Argentina Trophy : le 4L Trophy à la sauce argentine

Vous connaissez sûrement le 4L Trophy, qui fêtera ses 20 ans lors de l’édition 2017 ? Et bien cette année, il a vu naître son petit frère : l’Argentina Trophy. Comme lui, l’Argentina Trophy mêle course automobile dans des paysages grandioses et objectif humanitaire et solidaire. Seule différence ? Comme son nom l’indique l’Argentina Trophy se déroule en Argentine et non pas au Maroc. Zoom sur la première édition d’un rallye qui s’annonce déjà comme une réussite !

Argentina Trophy

4L Trophy – Photo : Wikipédia

L’Argentina Trophy, un rallye pas comme les autres

Non les participants ne traverseront pas l’Argentine à bord d’une 4L. Pas assez locale. L’heureuse élue est la Chevrolet Corsa, voiture que l’on retrouve partout en Argentine. Elle présente d’ailleurs les mêmes caractéristiques que la 4L : petite, passe-partout. Ainsi, elle permettra aux participants, tous agés de 18 à 30 ans, de foncer vers l’Ouest argentin. Evidemment, pas de GPS, mais les traditionnelles carte et boussole pour guider les pilotes.

Ce qu’offre ce rallye si particulier, c’est donc une expérience unique et aussi une ambiance inoubliable. Se retrouver au bivouac autour d’un plat local, s’entraider, voilà ce dont il est surtout question dans ce rallye. Bien plus que la course en elle-même. En effet, le but n’est pas de gagner mais bien de coller aux indications du road-book. Symbole de cet objectif si particulier, les participants vivront une journée de solidarité auprès des enfants de l’association “Vol de nuit”.

Le grand départ sera donné le 1er mai 2017, pour la première des quatre étapes de l’aventure qui s’achèvera par le fameux « marathon » de 2 jours. Après cinq jours de piste, les participants concluront le raid par la journée de solidarité et la cérémonie de clôture.

Argentina Trophy

Nord Ouest Argentin – Photo : Equinoxe Argentina

Une expérience solidaire

Limiter l’Argentina Trophy à ses 4 étapes de route ne serait pas juste. Non. Ce rallye est bien plus que cela. Il a hérité de l’esprit de son “grand frère”. Ainsi, les participants aident la même association que ceux du 4L : Enfants du désert. Cette association lutte pour plus de 10 ans pour rendre l’éducation accessible aux enfants. Créée au Maroc, elle s’est désormais étendu à l’Argentine notamment, et son action se porte sur les enfants de la province de Salta.  Les quatre domaines d’intervention de l’association sont : l’éducation, la santé, le développement durable et le parrainage.

Quant à la journée de solidarité, c’est l’un des temps forts de l’aventure. Comme dans tous les rallyes organisés par Désertour, le véritable objectif est de venir en aide aux enfants du pays dans lequel les participants se rendent. C’est pourquoi, les participants de l’Argentina Trophy vivront une « journée solidaire » auprès d’enfants. Ainsi, l’association “Vol de Nuit” a été choisie pour la journée de solidarité. Cette association, créée par la famille de Saint Exupery, intervient dans des banlieues défavorisées de Buenos Aires. Son but est de soutenir les familles et enfants en difficultés. Grâce à leurs actions depuis 2003, plusieurs centres ont vu le jour, permettant ainsi d’aider bon nombre de familles.

En conclusion, si vous voulez faire partie de cette expérience unique, rendez-vous sur le site officiel mais attention dépêchez-vous car les inscriptions de terminent le 31 décembre 2016.


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La Fondation Argentine : un pavillon argentin au coeur de Paris

Vous êtes étudiant argentin vivant à Paris pour vos études ? Nostalgique de votre pays ? Alors, il existe un endroit fait pour vous à Paris : la Fondation Argentine, ou Maison de l’Argentine. En effet, en plein coeur de la cité internationale universitaire, un endroit est spécialement consacré à l’Argentine et aux étudiants argentins.

