Région de Salta : Où faire du shopping bon pour la planète?

Tissus, lainages, artisanat local, la région de Salta vous offre une belle occasion de faire le plein de cadeaux. Objets originaux et ultra-typiques du Nord de l’Argentine, ce sont les bras chargés de merveilles que vous reviendrez au bercail. Vous laisserez presque à vos proches un sentiment de « on s’y croirait presque ». Nous vous donnons donc les bonnes adresses pour faire votre shopping mais pas seulement. Aussi pour acheter intelligent et bon pour la planète! Des boutiques « commerce équitable » qui vous garantissent une qualité unique et vous donne la possibilité de participer à l’économie locale!

Le Chemin des Artisans de Seclantás 

Plus typique vous ne trouverez pas! Avec ses airs de bout de monde, le petit village de Seclantás situé entre Cachi et Cafayate vaut le détour! Il est en effet plein d’artisans qui privilégient exclusivement le « fait main », on vous laisse imaginer la mine d’or que c’est! L’accès au « Chemin des Artisans » n’est pas bien indiqué, demandez de l’aide ou scrutez les panneaux  indiquant « el camino de los artesanos ». Vous trouverez donc un chemin de terre où se succèdent de petites maisonnettes, lieux de vie et de commerce des locaux de Seclantás. Vous pourrez y dégoter de tout, des ponchos aux couvertures en passant par les écharpes et les étoles.

À savoir. C’est dans ce petit village que vit l’un des artisans les plus connus du pays. Il s’agit de Alfonso “El Tero” Guzmán confectionneur de ponchos depuis tout petit, il connait toutes les techniques ancestrales. C’est lui qui a offert au pape Jean Paul II un poncho lors de sa visite à Salta. Il a bien évidemment fait de même pour le pape argentin Francisco !

Marché aux artisans de Salta

Si vous passez par la « linda Salta » profitez-en pour remplir votre valise d’objets artisanaux et vêtements de gauchos. Loin du « fait main » évitez les magasins du centre-ville qui pour la majorité vendent des produits issus de l’industrie et souvent pas de la région ! Allez plutôt du côté du « Mercado Artesanal » situé au bout de l’Avenue San Martin où l’authenticité est le mot d’ordre des artisans exposant! Ce marché aux artisans fonctionne depuis 1968 dans une ancienne maison coloniale très typique. Dans ce marché, les produits ont un certificat d’authenticité qui garantit la qualité et l’origine artisanale.

Le marché artisanal – Wikipedia

Arte Alternativo

À Tafi del Valle vous serez surpris de voir que sur l’avenue principale se collent les unes aux autres des dizaines de boutiques . Vous serez vite attiré par ses stands haut en couleur et par le grand choix qu’ils proposent! Mais comment dissocier le bon du mauvais? Nous on vous conseille une valeur sûre: la boutique « Arte Alternativo ». À votre arrivée dans la boutique vous pourrez penser que les objets présentés proviennent d’une production industrielle tant ils arborent des designs modernes. Détrompez-vous ici on utilise en effet seulement des techniques à la main inspirées de l’ancien temps.

Photo – Source : Bertrand Mahé

La Casa de Tejedor 

La « Casa de Tejedor » située sur la route entre Salta et Cafayate est une association locale à but non-lucratif dont l’objectif est de perpétuer la technique du tissage à la main. Les bénéfices de ces belles pièces en vente sont en effet retournés à l’association. Belle initiative à soutenir! À savoir. La confection d’un vrai poncho salteño demande entre 15 et 20 jours de travail s’il est fait à la main. De ce fait, chaque artisan produit environ 20 ponchos à l’année. Le prix d’un poncho fait main est d’environ 2400 pesos.

Envie de découvrir la région de Salta ou inclure cette destination dans un itinéraire sur mesure en Argentine ? N’hésitez pas à contacter Equinoxe, spécialiste de l’Argentine depuis 1990 ! 

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Doit-on réellement craindre le mythe de la Santa Rosa ?

