Le fameux tour d’Amérique du Sud, qu’il vous fasse rêver, que vous le prépariez ou que vous reveniez du vôtre, ce sont toujours de merveilleuses histoires à lire. Il y a mille voyages desquels s’inspirer pour encore plus de façons de le faire… Aujourd’hui, Mahauld nous raconte le sien ! Témoignage ! 

Vue de Buenos Aires – Equinoxe

Quand tu as atterri à Buenos Aires, quelles ont été tes premières impressions ? Qu’est ce que tu attendais de ton  ?

Déjà, il fait bien plus froid qu’à Paris ! À Buenos Aires on connaissait quelqu’un pour nous héberger à San Telmo. Buenos Aires est une ville incroyable, elle a une énergie folle. Et elle n’est pas vraiment éprouvante au niveau du dépaysement, parfois on se croirait vraiment à Paris.

On est donc restées une semaine, on a fait notre plein d’Occident, on a beaucoup fait la fête, rencontré du monde. Les porteños sont vraiment accueillants, et ils n’ont pas peur d’échanger. Ils veulent vraiment que tu partes en étant convaincue que Buenos Aires est la meilleure ville du monde. Et ce n’était pas loin d’être le cas… Et puis on voyageait pour l’aventure, je crois, qu’elle soit humaine ou autre… On voulait se laisser surprendre. En revanche la seule contrainte, c’était notre budget relativement serré.

Combien ?

1000 euros chacune pour les 2 mois… Ça parait beaucoup, mais en réalité c’est peu. En fait, on a fait du tout le long et ça nous a considérablement aidé à économiser. Parce que même si les auberges de jeunesse sont très économiques, toutes les nuits pendant 2 mois, ça finit par faire beaucoup. Mais l’expérience culturelle est sans pareil.

Donc après Buenos Aires vous êtes allées où ?

On est allé directement à Mendoza. À Mendoza, nos couchsurfeurs sont venus nous chercher à la gare dans leur vieille voiture. On est parti pour un tour dans les vignobles. C’est une région qui a un charme fou. Le lendemain, après avoir marché 4 heures (éprouvantes, dans la Cordillère), on s’est retrouvé à surplomber toute la région et toute la ville. C’est une des choses les plus belles qu’on ait vu. C’était incroyable, et tellement inattendu ; il faisait frais mais le ciel était clair et dégagé, on s’est arrêtées un peu en haut. C’est peut-être ça qu’on était venu trouver aussi ; la quiétude, le silence… et quelle beauté !

Mendoza – Equinoxe

Puis vous êtes restées en Argentine ?

Non on a traversé la frontière chilienne par Uspallata. On a fait Valparaiso, puis on est remonté par la côte, puis Atacama, le Salar d’Uyuni où j’ai fêté mes 20 ans, Oruro, La Paz, Copacabana, Cochabamba, Sucre, Potosi, puis on a rejoint l’Argentine de nouveau.

On a adoré la province de Jujuy. Vraiment rien à voir avec l’image de l’Argentine qu’on avait fini par se faire. En fait, le nord est similaire à la Bolivie, super traditionnel, beaucoup moins occidental. Ce sont des petits villages enclavés, complètement typiques. Les gens sont d’une gentillesse et d’une authenticité rare, et plus on s’enfonce, plus ils aiment à nous accueillir et à nous chouchouter. Bien sur on ne parle pas du même confort qu’on trouve dans les grandes villes ou dans les  haut lieux touristiques, mais les prix baissent considérablement, et on est vraiment au calme.

En revanche, en juillet dans la Cordillère, les nuits sont froides, donc il faut s’assurer d’avoir de quoi se couvrir. On en a profité pour se promener dans la Quebrada de Humahuaca, en moyenne montagne, incroyable, sportif, mais vraiment incroyable.

Humahuaca – Equinoxe

Et ensuite ?

Ensuite, on est parties vers les chutes d’Iguazu. Elles méritent largement leur réputation. Touristiques, bien sur, mais la visite est organisée de telle manière que ce n’est pas tellement oppressant. C’est comme une balade dans la jungle, et de temps en temps on arrive à des points de vue sublimes. Puis tu te retrouves à marcher sous la cascade, puis tu arrives à son sommet.

En conclusion, c’est absolument inratable ; les tonnes et les tonnes d’eau qui tombent devant toi, ça te prend vraiment aux tripes, au cœur, partout. En revanche, si j’ai un conseil, attention aux appareils photos qui craignent l’eau !

Et niveau sécurité, pas de galères ?

Non. C’est vrai que dans l’idée, deux filles seules ça peut paraître risqué. Mais dès que tu commences, tu te rends vite compte ; difficile de s’imaginer le nombre de personnes qui voyage seules, et dans des pays bien plus à risques que l’Argentine. Tu fais bien attention à tes affaires, tu ne te mets pas dans des situations trop bizarres, en gros, tu mets tes chances de ton côté… C’est l’Amérique latine ; il faut rester vigilant, garder les yeux ouverts, surtout dans les grandes villes. Je ne dis pas que le risque n’existe pas, seulement il est bien moins important que ce qu’il se dit.

Et sur l’Argentine, tu dirais quoi ?

En tout, on a passé trois semaines en Argentine, dont une à Buenos Aires. En y repensant, j’aurais du mal à synthétiser. C’est tellement différent, que tu ailles à Buenos Aires, dans le nord, dans le sud ou ailleurs, tu ne peux tirer de conclusions de rien, tu es constamment surpris, sans jamais être mal à l’aise. Ce sont des énergies tellement différentes. Mais c’est un pays agréable à voyager, les réseaux de bus sont organisés, les transports sont ponctuels, confortables et sécurisants. On a fait la Bolivie, qui à côté est bien plus désordonnée, bien plus difficile à apprivoiser (sans pour autant être moins bien, c’est vraiment un pays splendide, mais c’est pas le même type d’expérience, pas le même type de voyage). Le problème avec l’Argentine, c’est que tout le monde s’y reconnaît.

C’est difficile d’en partir, c’est un pays qui offre sa place à tout le monde. J’ai eu ce sentiment là à Buenos Aires, qui vibre d’opportunités et qui ne s’arrête jamais d’accueillir du monde. La culture y est chaleureuse, accessible. Vraiment, il y en a pour tous les goûts, et sur notre route on a vu des gens incroyablement différents, qui chacun y trouvaient leur compte. Entre ceux qui venaient pour escalader des montagnes, ceux qui venaient pour faire la fête, ceux qui étaient en vélo, ceux qui écrivaient des livres, qui filmaient des documentaires…

Et l’espagnol? Tu le parlais en partant? 

Comme on le parle en sortant du lycée… Pas tellement, et encore moins l’espagnol argentin! Après 1 mois chez l’habitant, on parlait bien mieux. Et en rentrant on parlait bien. Si on le veut, ça va vite, mais on peut très bien faire sans. Dans la plupart des grosses auberges, le staff ne parle même pas espagnol.

Et au final, le budget ? Est-ce que tu penses que le temps vous a manqué ?

Je pense qu’on a du dépenser environ 500 euros en Argentine, sur les trois semaines, en se serrant un peu la ceinture. Le plus cher, c’est les transports, le reste on peut vraiment se débrouiller pour pas que ça coûte tant que ça. En dehors de l’argent, pour le temps… Oui, il nous a manqué. En Argentine, j’ai ni vu la Patagonie, ni vu la côte Atlantique. C’est le problème avec ce genre de voyage ; le temps manque toujours. Mais je reviendrai, c’est sur !

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