Fondation Argentine

Maison de l’Argentine- Photo : Wikipedia

L’Argentine au coeur de la cité universitaire

La Fondation Argentine est l’un des trente pavillons de la Cité Internationale Universitaire de Paris. En tout ce sont 6 000 étudiants, venant de plus de 132 pays qui y vivent. Parmi ces pavillons, il y a donc celui de l’Argentine. Véritable lieu de vie pour les argentins, cette maison n’est cependant pas uniquement limitée aux argentins. En effet, d’autres étudiants de nationalités différentes y vivent également. On estime à 30% le nombre d’étudiants étrangers qui vivent dans la Casa Argentina. Tout comme on estime à 30% le nombre d’étudiants argentins de Paris qui ne vivent pas ici dans ce pavillon. Cependant, cela ne l’empêche pas de proposer de nombreux evènements de la culture argentine. Par exemple, des cours de tango ou des concerts d’artistes argentins…

Un pavillon historique

En effet, la Fondation Argentine n’est pas un pavillon comme les autres. Tout d’abord, de nombreux personnages Argentins y ont vécu. Par exemple, le fameux écrivain Julio Cortazar y est arrivé en 1951 pour faire ses études. Et sa chambre est chaque année source de disputes car tout le monde veut l’avoir.

De plus, la Fondation Argentine fut l‘un des lieux de rassemblement majeur des étudiants lors de Mai 68. Elle était d’ailleurs surnommée Casa Che Guevara par les étudiants.
Ainsi, la Maison de l’Argentine est l’un des pavillons les plus connus et historiques de la Cité Universitaire.

L’architecture de la Fondation Argentine

La réalisation de la Maison de l’Argentine a été confiée à trois architectes : deux architectes français, Bertoune et Fagnez, et un architecte argentin, Tito Saubidet.

L’édifice est constitué de deux pavillons séparés par une cour et réunis par une galerie couverte. Le plus grand bâtiment compte 50 chambres et le plus petit compte 25 chambres. L’entrée extérieure est entourée de quatre colonnes soutenant un petit toit de tuiles espagnoles. Elle est terminée par un portique de « style argentin ». Deux drapeaux (argentin et français) ainsi que l’Écu de l’Argentine la surplombent, en façade extérieure.

L’idée était de faire ressembler le pavillon à une véritable estancia ! La cour, le portique, les tuiles, tout vient rappeler ce style de vieille maison de ferme ! Et le résultat est réussi !

Fondation Argentine

Estancia Argentine- Photo : IHA

Un symbole de la coopération franco-argentine

Inaugurée en 1928, la Casa Argentina abrite actuellement 86 étudiants d’universités argentines, en majorité publiques, suivant des cursus de master ou doctorat allant de la médecine à la philosophie en passant par les sciences et bien d’autres.

Aujourd’hui ce pavillon est un symbole de la forte coopération entre les deux pays. Inversement, le nombre d’étudiants français venant en Argentine, à Buenos Aires ou ailleurs, est impressionant. Tout comme l’est le nombre d’expatriés français venus tenter l’expérience argentine. Et de l’autre côté, les universités argentines veulent des partenariats avec la France. Par exemple la UBA (Universidad de Buenos Aires) place la France en tête avec 40 partenariats, contre 36 avec l´Espagne et seulement 15 avec les Etats-Unis. Idem pour l’UCA

Bref, les étudiants argentins sont très intéressés par la France, tout comme l’est l’Argentine pour les étudiants français. Et c’est par l’existence d’endroits comme la Fondation Argentine que cette coopération pourra continuer !


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Zoom sur TECHO

TECHO, “toit” en français, est une ONG qui lutte contre la pauvreté dans 21 pays d’Amérique Latine, en construisant des maisons pour des populations sans toit. TECHO est en réalité le nouveau nom de l’organisation “Un techo para mi país” qui marque ainsi une période de changement de stratégie depuis 2010. Toujours dans la continuité de ses valeurs et projets, elle agit dans une région où quasiment 30% de la population vit sous le seuil de pauvreté.

