Le ministre du Tourisme et de la Culture Federico Posadas, et le ministre du Développement Durable Francisco López Sastre se sont réunis cette semaine avec le directeur de la Fondation Nature pour le Futur (FuNa Fu), Luis Castelli.

Leur objectif était d’avancer sur le projet de construction d’un Centre d’Interprétation au niveau de la Réserve Provinciale de la Quebrada de las Conchas (Cafayate), exactement à Santa Bárbara, dans la province de Salta.

Quebrada de Cafayate – Photo : emi

La fondation FuNa Fu avait déjà participé en 2009 à la mise en route du centre d’interprétation “Indalecio Gómez” dans la petite ville de Molinos.

Pour ce nouveau projet, l’entreprise publique Vialidad qui a en charge les routes du pays a prêté un hectare de terrain à Santa Bárbara, sur la route nationale 68. Luis Castelli et ses collaborateurs de la fondation sont très heureux de commencer la construction sur un terrain vierge, en pleine nature, et feront en sorte d’harmoniser le tout avec le paysage.

Valorisation du patrimoine

Ce centre d’interprétation aura pour objectif de valoriser et de promouvoir les traditions et l’artisanat local, et à terme de créer des emplois et protéger le patrimoine. L’idée est de créer un espace de réception, d’exposition, d’échange et de vente pour les visiteurs, où ces derniers seront sensibilisés au patrimoine culturel et naturel de la zone.

Par la suite, le projet aménera la création de “labels” ou certification des biens et services, de garantie de leur authenticité et de leur contribution au développement local, tout cela dans le respect de l’environnement.

Qu’est-ce qu’un Centre d’Interprétation ?

Il a pour ambition de fournir au public des clés de lecture d’un patrimoine, naturel ou monumental, archéologique ou industriel, voire d’un ensemble urbanistique. Les métiers et leurs savoir-faire sont également concernés dès lors qu’il s’agit de transmettre des connaissances aux visiteurs mais aussi de leur faire aimer le patrimoine et transmettre ses valeurs.

On postule qu’un musée ou qu’une collection ne font pas tout, et que seules des clés de lecture permettent aux populations de s’en approprier la richesse. C’est donc un changement de conception qui vise à mettre le public en avant et au cœur de la démarche patrimoniale. L’objet, la collection et même parfois le site, perdent leur pré-éminence dès lors qu’il s’agit de restituer la compréhension d’une histoire, ou d’un paysage plus que de donner simplement à voir. Ainsi l’expérience de visite qui vise à faire éprouver des sensations et des émotions devient aussi importante que la cognition.

Au final cela augmente la sensibilité du public et favorise la conservation du patrimoine dans la zone d’influence. Un tel projet nécessite du personnel qualifié, spécialiste des itinéraires didactiques et  ayant un bon sens relationnel.

Source : Les centres d’interprétation du patrimoine