Vous devez sûrement vous demander à quoi correspond la Santa Rosa. Non, ce n’est ni un quartier chic de Buenos Aires, ni une fête traditionnelle argentine. Comme vous avez pu le constater ce samedi, elle correspond à un évènement moins joyeux. Un dernier cadeau offert par l’hiver porteño, une tempête censée laisser définitivement place au printemps.

Tormenta Santa Rosa - Tormenta Santa Rosa

Tormenta Santa Rosa – Photo : Public Domaim Pictures

La Santa Rosa : qu’est-ce que c’est ?

Vous l’aurez compris, la Santa Rosa est le nom que l’on donne à une tempête qui vient frapper l’Argentine tous les ans aux environs du 30 août. Elle est considérée comme une des tempêtes les plus violentes de l’année. Elle arrive à cette période de l’année car elle nécessite des conditions climatiques printannières, à savoir un air chaud et humide et des radiations solaires, conditions climatiques que l’hiver ne permet pas de réunir.

Une légende vieille de 400 ans

En 1615 dans la “Ciudad de Los Reyes” à Lima, une religieuse nommée Rosa pria pour que des pirates hollandais n’attaquent pas la ville, eux qui avaient déjà assailli le port voisin de Callao. Ainsi, ses prières fûrent-elles écoutées. Un orage empêcha les pirates de s’approcher de la terre, la ville de Lima restant sauve. De surcroît, les croyants ont commencé à attribuer la présence de l’orage et la fuite des ennemis aux pouvoirs de Rosa.

Mais c’est bien en Argentine que la légende a été popularisée, surtout dans les régions du Rio de la Plata, autour de villes comme Buenos Aires ou Cordoba.

La Santa Rosa : mythe ou réalité ?

Tous les ans la Santa Rosa suscite une attente quasi religieuse. Aux alentours du 30 août, les plus croyants l’invoquent à la moindre goutte de pluie. Cependant en réalité, rares ont été les fois où l’orage a réellement frappé. En effet, sur les 142 derniers hivers porteños, seulement 16 ont connu la véritable Santa Rosa. De plus, certains scientifiques affirment qu’il n’y a aucun élément météorologique prouvant la récurrence du phénomène.

Finalement, comme pour tout mythe, il permet de structurer la société par la croyance.  Peu importe qu’il soit vrai.


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6 janvier : El Día de Reyes Magos en Argentine !

Dans beaucoup de pays catholiques, on fête l’arrivée des Rois Mages venus rendre visite à Jésus. En Argentine, on célèbre ce jour le 6 janvier ! Et les traditions sont encore bien présentes, même si cette fête est également devenue commerciale !

Día de Reyes Magos – Source : Maljavio El Saucero

L’origine du Día de Reyes Magos

Le Día de Reyes Magos est issu de la tradition catholique. Il correspond à la venue des 3 Rois Mages, Melchior, Balthazar et Gaspard qui, informés par une étoile de la naissance du Christ, arrivent d’Orient pour lui rendre hommage. Ils viennent à Bethléem pour lui apporter des présents d’une grande richesse : or, myrrhe et encens. On célèbre depuis dans tout le monde chrétien ce jour religieux, l‘Epiphanie. Ce n’est un secret pour personne : En France, on partage une galette (frangipane ou brioche, à laquelle on a préalablement insérée une fève. Celui qui tombe sur la fève est déclaré roi. Mais comment célèbre-t-on l’Epiphanie en Argentine ?

El Día de los Magos en Argentine

La fête des Rois Mages est une des fêtes les plus importantes en Argentine au début de l’année.  Dès la nuit du 5 Janvier, des processions  de “Rois Mages” déguisés avec des costumes pimpants et colorés, viennent animer les rues de beaucoup de localités en Argentine. Ils viennent offrir des cadeaux aux enfants dans les rues. Ces processions sont organisées par des institutions sociales et par l’Eglise dans le but également de récolter des dons. Dans certains foyers, les enfants laissent de la nourriture pour les rois mages : gâteaux pour les Rois et eau et herbe pour les chameaux. Ils promettent d’être sage afin d’avoir des cadeaux le lendemain… En effet, la célébration des Rois mages est aussi devenue en Argentine l’occasion de faire des petits cadeaux aux enfants de la maison.