TECHO – Photo : Pixabay

TECHO ?

C’est une ONG à but non lucratif qui assure non seulement la construction de maisons pour des milliers de personnes, mais aussi le suivi de ces populations dans le but de leur faciliter l’intégration sociale.

La construction de maisons

Ce sont de jeunes bénévoles entre 18 et 30 ans qui s’occupent de la construction. Ces maisons préfabriquées font 18m2 et coutent à la fabrication moins de 2000 euros/u. Elles sont construites grâce aux dons reçus qui proviennent souvent d’entreprises privées et de partenaires.
Cependant, pour pouvoir bénéficier d’un toit, l’ONG impose certaines conditions ! En effet pour être éligible à la construction, les familles doivent :

  1. Disposer d’un terrain pour accueillir la construction
  2. Participer activement à la construction avec les volontaires
  3. Payer 10% du prix de la maison, pour renforcer le sentiment de “compromis” entre l’ONG et la famille.

De plus, les heureux élus ne sont pas tirés au hasard, ils sont choisis sur une base de critères jaugeant de la précarité de leur situation.

L’intégration sociale

Le but de l’organisation est également de fournir aux communautés toutes les cartes pour pouvoir, à partir des maisons construites, se développer sur le long terme.
Pour cela, des jeunes volontaires viennent travailler avec les populations pour les guider dans l’amélioration continue de leur niveau de vie.

“Un techo para mi país” devient “TECHO”, mais toujours dans la continuité de ses valeurs

Depuis 2010, l’organisation traverse une période de changements nécessaires pour affronter les nouveaux défis dus à son expansion. Elle a alors décidé de changer de nom.
Au delà des valeurs humaines qui portent l’ONG, TECHO fait preuve d’une transparence exemplaire. Et pour cause, c’est l’entreprise Deloitte qui s’occupe de garantir un fonctionnement licite de l’ONG et d’optimiser constamment leur système administratif.

Lancez-vous

Vous voulez participer au projet de TECHO ? C’est le moment de les aider, l’ONG sera à Buenos Aires le 6 et 7 août 2016 pour une mission humanitaire !

  1. Par un don d’argent depuis leur site
  2. En vous proposant comme volontaire pour aider à la construction des maisons
  3. En devenant un partenaire de TECHO !

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2016 : Année de la solidarité Argentine ?

Depuis Janvier 2016, les actes de solidarité à grande échelle se multiplient en Argentine. La distribution de nourriture, de vêtements chauds ou encore de vélos ne cesse de croître dans la capitale et prend même une nouvelle tournure en s’adaptant aux défis de la société actuelle. Cette solidarié portée par les réseaux sociaux s’inscrit dans l’ère du temps en permettant à chacun d’agir de plus en plus simplement.

Solidarité

Solidarité – Crédit photo : OpenClipartVectors

La solidarité Argentine se réinvente

Qu’elles proviennent de citoyens lambda ou d’ONG, les initiatives solidaires sont dans tous les cas portées par un engouement général. Les trois projets suivants sont une illustration originale des nouvelles formes de solidarité en Argentine en 2016.

“La Heladera social”

Lutter contre le gaspillage tout en rendant service, c’est le projet de Fernando Rios à Buenos Aires pour 2016.

Rios projette d’installer un frigidaire sur la Plaza de Mayo, dans lequel il serait possible de déposer de la nourriture, pour ceux qui veulent aider, ou d’en prendre, pour ceux dans le besoin. Ce projet est appellé la “Heladera social” soit le frigidaire social. Il vise à aider les plus démunis en reposant sur un principe simple : la responsabilité de chacun. En effet, ce frigidaire aurait vocation à aider en siuation de besoin ponctuel.

“El perchero social”

Dans la continuité de la “heladera social”, L’ONG “La Red Solidaria” a lancé son projet du “perchero social” pour 2016. Il s’agit d’un portemanteau sur lequel chacun pourra déposer des vêtements chauds en période d’hiver, s’il veut aider, ou en prendre si besoin.

