des votes

Eva Perón

Eva y Juan Domingo Perón – Photo : Wikipédia

Le symbole Eva Perón

Eva Perón est devenue plus qu’une simple actrice ou femme politique. Elle est devenue un vrai symbole ! De par sa sensibilité, sa proximité avec les gens, mais surtout de par les actions qu’elle a menées. Comme dit précedemment, elle a milité pour le droit de vote des femmes, ce qui fut une révolution dans une société très machiste. Ensuite, en 1949, elle a créé le parti péroniste féminin, premier parti politique féminin. Ce parti obtint tout de même 23 députées nationales et 6 sénatrices aux législatives de la même année. Par ailleurs, elle a également créé la fondation Eva Perón pour développer un grand nombres de mesures sociales : création d’hôpitaux, d’écoles, de colonies de vacances, des bourses pour étudiants.

Bref, Evita, surnom affectif qu’on lui attribuait, ce n’était pas que des mots, c’était également et surtout des actions forte. Actions qui ont considérablement amélioré la condition sociale des femmes.

Ses dernieres années

Ce symbole Evita est d’autant plus fort que sa mort fut tragique. En effet, Eva Perón décède à seulement 33 ans !
Tout d’abord en 1950, les premiers signes de la maladie se font sentir. Elle s’évanouira plusieurs fois en public. Cependant, elle continue ses actions politiques malgré la maladie qui gagne du terrain. D’ailleurs elle prononcera des discours marquants, allant même jusqu’à mentionner sa propre mort.

En 1951, l’état d’Evita s’aggrave fortement. D’ailleurs c’est depuis son lit qu’elle votera aux presidentielles qui ont vu son mari se faire réelire.
Finalement, après 2 ans de maladie, Eva Perón décède d’un cancer du col de l’utérus le 26 juillet 1952.

En conclusion, Eva Perón est un symbole en Argentine. Que ce soit de par sa personnalité généreuse ou de par ses actions politiques décisives. De plus, le fait qu’elle soit décèdée si jeune et si tragiquement l’a encore plus érigé au rang de symbole, voire même d’idole pour certains.


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