Une fête traditionnelle très importante en Argentine

Célébrer el Día de Reyes Magos avec les Argentins est une expérience inoubliable. C’est un des jours de fête où on peut observer le meilleur des valeurs, de l’humanité et de la foi de ce peuple. Cette fête est tout comme Noël, l’occasion de célébrer l’amour au sein des familles. Les rues sont remplies de familles qui viennent profiter de l’ambiance unique de ce jour… et des promotions dans les boutiques et petits stands de nourriture. El Día de Reyes Magos, par ses nombreuses traditions, est en dépit de son aspect commercial l’occasion de profiter en famille de ce jour d’amour et de paix.

De passage début janvier en Argentine, on n’hésite pas à aller faire un tour dans les rues pour El Día de Reyes Magos !


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L’Église Maradonienne, le football religieux

Le culte rendu à l’ex-footballeur Diego Maradona ne s’arrête pas qu’aux tatouages sur les biceps et pectoraux et autres frénésies de ses inconditionnels ! La ville de Rosario possède l’objet de cette passion, une église où les fidèles peuvent venir se recueillir et apprendre les préceptes inculqués par un homme de foi…

Wikipedia

L’Eglise

Elle a été créée le 30 octobre 1998 (pour les 38 ans de Maradona) par les Argentins Hernán Amez et Héctor Campomar. Elle possède actuellement plus de 100 000 adeptes dans une soixantaine de pays, cependant des réunions entre adeptes n’ont lieu chaque année que depuis 2001, durant les 2 jours saints.

Par ailleurs, comme toute église, il est possible de célébrer son mariage ou un baptême au sein de celle-ci et bien entendu le maillot floqué au nom du Dieu est la tenue de rigueur ! Le premier mariage maradonien eu lieu le 29 octobre 2007 dans la ville de Colón en Argentine entre deux croyants mexicains. Le Mexique est le troisième pays possédant le plus de fidèles (Argentine et Espagne étant respectivement 1er et 2e).

[youtube]http://youtu.be/UzCAJZoCG90[/youtube]

 Vidéo – Source: Maradona by Kusturica

Le culte

La religion possède le Diego Nuestro: ” Qui est sur les terrains – Que ton pied gauche soit béni – Que ta magie ouvre nos yeux – Fais-nous souvenir de tes buts – Sur la terre comme au ciel – Donne nous aujourd’hui notre bonheur quotidien – Pardonne aux Anglais- Comme nous pardonnons à la mafia napolitaine – Ne nous laisse pas abîmer le ballon – Et délivre nous de Havelange. – Diego. “

Cela va même plus loin, la religion possède un neo-tétragramme “D10S” : il est formé par l’assemblage du numéro de Maradona en équipe d’Argentine et Dios. Sachez aussi que la religion possède son propre calendrier, le calendrier Maradonien, comptant les années depuis la naissance de Maradona le 30 octobre 1960,  il indique actuellement l’année 53.

Les fêtes

Deux fêtes sont célébrées chaque année. Tout d’abord le Noël Maradonien, célébrant chaque année la naissance de Maradona. Elle est célébrée la veille du jour de naissance, c’est-à-dire le 29 octobre.

Ainsi que les Pâques Maradoniennes : fête qui a lieu le 22 juin en l’honneur du match de l’Argentine face à l’Angleterre lors de la coupe du monde le 22 juin 1986 au Mexique. Ce même jour, Maradona marqua le but du siècle, ainsi que la “Main de Dieu”.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=gK2z5-cceP4[/youtube]

Les 10 commandements

Comme toute religion, la religion maradonienne a ses commandements:

1. “La pelota no se mancha”, célèbre phrase prononcée par le Diego

2. Aimer le football plus que tout au monde.

3. Déclarer son amour inconditionnel pour Diego et le football.

4. Défendre les couleurs du maillot argentin tout en respectant ses semblables.

5. Propager les miracles du Dieu Diego à travers toute la planète.

6. Honorer les lieux sacrés où Diego s’est rendu.

7. Ne pas proclamer le nom de Diego comme un club à lui seul.

8. Prêcher les principes de l’Eglise Maradonienne.

9. Porter Diego comme second prénom et le donner à son fils.

10. Vivre dans le monde réel et garder les pieds sur Terre.

On vous avait prévenus que l’Argentine c’est le football et vice versa…

 