Au pied de ce portemanteau, une pancarte expliquera ce fonctionnement : “tu as froid ? prends en un. Tu veux aider ? Pose en un”.

“La Rueda solidaria”

Depuis deux ans déjà, trois amoureux du vélo ont lancé un projet social solidaire : Ils récupèrent des vélos qui ne servent plus, pour les réparer et les offrir aux personnes qui en ont besoin, afin de se déplacer jusqu’au travail par exemple. En deux ans, ces trois bénévoles ont donné 550 vélos grâce notemment aux dons des Argentins.

A vous de jouer !

Si vous voulez aussi participer aux mouvements solidaires à Buenos Aires …

  • Vous pouvez toujours donner une seconde vie au vélo que vous n’utilisez plus.
  • L’ONG “La red solidaria” porteuse du projet du “perchero social” a lancé la campagne #FríoCero2016 qui vise à aider ceux qui n’ont pas de logement. Vous pouvez rejoindre ce mouvement en téléchargeant l’application whatsapp et en ajoutant le numéro suivant : +5491141631595. C’est le numéro de l’organisation qui enverra des #AlertaSolidaria (#AlerteSolidarité) pour prévenir d’une situation d’urgence. Vous serez alors prévenu en temps réel et pourrez venir en aide aux personnes dans l’urgence.
  • Vous pouvez directement aller faire un tour du côté de l’ONG “un toit pour mon pays Argentin” qui vient en aide aux sans abris.
  • Rejoignez également le projet “Plato Lleno” qui lutte contre le gaspillage alimentaire et la malnutrition. Pour ce faire, le projet en partenariat avec des entreprises récupère de la nourriture qui n’a pas été consommée lors d’évènements. Oui, vous pouvez aider en donnant de la nourriture (au minimum 15 kilos) et en les contactant via le mail suivant : proyectoplatolleno@gmail.com

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Proyecto Plato Lleno : Luttons contre le Gaspillage

De nos jours les pays développés produisent plus que ce qu’ils ne consomment. Cela  engendre plus de 1.3 milliards de nourriture gaspillée chaque année dans le monde, ce qui est plus que déplorable. Lors de certaines fêtes ou occasions comme Noël, Nouvel an ou les mariages, la nourriture est à profusion et il y en a toujours bien plus que ce qu’il n’en faut ; cela génère un pic de gaspillage. Aujourd’hui, Argentine Info vous présente le projet Argentin  Proyecto Plato Lleno qui essaye de pallier ce gaspillage intensif.

Tous unis contre le gaspillage

Tous Unis – Crédit photo : OpenClipartVectors

Qu’est ce que Proyecto Plato Lleno?

Proyecto Plato Lleno est née en 2013. Ce projet a été principalement conçu  par le créateur d’événements  Alexis Vidal et par Paula Martino de l’agence d’événementiel Sustentables GettinGreen. Le projet a été formé par une alliance entre la conception et  la morale écologique. Ce qui a permis la fusion entre ses deux parties opposées est la question suivante : “ Que pouvons-nous faire de toute cette nourriture qui n’a pas été mangée lors d’événements pour éviter que celle-ci ne termine pas à la poubelle ? ‘’

Ils ont donc décidé de créer Proyecto Plato Lleno qui est une initiative 100% solidaire et volontaire qui a pour but de récupérer la nourriture qui n’a pas été consommée lors d’événements pour éviter tout gaspillage : elle est récupérée elle est distribuée dans différents foyers pour enfants, adultes, séniors. Proyecto Plata Lleno  est le premier organisme de ce type en Argentine. Ce projet est mené dans les villes de Buenos Aires, Posada, Mendoza, La Plata.

Quelles sont les personnes qui participent à ce projet ?

Les personnes qui participent généralement à ce projet sont des hôtels, des bateaux de croisières, les organisations et les producteurs d’événements, qui sont capables de donner une grande quantité de nourriture à la fin d’un grand événement. Mais aussi quelques particuliers participent à ce projet. Toute personne voulant y participer est la bienvenue!

Quel type de nourriture peut-on donner ?

On peut donner tout type de nourriture sucrée ou salée. Excepté les surgelés ou tout aliment qui ne peut être transporté en respectant la chaîne de froid. Dans le cas où vous n’auriez que des aliments surgelés ou qui nécessitent une température basse, il y a possibilité lors du transfert d’avoir un camion réfrigérant loué par l’association.

Pour pouvoir participer au don de nourriture il faut pourvoir donner au minimum entre 15 et 20 kilos de nourriture. Ce qui représente l’équivalent de 30 à 40 repas.

Peut-on y participer d’une autre manière ?

Alors pouvons-nous aussi participer à ce projet qui limite le gaspillage alimentaire et aide les personnes dans le besoin, alors que nous sommes à des milliers de kilomètres ? La réponse est oui ! Vous pouvez participer de deux manières différentes : la première est par le don de nourriture, la seconde est par le don d’argent ce qui permet d’offrir  plusieurs repas aux personnes qui sont dans le besoin.


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L’Université de Buenos Aires enseigne dans les prisons depuis 30 ans !

La UBA (Université de Buenos Aires) a mis en place il y a 30 ans le programme UBA XXII, dont l’objectif est de promouvoir l’éducation en prison. Les détenus peuvent ainsi avoir accès à tout type de formation académique (basique à supérieure) selon leur niveau d’étude à l’entrée, une chance unique dans un contexte d’enfermement. Les résultats sont très positifs.

Source : iuvalladolid.org

UBA XXII c’est quoi ?

Le programme UBA XXII a été crée en 1985. Depuis cette date, 3000 prisonniers ont pu bénéficier de ce programme et plus de 500 ont été diplômés !  Les prisonniers peuvent suivre des études de comptabilité, droit, lettres, psychologie, sociologie. Des ateliers et des activités éducatives complémentaires ont également été mises en place. Aujourd’hui en Argentine, 48% des prisonniers n’ont pas accès à l’éducation selon la SNEEP (Système National de Statistiques concernant l’Exécution des Peines). Ce chiffre tombe néanmoins à 14% dans les prisons dépendant de la capitale fédérale.

L’importance de l’éducation en prison

Une étude réalisée par la Faculté de droit de la UBA et la Procuration Pénitentiaire de la Nation (PPN) a révélé que sur les 132 inscrits au programme en 2013, 84% n’ont pas commis d’autres délits par la suite. C’est-à-dire que plus de 8 détenus n’ont pas eu d’autres ennuis avec la justice après avoir suivi une formation en prison. En outre, l’accès à l’éducation permet de rompre avec la logique d’isolement carcéral en proposant un espace d’échange et de savoir collectif. L’éducation en prison permet aux détenus de poursuivre leur formation, qui pour la plupart est très élémentaire. Aujourd’hui, environ 70% des prisonniers en Argentine ont un niveau collège,  23% ont un niveau lycée et moins de 2% ont fait des études supérieures.

La législation sur l’éducation en prison en Argentine

L’éducation pour tous est un des principes de la Constitution nationale en Argentine, mais il existe également une législation concernant les contextes pénitenciers. La Ley de Estímulo Educativo (Loi de stimulation éducative) a en effet été votée en 2011. Elle permet une réduction de la période d’incarcération pouvant aller jusqu’à 20 mois, à condition que le détenu suive une formation éducative ou professionnelle, partielle ou totale.


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Dale tu mano : une association pour les enfants du grand Buenos Aires !

L’équipe d‘Argentine-Info est partie à la rencontre de Morena, membre de Dame tu Mano, une association venant en aide aux enfants de la banlieue de Buenos Aires, à Boulogne sur mer. L’association propose des activités éducatives et ludiques pour ces enfants issus de milieux défavorisés, loin de la violence ou de la drogue présentes dans leur environnement familial. Morena, une italienne passionnée par la culture française, maniant aussi bien l’espagnol que le français ou l’italien, nous explique plus en détail l’organisation de Dame tu mano !