Tourisme religieux en Argentine pour la Semaine Sainte

Cette semaine, le week-end s’étendra du 17 au 20 avril à l’occasion de la Semaine Sainte (Semana Santa en espagnol). À cette occasion, comme tous les ans, des milliers de personnes parcourront le pays, autant pour profiter du long week-end pour se reposer que pour faire honneur aux traditions religieuses chrétiennes.

Source wikimedia

Córdoba

Elle donnera à ses visiteurs et habitants les plus pieux l’occasion de suivre un Chemin de Croix théâtralisé. Si vous êtes de passage, profitez en pour voir la Manzana Jesuitica et, dans la province, le Camino de las Estancias Jesuiticas, un chemin toute l’année parcouru, aussi bien par les pèlerins que par les touristes. En parallèle, un autre Chemin de Croix sera réalisé jusqu’au Christ Rédempteur qui veille sur Cordoba.

Misiones/ Corrientes

Quant à la région du littoral fluvial, le Chemin de Croix montera jusqu’au Cerro del Monje de San Javier dans la province de Misiones, dont les célèbres ruines jésuites sucitent l’interêt du monde entier. La province d’Entre Ríos offrira son traditionnel Chemin de Croix de la Ruta Nacional 14 à Gualeguachú, et à Victoria on pourra visiter la Abbaye de l’Enfant Dieu.

Dans le Nord Ouest Argentin

La province de Jujuy, accueillera les traditionnels Pèlerinages à la Vierge de Copacabana de Tumbaya, à Yavi et à Tilcara. Les Vallées Calchaquíes de Salta accueilleront pour l’occasion les traditionnels misachicos de Cafayate, et sera réalisé un Chemin de Croix Vivant avec procession aux flambeaux, accompagné des ermites de San Carlos. Puis, on pourra assister à la lecture du Nouveau Testament à Cachi. Enfin, dans la ville de Salta, un traditionnel Chemin de Croix passera par l’imposante Catedral Basílica et par le Couvent de San Francisco.

Province de Tucumán

À Tafi del Balle, se réalisera la représentation Vida y Pasión de Dios Hombre, en plus du Chemin de Croix à cheval, dans la ville de Raco; le Chemin de Croix nautique aura lieu au Dique El Cadillal et la représentation de la Pasión Criolla dans le village de El Mollar.

Dans la province de la Rioja

Le pélerinage au Senor de la Peña aura lieu dans le département d’Aurauco, pendant qu’à Catamarca prendront place différents Chemins de Croix, notamment celui d’El Rodeo et d’Antofagasta de la Sierra… La ville de Santiago del Estero propose pour le Vendredi Saint de visiter le Couvent de Santo Domingo, oú se trouve une réplique du Saint Suaire, la cellule de Saint Francois Solano et la Catedral Nuestra Señora del Carmen.

En Patagonie

Pendant ce long week end se distingueront le Chemin de Croix sous marin, qui se réalise chaque année à Puerto Madryn dans la province de Chubut, et le parcours par la Route Binationale de la Foi (Argentine/Chili) à Junin de los Andes, dans la province de Neuquen. Un Chemin de Croix dramatisé appelé la Pasión se réalisera à Luis Beltrán, dans la province de Rio Negro, et un autre spectacle, statique cette fois, à Puerto San Julián, dans la province de Santa Cruz.

À Cuyo

Le pèlerinage de la Villa de la Quebrada, au détour de villes comme Villa de Merlo, offre des visites au Monasterio de Nuestra Señora de Belén, a l’Oratorio de los Romeros, à la capilla de Fátima et à La Gruta de Lourdes. Dans la même région, Mendoza propose le Chemin de Croix sur le mont Carmelo de El Salto, à Potrerillos, et dans la province de San Juan se réalisera la traditionnelle Cabagata de la Fe à la célèbre Difunta Correa.