Dale Tu Mano – Photo : Dale tu Mano

Bonjour Morena! Est-ce que vous pouvez nous présenter l’association Dame tu mano ?

Dame tu mano est une association qui a été montée par un groupe d’amis français en 1994 dans le but d’apporter un soutien éducatif et financier aux enfants de la périphérie de Buenos Aires.  Aujourd’hui, il y a à la fois un jardin d’enfants qui fonctionne toute la semaine et un refuge, qui lui, n’est ouvert que le samedi pour accueillir les enfants venant de milieux défavorisés. Il y a aujourd’hui environ 25 enfants inscrits au jardin d’enfants et nous apportons notre aide le samedi à environ 40 enfants, qui sont âgés de 5 à 14 ans. Personnellement, cela fait deux ans que je suis membre de Dame tu mano et je suis chargée avec 3 autres personnes, d’organiser différents événements tout au long de l’année pour récolter des fonds.

Justement, quel type d’événements organisez-vous ?

J’organise 4 événements par an : un grand déjeuner solidaire, une exposition d’Art, une Feria Americana (braderie) et un marché de Noël. Le 12 Novembre par exemple, nous organisons la Feria Americana où l’on revend des cadeaux récoltés à droite à gauche pour seulement quelques pesos à des personnes dans le besoin.  Il y a ensuite des événements plus ponctuels, par exemple on a organisé une fois un concert à l’Ambassade de France. Nous avons notamment le soutien de Buenos Aires Accueil qui est une association chargée d’accueillir les Francophones dans leur pays d’accueil. Cette association organise un café de quartier  tous les mois et propose des visites de Buenos Aires pour les Français fraîchement débarqués.  Beaucoup de personnes extérieures à Buenos Aires Accueil apportent également leur aide concernant l’organisation de nos événements !

Concrètement, comment est-ce que vous aidez les enfants ?

Les 4 personnes qui travaillent à Dame tu Mano ne travaillent pas directement avec les enfants. Au départ les organisateurs aidaient directement les enfants, maintenant le jardin d’enfant et le refuge sont autonomes et sont gérés par d’autres personnes. Les enfants de la maternelle sont éduqués par des enseignants payés par l’Etat et le refuge est géré à la fois par des volontaires et par l’Eglise. Au refuge, on distribue à la fois de la nourriture et des petits cadeaux pour les enfants, et on leur donne de l’argent pour leur quotidien.

Dale Tu Mano

Dale Tu Mano – Photo : Facebook

Qu’est-ce qui fait qu’aujourd’hui vous êtes en Argentine ? Pourriez-vous revenir sur votre parcours ?

Je suis née en Italie, dans la région de Venise. J’ai une vie d’expatriée, je suis habituée à changer régulièrement de pays. Je suis arrivée à Buenos Aires il y a 4 ans, avant j’avais passé 20 ans en Afrique (au Sénegal, au Mozambique, en Guinée et au Soudan) et 4 ans au Pérou. Quand je suis arrivée, je cherchais une occupation pendant mon temps libre, j’ai donc demandé conseil aux personnes de Buenos Aires accueil,  qui  sont rapidement devenu des amis et m’ont dirigée vers Dame tu Mano.

Est-ce que vous avez des projets pour la suite ?

Pour l’instant nos événements fonctionnent plutôt bien et nous n’avons pas besoin de beaucoup plus d’argent pour aider les enfants. Mais si l’on voit que les événements ne rapportent pas assez, on les adaptera pour en recréer d’autres en fonction des circonstances. En ce moment avec les élections, les Argentins sont très incertains concernant leur avenir et leurs finances, les gens ont moins tendance à donner. Nous verrons bien comment la situation évolue par la suite !

Merci beaucoup Morena et bonne continuation !


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Los Pibes del Playón : une association pour les jeunes du quartier de la Boca

L’association Los Pibes del Playón est située à la Boca, célèbre quartier de Buenos Aires, réputé pour ses maisons colorées, ses danseurs de tango, ses boutiques touristiques… et la pauvreté du quartier.

La Boca – Source: Claire Péridy

La Boca : un quartier à deux facettes

Aujourd’hui, on dit souvent que le quartier de la Boca a perdu un peu de son âme, qu’il est devenu un lieu touristique peu authentique. En effet, les guides recommandent surtout de voir le Caminito, cette allée célébrissime bordée par des maisons de tôle multicolores. Ces maisons ne sont plus habitées aujourd’hui, ce sont pour la plupart des boutiques pour touristes. Mais si vous vous éloignez un peu de ce centre touristique en vous aventurant dans quelques rues parallèles, vous découvrirez l’autre visage de la Boca : un quartier défavorisé où la pauvreté se fait sentir. Certaines familles du quartier vivent en effet dans de toutes petites maisons de tôle où il fait un froid de canard l’hiver, et une chaleur étouffante l’été. C’est dans cette partie du quartier que se trouve l’association Los Pibes del Playon.

Le concept de Pibes del Playon

Los Pibes del Playon (“Les enfants du parking”), est une association qui vient en aide aux jeunes du quartier en les insérant socialement et professionnellement. L’association cherche à profiter de l’attractivité touristique du quartier tout en proposant des produits plus authentiques et responsables (loin des souvenirs attrape-touristes que vous trouverez sur le Caminito). Les jeunes du quartier viennent faire et vendre des alfajores (gâteaux typiquement argentin), fabriquent des boîtes en carton qu’ils peignent avec les couleurs du Caminito, et proposent thé et café aux touristes.

L’association tente de détourner quelques promeneurs des sentiers touristiques incontournables de la Boca, mais ce n’est pas évident ! La mise en place de partenariats avec des agences de voyage responsables comme Anda Turismo permet cependant de faire découvrir de plus en plus l’association et de sensibiliser les touristes sur le tourisme durable. Pour la fondatrice de Los Pibes del Playón, Cristina Mangravide,  l’intérêt n’est pas simplement économique : “Le Caminito c’est une carte postale, ce n’est pas la réalité du quartier. Nous voulons sensibiliser les touristes aux difficultés de la Boca. En venant ici, ils peuvent en connaitre une autre facette.

Alfajor- Photo Silvio Tanaka

Los Pibes del Playón : une réponse à la crise de 2001

L’association est née en réponse au chaos économique de 2001 qui a durement secoué les habitants de la ville. De nombreux magasins ont dû fermer et  beaucoup d’habitants du quartier se sont retrouvés sans emploi. La fondatrice de Los Pibes del Playón a ainsi commencé à aider les enfants du quartier qui erraient dans les rues. C’est sur un parking que le projet est né car les jeunes ont pu y vendre des pâtisseries préparées au préalable chez Cristina. En fait, à l’époque, le gouvernement octroyait des aides financières pour inciter des entrepreneurs à créer des projets solidaires. C’est dans ce contexte particulier que l’association Los Pibes del Playon est née.

Infos pratiques 

Si vous souhaitez faire un tour pour découvrir l’association ou les soutenir :

Où ? Del Valle Iberlucea, 938, La Boca – Buenos Aires
Tel : (011) 4303-4010
Email : lospibes_playon@yahoo.com.ar
Facebook : Los Pibes del Playón


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Des clowns obligatoires dans les hôpitaux de la province de Buenos Aires

La loi a donc été entérinée fin août : la présence de clowns sera rendue obligatoire dans les services pédiatriques des hôpitaux de la banlieue de la capitale ; une thérapie jugée complémentaire des soins pratiqués.

Source: wikimedia

Un quotidien plus léger pour les enfants hospitalisés

Le projet de loi avait été proposé par le législateur membre du Frente Para la Victoria (Front Pour la Victoire – FPV), Rubén Golia cette année, et fut donc approuvé avec succès. Les hôpitaux de la province de Buenos Aires verront donc leurs rangs se remplir de clowns, le but étant bien sûr de divertir les jeunes malades. Ainsi, les artistes s’intégreront dans la thérapie pédiatrique en effectuant des tâches complémentaires aux soins prodigués.