Province de Buenos Aires

Elle est l’une des provinces qui aura le plus à offrir durant ce week-end. Elle mettra en scène de nombreux chemins de croix dramatisés, comme celui de Tandil, à 350 km de la capitale, où se réunissent chaque année de très nombreux fidèles. Mais le Vendredi Saint sera l’occasion pour toute la province de reproduire la Passion du Christ ; à Mar del Plata, Dolores, General Madariaga, Castelli, Villa Gesell, Las Toninas, Monte Hermoso, Luján et San Nicolás.

Ville de Buenos Aires

La ville de Buenos Aires, quant à elle, comme tous les ans, offrira le Chemin de Croix, partant de Plaza Lorea et terminant à la Catedral Metropolitana, en plus de la Messe Pascale et le grand concert de Pâques à la Catedral Metropolitana. La capitale propose aussi les circuits touristico-religieux de las Siete Iglesias et le circuit Papal à pied ou en bus, et pourquoi ne pas en profiter pour visiter le parc thématique Tierra Santa ?

La religion en Argentine

La religion officielle de l’Argentine est la religion catholique apostolique et romaine. Les catholiques représentent 92% de la population argentine. Il y a aussi  d’autres communautés et des cultes propres au pays. Nous vous en disons plus sur l’importance de la religion dans ce pays.

Source – Photo : fr.wikipedia.org

Evolution de la religion

Jusqu’en 1994, date à laquelle la constitution a été changée, le chef de l’état devait obligatoirement être catholique.
La culture argentine a toujours été très fortement marquée par l’empreinte de l’Église. Par exemple, lorsque les argentins (pour la plupart) passent devant une église, beaucoup d’entre eux font traditionnellement un signe de croix. Cependant aujourd’hui, ce n’est pas la majorité de la population qui se rend à l’Eglise. On compterait seulement 10% des Argentins qui se rendent régulièrement à l’Eglise lorsque le reste n’y va que pour certaines occasions (pour les baptêmes, les mariages, etc). On note une nouvelle ferveur de la population avec l’arrivée du Pape François qui est argentin. En vous baladant, il est fréquent de voir sa photo et les argentins en sont pour la plupart très fiers.

En Amérique du Sud, la Vierge est vénérée avec une grande ferveur et il n’y a pas d’exception pour les argentins. Il y a des processions pour la Vierge de Luján et la Vierge d’Itatí. Ces célébrations réunissent tous les ans beaucoup de monde. Par exemple, pour la Vierge de Luján (lieu saint le plus visité), de nombreuses personnes font le chemin Buenos Aires – Luján (65km). C’est un pèlerinage qui se réalise en honneur de la vierge de Luján, la sainte Patronne de l’Argentine. Il y a une grande basilique à Luján où des milliers de personnes se rendent.

Il y a d’autres croyances représentées en Argentine, comme le judaïsme. Buenos Aires est une des villes qui a le plus de juifs, 300 000 personnes. C’est la plus grande communauté en Amérique après New-York.

Autres cultes

Il n’est pas rare d’apercevoir sur les routes en Argentine des petits Autels qui illustrent le culte des santos. Ces derniers sont des saints populaires que le peuple argentin veut garder en mémoire et continue de leur vouer un culte au fil du temps.

Il y a la Difunta Correa de San Juan qui se commémore avec un autel entouré de bouteilles en plastique, normalement remplies d’eau. Ce lieu de culte rappelle la mort de la Difunta Correa qui cherchait son mari dans le désert. Elle a été retrouvée morte de soif avec son enfant sur son sein, qu’elle allaitait.

Vous ne seriez pas surpris également de voir un autel rouge, recouvert de fleurs et de foulards rouges. Cet autel rappelle le Gauchito Gil qui est comparé à Robin des Bois. Il est né dans la province de Corrientes mais ce culte s’est répandu dans le reste du pays.

Il y a d’autres cultes comme la Pachamama, la terre-mère, ou la Madre María et bien d’autres. Les légendes sont nombreuses !

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Dictature argentine : l’Eglise permet l’accès à ses archives

Après des années de silence, l’Eglise argentine finit par collaborer aux recherches sur les enfants volés de la dictature. Après une rencontre avec le Pape Fransisco, les Grand-Mères de la Place de Mai voient un nouvel espoir naître et se sentent soutenues.