Une hospitalisation n’est jamais facile à supporter, et encore moins pour un enfant. Il s’agit donc de mettre une touche de gaieté et de bonne humeur dans le quotidien des jeunes malades, afin de les emmener « ailleurs »  pour quelques instants. Le projet s’intègre donc au concept d’humanisation des hôpitaux, qui visent donc à rendre les soins un peu moins lourds et difficiles.

Qu’en est il en France ?

Le système de faire venir des clowns dans les services pédiatriques est bien connu en France également. Qu’ils soient professionnels ou simples bénévoles, ils sont nombreux à franchir les portes des centres hospitaliers afin d’améliorer le quotidien des jeunes enfants. De nombreuses associations ont ainsi vu le jour. Il y a donc celles qui envoient des clowns dans les hôpitaux pour tout simplement faire rire et apporter une touche d’humour entre les murs blancs des structures hospitalières, mais aussi celles qui cherchent par exemple à réaliser les rêves des jeunes enfants et adolescents, afin qu’ils puissent aussi profiter de leur jeunesse comme tous les jeunes de leur âge.

Cependant, il n’existe pour le moment pas de  loi rendant la chose obligatoire. L’Argentine est donc précurseur dans le domaine. A quand une législation en France ?
Car n’oublions pas que le rire peut parfois être la meilleure thérapie !

Buenos Aires contre le gaspillage alimentaire

Aujourd’hui, un tiers de la nourriture produite sur Terre est perdue avant d’être consommée, selon la FAO (Food and Agriculture Organization). La sous-nutrition est donc plus liée à une mauvaise gestion des stocks qu’à une insuffisance de nourriture à travers le monde. A Buenos Aires, deux projets ont été montés pour lutter contre le gaspillage alimentaire (Plato  Lleno et Disco Sopas) en redistribuant les surplus auprès de ceux qui en ont besoin !

Projet Discosopa – Source : COCOOK // cook it with others //

Des chiffres impressionnants

Chaque année 1300 millions  de tonnes de nourriture se perdent avant d’être consommées. Les Etats-Unis arrivent en tête avec 115 kilos de nourriture perdue par personne par an (plus de 3 kilos par jour !). La région où la nourriture est la moins gâchée est l’Asie du Sud-est avec 11 kilos par habitant. L’Argentine arrive au milieu avec 38 kilos par habitant et par an. C’est déjà beaucoup trop : des associations ont décidé de lancer les projets Plato Lleno (assiette pleine) et Disco sopas (les soupes discos) pour changer les choses.

Le projet Plato Lleno

Ce projet basé à Buenos Aires vise à récolter les surplus alimentaires de divers événements et à les redistribuer dans des “salles à manger communautaires” depuis 2013.  Leur slogan ? #lacomidanosetira (on ne jette pas la nourriture). L’opération doit s’effectuer très rapidement, à peine la fête terminée, la nourriture restante doit être transférée vers un des centres collecteurs les plus proches.  On estime qu’au moins 5% de la nourriture prévue pour des cocktails, buffets et autres événements n’est pas consommée. Les participants de ce projet soulignent que Plato Lleno est applicable dans n’importe quelle ville où un minimum d’événements sont organisés.

Les Disco Sopas

Les Disco Sopas sont présentées comme des “événements festifs et gastronomiques de protestation contre le gaspillage alimentaire”. Ces événements furent créés en Allemagne en 2012 et sont arrivés en Argentine depuis novembre de l’Année dernière. L’équipe de l’association Disco Sopa Argentina organise donc des rencontres où les gens peuvent cuisiner de manière collective des fruits et légumes dont l’aspect a rendu impossible leur commercialisation. Leur particularité ? Les participants dansent au rythme des DJ’s ou des groupes de musique live qui viennent animer ces événements. On les appelle les “discosoperos” : chacun vient généralement muni d’une planche à découper et d’un économe, et peut ensuite cuisiner puis savourer des plats gratuitement et en respectant l’environnement.


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