Source – Photo : blmurch

Une demande de vive voix faite au Pape

Le 24 avril 2013 la fameuse association des Grands-Mères de la Place de Mai s’est directement adressée au Pape Fransisco, lors d’une audience qui a eu lieu au Vatican. La Présidente de l’ONG, Estela de Carlotto, a demandé, lors d’un bref entretien avec le nouveau pape, d’intercéder en leur faveur pour que l’Eglise ouvre ses archives afin d’avoir l’opportunité de recolleter de nouvelles informations quant aux enfants volés sous la dictature argentine (1976 – 1983). Le Pape Fransisco lui a répondu, alors, qu’elle pouvait “compter sur lui”. Elle lui a également remis un dossier complet concernant les disparitions et une liste d’actions nécessaires à la réalisation de sa promesse.

Des nouvelles informations disponibles

Mercredi 31 Juillet 2013, la nouvelle est tombée et l’espoir se fait plus grand pour ces grand-mères en quête de vérité. En effet, l’Eglise argentine s’est engagée à collaborer, en ouvrant ses archives, aux recherches sur les disparus et les enfants volés de la dictature. Jose Maria Arancedo, président de la conférence épiscopale argentine, a rencontré les représentantes de l’ONG des Grand-Mères de la Place de Mai et leur a assuré le soutien de l’Eglise quant à leurs recherches.

Depuis plus de 35 ans, cette association de femmes, de mères, recherche de façon acharnée les personnes disparues sous la dictature, surtout les petits-enfants qui ont été adoptés illégalement par d’autres familles. Aujourd’hui, environ 400 enfants n’ont pas encore été identifiés sur un total d’approximativement 500 nés dans des prisons clandestines. Pendant des années, l’Eglise est restée silencieuse à ce sujet, mais aujourd’hui un espoir est né. Les grand-mère demandent l’accès aux registres de baptême des enfants disparus et aux archives du Mouvement Familial Chrétien, impliqué dans ces adoptions. Ces femmes recherchent plus leurs petits-enfants que les coupables de ces adoptions.

Un grand pas a été fait, ce qui permettra d’approfondir les recherches de de développer de nouvelles pistes.

Le Pape est Argentin : un musée en son honneur

Ce dimanche, 7 juillet 2013, sera inauguré un tout nouveau musée à Buenos Aires. Après avoir mis en place des visites guidées de la ville ayant pour thème la vie du Pape Fransisco, Buenos Aires ouvre un musée en son honneur. On ne peut le nier : les Argentins sont fiers de leur Pape!

Source – Photo : Arkhangellohim

Le musée “Cardenal Jorge M. Bergogli”

Le musée sera situé au sein même de la Cathédrale de la capitale, qui se trouve en face de la Place de Mai. On y trouvera des objets personnels et liturgiques qu’utilisait l’archevêque de Buenos Aires pendant ses 15 ans de fonction dans la capitale argentine.

Une sculpture du Pape

Samedi, lors de la Journée du Pape, a été inaugurée une sculpture du Pape Fransisco en taille réelle. Vous pourrez trouver cette oeuvre, sculptée par l’artiste Fernando Pugliese, à la Catedral Metropolitana.

Cet événement a été programmé lors de la semaine de prière avec et pour le Pape et l’Eglise. De nombreuses actions ont été menées par l’Action Catholique de Buenos Aires afin d’inviter les croyants à prier, les jeunes sont notamment allés dans les centres commerciaux et les principales place de la ville.

Le Pape Fransisco a également une plaque à son honneur, retraçant sa vie, qui a été scellée dans la Cathédrale de Buenos Aires.

Buenos Aires : visites guidées sur les traces du pape

Argentine-Info vous donne des bons plans pour visiter Buenos Aires. Depuis ce weekend, la ville de Buenos Aires propose différentes visites guidées qui vous mèneront sur les traces de la vie du pape argentin Francisco. Lors de ces promenades, vous en saurez plus sur la vie du pape et sur ses valeurs. Par ici la visite!


Source – Photo : Arkhangellohim

Visites guidées à pied

Flores

La première vous mènera dans le quartier de Flores. Elle a lieu tous les jeudis à 15h et dure environ 1h30. Rendez-vous à la Basilique San José de Flores pour parcourir le quartier et découvrir cinq points importants de la vie du pape.

Le plus : Pas besoin de s’inscrire à l’avance et la visite est gratuite.
Attention, la visite est annulée par temps de pluie.

Plaza de mayo

Cette seconde visite guidée se fait aussi à pied et dure 1h30. Comme pour la précédente, le départ se fait à 15h, mais cette fois-ci pour découvrir un autre chemin. Rendez-vous donc tous les mardis devant la Cathédrale de la Place de Mai pour découvrir une autre partie de la vie du Pape Fransisco.

Le plus : Pas besoin de s’inscrire à l’avance et la visite est gratuite.
Attention, la visite est annulée par temps de pluie.

Visite guidée en bus

Cette visite guidée en bus dure 3h et a lieu tous les samedis, dimanches et jours fériés. Départs à 9h et à 15h de la Basilique San José de Flores. Cette visite est la plus complète de toutes celles proposées. Vous partirez de Flores, passerez, entre autres, par Villa Devoto, San Nicolás, Monserrat et Almagro.

Le plus : La visite est gratuite.
Pensez à vous inscrire à l’avance, le nombre de places est limité!
Inscription par e-mail à circuitopapal@buenosaires.gob.ar

Pour plus d’infos, c’est ICI

Les Grand-mères de la Place de Mai s’adressent au pape

Hier, mercredi 24 avril, Estela de Carlotto, présidente de l’ONG des Grand-mères de la place de Mai a rencontré le Pape Francisco et lui a remis un dossier concernant les “enfants volés” de la dictature. L’organisation lui demande d’ouvrir les archives de l’Eglise Argentine, qui contiennent des informations sur les disparus de la dictature qui était en place dans le pays entre 1976 et 1983. Le Pape lui a répondu qu’elle pouvait “compter sur lui”.

Source – Photo : Javier Paredes

Le Pape représente un espoir pour les familles des disparus

En tant que Pape, il peut désormais demander la divulgation des informations détenues par l’Eglise afin que les familles puissent retrouver les personnes disparues sous la dictature. Cela représente un réel espoir pour ces familles à qui on a enlevé leur petits enfants, et Estela de Carlotto parle au nom de toutes les grand-mères de la place de Mai en disant “on ne veut pas mourir sans les serrer dans nos bras”. Jusqu’alors, les tentatives de l’ONG ont été nombreuses afin de récolter des informations concernant les disparus, mais l’Eglise est toujours restée muette à ses appels.

Les enfants volés et la dictature

Les mères des enfants disparus faisaient partie des opposants au régime; elles ont été détenues et torturées. Les femmes enceintes se retrouvaient à accoucher dans des centres de détention (tels que l’ESMA, école mécanique de la marine, devenue aujourd’hui un musée) puis tuées, et leurs bébés leurs ont été enlevés dès la naissance, et bien souvent adoptés par les tortionnaires eux-mêmes.

Selon les organisations de défense des droits de l’homme, le nombre de disparus sous le régime de la dictature argentine est estimé à 30 000, dont au moins 500 bébés qui auraient été volés à leurs famille et donnés à l’adoption sous une fausse identité. A ce jour, 107 enfants, qui sont aujourd’hui des adultes, ont été retrouvés et identifiés.

L’histoire des Grand-mères de la Place de Mai

Cette organisation regroupe des femmes ordinaires issues de milieux socioprofessionnels différents, qui n’avaient, à la base, rien en commun. La dictature argentine. Voilà ce qu’elles ont en commun. Elles se battent depuis 35 ans pour faire connaître leur cause dans le monde entier et retrouver leurs petits enfants, volés et donnés à l’adoption pendant cette période noire du pays. Le fait que le Pape ait dit qu’elles pouvaient “compter sur lui” fait naître une réelle lueur d’espoir chez ces grand-mères en quête de vérité.